Quand les tracts se multiplient (17/03/1941) - Page 2


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 

Quand les tracts se multiplient (17/03/1941)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Allemand
avatar

Messages RP : 238
Messages : 469
Âge du personnage : 31 ans

MessageSujet: Re: Quand les tracts se multiplient (17/03/1941)   Mer 16 Sep - 15:40

Siedler serra les dents et imagina que Pfeffel cassait le nez de cet abruti de Wienke. Il pensa à lui rétorquer que l'adolescent avait très bien pu se tromper et que si ça se trouve, il regardait dans le vide et que comme par hasard le vide atterrissait là, mais il était hors de question de perdre du temps à se justifier. La police, c'était lui, merde à la fin ! C'est devant lui qu'on se justifiait, pas le contraire !

Il pensa aussi à envoyer quelque réplique cinglante. Comme demander à Wienke si par hasard il était incapable de lire le grade sur son uniforme, et s'il en était ainsi de tous les imbéciles heureux que contenaient la Luftwaffe puisque Abendroth avait commis le même oubli à peine une heure plus tôt. Etait-ce la France qui effaçait la peur de la Gestapo ? Heinz trouvait souvent cette peur dérangeante, d'autant qu'en Allemagne il n'avait pas travaillé dans cette branche du SD, mais parfois l'inconscience de certains de ses interlocuteurs le surprenaient plus que la qualité de la nourriture locale.

Il pesa soigneusement ses mots lorsqu'il répondit ; toutefois, cela ne lui prit guère de temps, tant il avait l'habitude de voir ce genre de langue de bois pratiquée par ses supérieurs berlinois.

"J'apprécie votre volonté de coopérer, Herr Oberstleutnant."

Il se fendit d'un début de sourire qui pouvait paraître un peu carnassier : l'image de Pfeffel tapant sur l'officier s'il n'était pas content de sa solution facilitait grandement la démonstration d'autorité.

"J'ose espérer que l'exemple sera suffisant pour qu'à l'avenir, tous les habitants de Sarnand se rappellent qu'ils doivent un certain respect aux officiers -même ceux-" surtout ceux "du service de sécurité du Reich et que la discipline n'est pas une option. N'est-ce pas ?"

Le sourire fondit.

"Flieger Abendroth, je crains que nous n'ayons pas le temps de jouer les nourrices à plein temps, voyez vous. Vous recevrez une convocation pour, disons... trois ou quatre jours par semaine, pendant un mois. Je vous conseille -amicalement- de venir correctement habillé et de réviser vos leçons de politesse. Si vous veniez à vous montrer décevant, il serait dommage que l'Oberstleutnant Wienke doive supporter les conséquences de votre mauvaise conduite une nouvelle fois."

Il se tourna de nouveau vers Wienke.

"J'avais à vous voir pour une affaire plus sérieuse que celle ci, mais il se fait tard et j'ai d'autres problèmes à régler. Vous recevrez une missive à ce propos,"
ce qui n'était pas très courtois, mais tant pis. "En attendant, j'aimerai que vous me communiquiez toutes les informations que vous aurez sur de nouveaux tracts qui pourrait apparaitre. Messieurs, je vous souhaite une bonne journée."

Il se fendit d'un salut hitlérien de circonstances, puis sortit, un sentiment de victoire mêlé à une dérangeante impression de fuite.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Allemand
avatar

Messages RP : 10
Messages : 75
Âge du personnage : 42 ans

MessageSujet: Re: Quand les tracts se multiplient (17/03/1941)   Dim 27 Sep - 0:30

Siedler était parti avant que Frederick pût répondre et celui-ci s'en trouvait quelque peu contrarié. Le ton acide du gestapiste prouvait qu'il s'était mépris quant aux intentions et pensées du commandant qui n'avait nullement eu l'intention de dénigrer son autorité, chose qui aurait été quelque peu étrange étant donné son statut. Wienke considérait qu'en temps que gradé, il devait respecter les autres gradés pour garder le respect. Après, si Siedler n'était pas capable de prendre les choses avec un minimum de philosophie, c'était son problème.

En attendant, l'autre problème dont Heinz semblait vouloir lui parler le préoccupait quelque peu, il aurait préféré en parler de vive voix avec lui. En effet cette histoire de tracts était préoccupante mais surtout la racine du problème lui paraissait déjà bien boueuse. Une résistance organisée à Montreuil était le signe évident d'une contestation populaire, pas besoin d'être un génie pour le deviner. Et qui disait contestation populaire disait invariablement troubles avec les forces de l'ordre et, dans le pire des cas, massacres de civils au final. Et cela, Wienke n'en voulait pas. Notamment parce que dans les civils se trouvait une personne qu'il n'avait pas spécialement envie de voir morte.

Après un instant de silence, il se tourna vers son neveu, le visage fermé. Toutes ces considérations mises à part, Abendroth avait vraiment poussé le bouchon trop loin, quelle qu'en fût la raison, et venait de déshonorer son nom et son rang. D'un regard vaguement méprisant et déçu, Frederick le lui fit bien comprendre.

- Vous mériteriez d'être viré de l'armée, Wolfgang. Herr Siedler ne l'a pas jugé nécessaire mais je ne vous protègerai pas éternellement. Tenez-vous à carreau. Sinon, non seulement Orion vous sera enlevé, mais en plus vous perdrez toute chance de briller dans la Luftwaffe. Songez un peu à votre avenir comme commis de boucher ! Vous voulez donc tant que ça faire honte à votre famille ?

Les doigts crispés sur le bureau, Wienke fit signe au jeune homme de sortir, le visage inhabituellement fermé et impénétrable.

- Hors de ma vue, et ne vous avisez pas de mettre un orteil hors des limites dans les prochaines semaines.

La discussion était close.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Allemand
avatar

Messages RP : 217
Messages : 395
Âge du personnage : 16 ans

MessageSujet: Re: Quand les tracts se multiplient (17/03/1941)   Sam 3 Oct - 14:26

Pendant tout le discours des deux hommes, Wolfgang resta immobile et les poings serrés. Il ne devait pas réagir et il comptait bien rester de marbre malgré leurs insinuations. Comme s’il était là uniquement pour jouer, non, il savait qu’il était dans la vraie vie et que rien ne pourrait plus jamais lui être pardonné.

Mais la réflexion qu’il avait eue sur la véritable raison de l’énervement de l’homme lui permettait de tenir encore et toujours devant les deux adultes. Jamais il ne se serait sentit aussi calme intérieurement s’il n’avait pas cette idée particulière en tête. Cela n’était pas certain, mais tout concordait et s’il y avait une chose qu’il ne fallait jamais oublier avec Wolfgang c’était qu’il n’était pas idiot. Il savait réfléchir et, pire, il aimait ça. Donc tant pis pour le chef de la Gestapo, il trouverait un moyen de lui faire comprendre ce qu’il avait deviné.

Oh, jamais il ne se risquerait à le faire chanter, il ne fallait pas pousser. Mais avec cette simple information entre ses mains, l’homme serait peut-être un peu plus compréhensif.

En attendant, il était maintenant sortit et c’était son oncle qui le rabrouait. Il ferma son visage et attendit que l’averse soit passée. Dès que l’ordre lui fut donné, il claqua des talons et sortit rapidement. Mais juste avant de fermer la porte, il rassura son très cher parent.

- A vos ordres !

Il n’ajouta rien, cela serait totalement inutile. Mais jamais il ne pardonnerait à son parent d’avoir été aussi lâche devant l’autre homme. Et mine de rien, cela faisait pas mal de rancœur qu’il accumulait…
_________________

Avatar from Ulenka
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Quand les tracts se multiplient (17/03/1941)   

Revenir en haut Aller en bas

Quand les tracts se multiplient (17/03/1941)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Die Adler :: Base aérienne de Sarnand :: Le château :: La grande tour-