[15.03.1941] L'esprit de compétition


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[15.03.1941] L'esprit de compétition

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MessageSujet: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Jeu 23 Juil - 23:11

La cloche du collège public de Montreuil avait sonné il y avait maintenant une bonne demi-heure et la cohue d'enfants s'était dispersée un peu partout. Certains d'entre eux s'étaient rendu à un terrain vague dans la zone industrielle, un peu en friche et quelque peu encombré mais au moins à l'abri des regards et des oreilles (c'est bruyant la zone industrielle). C'est ici que beaucoup de garçons (et même quelques filles) avaient l'habitude de se retrouver après une journée de labeur pour s'évader pendant une petite heure de la réalité de l'occupation et pour oublier le bourrage de crane que leur faisait écouter ce bon Maréchal... Le fait que les prés-ados se retrouvent ici était d'ailleurs paradoxal étant donné que c'était justement à cause de l'occupation et de leur loi sur les rassemblements qu'ils n'avaient plus le droit de jouer dans le parc et que l'équipe de football du collège avait été dissoute. Peter faisait partie de cette équipe et à ce titre il était présent dans le terrain vague pour le "entrainement". En faisant jouer les remplaçants et en laissant participer quelques filles, ils arrivèrent à composer des équipes de 8 joueurs et un gardien ce qui n'était pas mal du tout. Un jeune garçon de cinquième qui s'était improvisé arbitre siffla le coup d'envoi et l'équipe adverse de celle de Peter passa immédiatement à l'offensive, assurant son rôle de défenseur, ce dernier courra en direction du garçon ayant le ballon pour essayer de le tacler, il échoua et il eut le temps d'envoyer le ballon à un autre attaquant. Le match se déroula sans accroc jusqu'à la vingtième minute, à ce moment précis du match, Peter parvint à arracher le ballon des pieds de l'attaquant et le dégager vers l'offensive. Malheureusement, il n'y avait plus vraiment d'attaquant... Le premier était un gamin de 6 ème qui refaisait ses lacets, le second était une fille qui s'essayait pour la première fois au foot et un autre garçon qui était du coté opposé. Les adversaires aussi en avaient prit compte et se dirigeait tranquillement, les mains dans les poches vers le ballon sans prêter un regard à Peter qui remontait la cinquantaine de mètres le séparant de la balle à toute allure. Ce n'est d'ailleurs qu'au dernier moment qu'il s'en rendirent compte et étant donné qu'il était défenseur (et donc que c'était sa spécialité de chiper le ballon aux pieds de ses adversaires), Peter eut l'avantage et put à nouveau s'en emparer. Une quinzaine de mètres le séparait des buts, il en parcourut environ cinq en courant avant de s'apercevoir que la défense abasourdie était en retrait et qu'un pas de plus serait synonyme de hors jeu. Le gardien était sortit de ses buts, prit d'un élan d'adrénaline comme Peter et tenta de se jeter dans ses pieds. Une seconde avant qu'il arrive à ses fins, Peter envoya le ballon en hauteur qui retomba mollement, dix mètres plus loin tout en roulant lentement, mais surement vers les buts maintenant sans défense. Une seconde plus tard l'équipe entière de Peter (lui compris) hurlait et bondissait de joie. Tous vinrent lui mettre des tapes amicales sur les épaules mais cela ne dura pas. Le gardien se rapprocha de lui l'air mauvais.
- Vous avez raison! Saluons notre maitre à tous! Grand maitre Aryen que vous êtes fort!!!
Bien entendu cela jeta immédiatement un froid. Avant même qu'il ne puisse riposter, un autre enfonça le clou.
- Ouais, c'était pour quoi faire? D'accord tu est de la race supérieure pas la peine de nous enfoncer.
La colère qui emplissait à ce moment là Peter dépassait largement celle de l'équipe adverse réunie.
- Bande de connards!! Je hais les NAZIS, Ils ont tué mon père, et au cas où tu le sache pas je suis aussi Français que toi!!
- Exact! Son père à lui il est mort en 40 en se battant contre les Allemands! Ou il était toi le tien à la meme époque?
Le garçon en face ne trouva rien à répondre à ça, il cracha sur le sol en signe de dégout.
- Putain d'bosch retourne dans ton Pays astiquer les pompes de ton Führer! Et vous z'avez qu'à le suivre! Collabos!!
Du reste, se fut un engueulade générale pendant plusieurs secondes. Deux équipes à peut prêt homogènes prêtes à se taper dessus tandis que les neutres et les pacifistes appelaient naïvement au calme. Une véritable guerre miniature allait avoir lieu mais contrairement aux batailles historiques, quelque chose stoppa les belligérants.
- Hé ya quelque chose là-bas!
Toutes les têtes se tournèrent silencieuses vers le trou dans la palissade, il semblait que leur brouhaha avait attiré quelqu'un...
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Dim 26 Juil - 21:54

Le quelque chose était un homme qui courait.

Pour courir, il courait vite ; à en perdre haleine et à s'en crever les poumons. Il était jeune, avec les grandes jambes de ces étudiants trop vite grandis et, alors qu'il passait le long du terrain de foot, les gamins purent voir une sacoche vide qui lui battait la hanche. Ce qu'ils ne pouvaient pas savoir, c'est que ce jeune homme qui était à peine plus âgé que les plus vieux footballeurs avait vidé cette sacoche par la fenêtre d'une usine malheureusement surveillée par la police.

Ce que virent les enfants, par contre, c'est que quelques secondes plus tard, deux hommes en costume classique se matérialisèrent au coin d'un bâtiment. Ils allaient dans la même direction que l'inconnu à la sacoche et venaient approximativement du même endroit : tout le monde, même la plus petite Pierrette qui pourtant était stupide, comprit aussitôt que les seconds poursuivaient le premier.

Ce que les enfants ne virent pas, c'est qu'il y avait à l'usine un homme qui votait plus à droite qu'à gauche, qui haïssait tout ce qui pouvait balancer des tracts. Ceux qui jetaient des tracts étaient des communistes ou des oisifs qui n'avaient que ça à faire d'ennuyer les bonnes gens. Ils aimaient les juifs et faire de l'esprit. Lui était ouvrier et pensait que son salaire miséreux, c'était justement à cause des juifs. Alors l'homme alla voir au secrétariat et, comme la secrétaire du patron était frêle et lui grand et fort, elle ne fit rien quand il empoigna son téléphone pour dire : "Passez moi la Gestapo !" Parce que la police, il le savait, était trop laxiste avec ce genre d'individus.

Ils ne virent pas non plus la mercedes noire qui quittait la rue Carnot, en trombe, accompagnée par deux hommes avec chacun une moto. La semaine avait été plutôt calme et, même si le porteur de tract s'échappait, on fouillerait les ouvriers et ceux qui avaient ramassé les feuillets passeraient un sale quart d'heure.

Ce que virent Peter et ses amis, alors que les gestapistes quittaient leur nid, fut une solitaire feuille blanche qui avait débordé de la fenêtre quand le jeune homme avait déversé ses tracts. Elle voleta jusqu'aux pieds du garçon, avant de s'échouer sur la terre froide...
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Lun 27 Juil - 16:33

La tension était soudainement retombé sur le petit terrain, tous les enfants avaient fermé leur clapet et s'étaient rassemblés autours de la feuille dans un silence religieux. La tension était palpable et l'hésitation se mesurait dans chaque regard, dans chaque souffle, dans chaque goutte de sueur qui perlait de leur front. Peter n'était pas épargné par ces sentiments lui aussi, mais peut-être était-ce un peu plus de détermination que les autres qui le poussa à se baisser pour ramasser le feuillet. Personne ne protesta. Il remarqua bien une grimace sur le faciès de certains de ses "adversaires" qui devaient regretter de na pas l'avoir ramassé eux-mêmes mais qu'importe. Il parcourut rapidement la fiche haut en bas et une fois qu'il eut terminé, il s'éclaircit gorge avant d'entamer une deuxième lecture à voix haute pour tous.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Jeu 30 Juil - 20:57

Jean Marot avait suivi de loin les opérations, sans se faire remarquer. Depuis quelques jours, il avait pris en filature le dénommé Peter Fischer et il pouvait désormais faire une dissertation complète sur les habitudes du jeune homme. Le flic ne voulait pas mettre le gamin dans l’embarras, alors il avait choisi de le protéger discrètement aussi longtemps que son emploi du temps lui pouvait le permettre. Mais avec l’arrivée de ce jeune imbécile poursuivit par (Jean en était quasiment sûr) de mercenaires qu’employait parfois Siedler pour de lucratives missions de surveillances, il allait falloir accélérer les choses, car dans ce quartier hautement surveillé les choses bizarres ne restaient pas longtemps secrète.
Marot rapprocha sa voiture du terrain, vissa sur sa tête son chapeau « Blues brothers » de façon à ce que l’on ne le reconnaisse pas et se mit à courir à grandes enjambées pour finalement rejoindre le groupe en cercle, autour de son protégé. Il fallait faire vite, Siedler était en route, le flic le sentait.

«Posez ça tout de suite, fichez le camp et ne parlez pas de ce que vous venez de voir, compris ? »
Il accrocha le bras de Fischer.
« Venez il faut qu’on parle. »
Le jeune homme commençait à se débattre.
« Je ne vous veux aucun mal, je vous prie de me croire »
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Jeu 30 Juil - 22:22

La première syllabe n'eut même pas le temps de sortir de la bouche de Peter qu'un type déboulait d'un pan de mur avec un imper beige et le chapeau vissé sur la tête. Tout le monde, Peter y compris pensa que c'était un gestapiste. Ils restèrent immobiles sur place, de toute manière, vu comme il avalait la distance en quelques pas, même en décrochant dans l'instant, il pouvait toujours attraper qui il voulait dans le groupe en tendant simplement le bras. Peter passa vite le papier à quelqu'un d'autre, qui refusa d'ailleurs de le prendre, il le laissa donc tomber. De toute façon il connaissait son contenu. Peter ne fut que à moitié surpris de voir qu'il était la cible de ce mec. Le mec en question n'eut d'ailleurs pas beaucoup de mal à le trainer malgré qu'il essaye tant bien que mal de lui faire desserrer son bras avec son autre main libre. Le fait qu'il y mette toute sa force crispait d'ailleurs son visage dans une mimique assez caractéristique : les yeux fermés et les dents serrées. Il eut un sourire ironique quand il lui dit qu'il ne lui voulait pas de mal.
- Et pourquoi je devrais vous croire? Vous êtes tous les mêmes vous les Gestapistes!! J'parie que vous disez ça à tous gens que vous avez prit pour cible! Schuft!!
Il y eut un temps de latence durant laquelle Peter se rendit compte qu'il avait fait une erreur de grammaire assez grossière. Cette réflexion en amena une autre qui amena Peter à prendre enfin conscience de la gravité de sa situation. Il n'y avait pas pensé jusqu'à maintenant mais les Nazis étaient vraiment capables de tout. Il déglutit et ses yeux devinrent humides. Jean pouvait aisément le sentir, il était subitement devenu très sage et arrêtait de gigoter, au lieu de ça il se laissait faire et semblait perdu. Peter leva son visage vers lui, il était blanc comme un linge, totalement terrorisé.
- Qu'est-ce que vous allez me faire?
Peter s'imaginait déjà attaché à un poteau, les yeux bandés, attendant sa mort violente. Il n'en menait vraiment pas large devant le commissaire, il fallait qu'il mette vite fin à ce quiproquo s'il ne voulait pas que le jeune homme ne s'évanouisse de terreur.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Ven 31 Juil - 20:29

Jean eu un silence gêné, ne pas embarrasser le gosse, voilà les objectifs qu’il s’était définis, c’était vraiment réussi. Il fallait faire vite, très vite…
Jean entraîna le gosse à l’écart, écarta le pan droit de son imper pour lui montrer discrètement son insigne de police.
« Je ne vais rien vous faire, mais de vrais gestapistes vont venir, dans très peu de temps, il faut partir, maintenant. »Il avait parlé avec toute la sincérité qu’il pouvait donner, même si c’était peu, trop peu.
Le gosse semblait être un peu plus rassuré, mais il restait méfiant, Jean ne lui en voulait pas, la police française avait le rôle peu flatteur de collaboratrice.
« Allez, il faut y aller »Le flic accentua la pression sur le bras du jeune homme et démarra sa course, Fischer tenta de suivre, mais il trébucha au bout de quelques mètres. La peur semblait lui avoir coupé les jambes. Fischer se leva les jambes encore tremblotantes. Marot n’avait pas le temps d’attendre, ce jeune homme n’était pas en état de piquer un sprint et cela se voyait. Le commissaire soupira, il tendit ses bras, souleva Fischer et le porta jusqu'à la voiture.
Si ses collègues le voyaient.
Jean grimpa du côté conducteur et démarra en trombe. Quelques secondes plus tard les Allemands étaient au milieu du terrain.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Sam 1 Aoû - 15:43

La peur de Peter atteint son paroxysme quand Jean l'isola et commença à écarter son manteau. Peter était tétanisé sur place, il s'en fallut d'ailleurs de peu pour qu'il ne se fasse pas pipi dessus, une seconde de plus et il l'aurait fait mais le fait que ce soit un insigne et non un pistolet fit retomber la terreur d'un cran lui permettant donc de garder le contrôle de sa vessie, a fortiori si ce badge était celui de la police Française. Même si ça ne voulait pas dire qu'il était sortit d'affaire, c'était toujours mieux que de tomber face à un SS ou un Gestapiste. Jean arriva à capter toute l'attention de Peter quand il lui parla des Gestapiste. Encore sous le choc, Peter n'avait put comprendre la phrase, juste des mots isolés : Gestapistes, venir, partir maintenant. Il fut incapable de prononcer un mot aussi se contenta-t-il de secouer la tête de haut en bas d'un air un peu perdu. Par contre la violence de sa réaction le prit totalement au dépourvu et Peter eut du mal à suivre la cadence, ajoutez à ça le fait qu'il était encore sous le choc de la plus grosse frayeur de sa vie et le fait qu'il se soit prit les pieds dans une grosse pierre devant lui, vous obtenez un gadin monumental tellement rapide que même Marot ne put retenir. Peter tomba violemment et sentit son nez percuter violemment le sol. Complètement sonné, il se décolla un peu du sol avec ses bras pour s'apercevoir qu'il avait laissé une petite tache de sang sur le sol et qu'une larme de douleur coulait le long d'une de ses joues. Le nez n'était sans doute pas cassé mais quoi qu'il en soit il saignait et si il avait encore la moindre chance de s'échapper en courant malgré son état psychologique, c'était maintenant foutu car il était secoué émotionellement mais aussi physiquement; les deux réunis ne sont pas recommandés pour la course, Peter put à peine faire deux pas avant de s'effondrer à nouveau mais avec plus de douceur cette fois-ci. Et alors il se passa quelque chose à laquelle il ne s'attendait pas du tout, le commissaire de police le prit dans ses bras et le porta jusqu'à la voiture. Costaud le gars, car même si Peter était un garçon plutôt maigrelet, il avait quand même 14 ans et une bonne quarantaine de kilos. Il se laissa installer docilement sur le siège passager et put aisément remarquer au moment du démarrage que beaucoup de militaires faisaient une descente au terrain de foot. Il se plaqua à nouveau dans le fauteuil et poussa un long soupir de soulagement. Après plusieurs dizaines de secondes d'un silence oppressant où il n'avait fait que fixer ses pieds, Peter ouvrit sa bouche sans arrêter de fixer ses pieds.
- Merci m'sieur...
Après plusieurs secondes de réflexion supplémentaire, Peter releva la tête et regarda enfin le commissaire.
- Pourquoi vous m'avez aider? Et qu'est-ce qui va m'arriver maintenant?
C'était la question la plus préoccupante, car même s'il était hors de danger à court terme, c'était le moyen et le long terme qui posaient problème s'il était recherché par la Gestapo.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Lun 10 Aoû - 20:14

Jean s'accorda enfin un soupir de soulagement, la situation avait été très chaude mais ils étaient sortis d'affaires. L'espace d'un instant Jean s'était vu derrière les barreaux d'une prison, privé de tout ce que pourquoi il s'était battus depuis l'arrivé des allemands, répugnant......

La voiture filait bon train vers le nord, dans les campagnes, la route était dégagée, aucune voiture suspecte n'était en vue. Après avoir frôlé de près les gestapistes, ce calme était vraiment agréable.



« De rien »



Jean poussa un peu plus le pied sur la pédale, il n'appréciait pas beaucoup les remerciements. Le gamin se remit a parler, Jean prit une sortie et s'engagea sur un chemin de campagne.



«Je vous aides parce que je suis censé préserver l'ordre et la justice dans Sarnand, et ce que fond les gestapistes je n'appelle pas ça du travail de flic, pour ce qui est de notre destination, je vous emmène dans un lieu sûr, vous y serez en sécurité jusqu'à ce que je tire les choses au clair, pour ce qui de plus tard, Je n'en sais rien, il faudra espérer que les gestapistes avec leurs problèmes d'importance majeures, vous aient oubliées.»


Jean continua sa route, il fallait qu'il interroge ce gamin, qu'il lui trouve un alibi, peut être même qu'il faudrait inventer un mensonge, la liberté de Peter, peut être même sa vie dépendait de lui.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Lun 10 Aoû - 22:23

Après que Marot eut répondu à Peter, le silence s'installa à nouveau dans la voiture. Peter alternait les périodes d'intense réflexion et de total vide mental. Il eut néanmoins aucun mal à s'apercevoir qu'ils quittaient la ville, s'apercevoir de ceci déclencha chez lui une sorte de déclic, il se mit à paniquer, repensant soudain à quelque chose d'important.
- Ma mère!
Il secoua légèrement le bras de Marot pour attirer son attention.
- Il faut qu'on aille la chercher! J'étais trop petit mais elle m'a raconté ce qu'ils faisaient aux opposants en Allemagne! Ils vont pas se gêner pour le faire en France!!
Il se souvenait de ce que lui avait dit son père, à propos de ces "assassins de nazis" qui avaient tué un des oncles et le grand père du garçon. Il avait put voir des extraits de journaux de propagande vantant fièrement l'horreur de camps tels Dachau. Devant l'absence de réaction trop longue au goût de Peter, il lui secoua à nouveau le bras.
- S'il vous plaît, on peut pas la laisser là-bas...
La voix de Peter était totalement brouillée par la tristesse et deux grosses larmes de désespoir coulaient de ses yeux bleus comme l'océan.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Jeu 13 Aoû - 14:03

Jean s’était arrêté au milieu du chemin de campagne, Peter avait enfin remarqué que Jean ne le faisait pas rentrer au bercail. Le flic ne pouvait pas faire demi-tour, après les évènements revenir en ville n’était pas très prudent.


« Revenir en ville n’est pas prudent, votre mère ne risque rien, si cela peut vous rassurer de la revoir, je la ferai venir demain, pas avant. »

Jean se remit a rouler, la voiture avançait sans prudence levant une épaisse nuée de poussière. Ils passèrent à travers une forêt, roulèrent encore pendant une demie heure, et s’arrêtèrent finalement devant un étang en bordure de forêt. Jean arrêta le moteur et sortit de la voiture, de gros nuages menaçant arrivaient droit sur eux et les roulements du tonnerre se faisaient entendre au loin. Le flic s’éloigna sur la droite sur la berge de l’étang, cachée derrière quelques arbres se tenait une cabane en bois, sur une face latéral de la bicoque, un porche abritait un fouillis d’outils, de cannes a pêches et une Juva 4 cabossée.

« Ici c’est ma résidence secondaire, j’y viens pêcher quand j’ai du temps libre. »
Jean fit pénétrer une grosse clé rouillée dans une serrure de même état, il la fit tourner laborieusement et le déclic se fit soudain entendre.
Jean ouvrit la lourde porte de bois et rentra dans la vielle maison, l’obscurité était totale il mit quelques instants a ouvrir les volets, révèlant enfin l’intérieur de la cabane.
La maison ne comportait que deux pièces. La plus grande faisait cuisine salle de séjour, l’autre comportait un lit et une étagère remplie de livre.

« C’est rudimentaire, mais vivable. »

Jean tira une chaise de sous la grosse table de bois qui mangeait une grosse partie du salon.

« Asseyez vous, il faut qu’on parle. Que faisiez vous le 8 mars tout seul dans la quartier de saint Paul ?"
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Jeu 13 Aoû - 23:39

A la réponse de l'inspecteur, Peter se contenta de se caler dans le siège et d'enfouir son visage entre ses mains. Il sanglota silencieusement pendant cinq bonnes minutes, rien d'hystérique, juste du regret et de la culpabilité, surtout de la culpabilité... Au bout d'un moment, la voiture finit par s'arrêter. L'esprit un peu absent, il ne s'en rendit compte qu'avec un peu de retard. Il suivit donc silencieusement le flic jusqu'à la cabane. En fait ce n'était pas si mal, il ne s'était pas attendu à çà. Il se serrait même cru en Robinson Crusoé si la situation n'était pas aussi grave. Enfin la raison de sa présence ici apparu à ses yeux quand le flic commença l'interrogatoire. Peter eut un petit rire nerveux.
- Alors c'était çà! schiesse... C'était plutôt bien organisé comme mise en scène...
Peter s'asseya à son tour sur une deuxième chaise.
- Si vous pensez que je puisse détenir la moindre information sur quoi que ce soit d'autre que nos terrains de foot favoris, vous allez être déçu...
Après une petite pause il reprit.
- Quand à ce que je faisait là-bas, je me promenais, c'est tout. On à toujours le droit de se promener non?
Sans doute qu'il n'allait pas se contenter de çà. Et puis de toute façon à quoi bon? De toute manière il s'était déjà trahit en faisant référence à la mise en scène. Pourquoi aurait-il imaginé qu'il avait put-être victime d'une mise en scène q'il n'avait rien à se reprocher. D'ailleurs Marot ne fut pas dupe et répliqua à ce qu'il venait de dire.
- Je me suis disputé avec ma mère en revenant de l'école... Je me suis enfui de chez moi...
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Ven 14 Aoû - 22:11

« Je vais être franc avec vous, les gestapistes vous recherches.Vous êtes ici parce que j’ai cru bon que vous soyez a l’écart le temps que la SIPO-SD comprenne que vous n’êtes qu’un gamin sans histoire, et pour le prouvez j’ai besoin de réponses correctes. Je suis ici pour vous aider, si vous refusez mon aide, c’est la gestapo qui se chargera de vous et mes méthodes sont beaucoup plus douces que celles de nos amis allemands. Alors vous allez commencer par prendre un autre ton et me répondre sans mentir. »
Que le gosse comprenne vite, sinon Marot allait faire "Boum" .
Le gosse lui expliqua qu'il s'était disputé avec sa mère et qu'il s'était enfui. Pas bien futé et dire qu'il avait pris le garçon comme quelqu'un d'intelligent.

« Et ensuite que c’est il passé? »

Jean se prit un cigare et pour ne pas incomoder le garçon il le macha sans l'allumer.

" Il n'y avait autre témoin de cette petite escapade nocturne ? "


Dernière édition par Jean Marot le Dim 16 Aoû - 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Dim 16 Aoû - 22:53

Peter paraissait réfléchir aux mots qu'il allait employer, même si c'était un policier Français, il fallait néanmoins ne pas se laisser allerà une confiance trop execssive.
- J'ai erré un temps et puis je me suis assis sur un muret. C'est à ce moment là qu'est passé le Gestapiste. Il est descendu de sa voiture et il m'a demandé s'il voulait qu'il me raccompagne chez lui. Je hais ces types mais je ne suis pas fou non plus. Je lui ait répondu négativement sur un ton peut-être un peu insolent mais je suis loin de l'avoir insulté. Çà lui à pas plut, il à claqué des doigts et une espèce de barrique immense est sorti de la voiture pour essayer de m'enlever...
Peter préférait ne pas trop évoquer ce passage là, il gardait le souvenir de la balle sifflant à quelques centimètres de ses oreilles gravé dans sa mémoire. Marot lui demanda ensuite s'il y avait eut des témoins.
- Nein, il n'y en avait pas. Enfin je pense pas, j'ai appelé à l'aide et personne n'est venu...
Peter regardait ses pieds, l'air dans la lune mais aussi triste, choqué et déçu tout à la fois. Il marmonna pour lui même.
- Même quand ils ont tiré...
En fait, il retrouva très vite le sourire alors qu'il s'apprêtait à développer un peu plus. Même s'il en avait eut mal pour le molosse, c'était plutôt comique à y repenser, une sorte de David contre Goliath. Moins d'une seconde après la fin de sa précédente phrase il reprenait.
- Je lui ai mit mon pied dans ses... Enfin voilà quoi...
En voyant le sérieux de l'inspecteur, Peter reprit tout de suite le sien.
- J'ai paniqué! Ils essayaient de m'enlever, en plus il m'a pratiquement déboité l'épaule. Je sais que j'aurais pas dut faire çà, j'ai pas réfléchit...
Peter baissa la tête, comme un enfant qu'on gronde, car enfant il l'était et grondé, il n'allait pas tarder à l'être sûrement...
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Lun 17 Aoû - 15:43

Grondé, quelqu’un allait l’être mais sûrement pas Peter. Un coup de pied au "tagada tsoin tsoin" d’un boche, quel culot !
Si la situation n’était pas aussi grave Marot aurait sûrement applaudi. Pourtant cela avait beau être amusant, cela n’arrangeait en rien le problème du jeune homme, et c’est pour cette raison que le commissaire gardait son sérieux.

« La situation n’a rien d’enthousiasmante, vous vous promenez seul la nuit dans un quartier dit communiste, vous rencontrez le chef de la gestapo, vous lui faite comprendre peu sympathiquement que vous n’avez aucunement envie de son aide, il vous envoie l’armoire a glace, vous lui envoyez un coup de pied dans le "tirlipimpon", vous vous enfuyez et vous vous faîtes canarder. Quelle soirée »

Face à un bon officier nazi, bien dur et sans aucune trace d’humanité, le cas Fisher était indéfendable. Face a Siedler, on avait peut être une chance, l’officier était un peu plus laxiste, que la plupart de ses congénères, un peu plus apte a pardonner…..Un peu plus humain !

« Je peux faire quelque chose pour vous cette fois ci, mais vous devez apprendre à mieux cacher votre haine. »

"Cacher sa haine", sortant de la bouche de Marot ces trois mots avaient une teinte plutôt ironique.

« Vous devez être très prudent, je pourrai vous relaxer une fois mais pas deux.»
L’interrogatoire était terminé, maintenant il s’agissait de défendre Peter devant Siedler et ça n’allait sûrement ne pas être facile.

« Vous n'avez rien d' autre à me dire ? »
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Mar 18 Aoû - 23:57

Contre toute attente, il ne se prit pas une gifle, ni un coup de baguette sur les doigts, même pas une engueulade, rien du tout... Il était pas normal ce flic! D'un sens tant mieux pour Peter.
Il redressa donc sa tête, il avait l'air ridicule à reluquer comme çà ses pieds, et écouta ce que le comissaire avait à lui dire. Il voulait "plaider sa cause", tout espoir n'était donc peut-être pas perdu! Peut-être pourrait-il revenir à une vie normale, enfin normale... Elle ne le serait pas tant que ses "compatriotes" d'outre rhin seraient toujours en France mais çà... Il n'y avait pas grand chose à y faire. Cacher sa haine, çà n'allait pas être facile mais si c'était la le seul moyen pour ne pas se retrouver à Dachau, il ferait bien un effort.

- Rien d'autre à vous dire? Je vous l'ai dit, à part nos terrains de jeu préférés je sais rien sur rien.
En fait, il connaissait les noms de quelques uns de ses camarades qui avaient repeint la façade de la Kommandatur avec des œufs quelques jours plus tôt mais cela l'étonnerait fortement que çà puisse être considéré comme du grand banditisme, mais pour des nazis.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Mar 1 Sep - 19:58

La soirée était bien entammée, le crépuscule tombait et la nuit noirs se tintait d'une myriade de points lumineux
" Parfait, ne parlez a personne de l'entretien que nous avons eux... Vous n'êtes jamais venu ici, tachez d'oublier l'emplacement de cette maison. Si l'on apprenait que j'ai un refuge au millieu des bois, cela risquerait de faire hausser plus d'un sourcil, quand vous serez chez vous, tachez d'inventer un bon mensonge a votre mère."

Jean esperait que le gosse allait tenir sa langue, si il parlait, le flic risquerait gros que le gamin.

"Je vous recontacterez plus tard, cela peut prendre plusieurs jours pour avoir rendez vous a vec Siedler,mais si je gueule bien fort, en général c'est assez rapide."

Jean épousseta d'un revers de main sa chemise, il y'allait y'avoir du spectacle
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Mar 1 Sep - 23:47

Peter acquiesça silencieusement à toutes les dires du policier, il n'avait pas envie de la ramener et de toute façon que pouvait-il bien dire de plus? Par contre il eut une grimace quand il lui dit qu'il devrait mentir à sa mère, sentant déjà la gifle arriver, après tout une de plus ou de moins... Dire qu'elle battait son enfant était beaucoup trop fort, non, elle l'adorait et réciproquement, mais elle était de ses parents quine reculaient pas devant une crêpe si le dialogue échouait, peut-être un peu plus prompte à dégainer que la normale. Et comme Peter avait son caractère bien à lui, il lui arrivait donc assez souvent que le dialogue "échoue" avec lui... En attendant c'était surtout le fait de lui mentir qui le gênait, et surtout de trouver quelque chose de crédible ce qui ne serait pas facile.
- Donc, si je comprend bien, je passe quelques jours ici le temps de me faire oublier et ensuite vous me ramenez chez moi?
Peter eut un sourire en repensant à tout à l'heure quand il avait supplié à Marot d'aller chercher sa mère, il se sentait plutôt ridicule en y repensant mais dans le feu de l'action, il avait vraiment cru que la Gestapo avait fait une descente rien que pour le choper lui, Peter Fischer, Le grand criminel casse burnes.
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Dim 6 Sep - 20:29

" Une journée serait suffisante, je pourrai venir vous cherchez demain dans l'après midi. Vous avez tous le confort necessaire ici."Jean se leva et s'approcha d'une armoire poussièreuse située dans un
recoin sombre de la pièce.
" Vous avez la bouffe ici, tout est a manger froid j'ai pas de moyen de la faire chauffer. Vous avez le lit dans la pièce d'a coté. Couvrez vous bien les nuits sont fraiches. Pour vous laver, piquez une tête dans le lac. "
Jean se retourna et fixa le garçon d'un air grave.
"Ne sortez jamais en foret, on s'y perd facilement.... Et on ne sait jamais sur qui l'on va tomber."
Jean réajusta le col de sa veste et s'approcha de la porte d'entrée.
" Ah j'oubliais , Si vous pour une quelquonque raison, vous avez besoin de quitter la maison. Les clées de la Juva 4 sont sous le matelas."Le flic tourna la poignée de la porte qui s'ouvrit en grinçant.
"Je vous souhaite une bonne nuit."
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Dim 6 Sep - 22:10

Maintenant Jean commençait le briefing à propos de sa vie quotiqienne à venir dans la maison, vie en solitaire qui allait être plutôt courte étant donné qu'il disait vouloir revenir le chercher le lendemain. Il retint particulièrement son conseil de bien se couvrir la nuit, il commençait déja à faire frais, de plus étant donné que Peter avait encore sur lui sa tenue de sport et qu'il n'y avait pas de poëlle, il allait peut-être se mettre à grelotter... Un poëlle, c'était d'ailleurs la seule chose qui manquait à cette petite cabane pour faire une parfaite retraite, il allait se plaire ici, en fait çà semblait plus un cadeau qu'une contrainte à ses yeux.
- Merci.
Ce mot suivit juste après que l'inspecteur lui ait souhaité de passer une bonne nuit. Peter resta encore immobile une petite minute après que ce dernier soit partit avant de se lever. Il sortit de la cabane et fit quelques mètres en respirant à pleins poumons l'air frais imprégné de senteurs sapin. Une fois ceci fait, il ôta ses vêtements et alla se plonger délicatement dans l'eau dont la fraîcheur le fit grimacer, mais il fallait bien conservcer un minimum d'hygiène non? D'ailleurs, une fois sortit, il se demanda s'il pouvait pas aussi laver ses vêtements, après avoir chercher sous un meuble de cuisine, il trouva un savon dont il se servit (comme un manche d'ailleurs) pour nettoyer sa tenue. Une fois ceci fait, il les tendit sur un fil et alla farfouiller le placard à la recherche de vêtements, s'il ne lui disait rien, il ne pourrait pas lui en vouloir d'avoir prit un vêtement non?
C'est d'ailleurs en fouillant l'armoire que sa main entra en contact avec quelque chose de lisse et froid qui lui fit la retirer aussitôt, après quelques secondes, il la replongea à nouveau et sortit un fusil de chasse du placard, chargé. Il considéra l'arme avec intérêt pndant une ou deux secondes avant de la remettre à sa place pour s'occuper des vêtements. Du peu de vêtements disponibles, aucun ne lui allait il essaya plusieurs pantalons mais même en utilisant une paire de bretelles remontées à leur maximum, ses derniers lui arrivaient à mi-cuisse, quand aux chemises, les manches étaient presque deux fois trop longues, il se rabattit donc sur une robe de chambre pas très esthétique mais qui au moins lui offrait un peu de pudeur.
Après avoir mangé une boîte de haricots froids (beurk!) il alla se coller sous la couette et passa une bonne partie de la soirée à lire un petit livre qu'il avait trouvé à la lueur de la lempe à pétrole.
Quand il se réveilla le landemain, il s'empressa d'aller décrocher sa tenue de foot et la passer afin d'être prêt pour quand Marot viendrait le chercher. Ce qui ne tarda pas d'ailleurs, ce dernier trouva Peter assis au bord du petit lac, une canne à pêche à la main. Il adressa un grand sourire à son bienfaiteur avant de relancer la ligne.

- Bonjour!
Après avoir passé quelques secondes concentré sur sa canne il expliqua.
- Mon père m'avait montré comment pêcher quand j'avais 11 ans, j'aime bien...
Peter poussa ensuite un long soupir à cette pensée.
- Il est mort à la guerre...
Drôle de guerre qu'ils l'appelait, pas si drôle que çà finalement...
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Ven 25 Sep - 22:15

Jean était préoccupé, il n’avait pas comme prévu pu avoir un entretien avec Siedler. Le gamin n’était pour le moment en aucun cas sortit d’affaire. Il était impensable de le garder une journée de plus chez lui une journée de plus. Que faillait t’il faire ? Le plus simple était de le ramener chez lui, mais on s’exposait à des risques. Les communistes étaient de plus en plus excités est cela renforçait leur paranoïa, je les soupçonnais même de me croire communiste.
De toutes façon il n’y avait aucune autre solution censée, il fallait de nouveau jouer avec le feu.

Jean stoppa sa Traction avant, le jeune homme était sur les rives du lac.

« D’un certain point de vue les morts ont plus de chance que nous. Moi-même, je n’espère pas vivre longtemps dans un monde régie par le nazisme. »

Jean s’assit à coté jeune homme.

« Je n’ai pas pu joindre Siedler, je vais vous ramener chez vous, il est impensable que je vous garde ici…Si vous croyez au bon Dieu, priez le car si les gestapistes vous remarquaient ce serait une vraie catastrophe. »
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MessageSujet: Re: [15.03.1941] L'esprit de compétition   Ven 25 Sep - 23:18

Peter haussa un sourcil quand Marot lui donna son point de vue à propos de la guerre. D'un certain point de vue... Bizarre comme point de vue, lui était privé d'un père, sa mère de son mari et son père lui même, privé de sa vie. Il n'avait pas vraiment l'impression que c'était de la chance mais en même temps... Le nazisme était si effrayant que ses parents avaient dût quitter leur terre natale à cause de çà, ce fait mieux que n'importe quel autre lui rappelait combien les National-Socialistes étaient dangereux. Peter alla ranger la canne à pêche sans un mot. Finalement cela s'annonçait plus mal qu'il ne l'avait espéré. Faire profil bas n'allait pas devoir être bien difficile. Éviter pendant quelques temps d'aller écraser des œufs sur la Kommandantur ne devrait pas être bien difficile cependant. Sans dire un autre mot. Peter s'assit à l'avant de la voiture et essaya de penser à autre chose au cours du voyage. Quand il le déposa devant chez lui, Peter se retourna quand même.
- En tout cas merci pour ce que vous avez fait pour moi. Au revoir.
Et il ferma la porte. Quelques secondes plus tard il montait l'escalier s'imaginant qu'elle explication il allait bien pouvoir fournir, une minute plus tard il commençait à s'expliquer à sa mère morte d'inquiétude. Contrairement à ce qu'il aurait pensé, il ne reçu pas de fessée. Même pas une gifle rien... Juste un câlin de la part de sa chair. Finalement, çà allait être une bonne journée.
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