[Prologue] Der Adler -20 Mars 1941-


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[Prologue] Der Adler -20 Mars 1941-

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Celle qui sait tout

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MessageSujet: [Prologue] Der Adler -20 Mars 1941-   Mer 22 Juil - 23:33

L'extrait présenté ici est une chronique habituelle dans le journal Der Adler, distribué par la Luftwaffe. A Sarnand, il est disponible à la fois en français et en allemand.

Voici quelques informations sur le chroniqueur :



Major Hermann Häse, né en 1907
Pilote du Königin Louise Elsäss ("Alsace"), né en 1873

Il est connu pour y avoir raconté la campagne de Pologne, puis de France et une partie de la Bataille d'Angleterre. Il fait partie du Kampfstaffel [escadron de combat] "Wacht am Rhein", commandée par le Staffelkapitän Heinrich Werner, Obersleutnant et pilote du Bismarck Weimar. Le Staffel compte un total de 12 dragons :
-2 Bismarck : Weimar (Ob. Heinrich Werner) et Republika, sa jumelle (Maj. Julius Mayer). Republika est célèbre dans la Luftwaffe pour avoir un caractère si épouvantable qu'elle refuserait de voler si on lui retirait son pilote, pourtant connu pour son homosexualité. Toutefois, ce fait ne transparaît jamais dans les chroniques du Major Häse.
-2 Behelmt : Sedan (Haupt. Franz Dietrich) et Santa Maria (Ob.leut. Richard Rechenberg)
-1 Königin Louise : Elsäss
-1 Goldehre : Njörd (Ob.leut Hermann Müller)
-2 Scharmützel : Eroica et Berlin
-3 Schwalbe : Oder (Leut. Albert Wiener ), Lux et Pytagore
-1 Mauerfuchs : Iskra (Leut. Märchen)
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MessageSujet: Re: [Prologue] Der Adler -20 Mars 1941-   Mer 22 Juil - 23:35

11 Février : Le bombardement de Benghazi

En début d'après midi, nous recevons l'ordre de bombarder le port de Benghazi. Il est situé en Libye et a été capturé récemment par les Anglais. Le bombardement a pour but de stopper, ou au moins de gêner leur ravitaillement. Le Generel Geissler fixe le départ de la Sicile à 17h00. On nous autorise une pause de deux heures en Tunisie française, puis nous devons nous rendre à Tripoli, grande port italien de la côte d'Afrique du Nord. Ces vols ce feront avec le chargement de bombes nécessaires au bombardement, le prochain, de Tripoli à Benghazi, se fera d'une traite et nous devrons revenir sur le territoire italien immédiatement. Pour l'instant, les dragons légers et moyens de notre escorte transportent une partie des bombes.

Arrivée à Tripoli : 23h. Nous n'avons rien à signaler. Oder et Eroica sont arrivés fatigués, nous attendons de voir ce qu'il en sera à l'heure du départ. On se repose jusqu'à 2h du matin, ensuite on s'envole vers Benghazi et on verra. D'après les Italiens, on ne doit pas croiser beaucoup d'Anglais, parce qu'ils manquent de nourriture et d'eau pour leurs dragons.

A 2h, on est prêt au départ. Oder reste à Tripoli. Le Leutnant Albert Wiener est très déçu, s'aurait été son premier bombardement, parce qu'il est arrivé avec nous lorsqu'on a été basés en Sicile. Eroica s'est mieux remise, mais elle est déjà bien adulte, alors qu'Oder a tout juste quelques mois. Ce sera pour la prochaine fois ! On s'envole.

Le ciel est nuageux. On décide de voler dans le brouillard et on laisse Iskra, notre Mauerfuchs, nous guider. Pour une fois elle vole en dessous des nuages, Lux vole au dessus.

Vers 4h32, Iskra et le Leutnant Märchen nous indiquent que nous arrivons. Iskra remonte au dessus des nuages, Eroica, Njörd et Berlin se placent en pointe à l'avant de la formation, dans l'ordre que je viens de donner. Ensuite, Elsäss et moi, qui allons larguer quelques sapins de Noël. Puis Republika et Weimar, avec sur leurs bords Sedan et Santa Maria, qui pour une fois sont chargés. Ils vont devoir larguer leurs bombes très vite parce qu'ils se chargent aussi de l'escorte. Lux et Pytagore volent un peu en arrière et au dessus de nous.

Pour l'instant, nous n'attaquons pas, car nous sommes un peu en avance et on attend les Staffel Deustchland et Sontag.

A 4h49, D et S arrivent. A l'attaque !

Nous perdons deux cents mètres d'altitude, on passe sous les nuages. Le premier passage est pour nous, c'est à moi de larguer les sapins de Noël. Il faut qu'on fasse bien attention, car ces marquages vont permettre aux autres viser au bon endroit. Nous ne faisons pas de bruit, pour l'instant tout va bien. Nous n'avons pas attiré l'attention de leurs dragons de garde : comme ils ont quelques Français avec eux, ils ont peut être un Nachtblume.

Cinq minutes plus tard, nous larguons nos sapins de Noël. Maintenant ils savent que nous sommes là. Nous avons dépassé le port, la WaR vire sur l'aile. La D commence déjà à laisser tomber des bombes, on entend les premières depuis les épaules d'Elsäss. On fait un tournant bien large parce que la S doit passer après et qu'il faut qu'on évite d'être par dessus en même temps.

On repart vers le port quand les premiers dragons ennemis débarquent. Comme il fait nuit, impossible de savoir leur race. On dirait qu'il n'y a pas de Nachtblume, ils ne sont vraiment pas précis quand ils nous attaquent. Weimar largue une partie de son chargement, Republika a un problème de harnais. Sedan et Santa Maria larguent tout d'un coup, tant pis pour la précision, ils vont avoir à faire avec l'escorte ! Nous, nous nous sommes débarrassés des bombes qui restaient. Maintenant on remonte d'un pas, au cas où les Bismarck auraient besoin de nous. On va devoir refaire un passage.

On recommence à tourner, on entend la D qui repasse après nous et des coups de feu derrière. Les Anglais nous rejoignent, j'apprends par radio que Pytagore et Berlin sont engagés sur notre flanc, apparemment contre un poids léger. Iskra est descendue sous les nuages, l'Oberst Werner craint que des courriers n'essaient de nous bombarder à la grenade. C'est dans ces moments là qu'on voudrait bien un Nachtfalken avec nous ! Mais la D en a un, ils viennent derrière nous, il doit sûrement jeter un oeil de notre côté. Maintenant c'est la S qui bombarde, on repasse dans trois minutes. Santa Maria est allé donner un coup de main aux légers, on est tranquille pour une minute, puis on se retrouve avec un poids moyen sur le bord gauche. Finalement Santa Maria et Berlin l'attaquent, il ne vient pas au contact. Est-ce qu'il aurait eu peur ? Tout seul contre un Staffel entier, fallait être fou.

Message radio. La S est aux prises avec un Jagdstaffel ennemi, mais on doit bombarder d'abord. Cette fois c'est bon, même Republika a pu tout leur laisser tomber sur la tête. On vire raide ! et on fonce vers la Sontag ! On ne voit pas assez pour voir s'ils ont eu des pertes. On accélère pour passer en vitesse d'attaque. Pas de vent ce soir, ça veut dire que Lux va pouvoir utiliser son lance flamme. On en a monté un aussi sur Sedan, mais Lux a plus de chance de tirer.

On arrive vers la Sontag. Pas moyen de savoir qui est qui, on ne peut pas utiliser l'artillerie de Njörd. Chassé croisé, on passe à côté d'un groupe mais on ne sait pas s'il est avec nous. On vire de nouveau sur l'aile, mais plus large pour ne pas perdre de vitesse. Cette fois c'est bon ! Eroica attaque, on entend des mitrailleuses à l'avant. Eroica se repère à l'odeur, avec elle, on est toujours sûr qu'on saura sur qui on tape. Le triangle de tête est aux prises avec deux poids légers, ils laissent passer un poids moyen et deux fois légers. Republika et Weimar perdent de l'altitude pour nous laisser de la place. Lux vs poids moyen, on voit d'un coup un grand rai de feu qui part de Lux. Avec le contraste le reste est encore moins visible, mais un dragon a été blessé. Maintenant plus personne ne va vouloir s'approcher volontairement de Lux.

Le Jagdstaffel ennemi a l'air d'hésiter, la Sontag s'est désengagée. La D nous fait savoir que toutes ses bombes sont larguées. On décide de refaire un passage contre l'ennemi et on s'en va. Cette fois, on accélère en vitesse de choc, Sedan et Santa Maria passent à l'avant avec Lux, les Bismarck en dessous de nous et les poids léger sur les côtés. Elsäss et Njörd couvrent par dessus. Le plus important c'est d'aller vite, de toute façon les Anglais vont viser comme des pieds, autant leur rentrer dedans ! De nuit, c'est le plus efficace pour en finir vite.

On refait le passage, Lux tire de nouveau. Sedan est rentré en plein dans un poids léger, je crois que Santa Maria en a touché un avec la queue... pas sûr. De toute façon on repart, maintenant c'est les légers et les Behelmt à l'arrière et nous l'avant.

Il est 5h17, le bombardement et le combat ont duré une demi-heure. Une fois qu'on s'est un peu éloignés, on ralentit, puis Eroica et Lux viennent se poser sur Njörd et Republika. Plus tard, vers 5h45, Pytagore et Berlin se posent sur Weimar et Elsäss. On doit faire de la place, mais comme on avait pas d'artillerie, il suffit de déplacer les hommes. Aucun problème, même si on vole depuis longtemps et que tout le monde est fatigué.

A 7h03, on arrive au dessus des lignes italiennes. On se pose pour souffler, et à 7h20 on est de nouveau en l'air. Oder est venu nous accueillir. Eroica lui fait une fête, Njörd plaisante qu'ils risqueraient bien de se faire un oeuf ensemble ! Elsäss et Weimar ont l'air de trouver ça drôle. On prend notre temps pour retourner à Tripoli. On arrive à 8h20 environ. Maintenant, sieste et repos ! On nous dit que le General Geissler s'est arrangé avec les Italiens, on reste là quelque jours au cas où.

Au cas où, c'est parce qu'il faut couvrir Tripoli au besoin, parce que ce soir [le 12 Février], c'est le General Rommel de la Heer qui est venu nous voir pour nous féliciter du bombardement et qui voudrait qu'on reste en Libye pour le moment. Les troupes de l'armée de terre déchargent le matériel.

La campagne commence !


5 Mars : Quelques nouvelles de Tripoli


Depuis le bombardement de Benghazi, la Wacht am Rhein a été bien occupée ! Nous avons passé les dernières semaines à bombarder des troupes au sol, avec pas mal de succès. Oder se débrouille bien. Berlin s'est un peu brûlé à l'aile en s'approchant trop de Lux mais, heureusement, la blessure est légère et elle devrait revenir de Sicile à la fin du mois. Les dragons ennemis sont peu nombreux et évitent le combat, car avec nos trois Staffel et les Italiens, nous leur sommes supérieurs.

Le General Rommel visite souvent le front avec le Major Storch, un Mauerfuchs qui dort avec nous quand il n'est pas de service. Elsäss trouve très étrange qu'il n'ai pas de pilote ; Republika, qui est tout à fait une Bismarck, affirme que Storch est seulement un dragon qui en change souvent que le General est sûrement son pilote. Les dragons en ont discuté pendant un moment avant de décider qu'il faudrait leur demander. Storch dit qu'il n'a pas de pilote, le General dit qu'il ne sait pas et que c'est à Storch de décider. Republika était vexée de cette réponse.

Aujourd'hui, nous avons vu Victoire à l'Ouest. Le General Rommel a dit qu'il espérait qu'il y aurait une suite et que ce serait "Victoire en Afrique". Tous les dragons sont sûrs qu'il y en aura une ! Ils espèrent qu'on les filmera. En attendant le General les a pris en photo et a promis qu'on ferait imprimer les plus belles en grand, car Sedan et Santa Maria sont très myopes.


13 Mars : Ghibli !


Les Ghibli sont des tempêtes de sable. Le 13 Mars, nous étions basés à Misurata. Le Major Storch était avec nous, il est parti en début d'après midi avec le General pour aller sur le front. De notre côté, nous devions nous préparer car nous décollions en fin d'après midi pour un petit bombardement.

Une heure plus tard, Storch est revenu avec le General en disant qu'il avait un Ghibli et qu'il refusait de continuer. On s'est dit que ça devait être énorme pour qu'un Mauerfuchs ne veuille pas tenter le coup. Storch était de très mauvaise humeur et le General l'a copieusement insulté. Apparemment, Rommel voulait continuer alors que Storch refusait. L'Oberst Werner décide que la Wacht am Rhein ne décollera pas tant que durera le Ghibli. La Deustchland décide d'y aller. Ils sont revenus trois heures plus tard et l'un de leurs poids léger s'était tué pendant la tempête.

Le General a envoyé ses condoléances et des excuses au Major Storch. L'Oberst Werner a décidé définitivement que plus personne ne volerait quand on annonce un Ghibli...



Notes : Les évènements racontés ici sont basés sur des opérations réelles dont les dates, lieux et buts sont donnés dans les Papiers de Rommel.
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