Paquet-surprise (03.04.1941)


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Paquet-surprise (03.04.1941)

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MessageSujet: Paquet-surprise (03.04.1941)   Dim 30 Aoû - 22:23

Décidément, les chercheurs étaient les membres d’une race à part. Non contents d’envoyer des lettres par milliers, sous prétexte de partager leurs nouvelles découvertes ou leurs soucis, ils s’échangeaient des colis parfois très suspects, qui ne ressemblaient en rien aux innocentes confitures emballées par Grand-Maman, ou aux boîtes des chapeaux commandés à Paris. Certains avaient des formes étranges. Quelques uns faisaient du bruit. Plusieurs avaient « fragile » ou « inflammable » tamponné en gros, en rouge, sur les bords du paquet. Dans tous les cas, ce n’était pas rassurant, et l’un des Toute-Vitesse de Viers refusait carrément de les prendre, depuis qu’un thermomètre à mercure avait explosé en plein milieu de sa tournée. Framboise, elle, ne faisait pas la fine bouche. Tant que ce n’est pas vivant, elle était prête à transporter n’importe quoi, du coucou suisse aux fossiles des montagnes, en passant par les boîtes à œufs et les toiles de maître.

Résultat : elle avait accepté de transporter la lettre d’un scientifique jusqu’à un autre scientifique, quelques bourgades plus loin, et obtenu un colis bizarre en récompense pour ses bons et loyaux services. Cadeau du destinataire de la lettre à l’expéditeur. Comme le paquet était correctement affranchi, et bien empaqueté, Elisabeth et elle n’avaient pas bronché, et l’avaient emporté, au lieu de diriger le chercheur vers sa propre Poste. Une seconde après avoir atterri dans les sacoches de l’Aéropostale Métropolitaine, la chose avait commencé à clapoter. Framboise avait pris un air décontracté, comme si elle avait l’habitude de transporter de la nitroglycérine tous les matins, mais n’avait pas pu s’empêcher de jeter de fréquents regards à ses sacoches. Elle n’avait d’ailleurs pas volé bien vite, de peur de trop secouer son colis, et la matinée touchait à sa fin quand elle survola la demeure des Regazzoni. Ils avaient un petit coin vert devant leur maison, et Framboise se prépara à atterrir entre deux carrés de fleurs.

Sa queue décapita un malheureux bégonia qui n’avait rien demandé à personne, mais les autres fleurs furent épargnées. La Porte-Drapeau laissa échapper un soupir de soulagement et jeta, de nouveau, un coup d’œil suspicieux aux sacoches du courrier. Elisabeth mit souplement pied à terre. Elle releva ses lunettes, mais n’enleva pas son casque, et récupéra le colis sans attendre. Il continuait à clapoter.

"A ton avis, qu’est-ce que c’est ?"

Framboise renifla.

"Je ne sais pas. Mais on n’a pas le droit de regarder"

Elisabeth tenta de soulever un coin mal ficelé du paquet.

"Tu n’es pas curieuse ?" demanda-t-elle, tout en marchant vers l’entrée.

Sa dragonne grogna « non » entre ses dents, mais lui emboîta le pas. Et lorsque Elisabeth sonna à la porte, la Porte-Drapeau tendit la tête par-dessus l’épaule de sa pilote, pour regarder, elle aussi, ce qui se cachait sous le coin abîmé. Malheureusement, elles ne parvenaient pas à voir quoi que ce soit, et leur curiosité fut plus aiguisée qu’autre chose.

Et elles auraient été sacrément déçues si elles avaient su qu’il s’agissait d’une simple bouteille de phénol.
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   Dim 30 Aoû - 23:29

Alphonse entendit l'arrivée de quelqu'un assez facilement, il regarda l'horloge puis comprit que c'est pour son Phénol.

C'est la première fois qu'il utilise l'Aéropostale, beaucoup de fois avant ces collègues lui avait proposés mais il avait toujours la même excuse dans la bouche, ''Non, mes colis sont bien trop dangereux''.

M'enfin, il avait besoin de ce Phénol, il travaillait sur un antibactérien très puissant et il doit le rendre a son laboratoire dans la semaine !

Alphonse alla vers la porte puis décida de regarder par la fenêtre, il fut très impressionné par la grandeur et la carrure du dragon. Il n'osait pourtant pas sortir, le dragon lui faisait très peur.

Très vite il entrouvrit la porte puis invita la postière a entrer. Il lui proposa de s'asseoir et donna le colis a Josianne, puis retourna lui parler, il a commencé a lui expliquer ce qu'il comptait faire avec ce colis.

Pendant ce temps, Josianne quitta la cuisine et sortit pour aller dans l'atelier avec tout les produits qu'il lui fallait, elle s'est arrété au milieu du chemin pour regarder le dragon, elle avait l'air un peu moins impressionné, une biologiste faut dire. Elle se permet même de discuter un peu avec le dragon. Elle engage rapidement la discussion très simplement

''- Bonjour, tu est un courrier... tu sais parler ?''

Alphonse regarde un peu la scène avec un sourire béat puis retourna discuter avec Elisabeth, cette fois d'elle, de son travail, ils font connaissance quoi !

''- Dites moi, je suis un peu curieux et j'aimerais savoir comment se passe votre travail, ça a l'air tellement passionnant !''

Alphonse s'assit sur son fauteuil et se mit en face d'elle.
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   Mar 1 Sep - 1:56

Framboise releva vivement la tête et renifla d’un air offusqué quand Alphonse entrouvrit la porte. Elle était vexée d’avoir été surprise en train de regarder dans un sacro-saint paquet de la Poste, mais estimait qu’elle pouvait sauver son honneur si elle faisait les gros yeux au scientifique, jusqu’à ce qu’il pense que c’était lui qui était en faute. Elisabeth, moins perturbée, mais un peu gênée tout de même, cessa de tripoter le coin mal ficelé du paquet, et le tendit au trentenaire. Elle voyait bien qu’il n’osait pas sortir et fut obligée de pousser la porte pour que le colis puisse passer par l’entrebâillement.

"Monsieur Regazzoni ? J’apporte ceci de la part de..."

Elle jeta un coup d’œil au paquet, qui portait le nom et l’adresse de l’expéditeur.

"Monsieur Durand. J’ignore ce que c’est, mais Framboise et moi avons fait notre possible pour ne pas trop le secouer..."

Comme le chercheur l’invitait à entrer, elle ôta son casque, avant de regarder sa dragonne par-dessus son épaule. La Porte-Drapeau continuait à fixer Alphonse d’un air peu amène, et la jeune femme comprenait mieux pourquoi le pauvre refusait d’ouvrir sa porte en grand. Framboise était plus grande qu’un cheval, après tout, et dotée de mâchoires impressionnantes pour les non-initiés – mais elle était bien plus petite que la plupart des dragons français. Un Grand Chevalier était assez grand et assez fort pour porter toute une horde de Porte-Drapeau, s’il le désirait.

"Je vais rester un moment, ma chérie" souffla Elisabeth à sa compagne. "Tu veux bien m’attendre ici ?"

Framboise baissa la tête et souffla gentiment par les naseaux.

"Oui" dit-elle simplement.

Puis, après une seconde d’hésitation, elle chuchota :

"Tu me diras ce qu’il y avait dans le paquet ?"

Elisabeth promit en riant, puis rejoignit Alphonse à l’intérieur. Elle croisa Josianne, et si elle n’entendit pas sa question, elle entendit fort bien la réponse indignée de Framboise.

"Bien sûr, que je parle ! Qu’est-ce que vous croyez ? Que je suis un cheval ou une vache avec des ailes ?"

Elle éclata de rire, avant de se tourner vers Alphonse, prête à lui présenter des excuses au nom de sa dragonne.

"Mais pas forcément facile" lui répondit-elle, mutine, lorsqu’il déclara que son métier était sûrement passionnant. "Comme vous pouvez le constater, nos partenaires ont parfois leur petit caractère. Les facteurs à vélo ne rencontrent pas ce genre de problèmes. Excusez ma Framboise : elle a une langue agile, pas beaucoup de cervelle, mais beaucoup de cœur, et elle fait bien son job"

Elle ouvrit sa veste de vol, et soupira :

"Vous ne pouvez pas savoir à quel point il fait froid en altitude"


Sous-entendu : je peux avoir quelque chose à boire ? Quelque chose de chaud ?
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   Mar 1 Sep - 21:14

Alphonse lui répondit, assez rapidement :

- Pas beaucoup de cervelle ? Il en faut pourtant beaucoup pour apprendre a parler ! Et puis les facteurs a vélo sont moins efficaces, il sont lents et ne parlons pas du fait que les moins expérimentés peuvent renverser les colis a cause d'un nid de poule ! Je pense que dorénavant je demanderai plus le service de l'Aéropostale ! Vous avez froid donc ?

Alphonse avait compris facilement la demande d'Elisabeth, il lui fit un signe afin qu'elle reste assise et il alla dans la cuisine, il lui prépara un bon chocolat chaud avec le chocolat qu'un ami suisse vivant dans un hameau alentours lui a apparament donné. Il était en train de verser le lait quand il entendit Josianne se moquer assez fort...

Il posa la tasse de lait sur un meuble puis retourna voir dans le salon, il regarda par la fenêtre puis retourna dans la cuisine, légerement honteux. En fait Josianne c'est tout simplement moqué de la phrase du dragon en répliquant avec une phrase légérement méchante mais qui tient la route :

''Tu as tout d'un cheval, tu te laisses monter, sauvage il faut te dompter et en élevage on te transforme en viande (HRP = faux, c'est juste le coté vexant et la coincidence !) et tu pars en élevage quand tu n'as plus de maitre ou plus l'âge ou les moyens de faire ton boulot !''

Cette phrase était assez méchante et sadique certes, mais elle va encore plus loin... pour bien lui faire comprendre que la relation n'a pas commencé bien et ne finira pas bien elle rajoute ensuite un regard inquisiteur puis LA phrase qui blesse, même si elle ne le pense pas !

''Ce qui ne saurait tarder pour les moyens l'élevage et le... *sifflotement*''

Elle s'éloigna quand même assez rapidement, pour clore la discussion en ayant le dernier mot, eviter d'être mitraillé de mots et surtout pour eviter de voir a quel point les petites phrases gentilles lui ont plu...

Après avoir fini les deux chocolats chauds, il en apporta un a Elisabeth puis quand il l'a bu entièrement il reprit avec une très grande gène :

- Heu... vous savez c'est pas la première fois qu'elle se moque d'une phrase dans ce genre, même aussi méchant, a mon avis elle n'a pas tolérée qu'on lui donne tord et honte a ce point ! C'est ce qu'elle deteste !

Alphonse détourne rapidement la conversation vers de meillieures hospices.

C'est en tout cas mieux qu'une prise de sang ! Une fois on a recueilli un chat dans la rue et elle n'a pas pu s'empêcher de lui faire une prise de sang, on a du le relâcher car il s'est embusqué sous le lit et il commençait a tout déchiqueter.


Il fit un petit regard vers la fenêtre puis reprit, toujours avec une honte immense :

- Ca ne serait pas la première fois qu'elle n'en fait qu'à sa tête, elle tient tellement a essayer de faire mon expérience en plus, justement avec le produit que vous m'avez livré ! J'ai juste peur qu'elle se trompe sur les doses.

Puis il prit une bonne dizaine de secondes pour réfléchir, puis lui posa une dernière question.

- Je ne vous ennuie pas trop ? Vous pourriez aller voir votre dragon un peu, il doit être contrarié ! Je pense que je vais vous accompagner dehors, je dois aller aider Josianne pour son expérience. Vous pourriez venir voir...


[Edit Admin : Vérifie que les couleurs que tu utilises sont lisibles, le orange sur le bleu, ça fait bobo mes yeux...]
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   Sam 5 Sep - 18:46

Alors, ça, c’était trop fort ! Suffoquée, les pupilles dilatées par la colère et l’indignation, Framboise s’assit sur son arrière-train et baissa la tête, les babines retroussées sur une série de crocs impressionnants. Jamais personne ne lui avait parlé sur ce ton-là, et n’avait décrit les dragons en termes si peu flatteurs, juste sous son nez ! Pour qui se prenait-elle, cette donzelle ? Pensait-elle que, sous prétexte qu’elle appartenait à la Poste, la jeune Porte-Drapeau avait perdu tous les instincts belliqueux propres à son espèce ? Furieuse, la dragonne plissa les yeux, et songea, une brève seconde, à casser proprement le bras de l’arrogante. Ça ne serait pas long. Un simple mouvement des mâchoires, et tout serait terminé. Grincement de dents. Framboise avait bon caractère, et adorait les enfants, mais elle n’allait pas se laisser insulter, traiter comme un cheval, voire même comme un chien, sans réagir. Ses griffes s’enfoncèrent dans la terre meuble.

"De quel droit me parles-tu comme ça ?" clama-t-elle, pour être sûre que Josianne l’entende. "Il est clair que tu ne connais rien aux dragons. Tu ne sais même pas que nous parlons, et il pleuvra des cochons avant qu’un membre de ton espèce parvienne à dompter un dragon sauvage. Seuls les dragonnets éduqués dans l’œuf, et harnachés le jour de l’Eclosion, peuvent apprécier la compagnie humaine"

Un grondement sauvage fit vibrer sa gorge, et elle souffla par les naseaux.

"Personne ne me mangera, jamais. Et je suis jeune, vigoureuse, j’ai encore les moyens de travailler. Je distribuerai encore le courrier des années après ta mort !"

Mais la scientifique, cette lâche, avait déjà disparu dans un bâtiment. Frémissante, Framboise fit claquer sa queue dans l’air tiède, puis déploya ses ailes. Stupide, stupide humaine. Arrogante, ignorante, méprisante. La Porte-Drapeau souffla par les naseaux, puis déploya ses ailes. Elle avait besoin de se rafraîchir les idées, en altitude.

Framboise avait du coffre, et sa voix portait loin – Elisabeth avait tout entendu, et elle adressa un regard glacial à Alphonse quand il s’excusa. Elle attrapa la tasse qu’il lui tendait, mais elle n’avait plus du tout envie d’une boisson chaude. Elle n’avait plus du tout envie de rester, d’ailleurs. Elle ne pouvait pas tolérer que quiconque, et en particulier une personne à qui elle venait de rendre service, bouleverse ainsi sa précieuse Framboise.

Aussi, quand le scientifique lui conseilla d’aller voir son dragon qui devait être « contrarié », Elisabeth lui rendit sa tasse, en commentant sèchement :

"Ce n’est pas la seule qui est contrariée. Framboise pourrait décapiter n’importe qui d’un coup de dents, si elle le voulait, et je n’arrive pas à comprendre ce qui est passé par la tête de votre femme. Elle ne connaît rien aux dragons, de toute évidence, mais je pensais que les gens de votre espèce étaient assez raisonnables pour ne pas filer un coup de pied à un lion ! Framboise n’est pas un cheval, comme elle l’a dit elle-même, et mérite autant de respect que n’importe quel être humain. Puisqu’elle est tout juste bonne à être mangée, comme une bête, et n’est visiblement pas la bienvenue, moi non plus"

Elle referma sa veste de vol, récupéra son casque et tourna les talons.

Dieu seule savait où Framboise était partie, mais Elisabeth savait qu’elle n’allait pas tarder à revenir. Sa dragonne était plus fidèle que la plus fidèle de ses amies, et ne l’abandonnerait certainement pas sur le seuil de cette maison. Aussi, la postière s’assit sur les marches de l’entrée, posa son casque à côté d’elle et attendit.
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   Sam 5 Sep - 23:17

Alphonse n'en revenait pas, il voulait une ami potentielle et le voilà avec deux ennemis.

Ok, Josianne était prête a insulter un dragon devant lui (tant qu'il y avait un bunker en face), mais Alphonse ne pouvait pas imaginer avoir un dragon qui pourrait lui faire vraiment du mal. En tout cas pour Alphonse les mots-clés de la phrase d'Elisabeth c'était décapiter et coup de dents même si il avait fait attention au reste, il n'avait pas spécialement envie d'attendre le dragon pour les excuses, il alla vers l'entrée et commença a faire des excuses, il mettait en cause sa femme et signalait bien qu'il n'avait pas ces idées en tête, ok la relation était fichue pour un bon moment mais il ne pourrait jamais dormir tranquille si il savait qu'un dragon serait capable de le décapiter en vengeance.

Il décida d'approfondir la discussion :

- Je suis désolé, profondément désolé, je ne sais pas ce qui est passé dans la tête de ma femme de faire un tel affront a votre dragon, je ne pense absolument rien de ce qu'elle a dit ! Je peux vous le jurer !

Pour lui faire comprendre il commença à complimenter le dragon

- Je trouve votre dragon majestueux, grand, beau, fort, ce n'est pas des compliments en l'air... enfin, je le pense.

Pour ne pas lui mentir il décida aussi de lui expliquer pourquoi il s'excusait, le but c'était de s'excuser, le mensonge n'était sûrement pas une option possible pour améliorer une discussion, même si il n'y avait que la vérité qui blessait !

- Honnêtement, je fait ça car j'ai pas envie que votre dragon se venge, il est impressionnant et... *soupir* vous avez compris ce que je voulais dire.

Mais bon il a un sérieux a garder, très précieusement.

- Suite a cet fâcheux incident je ne pense pas que vous vouliez rester ici, je ne vous retiens pas spécialement mais je n'ai pas envie que votre dragon ait une telle idée de vengeance !

Il fallait bien que Elisabeth comprenne qu'il respectait beaucoup le dragon !

Il resta alors derrière elle, attendant peut-être qu'elle tourne la tête, et donne une réponse peut être !
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   Mer 23 Sep - 0:01

C’était trop facile, de venir s’excuser après avoir insulté ses invitées !

Elisabeth pinça les lèvres et détourna le regard lorsqu’Alphonse tenta de la faire revenir à de meilleurs sentiments. Non, non, et non ! Il avait entendu sa femme débiter des horreurs, et n’avait rien dit ! Il avait été gêné, mais n’avait pas présenté d’excuses, ni expliqué qu’il ne partageait pas son avis ! Toujours furieuse, la postière leva le menton d’un air fier, les yeux fermés, les poings serrés sur ses genoux. Elle songea à croiser les bras sur sa poitrine, mais renonça presque aussitôt –c’était beaucoup trop puéril. Avec un soupir à fendre l’âme, elle leva les yeux au ciel, pour chercher Framboise du regard. Aucune tache rouge à l’horizon. Seuls quelques nuages blancs, marqués d’une légère écume grise, flottaient dans l’azur du ciel.

Alphonse parlait, et plus il parlait, plus il débitait d’âneries. Elisabeth sentait le rouge de la colère lui monter aux joues, mais ne disait rien. Il lançait des tas d’adjectifs flatteurs, en vrac, sans prendre la peine de tourner convenablement ses compliments, et sans penser un seul mot de ce qu’elle disait. Lorsqu’il avoua qu’il ne disait tout cela que par peur d’une vengeance, elle cessa regarder le ciel, pour le foudroyer du regard. C’était décidément pire que ce qu’elle imaginait.

"Ne soyez pas ridicules. Framboise a des manières, elle ! Vous mériteriez qu’elle fasse tomber le toit de votre maison sur vos têtes, mais elle ne vous fera rien. C’est une créature admirable, bien plus que beaucoup d’hommes. Et vous... vous, vous n’avez même pas honte de la traiter comme une vieille carne ! En vérité, vous avez juste peur qu’elle vous attaque ! Vous êtes pitoyable !"

Elle attrapa son casque et le posa sur ses genoux.

"N’ayez pas peur, ni elle ni moi ne reviendrons" grogna-t-elle en conclusion, en posant les mains sur son casque, et le menton sur ses mains.

Elle leva à nouveau un regard noir sur le scientifique.

"Je suis déçue" avoua-t-elle d’une voix plus douce. "Je n’ai jamais été si mal accueillie. Je pensais que les scientifiques étaient des gens au-dessus de la mêlée, pourtant"
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MessageSujet: Re: Paquet-surprise (03.04.1941)   

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