Adrien Leroy


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Adrien Leroy

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Âge du personnage : 33 ans

MessageSujet: Adrien Leroy   Dim 2 Aoû - 16:17

Fiche de personnage


Nom : Leroy

Prénom : Adrien

Âge : 33 ans

Nationalité : Française

Métier : Prêtre diocésain, curé de Montreuil

Description physique :



Le visage d'Adrien est un visage des plus communs. Des yeux noisettes, peu expressifs, sont surplombés par une arcade sourcilière marquée et fournie de sourcils bien déterminés. Une chevelure brune soigneusement coiffée en arrière laisse entrevoir les premières rides sur son front large lorsque l'inquiétude ou la colère le gagnent. Son teint hâle rapidement au soleil et étant un homme d'extérieur, vous ne le verrez que très rarement pâle.

Cependant, vous pouvez facilement le reconnaître, et à cela trois raisons.
Tout d'abord, point non négligeable, il ne quitte que très rarement sa soutane, sauf pour célébrer les offices ou pour faire un peu de sport. Bien entendu, vous pourrez toujours le reconnaître avec grande facilité, ayant _ et cette fois-ci sans exception _ son col romain.
Deuxième point, il est, certes, d'une taille tout à fait honorable _ toisant les un mètre soixante-dix-sept _, mais d'une carrure robuste, aux larges épaules, bâtie pour les travaux physiques.
Cette silhouette, que l'on peut également nommée " sportive ", lui valut d'ailleurs le kangourou comme totem lorsqu'il était encore scoute, et le magnifique surnom de " Kang' ", qui le suit encore aujourd'hui.

Vous l'avez donc compris, l'ecclésiastique ne passe que difficilement inaperçu lorsqu'il sort dans les ruelles de Montreuil.

Description mentale :




Adrien est un homme calme et posé, qui est cependant très tête en l'air. Il n'est pas rare de le voir arriver en retard à un rendez-vous si celui-ci n'a été noté sur son petit calepin ( qui le suit maintenant partout ). Ce défaut est d'ailleurs accentué par sa grande attention qu'il met dans chacun de ses travaux, se retrouvant alors vite déconnecté du monde...souvent, il ne voit l'heure passer. Cela est surtout vrai lorsqu'il prie, lit, ou fait du sport, trois activités qui le tiennent particulièrement à coeur.
Les deux premières ne surprennent personne. La prière est une des vocations premières d'un prêtre. Quant à la lecture, il n'est pas rare de voir des ecclésiastiques dit " intellectuels ". Ce qui surprend le plus n'est autre que le sport, les laïques ayant comme image du prêtre un homme cloîtré dans son presbytère ou son église, a ( justement ) lire et prier. Adrien doit donc parfois rappeler que la soutane n'est pas incompatible avec l'exercice physique ! Il y est d'ailleurs très attaché, lui, l'enfant de la campagne, ne s'imaginerait pas enfermé à longueur de journée. Il troque donc souvent sa soutane contre de vieux vêtements et part jouer avec son petit groupe de jeunes. Ses sports de prédilections ne sont autres que le foot ( ce n'est pas un homme pour rien ! ) et la randonnée pédestre. Il organise d'ailleurs régulièrement des excursions avec son groupe, au grand désespoir de Monseigneur Garnier, son supérieur hiérarchique. Ce dernier trouve le jeune prêtre " trop entreprenant " et " pas assez conventionnel ", même s'il approuve souvent ses initiatives, après l'avoir mis en garde de ne pas trop en faire.

Il est vrai qu'Adrien a mis un point d'honneur à s'occuper des grands adolescents et jeunes adultes de Montreuil et des alentours ( tout en essayant de ne pas délaisser les enfants ) : il fait l'aumônerie, le catéchisme, a créé un groupe de prière, fait quelques enseignements, organise des excursions et des partis de foot... c'est ainsi qu'il peut se sentir proche de la population.

Quant à ses autres défauts, nous pouvons citer entre autre son côté bordélique ou encore son appétit vorace. En soit, cela n'est tellement gênant, mais en ce temps de guerre le curé souffre des restrictions. Elles sont les mêmes pour tout le monde...

La guerre...en tant que prêtre, son opinion fut attendu par la population. Et qu'en est-elle ? Comme 70 % de la population, il n'aime vraiment les allemands. Et comme 85 % de la population, il est ce qu'on appelle " passif ". En effet, il a un immense respect pour les résistants et n'hésiterait à les cacher si nécessaire, mais il ne prendrait jamais les armes, cela est contre ses convictions. Néanmoins, il ne refuserait jamais l'absolution à un nazi. Cette action fut d'ailleurs mal comprise par un de ses amis " Tu donnes l'absolution à un nazi maintenant ?" Il lui répondit " Tu sais, Jean, certaines personnes biens sont amenées à faire de terribles choses. Tu ne peux juger le coeur des gens. "


" C'est avec l'Amour que nous vaincrons, pas avec les fusils. Les nazis disparaîtrons un jour parce que le Démon se dévore lui-même. Cependant si l'Amour est vaincue, les nazis reviendrons, mais sous une autre forme. "

Histoire :




1905 : Mariage de Joachim Leroy et Anne Dupuits

Ce fut une fête dans le petit village de Pouligny-St-Pierre, bourg adjacent à Montreuil. Les deux enfants du pays se marièrent, eux qui se connaissaient depuis l'enfance, à l'âge respectif de 19 et 17 ans. N'étaient-ils pas fait l'un pour l'autre ? Après tout, leur prénom s'y prêtait à merveille.
Lui cultivait une ferme moyenne de 20 hectares, elle devint son aide et femme au foyer.

Deux années plus tard, un heureux évènement était prévu. L'excitation des jeunes adultes était à son comble, leur premier enfant allait bientôt naître. Pierre naquit le 25 mars 1906. Quel fut la joie du père lorsqu'il sut qu'il eut un fils ! Et malgré leur situation financière _ qui était telle la plupart des ruraux_, et les remontrances de sa femme, il organisa un grand banquet pour son baptême.

" Tu es Petrus, et super hanc Petram aedificabo Ecclesiam meam,
Et portae inferi non praevalebunt adversus eam,
Et tibi dabo claves regni coelorum,
Et quodcumque ligaveris super terram, erit ligatum et in coelis,
Et quodcumque solveris super terram, erit solutum et in coelis. "

Cependant tel un orage soudain, le nourrisson fut emporté par la variole quelques semaines à peine après sa naissance. La mortalité infantile était certes fréquente, et le risque toujours présent, mais la perte d'un enfant est toujours bien trop douloureuse. Anne en fut particulièrement affectée et une nouvelle naissance se fit attendre.
Celle-ci survint deux ans plus tard.

25 octobre 1908 : Fête du Christ Roi, Naissance d'Adrien.

Ce fut en ce jour de fête qu'un petit être décida de voir le jour. L'accouchement fut long, l'attente difficile pour le père. Néanmoins, tout se passa à merveille.
Sa vie de nourrisson fut sans encombre et put ainsi donner lieu à trois naissances successives : Charlotte, le 19 février 1911, Philippe, le 2 mars 1912 et Gabriel, le 16 janvier 1913.

Etant ainsi l'aîné d'une fratrie de quatre enfants _ dont trois garçons _, Adrien mit un point d'honneur a toujours les protéger, même si cela devait le conduire à une bagarre. Ce qui arriva assez fréquemment pour les garçons, les enfants de Pouligny-St-Pierre Haut cherchant souvent des noises à ceux de Pouligny-St-Pierre Bas ( dont ils faisaient parti ), selon ses dires. Et même si " ils leur flanquaient toujours une raclée ", l'euphorie de la victoire retombait bien vite lorsqu'ils rentraient chez eux, vêtements salis, parfois abimés, la figure souvent égratignée.
Leur pauvre mère s'exclamait alors :
"Ah Seigneur ! Mais que vais-je faire de vous ?! Regardez vos habits ! Et vos visages ! Allez vite vous laver avant que votre père ne revienne !"
Avant de souffler, doucement :
"Avez-vous au moins gagné ?"
"Oui maman" Répondaient-ils tous en coeur, troquant leur mine désolée contre de la fierté. Anne ne pouvait alors que difficilement cacher un sourire, satisfaite de cette victoire...elle aussi avait appartenu aux enfants du Bas.

C'est ainsi que le jeune Adrien passa son enfance, entre bagarres, pénibles travaux dans les champs, rigueur à l'école, découverte de la foi. En effet, il fut très tôt appelé, tout comme ses frères, à servir la messe, chaque matin avant de partir en classe. Bien entendu, il ne comprenait grand chose au latin, mais il sentit très tôt le caractère sacré de cette célébration. Son intérêt pour la religion grandit avec l'âge, et il n'était pas rare de le voir rester après l'heure de catéchisme pour poser ses questions au curé Blanchard. C'était un vieil homme voûté, au regard tendre et au sourire amusé qui répondait sans artifices aux interrogations de ce petit garçon d'à peine 10 ans qui affirmait vouloir devenir comme lui.




Les années passèrent, ce désir de prêtrise s'étouffa avec l'adolescence et les premières amourettes. Puis vint l'âge de choisir son orientation en vue de son futur métier. Adrien n'était un garçon bête et aimait les enfants comme la littérature. Son entrée au petit séminaire à l'âge de 12 ans lui avait permis de pouvoir envisager un bon métier. Cette scolarité un peu spéciale fut également marquée par la rencontre d'un très proche ami, Lucien Lefèvre, qui se révèlera le moteur de son sacerdoce. Mais pour l'instant, le jeune homme envisageait des études pour devenir instituteur _ ce qu'il put commencer, avec détermination et travail _ alors que Lucien rentrait au grand séminaire.

Cette nouvelle, inattendue, fut accueillie avec joie et fit ressurgir les désirs d'enfance d'Adrien. Dieu l'appelait-il ? Cette question fut mûrement réfléchie pendant de longs mois, grâce à la prière et aux conseils du père Blanchard. C'était en effet une décision importante qu'il devait prendre, s'étant fiancé à une jeune demoiselle. Mais l'appelle à l'Amour du Christ fut plus fort que l'amour terrestre et ce fut à la mort du vieux curé que l'aîné des enfants Leroy abandonna ses études, sa vie de laïque et annonça, à son tour, son entrée au grand séminaire. Il avait alors 21 ans. Sa fiancée, quant à elle, l'avait accompagné dans ce moment de doute, et ne fut surprise par sa décision. Bien entendu, la tristesse était visible dans ses prunelles, mais la joie sincère de son sourire rassura le nouveau séminariste. Il pouvait maintenant se préparer au sacerdoce en paix.

29 juin 1935 : Ordination

Ce fut traditionnellement le 29 juin, fête solennelle de Saint Pierre et de Saint Paul, qu'il fut ordonné prêtre avec dix autres séminaristes, à la cathédrale de Strasbourg. Ce jour fut merveilleux pour lui et restera à jamais graver dans sa mémoire. Enfin il allait devenir un apôtre du Christ.
Quelques jours plus tard, il reçut sa paroisse : Montreuil.
L'enfant retournait au pays. Il était alors dans l'année de ses 27 printemps.


Dernière édition par Adrien Leroy le Mar 4 Aoû - 17:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Adrien Leroy   Mar 4 Aoû - 17:04

Relations :
-Ses parents, Anne et Joachim Leroy : Il entretient encore une relation avec eux, leur écrivant souvent lorsqu'il ne peut leur rendre visite.
-Sa soeur Charlotte, Dominicaine de l'Eucharistie, rebaptisée Soeur Marie Euphrasie : Leur relation n'est autre qu'épistolaire et, il faut l'avouer, peu régulière.
-Son frère, Philippe : Habitant non loin de Montreuil _ ayant repris l'exploitation familiale _, il le voit assez fréquemment.
-Son frère, Gabriel : Parti en " zone libre " à l'arrivée Allemande. N'a que de très rares nouvelles depuis.

-Père Lucien Lefèvre : Leur amitié est toujours restée solide, malgré son départ pour Sélestat.

-Le père Leroy est en général apprécié de la population et surtout des enfants-adolescents et jeunes adultes, de par les nombreuses activités qu'il leur propose.

Dragon : Aucun

Texte personnel :

Adrien était confortablement assis sur une large pierre dans le jardin du presbytère. Son buste penché en avant, son coude appuyait sur sa cuisse sous le poids de sa tête, prise dans sa main. Sur ses genoux trônait un livre, un de ses vieux livres sur la vie d'un Saint qu'il affectionnait tout particulièrement. Et prit par la lecture, il n'entendit entrer les trois intrus.

-Je te l'avais dit - souffla une voix féminine, avant d'interpeler le prêtre - Adrien !

Ce dernier eut juste le temps de se lever dans un sursaut qu'une jeune femme était déjà dans ses bras. Ce choc inattendu lui fit presque perdre l'équilibre, et il dut reculer d'un pas pour se remettre d'aplombs. Inutile de préciser son étonnement_ ses yeux écarquillés et sa bouche entre-ouverte le montrèrent d'ailleurs à merveille _ qui ne dura que quelques secondes. En effet, cette chevelure blonde, cette voix, cette odeur...il les connaissait, tout comme cet homme au sourire amusé qui attendait en retrait, mains dans les poches, et cette petite fille à ses côtés.

-Elisabeth !

Son visage s'illumina d'une surprise joyeuse avant que ses bras ne sert cette taille qui ne lui parut plus si svelte que cela...

-Que fais-tu ici ?

Ladite Elisabeth se détacha de l'ecclésiastique, un large sourire aux lèvres.

-Je passais près de Montreuil et nous avons décidé de te faire une surprise...

A ce " nous ", elle détourna son regard vers le second " intrus " qui se rapprocha doucement en compagnie de l'enfant, tout en prenant la parole.

-Comment vas-tu Adrien ?
-Jacques, heureux de te revoir ! - Ils se serrèrent la main dans une bonne poignée - Je te remercie, et toi ?
-Très bien, malgré la situation actuelle de Paris...c'est d'ailleurs cela qui nous a décidé de prendre un peu de vacances, surtout pour Elisabeth, je veux tout faire pour que sa grossesse se passe bien...

Dans un geste aimant, il posa la main sur le ventre quelque peu arrondi de sa femme.

-Je vous comprends, la grossesse est un moment important dans la vie d'un couple...

Le prêtre regarda tendrement ces époux avant de glisser son regard sur leur petite fille. Elle était le portrait craché de sa mère...un teint frais, des yeux vert d'eau, une chevelure dorée, une allure frêle... cela lui rappela son enfance, la première fois qu'il rencontra Elisabeth. Ils n'avaient alors qu'à peine cinq ans, elle venait d'emménager à Pouligny-St-Pierre Bas. Quinze ans plus tard ils se fiançaient. A son entrée au grand séminaire, elle partit à Paris où elle rencontra Jacques, un journaliste dans un bon journal. Cela faisait maintenant plus de sept ans qu'ils s'étaient mariés.
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