A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]


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A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]

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Allemand
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MessageSujet: A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]   Mer 1 Juil - 21:48

[Suite de : dans une ruelle de St-Paul]

Quand la Mercedes W136 s'engagea dans la rue Carnot, la pluie se faisait plus rare et plus fine. On en avait, semble-t-il, fini avec l'averse diluvienne. Cela voulait dire que dans une heure au plus, Madame Manon ordonnerait à ses serveurs de sortir des tables et, comme d'habitude, il ne faudrait guère de temps pour qu'une foule vert-de-gris vienne s'épancher sur la terrasse nouvellement installée.

Mais là n'était pas le but des passagers de la Mercedes. La voiture s'aligna près du trottoir, proprement, face au 25, rue Carnot. Le QG de la Gestapo se trouvait quelques mètres plus loin, au 27, mais c'était bien au 25 que l'Hauptsturmführer Siedler entendait s'arrêter. En sortant, il pensa cette fois à visser un chapeau noir standard sur sa tête. Ce n'était guère utile -ses cheveux n'avaient pas eu le temps de sécher- mais c'était une pièce du costume et Heinz espérait avoir l'air parfaitement grossier en le gardant à l'intérieur. Il avait beau être de nature aimable en général, il prenait comme un affront personnel les habitudes enfumées du commissaire. La dernière fois, il avait écourté l'entretien quand l'air avait commencé à lui manquer ; cette fois, il comptait faire comprendre à l'autre qu'il était de passage et qu'il ferait mieux de comprendre ce qu'on lui voulait à la vitesse d'un Falken dopé.

Heinz entra dans le commissariat avec des bonjours sélectifs. Celui là s'était toujours bien conduit à son égard et fut salué avec la politesse qui s'imposait ; l'autre, là, à la machine à écrire, lui lançait de sales regards depuis toujours. Heinz l'ignora royalement et se planta directement devant la porte vitrée du chef, où il attendit que Pfeffel face son boulot de sous fifre et frappe à sa place.
Fort. Évidemment. Histoire de dire "dépêche d'ouvrir où je défonce ta porte, mangeur de grenouille !"
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MessageSujet: Re: A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]   Jeu 2 Juil - 18:23

La pluie avait fait grand bruit, réveillant avec sursaut le commissaire Marot. Déjà d’une humeur assez chiante, cette intempérie n’avait rien fait pour le rendre plus sympathique.
Le flic prit un cigare en grommelant. Sa journée avait été plus qu’emmerdante : Sa bagnole avait pris l’excellente décision de tomber en panne ce matin, il avait dû traverser tout le centre ville à pied pour aller au boulot.
Dans son bureau il s’était soudain souvenu, que les petits gamins des maternelles lui faisaient "l’honneur" de visiter le commissariat. Ils n’auraient pas pu rester dans leurs écoles à faire des gribouillis ces petits fauves, au lieu de venir le faire chier à son lieu de travail, avait il pensé.
Il passa la matinée et une bonne partie de l’après midi à expliquer en quoi consistait son boulot et comment il faisait pour arrêter les méchants.
Quand ils furent partis, il soupira de soulagement, jamais il n’aurait cru que la visite de ces petits mioches le fatiguerait autant. Enfin il fallait dire qu’entre un élève qui avait envie de faire pipi et popo toutes les trente secondes, un autre qui pendant la visite courait dans les couloirs en hurlant imitant la sirène des voitures de police et une dernière qui à chaque fois que Jean ouvrait la bouche s’exclamait : « Moi mon papa il est plus beau que toi... Moi mon papa il explique mieux que toi… Moi mon papa il est plus gentil que toi….Moi mon papa il sent plus bon que toi… ». Subir tout ça en essayant de garder son calme était vraiment épuisant.
Le flic avait parcouru le commissariat jusqu'à son bureau comme un automate et s’était écroulé sur son fauteuil.
Il avait peu dormi car la pluie avait provoquée un vacarme assourdissant, le faisant quitter brutalement le doux pays des rêves.
Et après ça on s’étonnait qu’il ait un caractère de cochon. De toute manière si il avait si mauvais caractère c’était a cause de …..

Blam…Blam …Blam

On avait frappé la porte avec une force inouïe, il était étonnant d’ailleurs qu’elle n’en soit pas sortie de ses gonds.

« MAIS QUI EST LE SOMBRE IMBECILE ? EH J’VOUS PREVIENS, VOUS CASSEZ VOUS PAYEZ !!!! »

La porte s’ouvrit un grand malabar entra suivit d’une petite personne, de loin Marot crû qu’un petit maternelle s’était perdu et qu’il n’avait pas pu rejoindre son groupe, mais en y regardant de plus près il reconnut le gestapiste Siedler . Jean grogna de mécontentement. Qu’est ce que ce con là était venu foutre ? Le flic sentait qu’il allait devoir réparer les conneries de cet imbécile de première qualitée.

« Alors on a encore une enquête qu’on arrive pas à résoudre? On demande au gentil commissaire français de l’aider ? » Dit il au gestapiste d’un ton moqueur.
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MessageSujet: Re: A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]   Ven 3 Juil - 23:27

Heinz se retint de glousser. Vraiment. Parce qu'il voulait vraiment que ça passe vite. Vraiment vraiment. Et que s'il arrivait à trop énervant Monsieur Nuage Qui Pue, ça risquait de durer. Et justement parce que Marot puait, Heinz voulait abréger.
Donc il jeta un regard à Pfeffel, genre "c'est bon, tu as assez joué." La présence de la grosse brute était rassurante à l'occasion, mais casser des portes allait vraiment contre la bonne éducation du gestapiste.

"En fait, nous pensions trouver un peu de travail pour vous. Vous semblez en avoir si peu, vous les Français," répondit Heinz avec un sourire crispé d'une seconde. S'il y avait une chose qu'il admirait chez son alter égo, c'était le nombre d'insultes qu'il pouvait débiter sans rougir. L'Allemand n'aurait pas osé, et s'il n'y avait pas eu l'honneur du SD à défendre dans cette rixe, ou que Marot avait été un de ses supérieurs, il se serait contenté de baisser la tête et de dire "jawohl". Mais les Français n'étaient que des feignants, qui avaient perdu la guerre parce qu'ils n'étaient pas capable de travailler correctement. Marot, par exemple, ne savait que fumer et grogner.

"Je voudrai que vous trouviez pour moi un gamin. Vers les quinze ans, cheveux blonds, il est d'origine allemande, parle couramment français et vit très probablement à St-Paul."

Si ça c'était pas mâcher le travail...

"Je veux savoir toutes les informations que vous avez sur lui et sa famille. Si vous n'en avez pas débrouillez vous pour en trouver."


Et schnell. Au ton de sa voix, Pfeffel sembla comprendre qu'il avait de droit de faire craquer ses doigts. Siedler supposait que c'était intimidant et ne lui avait donc jamais demandé d'arrêter de se prendre pour un caïd holliwoodien, d'autant que ce bruit l'agaçait viscéralement. Un peu comme Jean, mais sans l'odeur de clope.
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MessageSujet: Re: A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]   Mar 7 Juil - 20:14

Non mais il se prenait pour qui le nain de Kommandantur ? Oser dire que la police française était paresseuse ! Siedler était con, mais critiquer le système de sécurité français devant le commissaire relevait du suicide.
Marot mordit fortement son cigare, ses poings le démangeaient. Si Siedler continuait, accompagné ou pas de son gorille, il allait s’en recevoir une ce petit imbécile.
Le commissaire expira une nouvelle volute de fumée en direction de l’allemand. Celui-ci se mit à parler. Le flic l’écouta et fronça les sourcils. Alors c’était donc pour un gamin ! On venait le déranger pour un gamin, Marot savait que Siedler n’avait pas assez de courage pour traquer la résistance, mais de là à attaquer des gosses sans défenses, quel poltron !

« Alors c’est ça votre ennemi public numéro 1 du mois ? Ne vous en faîtes pas, je mets mes meilleurs agents sur le coup. Pour inquiéter le chef du SD ça ne peut être qu’un dangereux terroriste ce gosse » Répondit Marot d’un ton faussement compatissant.


Dernière édition par Jean Marot le Sam 1 Aoû - 21:44, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]   Mer 8 Juil - 22:22

Le nain de la Kommandantur se prenait pour l'officier en place de la Gestapo, ce qui signifiait qu'il pouvait cracher sur les Français autant qu'il le voulait. Si ce n'était pas son genre, il n'empêchait que les insultes de l'autre lui passaient par dessus la tête et que, l'énervement aidant, Heinz se sentait de moins en moins tenu par la politesse. Quand Marot eu l'excellente idée de lui jeter une haleine fétide à la figure, Siedler dû se forcer à ne pas lui balancer son téléphone de bureau à la figure. Et à ne pas tousser. Il tenta d'en inspirer aussi peu que possible, mais l'air en était trop imbibé pour que ce fut vraiment efficace.

"Allez ouvrir la fenêtre, ça pue ici," ordonna-t-il à Pfeffel qui obtempéra aussitôt. On était en Mars, il avait plu, donc il faisait froid. Les deux Allemands avaient encore leur manteau et s'en fichaient donc éperdument, mais Siedler se prit à espérer que Marot chopperait une bonne angine carabinée.

"Ce n'est pas ma faute si seuls vos meilleurs agents peuvent faire du travail aussi simple," répondit-il ensuite à Marot. Il avait appris lors de leurs rencontres précédentes que la gentillesse, ou même ignorer ses piques était d'une inutilité flagrante : le type s'ingéniait à être désagréable au possible, autant en profiter pour l'être aussi.
Justement, un courant froid filtrait déjà dans l'atmosphère enfumée de la pièce...

"Je veux les informations pour le 13 Mars au plus tard, mais avant c'est mieux."

Un grand sourire fendit son visage. Heinz était assez fier de celui ci : pour une fois qu'il pouvait se foutre de la gueule de quelqu'un sans baisser les yeux !

"Je vous fais confiance !"

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MessageSujet: Re: A la recherche du franco-allemand perdu [Sam. 8/03/41]   Dim 19 Juil - 20:51

Le commissaire fixait bouche bée le gestapiste, c’était la première fois que le gestapiste exhibait son agacement devant Marot. A vrai dire c’était même la première fois qu’on lui tenait tête, et il ne trouvait pas cela franchement agréable. Un courant d’air glacial s’était installé dans le bureau du policier, mais Marot n’avait pas froid la colère lui brûlait les entrailles, il défit d’un geste de défit le col de sa chemise et écrasa son cigare dans le cendrier.

« Vous les aurez ces informations, mais après si j’apprend que vous expérimentez vos bistouris sur ce gosse, j’suis prêt à faire de grosses conneries, de très grosses, et c’est pas votre gorille qui m’en empêchera. »

Marot reprit un cigare et sembla s’apaiser

« Vous pouvez sortir…. Et si vous voulez un coup de pied au cul pour décoller plus vite, n’hésitez pas à demander. »

La bête de Montreuil se releva, s’approcha de la fenêtre, la voiture du gestapiste démarrait en trombe, et s’éloignait.

« Pauvre gosse, dans quel pétrin tu t’es foutu ? »
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