Camille Nantois, institutrice


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Camille Nantois, institutrice

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Française
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Âge du personnage : 33 ans

MessageSujet: Camille Nantois, institutrice   Sam 11 Juil - 17:28

Camille Nantois



Nom : Nantois

Prénom : Camille

Age : 33 ans

Nationalité : française. Née dans un village Lorrain, à deux pas de l’Alsace

Métier : institutrice à l’institution pour filles Sainte-Marie des Anges

Description physique : Camille fait une tête de moins que frère, mais on peut tout de même la considérer comme grande pour une femme. En tous cas, elle appartient à la frange supérieure de la moyenne. Et sa taille est soulignée par son extrême minceur. Cela tracasse d’ailleurs parfois Paul… Mais rien à faire ; Camille a un appétit d’oiseau. Enfin, en ce qui concerne les nourritures terrestres… Car elle partage avec Paul une faim inextinguible pour les nourritures de l’esprit. Il lui arrive même parfois d’oublier tout simplement de déjeuner, tant elle est absorbée par sa lecture ou ses observations. Car Camille s’intéresse à tout, de la mécanique automobile aux insectes pollinisant ses fleurs en pot. Mais malgré ses habitudes qui tendaient parfois à faire d’elle un rat de bibliothèque dans son âge, sa vision ne s’est pas détériorée comme celle de son frère. Par contre, ses mains ont accusé le côté tactile de ses explorations… A la différence de bien des représentantes du beau sexe, Camille ne s’est jamais glorifié du moindre atout physique. Alors qu’elle aurait pu ; sans être une beauté éblouissante, elle pourrait être qualifiée de jolie, et ses formes discrètes sont harmonieuses. Mais Camille n’a que faire de telles considérations ; pour elle, seul l’esprit compte. Même ses splendides cheveux bruns ne font pas sa fierté

Description mentale : Mademoiselle Nantois n’a pas la langue dans sa poche, et se laisse difficilement dompter. Elle dit ce qu’elle pense comme elle le pense, et tant pis si ça frappe là où ça fait mal. Mais derrière cette franchise parfois rude se cache une profonde générosité. Et lorsque ses paroles se sont révélées blessantes, il est rare qu’elle ne tente pas, à plus ou moins long terme, de les adoucir. Parce que bon… Elle veut bien présenter ses plates excuses, à conditions qu’on lui ait prouvé qu’elle avait tort ! Ce caractère entier est dû au fait que Paul a toujours été érigé en exemple, et qu’elle a dû montrer à la sueur de son front qu’elle aussi valait quelque chose, malgré un important handicap : être une femme. Cette description pourrait laisser croire que Camille a nourri du ressentiment vis-à-vis de son aîné. Pensez-vous ! Elle adore Paul, et espérer arriver un jour à la cheville de ce frère bien aimé est le seul désir qui remplit son existence.
Enfin, pas tout-à-fait… une autre grande ambition de Camille dans l’existence est d’être utile aux autres. C’est en partie pour cela qu’elle n’a pas hésité une seconde à suivre la voie que Paul avait tracée en devenant professeur de lettres. Etre utile aux autres, et compatir avec ses semblables ; le nazisme et les persécutions que subissaient les juifs heurtaient d’ailleurs ses principes, sa morale, et sa conception philosophique de l’humanité. Autant Camille peut se montrer dure en paroles, autant elle est incapable de se montrer violente physiquement.

Histoire
1897 : Naissance de Paul Nantois
1901 : Naissance de Clémentine Nantois
1904 : Naissance de France Nantois
1906 : Naissance de Camille Nantois
1913 : France est tuée par un berger allemant
1914 : Paul part sur le front
1918 : Paul est blessé à la hanche et rentre chez lui
1920 : Paul quitté à nouveau la maison pour reprendre ses études
1922 : 1ère aventure de Camille
1923 : Adoption de Quercus
1924 : Camille entreprend des études pour devenir institutrice
1926 : Paul devient professeur
1929 : Camille réussit le concours pour devenir institutrice
1930 : Camille est nommée dans une petite ville normande
1931 : Paul commence à enseigner à l’institution pour jeunes filles Sainte-Marie des Anges
1935 : Camille demande sa mutation à Sainte-Marie des Anges
1936 : La demande de mutation de Camille est acceptée

Camille est la dernière d’une fratrie de quatre enfants : Paul, l’aîné, son totem devant lequel elle se pâme d’admiration (enfin, se pâmait, parce que bon, il arrive un jour où on grandit), une grande sœur qu’elle n’a quasiment pas connue et une autre qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de la materner. Comme si l’omniprésence maternelle ne lui suffisait pas ! Curieusement, autant Camille avait du mal à supporter le caractère surprotecteur de Clémentine, autant cette même tendance de la part de Paul ne la dérangeait pas. Il faut dire aussi que l’affection de sa sœur se manifestait essentiellement par des interdits destinés à la préserver du moindre danger, tandis que Paul se comportait plutôt comme un guide ; lors de leurs promenades, il lui montrait la plupart des arbres et des animaux en les nommant par leur nom d’espèce, il lui expliquait toujours le pourquoi et le comment des choses, même lorsque cela concernait ce qu’il lui interdisait de faire. Paul est toujours apparu à Camille comme un puits de science, patient et compréhensif. Pour elle, il a tout réussi.
La petite Camille a donc grandi paisiblement dans l’ombre de ce grand frère de plus de 10 ans son aîné, presque un deuxième père, et sous la tutelle de ses sœurs. Enfin, de Clémentine surtout, car France est morte, victime d’un chien enragé, alors que Camille n’avait encore que 5 ans. La petite était trop jeune lorsque l’accident survint pour en garder plus qu’un souvenir diffus. C’est pourquoi elle ne put jamais s’expliquer cette peur presque hystérique des chiens, qu’elle tenta de cacher à son entourage. Et ce qui explique aussi pourquoi elle n’en tint jamais rigueur à Paul, qui lui, n’a pu se défaire d’une culpabilité dévorante. Sentiment dont Camille a eu l’intuition avec les années, sans savoir précisément d’où il tirait son origine. Intuition plus ou moins consciente, d’ailleurs, mais qui a incité Camille à se rapprocher de son frère.
Lorsque Paul partit pour la guerre en 1914, Camille se sentit un peu délaissée sur le coup, mais comme toute enfant de 8 ans, elle trouva rapidement à s’occuper. Et surtout, elle tentait de se montrer sage, sage comme une image. Comme ça, quand Paul le lirait dans les lettres que Maman lui envoyait, il serait fier d’elle.
En 1918, Paul, blessé à la hanche, revint chez lui, ce qui inquiéta Camille, alors âgée de 12 ans, et développa chez elle des talents d’infirmière pour son frère adoré. Une fois rétabli, il quitta de nouveau le domicile familial pour reprendre ses études. Et Camille dut affronter seule cette période ingrate de l’existence : l’adolescence. Susciter la fierté de Paul était resté un but pour Camille, qui travaillait consciencieusement à l’école, et étudiait la flore et la faune de la campagne environnante à ses heures perdues. Cela lui rappelait délicieusement les promenades avec Paul. Tant et si bien qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps pour roucouler. Mais sa patience et son sens de l’écoute faisait de Camille l’une des confidentes les plus prisées de l’école communale. Un jour, alors qu’elle avait rudement donné son avis à une camarade, celle-ci, blessée, lui répondit vertement qu’elle n’aimerait jamais personne. Cela toucha profondément Camille, mais elle n’en laissa rien paraître. Elle jura intérieurement qu’elle leur montrerait, à toutes ces péronnelles, de quoi elle était capable.
Et elle tint parole. Un joli blondinet qui tenta de s’attirer ses faveurs fut pleinement satisfait. Elle lui laissa faire tout ce qu’il voulait avec elle. Mais lorsqu’une nuit, ils se retrouvèrent tous les deux dans un lit, elle regretta amèrement son serment, pleurant de douleur et de rage. Elle ne se vanta pas moins auprès de ses « amies » d’avoir flirté, ce qui fit taire les commérages pour quelques temps. Camille apprit progressivement à différencier l’attrait physique d’une véritable attirance, et flirta de-ci, de-là. Mais à 17 ans, après une énième histoire avortée, elle prit la décision de ne jamais se marier qu’avec un homme aussi séduisant, aussi intelligent, aussi doux et aussi droit que Paul. Et à ce jour, à l’aube de ses 33 ans, elle n’en a pas encore trouvé.
Lorsque Paul entreprit des études pour devenir professeur de littérature, Camille n’eut qu’une envie : tenter de se hisser à la hauteur de son frère. Elle étudia d’arrache-pied, seule, comme à son habitude, et passa le concours d’institutrice, qu’elle réussit brillamment. Elle fut tout d’abord affectée dans un petit village de Normandie. Ses premières armes sont dures à faire. Mais Paul la soutient moralement en entretenant avec elle une correspondance assidue. En 1935, il l’informe qu’une place d’institutrice vient de se libérer dans l’institution où il enseigne, et qu’il s’agit peut-être de l’occasion rêvée de se retrouver ensemble. Camille envoya donc timidement une demande de mutation qui fut acceptée l’année suivante.

Relations
Sa mère, qui lui demande constamment de ses nouvelles
Clémentine, sa sœur aînée, avec laquelle, à la différence de Paul, elle a gardé contact. Camille a beau ne pas adhérer totalement au choix matrimonial de sa sœur, elle n’a pu couper les ponts avec cette dernière. Elles poursuivent une correspondance régulière.
Paul, son frère aîné, qui enseigne dans la même institution qu’elle, et avec qui elle est très complice.

Texte personnel
Camille venait d’avoir une discussion particulièrement désagréable avec Alexandre. Cela faisait quelques semaines qu’elle échangeait des baisers chastes avec le beau brun. Celui-là, elle l’aimait vraiment. Elle se sentait tellement bien avec lui, tout lui semblait facile… Et puis, ils avaient parlé, ce soir, sous le clair de lune. C’était l’été, la nuit était claire, et l’air était doux. Il tenait sa main dans la sienne, et elle avait posé sa tête sur son épaule. Ils parlaient de l’avenir, comment ils s’imaginaient dans 5 ans. Et Camille avoua tout-à-trac à son bien-aimé qu’elle se verrait bien fiancée avec lui. Et c’est là que les ennuis commencèrent.
Camille marchait dans les rues sombres, se remémorant la scène. Elle secoua la tête, comme pour chasser ces mauvaises pensées. Elle ne voulait plus entendre les mots cruels qu’il lui avait jetés à la figure. Elle voulait oublier son visage, son odeur, la douceur de ses mains. Elle voulait oublier jusqu’à son nom.
Elle avançait, sans avoir comment, sans savoir dans quelle direction, la vue obscurcie par les larmes. Son attention fut soudain attirée par des bruits de bagarre. Il s’agissait vraisemblablement d’un chien et d’un chat. Celui-ci feulait tout ce qu’il savait, tandis que celui-là aboyait et grognait à qui mieux mieux. Le seul fait d’entendre un chien lui fit oublier tout son malheur et la remplit de terreur. Elle tremblait des pieds à la tête, sans savoir pourquoi, incapable de se maîtriser. Un cri plaintif du chat lui fit reprendre courage, et elle se força à avancer en direction de l’affrontement. Le chien en question n’était pas bien gros, et l’apparition de Camille suffit à le mettre en fuite. Encore tremblante, elle s’agenouilla devant le petit chat blanc aux allures de persan.
« Salut, toi ! dit-elle d’une voix tremblante. Et bien, je crois que tu l’as échappée belle ! »
Le petit félin resta interdit quelques instants devant cette étrange créature qui lui parlait avec tant de douceur. Comme il ne faisait pas mine de s’enfuir, Camille avança prudemment une main vers lui. L’animal recula.
« N’aie pas peur, mon joli. Je ne te veux aucun mal ».
Rassuré par le ton de la créature, le chat finit par se laisser faire. Finalement, c’était plutôt agréable. Peut-être que cette drôle de bête n’était pas si méchante, en fin de compre…
Et c’est ainsi que Camille adopta Quercus.
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