Ludwig von Holstein


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 

Ludwig von Holstein

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Allemand
avatar

Messages RP : 1
Messages : 7
Âge du personnage : 43 ans

MessageSujet: Ludwig von Holstein   Jeu 16 Juil - 10:59

FICHE DE LUDWIG VON HOLSTEIN


Nom : von Holstein
Petit-fils de Friedrich von Holstein, baron qui fut de son temps un éminent conseiller de l'empereur Guillaume II, Ludwig est à présent le baron von Holstein, héritier d'un noble nom relativement reconnu dans la haute société brandebourgeoise.

Prénoms : Ludwig
De son nom complet Ludwig August Karl Ferdinand Julius, dont les quatre derniers prénoms sont traditionnels des barons Holstein.

Âge : 43 ans
Arrivé vers la moitié de sa vie d'officier, Ludwig a atteint un âge d'homme accompli, responsable et encore très bien portant.

Nationalité : Allemand
Ludwig est allemand d'origine brandebourgeoise.

Métier : Officier de la Wehrmacht, affecté au trésor des armées.

Grade : Hauptmann (Reichsinspektor)

Description physique :
Massif, bardé de cicatrices, le visage robuste et sans expression particulière, d'une stature pour le moins imposante et bovine, Ludwig fait partie de ce type de personnes qui dès l'instant où l'on pose les yeux dessus, qu'il vous soit connu ou non, on espère être en bons termes avec le plus tôt possible. Yeux bleus, cheveux originellement blonds tirant maintenant vers le gris, Ludwig est fiché comme aryen, ceci, selon ses profondes convictions nazies, expliquant cela.

Pour un homme de 43 ans, constamment sobre et ne fumant que lorsqu'il obtient une promotion au sein de son état-major, Ludwig est en bonne forme, jouissant d'une excellente condition physique, ce qui, malheureusement pour le monde, était le cas de la plupart des officiers allemands à cette époque. Mais heureusement pour le Reich, Ludwig, qui avait cependant survécu dans sa jeunesse à une grave infection du foie, était aujourd'hui un homme complet physiquement, relativement musclé, bien qu'un peu ventru.


Description mentale :
Ludwig est un allemand sain d'esprit, reconnaissant sans peine l'ennemi de son allié potentiel, il est posé, réfléchi, peut-être un rien volage quand les obligations administratives se font moins pesantes. Opportuniste, il cherche le profit, aussi bien socialement qu'économiquement, pour cela, il sait habilement user de générosité, voire même de charité envers les bons partis, il ne se refusera pas à trahir ses idéaux pour les occasions trop belles qui n'arrivent que rarement dans une vie de carriériste.

Froidement marchandeur, associé à un fanatisme acharné aux idéaux nationaux-socialistes, Ludwig n'hésite (et n'hésita) pas à profiter de la main d'oeuvre gratuite que représente les malheureux déportés des camps de travail et des générations entières de travailleurs arrachés à leurs foyers pour se retrouver esclave d'un mercantilisme guerrier abject, dont il s'est rendu maître depuis le début de la guerre. Effectivement, le sens des affaires est accru chez Ludwig, surtout quand il "négocie" avec d'anciens industriels ou actionnaires juifs, un Luger à la main.


Histoire :
Une jeunesse dorée ~ 1898-1916
Né un jour pluvieux de mai 1898, dans une élégante chambre du chateau des von Holstein, à Schwedt dans le Brandebourg, Ludwig est le fils du quatrième baron von Holstein, Chlodwig, et de Valentina von Baden, une des multiples princesses de Bade, mariée contre sa volonté, dot confortable à la clé pour ce junker qui finalement sut séduire Valentina au fil des années, puis concrètement en lui donnant leur premier enfant, Ludwig, futur baron.
D'ailleurs, ce dernier, confortablement pomponné dans cette famille issue de la plus pure tradition noble prussienne, ne tarde pas à faire ses premiers pas et balbutier son premier "Mutti". L'aîné blondinet des von Holstein fait la fierté de Friedrich, le grand-père, qui le présente à l'empereur Guillaume II le jour de son quatrième anniversaire.
Il fréquente les écoles huppées de Potsdam, où il se révèle être un élève attentif et travailleur, mais ses résultats ne seront ceux d'un excellent écolier, prêtant plus d'attention aux leçons d'arithmétique et de sciences qu'à celles de littérature qu'il qualifiera "d'assommantes".
Attiré par le monde militaire et politique, il rêve d'une carrière d'officier, et par le biais de son grand-père, il rencontre nombre de soldats, notamment des gardes impériaux de la clique de Potsdam, composée par les fils de familles aristocrates, dont il admire les cuirasses et les sabres, le prestige de la caste militaire, qui à cette époque est encore une institution prédominante au sein de la société prussienne.

Lorsqu'arrive la Grande guerre, durant le bel été 1914, Ludwig à 16 ans. Il n'aspire qu'à quitter Schwedt pour combattre, mais encore trop jeune, son père, catégorique, refuse. Dépité, le jeune Holstein passe ses journées auprès du colonel Otto Biell von Murneim, un officier de Potsdam chargé de rendre compte des mouvements diplomatiques français à son grand-père Friedrich, ce dernier apprécie le fougueux Ludwig, il accepte qu'il l'accompagne à Berlin pour ses affaires, il l'assiste en quelque sorte.
Jusqu'en mai 1916, Ludwig fait des aller-retour entre Potsdam et Berlin, accompagnant Biell von Murneim, apprenant sur le tas le métier de militaire, et quelques bribes de diplomatie. Mais le 12 mai, date de son anniversaire, Ludwig a dix-huit ans, il peut enfin s'engager dans l'armée impériale, ce qu'il fait sans perdre de temps. Soutenu en désespoir de cause par ses parents, qui y voient une abomination, il espère rejoindre une unité de la prestigieuse garde prussienne, mais les incorporations fantasques d'avant-guerre sont bien loin de la réalité de 1916, où la guerre est affaire de trouffion de base, nageant dans la boue et le barbelé, où le bel uniforme chamarré et le casque à pointe sont remplacés par la vareuse verte et le casque d'acier. A défaut d'entrer dans la Garde, Ludwig est intégré au 66e régiment d'infanterie prussienne, et est expédié sur le front de l'Ouest, dans le brasier de la Somme.

Guerre et paix ~ 1916-1921
Encore tout jeune soldat, il décide de suivre l'entraînement drastique des Stosstruppen, les troupes d'assaut allemandes qui s'infiltrent, tapis dans la brume de gaz moutarde, dans les lignes alliées et préparent le terrain pour le gros de la troupe, grenadant les nids de mitrailleuses et égorgeant les sentinelles sans bruit. Il subit trois mois de préparation intensive dans un camp près de la Somme, où il croise une estafette du nom d'Adolf Hitler, qui marquera son esprit un temps car un matin où il s'entraînait à la baïonnette, il vit arriver ce soldat sur sa bicyclette, qui fit une chute magistrale du haut de son vélo, honteux, il se releva vite.
Finalement stosstruppen, Ludwig participe à de multiples opérations durant l'année 1917 : ré-affecté à un bataillon du groupe d'armées nord, il connaît la bataille d'Arras, où les tanks anglais utilisés en masse l'impressionnent énormément, il prend également part à la défense de la crête de Vimy, où un éclat d'obus lui balafre la joue gauche à vie. Malgré sa blessure, Ludwig combat vigoureusement, notamment à la baïonnette, art où il est passé maître. Et c'est à l'issu de la bataille de Vimy qu'il est nommé caporal-chef, pour "conduite héroïque".
En 1918, il conduit une escouade de 8 hommes, âgé de seulement 20 ans, à travers les affres de la guerre de mouvement qui revient. Stosstruppen toujours aussi efficace, il se retrouve lui et ses hommes embarqué dans l'offensive Michel, conduite par Ludendorff à travers la Picardie, repoussant les troupes alliées jusque sur la Marne. Victorieux un temps, les allemands retrouvent l'avantage laissé à l'abandon sur la Marne quatre ans plus tôt, Ludwig reçoit sa croix de fer première classe, pour avoir judicieusement assaillit une fortification française et y avoir récupéré des documents attenant à de futures contre-offensives.

Cependant, la débâcle de l'armée allemande ne tarde pas à arriver, anticipant l'arrivée massive des américains, beaucoup des soldats du Kaiser se rendirent avant la capitulation, ce qui ne fut pas le cas de Ludwig, qui combattit désespérément jusqu'au bout. Craignant d'être fait prisonnier de guerre ou ouvrier captif en Rhénanie, il fuit son bataillon pour Munich, où il découvre la dure réalité qui sévit dans la plupart des grandes villes du Reich, les corps francs chassent les communistes et les républicains, les fusillades ne sont pas rares sur les grandes avenues. Ludwig est indigné par la révolution improvisée qui secoue l'Allemagne, écoeuré à l'idée d'une république et encore plus à celle d'un régime marxiste. C'est dans cet état d'esprit qu'il rejoint, encore soldat en arme non démobilisé, le corps franc du capitaine Ernst Röhm à Munich, où, en échange d'une loyauté sans faille aux doctrines d'extrême-droite auxquelles il adhère sans hésitation, il peut avoir un semblant de lit et de repas tous les jours, une aubaine pour le jeune aristocrate dont la maison familiale est hors d'atteinte pour le moment.
De 1919 à 1921, Ludwig traque, armé, les révolutionnaires et les démocrates dans les rues et boulevards de Munich, mais il commence également à fréquenter les brasseries, où des orateurs plus ou moins talentueux exposent leurs idées souvent fascistes et radicales. C'est durant ces années décisives que se forgent peu ) peu les idéaux de Ludwig, qui resteront les mêmes jusqu'au jour d'aujourd'hui. C'est ainsi qu'il assiste à la montée d'Hitler (dont il ne sut jamais qu'il fût le soldat au vélo qu'il rencontra quelques années plus tôt) et du NSDAP, auquel il adhère en 1921, en s'engageant dans son service d'ordre, la Sturmabteilung.

Chemise brune ~ 1921-1934
Au sein de la SA, Ludwig épanouit pleinement ses aptitudes physiques et morales, d'un nerf de guerrier, farouchement antisémite, il devient un vigoureux soldat du parti nazi. Toujours sous les ordres de Ernst Röhm, à présent commandant-en-chef de la SA, Ludwig est un des rares enfants de bonne famille à l'avoir intégré, pour ce faire, il changea d'ailleurs temporairement son nom. Arme au poing et brassard à croix gammée sur le bras, il arpente l'Allemagne, tantôt pourchassant le social-démocrate, tantôt peignant des "GEFAHR JUDE" sur des vitrines de magasins juifs, passant si besoin à tabac leur malheureux propriétaires.

En 1928, son père le baron Holstein décède des suites d'un cancer du larynx mal diagnostiqué. Très peu atteint par la mort de son géniteur, Ludwig se rend cependant secrètement à Schwedt, en même temps que son jeune frère Ferdinand, pour recevoir sa part du confortable héritage légué par Chlodwig. Et bien entendu, Ludwig se voit devenir à son tour baron von Holstein.
De retour en Prusse, il accompagne les nationaux-socialistes à Berlin pour y soutenir la campagne du Führer, qui à nouveau compte bien devenir chancelier du Reich. Alors garde du corps d'Hermann Göring, Ludwig est nommé SA-Scharführer, grade qu'il ne dépassera jamais au sein de la Sturmabteilung. A Berlin, sa vie est pour le moins mouvementée, fréquentant réunions SA, de jour, il assiste aux multiples meetings des pontes du parti nazi, fusil à la main, de nuit, dans les quartiers encore "infestés" de communistes, il n'hésite pas à s'en servir pour "nettoyer" le Vaterland.

Puis arrive le 30 janvier 1933, le vieux président Hindenburg cède et accorde à Hitler le poste de chancelier et lui confère plus tard les pleins pouvoirs. Lors de son discours d'investiture au palais des sports de Berlin, Ludwig y est présent, chargé de porter une des innombrables bannières nazies escortant le cortège victorieux jusqu'à la tribune. Il y rencontre Franz Quast, officier de la SA, qui deviendra par la suite son plus fidèle ami. Ensemble, ils sont enchantés par le triomphe du NSDAP, Ludwig songe aux projets entreprenants auxquels il osait à peine penser pendant la guerre, ils lui paraissaient hors d'atteinte, mais qui maintenant deviennent réalistes dans un pays ou être membre du Parti équivaut à contrôler une part de la nation.
Cependant, sans le savoir, Ludwig est en très mauvaise posture, effectivement les SA, et plus particulièrement leurs actions et revendications, sont de plus en plus dépréciés dans les hautes sphères nazies. Ernst Röhm souhaitant continuer l'action violente de la SA, Hitler décide d'en finir avec cette milice brutale jugée désormais "encombrante".

Ainsi survient à l'été 1934 la nuit des Longs Couteaux, où des milliers de SA sont mis hors d'état de nuire, la plupart fait prisonniers par les SS. Ludwig lui, parvient à éviter la purge, pourtant relativement connu du fait de son rapprochement avec Göring, il s'enfuit de Berlin et gagne l'Autriche, sous la fausse identité d'un comptable aryen, Kurt Gessel.


Dernière édition par Ludwig von Holstein le Sam 29 Aoû - 8:35, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Allemand
avatar

Messages RP : 1
Messages : 7
Âge du personnage : 43 ans

MessageSujet: Re: Ludwig von Holstein   Ven 28 Aoû - 2:05

Parfums guerriers ~ 1934-1941
Installé à Linz, en Autriche, Ludwig fête en 1935 son 37e anniversaire. Cet exil au sein d'une famille de riches fermiers qui l'a amicalement hébergé permet à Ludwig de faire le point sur els vingt dernières années, riches en événements majeurs dans sa vie. Il ne fut que soldat durant toute cette longue période, rompant totalement le lien familial, préférant correspondre avec Franz Quast et ses anciens camarades de la Somme. Une pause hors de cette fournaise n'est pas de refus pour le jeune baron Holstein, et se refusant de participer aux activités nazies en Autriche, qu'il juge ridicules mais qu'il suit cependant de très près, il préfère gagner sa vie temporairement dans le commerce, domaine dans lequel il semble très vite progresser. Brillant de nature en comptabilité, il se fait embaucher en tant que tel par Constantin Felettigh, industriel détenteur d'une manufacture d'ampoules et de transistors à Linz. Ce dernier ne cherche pas à connaître le passé de son comptable "Kurt Gessel", mais il sait qu'il n'est pas autrichien de naissance.
Ludwig, laissant de côté pour un temps sa vie de guerrier nazi au profit de celle d'un modeste mais prometteur bureaucrate, surpasse les attentes de son employeur qui ne tarde pas à lui certifier un contrat de quinze ans au sein de son entreprise, qui exporte toujours plus de stock à travers l'Europe de l'Est. Felettigh, en 1937, consent même à nommer son comptable directeur-adjoint.

Mais les années passent, et en 1938, le nazisme est à son apogée, Hitler décide d'annexer l'Autriche au Reich allemand. C'est alors une explosion économique pour la société Felettigh AG, qui emploie désormais pour une misère des dissidents politiques et, surtout, des travailleurs juifs, dont les pitoyables salaires sont versés au SS. Depuis longtemps oublié de la SS qui ne se soucie plus de la Sturmabteilung, Ludwig, désormais en possession d'une fortune confortable, démissionne de la Felettigh AG et cherche à réintégrer la SA.
Le 8 décembre 1938, il retrouve son macaron à la swatiska, et est à nouveau un véritable aryen, cependant, il ne peut redevenir officier de la SA, qui en plus d'être un choix dangereux pour Ludwig n'est plus qu'une petite portion du NSDAP, sous la stricte tutelle de la SS. Membre du parti et de ce fait détenteur de facto d'un ausweis lui ouvrant toutes les routes du Reich, Ludwig se rend à Munich, où il se propose pour devenir officier de la Wehrmacht, seule "bonne" option pour ce soldat national-socialiste convaincu. Jouissant d'une bourse bien rebondie, d'une soi-disante ascendance aryenne jusqu'à 1760, et d'une expérience militaire d'une rare qualité, il ne tarde pas à devenir Leutnant, après trois mois d'endoctrinement (superflu pour un tel fanatique) et de classes d'application d'officier.

Lorsque l'Allemagne écrase littéralement la Pologne en deux semaines, en septembre 1939, Ludwig est affecté à une division d'occupation, il participe à la création ghetto de Varsovie, où il dirige pendant quelques mois une colonne de surveillance et de douanes. Il est nommé Oberleutnant début 1940 après avoir démantelé un important réseau de marché noir au sein du ghetto A, débusquant lui-même les instigateurs, il les abattit un à un et fit brûler leur dépouilles en place publique. Proche du commandant du camp de de travail de Płaszów, Amon Goeth, il parvient à lui acheter des marchandises fabriquées par les déportés du camp à un prix ridicule pour ensuite les revendre dix fois plus cher en Autriche, par le biais de ses anciens amis actionnaires de Felettigh AG, peu scrupuleux face à leur provenance, voyant plutôt le profit à la clé. En plus de ses activités commerciales clandestines, Ludwig coordonne les actions de ses hommes à travers Varsovie, se prêtant volontiers au démantèlement des réseaux de marché noir. En 1941, le gouvernement général de Pologne effectue un changement massif des officiers de la Wehrmacht en poste à Varsovie, au profit de la SS, Ludwig, en l'échange d'une affectation en France, dans une ville nommée Montreuil, il est nommé au grade d'Hauptmann au sein de l'Administration de la Heer, en tant que fonctionnaire du trésor des armées.


Relations :
Franz Quast - Son meilleur ami, officier de la SA, rencontré en 1933 au palais des sports de Berlin lors du discours d'investiture d'Hitler. Aujourd'hui chef de la sécurité des murs de la Chancellerie, Franz entretient une étroite relation postale avec Ludwig, qui conduit ses affaires en France.

Ferdinand von Holstein - Son frère cadet de 6 ans, stabsfeldwebel au sein de l'Afrikakorps de Rommel. Ludwig ne s'est plus soucié de son frère depuis plus d'une décennie, s'étant naguère disputé l'héritage de leur père à sa mort, Ferdinand jalousant son frère d'être l'aîné, pour ainsi dire d'être baron, il embrassa une carrière militaire, "comme un aristocrate se doit de le faire", et n'écrivit plus à Ludwig.


Texte personnel :
A l'attention du Generalmajor Oskar Lindt, commandant régional du Heeresverwaltung ,

Je suis arrivé ce matin à Montreuil depuis Mulhouse, par le biais d'un convoi de carburant de la Wehrmacht.
Le sergent-chef Bormann (m'a conduit jusqu'au centre-ville et m'a fait visité le reste des quartiers. C'est une ville charmante, j'y ai croisé nombre de nos soldats, quelques Flieger également, déambulant dans les rues comme si nous étions revenus à Munich dans les années 30. Cette tranquilité n'atteint pourtant pas nos hommes du centre ville, où mon chauffeur m'amena à la commandanture, jouxtant à mon plus grand étonnement des estaminets français ouverts. Estomaqué, je me présentai au commandant de la place, qui me présenta mon appartement, au sein-même de la bâtisse. A n'en point douter, cette ville doit être un véritable nid de résistants et d'espions ennemis. Je suis prêt à parier ma solde des douze prochains mois que les caves des quartiers périphériques regorgent de marchandises issues du marché noir ou même de juifs et de communistes dissimulés par les familles du coin.

Plus tard dans la journée, après avoir pris mes quartiers à la commandanture, le sergent Bormann me conduisit au château de Sarnand, en fait reconverti en base aérienne, où dragonniers allemands et les français du château se croisent sans coup férir. Je suis aussi alerté de ce comportement étrange de la part des soldats de la Luftwaffe. Les dragons ne semblent pas être l'objet d'animosité entre eux, cependant, on m'a discrètement fait visité les lieux, et la tension reste néanmoins palpable entre les officiers habitant ces murs. Ce château m'indispose.

Fort heureusement pour mon moral, les quelques membres de la SS présents à Montreuil n'approuvent pas cette cohabitation absolument contraire à nos idéaux et franchement écoeurante. Fréquenter sans s'émouvoir ces français imbibés de Juiverie est un relent nauséabond qui me porte au coeur. Il serait judicieux que des camps soient installés sur les hauteurs vosgiennes alentours, si je parviens à me faire l'allié d'un ingénieur civil ou d'un architecte, j'irais moi-même si il le faut inspecter les plateaux susceptibles d'en accueillir. Les français se doivent d'être éduqués politiquement, et l'expérience nous montre que les camps sont la solution idéales, en plus d'offrir au Reich une productivité non négligeable pour l'effort de guerre.

Veuillez agréer, Herr General, l'expression de mes salutations distinguées.

Heil Hitler

Hauptmann Ludwig von Holstein


Dernière édition par Ludwig von Holstein le Sam 29 Aoû - 8:36, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ludwig von Holstein

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Die Adler :: Prologue  :: Cadastres :: Archives-