Emmanuelle


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Emmanuelle

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Française
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Messages : 109
Âge du personnage : 33 ans

MessageSujet: Emmanuelle   Sam 11 Juil - 20:38

Fiche de personnage


Nom : Lange… comme un ange, oui… mais les Allemands le prononcent à l’allemande : « lann-gueuh ».

Prénom : Emmanuelle, surnommée « Officier »

Âge : la trentaine – oh, à peine… (33 ans)

Nationalité : Française

Métier : Chanteuse dans un cabaret du Marais. Et pour une somme rondelette, elle peut peut-être accepter de vous rejoindre dans une des salles du fond… seul à seul…

Description physique :
Dans ce métier, il faut toujours être à son avantage, paraître vingt ans même s’ils sont loin derrière, avoir cette beauté insolente et sensuelle que l’on attend des femmes du glamour. Emmanuelle l’a compris il y a des années et cultive sa beauté, son outil de travail, autant qu’elle le peut. Elle sait par exemple que ses yeux d’un bleu profond ne seront jamais mieux mis en valeur que par ces maquillages sombres qui font ressortir ses prunelles, que ses lèvres fines, délicates, arborent parfaitement des couleurs pourpres et sensuelles…
Au contraire de la mode actuelle, elle porte les cheveux très courts, cachés souvent sous une perruque noire qui lui tombe aux épaules. La raison de ce choix particulier est inconnue, les mauvaises langues disent qu’elle a été pouilleuse et a dû se tondre pour se débarrasser de la vermine, d’autres encore prétendent qu’elle est en fait un garçon déguisé en femme et que les hommes qui demandent à la voir en arrière-salle sont des sodomites de la pire espèce.
Pourtant à la voir il est difficile de douter de sa féminité, ses courbes sont des plus charmantes, elle a ce sourire pétillant qu’on attribue aux femmes seulement, et ses yeux sont si immenses, si envoûtants… Qu’on s’y noierait.
Malgré tout, cette beauté sensuelle et languissante n’est ni vulgaire ni offerte à tous, elle a quelque chose de droit et de solennel dans son maintien qui pourrait laisser penser qu’elle a fait l’armée. Un sujet qui fait rire dans son cabaret et lui vaut ce surnom d’Officier. Parfois, par jeu, elle se vêtit avec une veste très semblables à celles de l’uniforme allemand…

Description mentale :
Là encore, tout est question de profession. Se livrer trop facilement, être trop sensible mène rapidement à la débâcle ; pour ces raisons Emmanuelle est quelqu’un qui aime à s’entourer de mystère et est très renfermée, ce qu’elle montre se résume tout simplement à ce que ses clients doivent voir. Comédienne dans l’âme, elle est capable d’endosser n’importe quel rôle pour duper les hommes qui viennent la voir, à leur guise… La fleur épanouie, la sensuelle tentatrice, elle peut jouer à cela sans difficulté.
La vérité est tout autre. Emma est droite dans ses bottes, toujours très sûre d’elle et hésite rarement sur les actions à effectuer. Un peu impulsive, très colérique et flamboyante, elle a un tempérament en acier trempé qui l’a bien aidée jusqu’ici mais serait très susceptible de la desservir si jamais elle venait à laisser échapper certains de ses secrets. Elle a une fâcheuse tendance à manquer de discrétion et se montre souvent relativement rebelle à l’autorité, cynique, amère, elle a toujours le mot désagréable. Hors de son travail, elle perd toute élégance et toute tenue, abandonnant du même coup les fards et les perruques pour des tenues de ville qui effectivement la font passer pour un homme, parfois.
Outre cela, elle a une rigueur quasi-militaire dans tous les domaines et n’irait jamais rompre une promesse ou divulguer un secret confié. Elle ne supporte pas en revanche que d’autres se permettent de raconter à tout va ce qu’on leur a révélé, elle aime voir autour d’elle la même rigueur et le même sens du devoir. L'idéologie nazie la laisse rêveuse, personne ne sait ce qu'elle en pense vraiment.
Elle hait les armées, allemandes ou françaises, elle ne fait pas de différence. Cette situation d’occupation ne semble pas la déranger outre mesure, cependant elle vomit ouvertement sur les armées.
Quitte parfois à se mettre en danger.

Histoire :
L’histoire d’Emmanuelle est rapide à raconter puisqu’on ne sait rien d’elle avant son arrivée à Montreuil, il y a de cela trois ans. Rien, sauf ce qu’elle veut bien raconter, et il est possible que ces récits-là soient des tissus de mensonge, puisque cela ne semble pas la déranger outre mesure. Elle se confiera toujours en souriant, d’un air nostalgique qui sonne parfois un peu faux, elle ne regarde jamais les gens dans les yeux dès qu’il s’agit de raconter son histoire.

Selon elle, elle serait née en 1908 de deux parents français très à cheval sur la morale et la rigueur, qu’elle aurait quittés dès ses dix-huit ans pour tenter de faire seule sa vie, malgré les difficultés qui allaient sûrement compliquer son chemin. Sans diplôme, sans formation, la seule voie qui lui est restée est celle du cabaret où elle a commencé en tant que nettoyeuse d’assiettes, jusqu’à devenir au fil des années danseuse – pas très habillée – puis chanteuse. Elle murmure parfois d’un air rêveur qu’elle aurait aimé être actrice et jouer dans des films de guerre.

Toujours selon ses dires, elle aurait été mariée pendant cinq ans à un beau garçon de la campagne, un paysan qui lui a donné une situation pendant ces quelques années, qu’elle aurait perdu dans un accident – tragique ! – de tracteur. Chassée par la famille, elle aurait de nouveau reconquis les cabarets, puisqu’aucun autre choix ne lui était offert.

Alors… mensonge, ou réalité ?

Relations :
Elle connaît un peu tous ceux qui passent par les cabarets et fait en sorte de pouvoir toujours mettre un nom sur un visage. Elle s’entend relativement mal avec les militaires mais a assez de jugeotte pour faire profil bas lorsqu’un gradé vient lui parler.
Elle ne supporte pas les jeunes filles de bonne famille, bien propres sur elles, qui ont tendance à lui faire hérisser le poil.
Elle connaît bien Madame Manon, tenancière d’un café pas loin, qui l’a prise sous son aile. En revanche elle supporte moyennement son coursier, le petit Timothée, qu’elle traite d’idiot à tout bout de champ.

Dragon : Ah, ne lui parlez pas de dragon ! ça lui file de l’urticaire, on dirait…

Texte personnel :
Peindre ses lèvres de ce vénéneux vermillon qui les enchante tous. Encercler ses yeux de noir, allonger ses cils. Et la perruque, bien sûr, des boucles d’un noir profond… Et la robe… ah, la robe… Une merveille achetée pour une bouchée de pain à fripier mécontent, reprisée, adaptée… Du velours bleu. Piqueté de diamants – des faux, attention.

C’était l’heure. Comme tous les soirs, comme toutes les nuits depuis trois ans, elle devait aller se déhancher au son d’une musique insipide, chanter de sa plus belle voix en faisant les yeux doux à ces messieurs, les mains lovées autour du microphone, en battant des cils, bien sûr. Et, d’une démarche féline, il lui faudrait arpenter la scène pour bien montrer à ses spectateurs que oui, elle savait aussi marcher.

Les acclamations fusèrent. Les faibles lumières du cabaret pointées sur elle faisaient étinceler ses yeux pourtant loin de pétiller de joie, elle s’avança vers son microphone. Un instant l’envie lui vint de l’arracher, de le jeter à ce public obscène et repoussant avant de partir, loin, là où jamais plus on ne la retrouverait, quitte à s’enterrer jusqu’à sa mort dans une caverne au milieu de nulle part. Quitte à mourir sous les balles de policiers – de gestapistes ? Pourquoi pas tuer ? Tuer quelqu’un, se faire descendre aussi, une bonne fois pour toutes.

Ce serait un pied de nez amusant. Elle éclata de rire sur scène sous le regard médusé des spectateurs avant d’entamer sa chanson. En allemand, puisque depuis quelques temps c’était la règle. Cette langue roulait sous la langue, se crachait comme une haine virulente, si douce et si aride à la fois… Emma l’aimait bien. Pour autant qu’on puisse aimer une langue, bien sûr.

Désormais il ne lui restait plus que ça. La robe de velours, la scène, et ces chansons qui brûlaient dans sa gorge.
Chanter, oui.
Jusqu’à ne plus pouvoir s’arrêter.
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