La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941) - Page 3


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La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)

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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Sam 21 Nov - 23:27

Bien entendu, Peter toussa fort quand il reçu la tape dans le dos de la part de Timothée, qui bien sûr ne s'excusa pas, c'était bien le but de le faire tousser, le petit salaud!
Il fût donc ensuite bien content qu'Hermeline l'envoie se faire voir pour un bisou, lui disant qu'il fallait le mériter. Peter eût donc un grand sourire au coin des lèvres, pour une fois bien content du malheur des autres. De plus, le fait qu'elle souligne l'impossibilité de retourner à Sainte Marie le satisfaisait entièrement, p)eut-être ce tordu y renoncerait...
Ou peut-être pas...
C'est dingue çà! Il souhaitait encore y aller! Peter fut tenter de l'admirer pour tant de courage. Le problème étant que cela relevait plus de la connerie (voir de la psychiatrie) que du courage. Par contre ce qui le surpris fût de le voir baisser la tête, que ce soit face à Hermeline ou face à qui que ce soit c'était carrément exceptionnel... Il en profita donc pour le taquiner, en lui tapotant le dos.

- Et ben alors? On fait son timide mon gars? Hein?
Bien sûr, il se doutait qu'il allait s'en prendre une et se tenait donc près à l'esquiver avec aisance au cas où il tentait la chose. Par la suite il lui répondit à propos de ces potes.
- Ils sont bien capables de se débrouiller sans moi. De plus je les ait perdus de vue dans cette foule.
Une fois qu'ils étaient tous les deux dans la queue pour aller prendre la nourriture, il rajouta autre chose.
- Et puis je veut surtout pas rater le moment où tu te sapera en Pierrot!
Il se laissa aller à rire de bon cœur, toujours en se tenant prêt à se baisser en cas d'attaque soudaine de Tim.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 22 Nov - 18:55

Wolfgang attendit tout de même que Beth soit revenue avant de manger non sans lui souhaiter un bon appétit à elle aussi. Il n'avait en rien remarqué sa discussion avec Solange mais cela ne l'aurait pas dérangé, après tout, elle était libre de parler avec n'importe qui du moment qu'elle ne fleurtait qu'avec lui. Oh, ce n'était pas de la jalousie car après tout il n'étaient pas ensembles, mais un critère impératif, il refusait de courtiser une demoiselle qui n'avait pas que lui dans sa ligne de mire. Elle lui souhaita un bon appétit avant de commencer à manger et Wolf répondit sur le même ton.

- Bon appétit à toi aussi.

Il n'ajouta rien sur le moment, se contentant de mastiquer le plus calmement possible pour ne pas se faire traiter de porc incapable de manger correctement. Il n'était pas des plus civilisés à table, mais il savait se tenir assez bien pour avoir été, par le passé, invité à de grandes tables. Là, à Montreuil c'était plus difficile, il ne connaissait personne pour l'inviter et il n'avait pas de famille aimante lui permettant de le convier à ce genre de sauterie.

Un éclat de mélancolie passa dans ses yeux, éclat qu'il chassa rapidement d'un geste rageur et qui fut remplacé par une lueur déterminée. Il n'avait pas de famille sauf un oncle et ce dernier ne verrait certainement pas d'un oeil compréhensif que le jeune homme ne soit pas irréprochable. Sans compter qu'un gestapiste déviant refoulé lui avait bien fait comprendre qu'il ne devait pas tourner autour des français … Alors ça tombait très bien parce qu'il était proche d'une française et qu'il n'avait pas envie que de tourner autour …

Il releva un instant la tête et glissa à sa compagne de table.

- Cette viande est fade, je suis certain que ton sang serait meilleur.

Jouer comme un enfant était très motivant, et le jeu ne faisait que commencer pour Wolf. Il ne comptait pas la laisser s'en tirer à si bon compte alors qu'elle lui avait laissé entrevoir certaines choses la dernière fois qu'il s'étaient vus. Donc … il trouverait un moyen de goûter à sa peau, si ce n'était son sang …
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 29 Nov - 12:51

Stéphane ne s’attendait pas à ce que Madeleine lui donne une réponse censée et construite, et ne fut donc pas surpris par le pseudo-murmure qui franchit la barrière de ses lèvres. Il ne comprit que « Pierre » dans le petit discours de la domestique, et se demanda ce que le rouquin venait faire dans cette histoire. Heureusement, Constance prit immédiatement le relai, et le capitaine comprit que Pierre était l’un de ses fils. Pendant ce temps, son propre Pierre avait attrapé une fourchette et piquait les pommes de terre, avec une certaine adresse pour un garçon de son âge. Stéphane récupéra tout de même l’instrument quelques secondes plus tard, pour donner la becquée à son jeune fils. Il se retrouva alors sous un feu nourri de questions, et tenta de répondre à toutes.

"Il n’y a pas de problème, madame"
dit-il à Constance, avant de se tourner vers le grand Pierre.

Il était très fier de son poste dans l’Armée de l’Air, ainsi que de sa dragonne, et parler de son métier ne lui posait aucun problème. Il avait également une grande tendresse pour sa famille, même s’il ne passait pas beaucoup de temps en sa compagnie.

"Je suis effectivement Capitaine de l’Armée de l’Air, sur un dragon de poids moyen – le plus grand de Sarnand actuellement. C’est une Fleur-de-Nuit, je ne sais pas si ça te dit quelque chose ? Ce sont des dragons nocturnes, de couleur bleu nuit, avec de grands yeux blancs. Quand je suis sorti de l’école, j’ai servi sur Discretio, qui passe dans le coin de temps et temps, puis j’ai passé le harnais à Nobilitas, en 1936"


C’était une créature jeune et timide à l’époque – rien à voir avec la superbe bête qu’elle était devenue.

"J’ai un équipage embarqué de dix-neuf hommes, et j’ai six hommes dans mon équipage au sol. On me confie parfois une petite escadrille de dragons légers pour les entraînements nocturnes, sinon, Nobilitas vole seule"


Il attrapa un couteau pour couper la viande du petit Pierre.

"Concernant ma famille, ma femme devait donner une leçon de piano, elle n’a pas pu se décommander"


Bon, en réalité, elle recevait un amant, mais Stéphane ne se voyait pas dire la vérité, tout de go, devant deux honorables jeunes femmes. Au demeurant, l’attitude d’Isabelle ne le dérangeait absolument pas – et vice-versa, son attitude ne choquait pas la pianiste.

"Quant à mon fils, il s’appelle Pierre, comme toi"
"Bonjour, monsieur Pierre" déclara l’intéressé, avant de gober une pomme de terre.

Stéphane pensait en avoir fini avec les questions, mais Adrien prit le relai sans attendre.

"Quelques uns" répondit l’aviateur, avant de lever les yeux.

Il avait l’impression que la luminosité avait changé.

"Je crois que ça se gâte"
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 29 Nov - 21:03

Comme tout le monde l’avait certainement compris, Madeleine n’aimait pas du tout se retrouver au milieu de trop de monde et encore au centre de l’attention générale. Or, depuis qu’elle avait eu la mauvaise idée de mettre les pieds sur la Place de l’Oiseleur, dans le but de rencontrer son frère, il lui semblait que Montreuil tout entier s’était ligué contre elle. Tout d’abord Léon n’était pas là, ensuite elle était tombée sur le Capitaine Wilson – ce qui n’était pas fondamentalement incohérent étant donné que c’était lui qui lui avait fait croire que son frère serait présent – et si ledit capitaine s’était éloigné quelques instants, ce n’était que pour mieux revenir en lui laissant le temps de se retrouver entourée d’une horde d’enfants qui prenaient des photos et posaient énormément de questions. Oh, Madeleine n’avait rien contre les enfants, au contraire, mais elle avait bien plus de mal avec les interrogations qu’ils pouvaient formuler.

Aussi, bien qu’elle se soit sentie gênée au retour de l’aviateur – autant parce qu’elle avait espéré qu’il ne reviendrait pas qu’à cause de la semi-accusation qu’il avait prononcée – et qu’elle ait tenté de murmurer une excuse, la jeune femme ne se vexa-t-elle pas le moins du monde de ne pas avoir de réponse et de voir que Constance reprenait la parole. Cela l’arrangeait même plutôt. Constance se débrouillait bien mieux qu’elle quand il s’agissait de parler à quelqu’un – ce qui n’était pas très difficile – et le Capitaine Wilson, même s’il était toujours assis à côté d’elle, ne semblait plus lui prêter aucune attention. Même les enfants paraissaient subitement profondément intéressés par le rouquin et ne s’occupaient plus d’elle. Un peu – tout petit, petit peu – moins angoissée, Madeleine se contenta donc de continuer à manger, tout en surveillant les gestes de la petite fille assise sur ses genoux et en écoutant les paroles échangées, mais en se gardant bien d’ouvrir la bouche et d’intervenir dans la conversation. Si tout pouvait continuer comme ça et si tout le monde pouvait l’oublier, ce serait formidable.

C’était sans compter sur Alexandria qui, à la réflexion, ne semblait en effet pas aussi intéressée que ses frères et sœur par l’aviateur. La question de la fillette prit Madeleine totalement au dépourvu et elle sentit que la température de ses joues gagnait encore quelques degrés, comme si elles n’étaient déjà pas suffisamment chaudes – et donc rouges.

« Je… euh… bafouilla-t-elle, en tâchant de trouver une réponse, là maintenant tout de suite. Je ne sais pas… » finit-elle par avouer, en désespoir de cause.

Pourquoi rougissait-elle ? Parce qu’elle était timide, ça même le plus stupide des Montrois s’en serait rendu compte. Mais pourquoi était-elle si timide ? C’était une bonne question… à laquelle elle n’avait pas de réponse.

La jeune femme en était à se demander que dire de plus au cas où sa réponse ne satisferait pas sa petite interlocutrice, quand le Capitaine Wilson attira son attention sur le temps qui paraissait se couvrir. Mado leva alors le nez au ciel et put ainsi constater que quelques nuages semblaient en effet se rapprocher, mais ne dit rien pour approuver l’aviateur. De toute manière, personne n’attendait de commentaire de sa part, elle n’allait donc pas se forcer.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 29 Nov - 21:33

Secouant la tête devant l'inaltérable volonté de Tim de se retrouver dans les ennuis, Hermeline décida d'en rire. Après tout, ce n'était pas son croupion rose et dodu à elle, que le chien cannibale de sœur Gilberte attaquerait avec tout son râtelier.

"Et bien si un matin Goliath revient avec un fond de culotte dans la gueule, je saurais à qui venir le rendre !" Dit-elle en pouffant, arrivant presque à se représenter la scène dans sa tête. Le rougissement de Timothée lui était passé complètement inaperçu, mais pas la réflexion de Peter. Se concentrant sur ce qui se passait devant elle, la petite jeune mit bien une minute à chercher le pourquoi du comment, mais comme de ce coté là elle avait la maturité d'un cailloux, rien ne sembla expliquer ce comportement étrange.

Haussant les épaules, elle se releva en prenant bien garde de ne pas lâcher le chaton, puis épousseta sa jupe pour lui ôter la poussière et lui rendre un peu de bouffant.

"Pas de soucis pour les places..". Dit-elle en jetant un regard circulaire autour d'elle. Avisant sa cousine, son visage s'éclaira d'un sourire et elle montra la direction du doigt. "Par là ! Mado ne reste jamais longtemps là où il y a du monde. Si je lui offre l'occasion de s'enfuir, elle nous laissera sa place et de là, on aura plus qu'à se serrer un peu sur les chaises !"
Et c'est en sautillant gaiment que la jeune pensionnaire se fraya un chemin dans la foule. Enlaçant sa cousine rougissante, elle souhaita un bon appétit à toute l'assemblée présente avant de lui murmurer à l'oreille : "Tu veux un prétexte pour t'enfuir ?"
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 6 Déc - 23:07

Betty Boop rappela qu’elle était une fille de la campagne dès qu’elle commença à manger. Elle effectuait cette tâche proprement, sans bruit et sans engloutir des morceaux presque aussi grands que sa cavité buccale, mais contrairement aux jeunes filles de Ste-Marie, elle ne soignait pas son attitude, ni sa position. Son dos se courbait comme celui d’un bossu, et seule sa main droite, qui manipulait la fourchette, se trouvait sur la table. L’autre restait posée sur les genoux de la demoiselle et, plus précisément, accrochée à la couture de sa jupe. Sans son pantalon, et sans collants, la malheureuse commençait à frissonner un peu, et tentait désespérément de couvrir ses genoux avec le tissu noir. Quand elle s’était assise, la jupe était presque remontée jusqu’à mi-cuisse, et le rouge de la honte avait bien failli lui monter aux joues.

Heureusement, Wolfgang était son seul voisin. Si un autre homme s’approchait, Elisabeth serait sans doute obligée d’abandonner son assiette, pour défendre sa pudeur. C’était peut-être cette crainte qui l’encourageait à manger si vite. Vu de loin, elle semblait ne pas avoir mangé depuis trois jours, ou avoir peur qu’on vienne lui voler son assiette. Elle mastiquait un morceau d’agneau avec application quand le vampire fit un commentaire sur le goût de son sang. Complètement désarçonnée, partagée entre un éclat de rire et une exclamation indignée, Elisabeth s’étouffa, et cogna vigoureusement sa poitrine pour dégager ses bronches.

"Pas... pas quand..."

Toux.

"Pas quand je mange, allons !" le réprimanda-t-elle.

Elle récupéra sa fourchette.

"Mon sang doit avoir bon goût, les moustiques m’en prennent plusieurs litres chaque été. Mais on ira à l’écart, si tu veux bien, je ne tiens pas à faire de jalouses"

Ou, plus exactement, elle ne tenait pas à faire davantage de scandale.

Elle songea que si Wolfgang et elle faisaient un bout de chemin après la Fête, elle aurait besoin de ses bottes. Elle était pieds nus. Les yeux écarquillés, elle se leva.

"Mes escarpins !"

Elle les avait lâchés pour surprendre Wolfgang, et ne les avait pas récupérés ensuite. Un peu soucieuse, elle abandonna son assiette et partit à la recherche de ses souliers.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Ven 11 Déc - 23:41

Il ne fallait pas perdre son temps en coup derrière la tête car le repas était servi et il n'attendait pas, enfin presque pas ! Donc Timothée avait décidé de ne pas réagir pour le moment à ce que disait l'autre garçon du petit groupe. Il voulait rester avec eux, tant mieux, mais qu'il ne se fasse pas d'illusion, Hermeline était à lui et à lui seul ! Bon, dans les faits ce n'était pas le cas mais qui s'occupait des faits actuellement hein ?

En tout cas, dès que la jeune fille fut partie et qu'ils furent dans la queue pour attendre d'être servis, Tim dut se faire violence pour ne pas cogner Peter. Parce que non il ne voulait pas être ridicule lui ! Il était déjà déguisé en gamin des rues et ça allait bien ! Et puis le temps de manger, les soucis seraient oubliés non ?

Par contre, il devait mettre les choses au point avec l'autre garçon, il le tira par la veste et sortit son couteau.

- Tu restes loin d'ma Herm'line j'suis clair ? Parce que s'non j'tu fume, j'pense que tu m'comprends hein !

Son ton était froid et cassant, mais bien vite il éclata de rire et rangea le couteau dans sa ceinture. Il frotta les cheveux de Peter en commentant.

- P'tain s'tu voyais la tronche qu'tu tires ! J'te f'rais pas trop d'mal si jamais tu tentes de m'la voler, t'inquiète t'es un pote !

Il reprit sa place comme si de rien était et demanda deux assiettes pour lui et une amie. Il attendit que Peter soit servi pour se diriger vers la table que la demoiselle avait réquisitionné !
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 13 Déc - 13:47

Le tableau était magnifique, Constance était aux anges, entourée d'enfants et de personnes intéressantes avec lesquelles parler. La jeune Madeleine l'intéressait particulièrement, comment une aussi timide personne avait-elle la moindre chance de percer dans le monde ? Il allait falloir qu'elle s'en occupe car elle refusait que les femmes soient mal dans leur peau. Donc elle prit la décision de demander à Monsieur Siedler une demi journée de congés pour pouvoir se rendre à Sarnand et mettre cette demoiselle plus à l'aise en société, cela commencerait par de nouveaux vêtements pour mettre ses attributs en avant ! Oui elle ferait un malheur !

- Vous travaillez tous les jours mademoiselle ?

La question n'était certainement pas innocente, mais bien malin qui aurait suivi le raisonnement de Constance. Rose finit de manger très vite et reprit sa conversation interrompue avec la demoiselle en question.

- Tu m'as pas tout répondu à mes questions ! C'est moi d'abord ! Adrien tu me laisses des pommes de terre ?

Le garçon redressa la tête de son assiette à l'écoute de son nom mais il ne réagit pas, il se contenta de prendre la dernière précieuse part et de l'enfourner avec un sourire moqueur. Rose bouda ostensiblement en croisant les bras. Il commenta la dernière phrase du capitaine.

- Oui, la luminosité se modifie. Maman on fait quoi s'il pleut ?

- On zante zous la pluie ?

Pierre éclata de rire à la remarque de sa plus jeune soeur. Puis il interrogea sa mère du regard tout en remerciant l'aviateur.

- Merci pour toutes ces réponses capitaine, il y a des portes ouvertes à Sarnand pour qu'on puisse voir les dragons ?
- Et les photographier !
- Et montrer qu'on a même pas peur !

Constance leva les yeux vers le ciel en soupirant, la fête allait certainement durer moins longtemps que prévu car il n'y avait pas de salle assez grande à proximité immédiate. Tant pis, ils s'étaient amusés au bon moment et la pluie n'allait pas tomber d'ici au moins une bonne heure, de quoi faire quelques jeux.

- On va s'arranger ? Rebonjour mademoiselle !

Elle avait l'oeil à tout et elle avait bien remarqué la jeune fille qui avançait vers eux. Par contre elle n'entendit pas ce que la demoiselle en question dit à Madeleine, sinon elle aurait trouvé à redire.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Dim 13 Déc - 23:04

Toujours dans la longue file d'attente, l'allèchement comme beaucoup d'autres par l'idée de la dégustation de la viande, si rare en ces temps de guerre, fût interrompue par des pensées plus sombres quand Peter vît qu'un nuage se rapprochait. Il émit un léger juron en Allemand avant de sentir brusquement une main sur son épaule qui le happait.
Se retrouvant face au couteau de Timothée, Peter ne compris pas ce qui se passait et blêmit instantanément. Ses yeux écarquillés restèrent fixés sur le couteau et il ne comprit pas un mot à ce que lui dit ensuite Timothée. En fait çà concernait Hermiline et vu le ton qu'il employait, çà ne devait pas être très agréable.
Une fois qu'il eût rangé le couteau, Peter fût vraiment surpris de le voir éclater de rire, pour lui la situation ne s'y prêtait pas du tout. S'étant calmé,il pût comprendre la suite. Il s'agissait donc bien d'Hermeline. Peter serra du poing et des dents.

- crétin...
Ça le démangeait de lui en coller une, mais de toute façon il allait falloir mettre les points sur les I un moment ou à un autre parce qu'il ne tolèrerait pas çà tout le temps, surtout pas de la part de quelqu'un qui se prétend "un ami". Une fois que les deux garçons furent servis en patates et viande, Peter remercia la serveuse et rattrapa vite Timothée pour lui mettre un main sur l'épaule. De manière à le forcer de se retourner. Certes, Peter était beaucoup plus petit et rachitique que le garçon, mais lui aussi pouvait adopter un ton extrêmement glacial, sérieux et menaçant.
- Bon écoute moi bien espèce de connard, que les choses soient claires. De une Hermeline t'appartient pas, alors commence déjà par arrêter le possessif. Et deuxièmement, J'suis pas intéressé par elle alors arrête la parano et tu me refait plus jamais çà, même pour rigoler. C'est clair çà?
Peter n'attendait pas spécialement de réponse mais une telle réaction l'avait énervé et si Timothée avait un minimum d'intelligence, (ce dont Peter ne doutait pas, malgré les nombreuses vannes qu'il s'amusait à lui envoyer) il comprendrait sans doute que toute réponse douteuse était vivement déconseillée à ce moment précis. Alors ok, c'était dans le caractère du garçon mais il y avait des limites à tout que Peter n'accepterait pas qu'elles soient dépassées. Parce que mine de rien, il lui avait vraiment foutu les pétoches.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Sam 19 Déc - 13:18

La quinte de toux de Beth surprit Wolfgang et il s'inquiéta quelque peu tout de même, cela ferait désordre de devoir appeler un médecin parce qu'il avait suggéré quelque chose d'assez banal finalement. Parce que bon, il était un vampire donc il prenait du sang, c'était dans ses gènes non ? Il tapa un peu dans le dos de la demoiselle pour qu'elle reprenne ses esprits et quand cela fut fait, il l'écouta proposer d'aller dans un coin sombre pour pouvoir faire des choses que la morale réprouvait.

L'imagination de Wolfgang fut en place et il dut se frapper mentalement pour ne pas avoir un sourire niais sur le visage. Il secoua la tête pour effacer quelques images intéressantes et ne réagit pas immédiatement quand la demoiselle se leva brusquement. Quelle mouche la piquait tout à coup ? Pourquoi donc était elle partie en courant ? Il se força à chasser certaines images de son esprit pour pouvoir se souvenir de ce qu'elle avait dit avant de se lever.

Elle avait parlé de moustiques, de sang, de se mettre dans un coin sombre pour faire des choses, d'escarpins et de ... rien d'autre. La fuite précipitée ne pouvant être à propos des trois premiers points, cela devait être le dernier qui posait problème. Et il se demanda pourquoi donc des escarpins avaient un intérêt si important, quoi que puissent être les escarpins.

Il se tourna vers un autre jeune homme qui mangeait en compagnie d'amis et il lui demanda dans un français absolument parfaitement germanique.

- Excuse moi, c'est quoi des scarpains ? Le pain je sais, mais je comprends pas le scar devant !

L'autre le regarda comme si une corne lui était poussée sur le front avant de grimacer et de regarder tour à tour ses camarades. Wolfgang continuait à expérimenter ses connaissances en français pour comprendre et il se demanda un instant si Beth n'avait pas fait un mélange entre français et allemand. Dans ce cas cela faisait Scar Pain, en deux mots et alors pourquoi parler de cicatrice du pain ! Ah ! Que le français était compliqué. Et quand la table s'esclaffa il grimaça ! Il détestait être l'objet des moqueries.

- Les escarpins sont des chaussures, mais je ne pense pas que tu aies besoin d'en mettre, à moins que tu n'aimes aussi être habillé en fille. Avec vous ce ne serait même pas étonnant.

Wolfgang sentit son sang se mettre à s'échauffer et il se fit violence pour ne pas répliquer vertement. Il se leva et se pencha en direction du français qui ne devait pas avoir plus de dix-huit ans.

- Je te dis un secret, je suis le neveu du commandant militaire, mais chut il ne faut pas le dire. Et on va dire que tu n'as rien dit toi aussi, ce serait bête que je parle à mon oncle.

Il eut la satisfaction de voir l'autre déglutir et il quitta la table avec un sourire aux lèvres. Finalement son vieil oncle n'était pas si inutile que ça. Allez, maintenant il devait retrouver Beth et ses chaussures !
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Mar 22 Déc - 20:24

Décidément, Constance était vraiment très douée. Elle réussissait à vérifier que tout se passait bien, à s’occuper des ses quatre enfants, à veiller sur ceux qui s’étaient joints à eux, à faire la conversation à tous les convives – et en particulier au Capitaine Wilson – et à s’intéresser à elle. Madeleine ne pouvait vraiment qu’en être admirative, même si elle aurait largement préféré que le dernier point ne soit pas réalisé. Avec tout ce qu’elle avait à faire, pourquoi donc Constance prenait-elle la peine de s’occuper d’elle, de lui poser des questions et – pire ! – d’attendre des réponses ? Il aurait été quand même plus simple pour elle de faire comme si elle n’existait pas, non ? Malheureusement, ce ne fut pas le cas, et la domestique n’eut d’autre choix que de se résoudre à formuler une réponse.

« Oui, » murmura-t-elle simplement.

Elle aurait pu ajouter que, oui, elle travaillait tous les jours, puisque les soldats ne cessaient pas de manger, de dormir ou de salir leurs vêtements le dimanche ou les jours fériés, mais ça faisait bien trop de mots à prononcer. De même, elle aurait pu préciser qu’elle disposait de quelques jours de congés par mois, mais elle ne voyait vraiment pas l’intérêt de fournir un tel effort, surtout que Constance devait bien s’en douter.

De toute manière, même si elle avait voulu ajouter quelque chose, la réclamation immédiate de Rose l’en aurait empêchée. La protestation de la petite fille laissa Madeleine sans voix, pendant qu’elle essayait vainement de se rappeler la série de questions posée quelques instants auparavant. Elle savait qu’elle avait répondu à quelques-unes, mais l’arrivée des garçons et surtout celle du Capitaine Wilson lui en avait fait perdre le fil. Déjà qu’elle avait eu le plus grand mal à comprendre le débit rapide de la fillette et à essayer d’enregistrer ses paroles pour y répondre immédiatement, le temps qui s’était maintenant écoulé entre les questions et la tentative de réponse n’arrangeait rien. Aussi la jeune femme dut-elle se rendre à l’évidence, en rougissant de plus belle, qu’elle avait totalement oublié ce que lui avait demandé Rose.

« Je… je ne me rappelle plus de tes questions, » finit donc par avouer Madeleine, les joues rouge écrevisse, en baissant les yeux vers son assiette.

Heureusement, les paroles de l’aviateur semblaient bien plus intéressantes que les siennes aux oreilles des enfants, et la remarque sur le temps qui se dégradait entraîna suffisamment de réactions pour que la jeune femme puisse respirer un peu. Elle se sentait un peu moins au centre de l’attention, ce qui n’était pas plus mal, même si elle aurait de loin préféré se trouver ailleurs qu’au cœur de la Place de l’Oiseleur, à table au milieu de la quasi-totalité de la population de Montreuil.

A peine avait-elle songé à son envie de quitter la place qu’une petite blondinette apparut à ses côtés, apparemment toute prête à exaucer son vœu. Madeleine stoppa donc tout mouvement de ses mains – qui ne s’activaient de toute manière pas très efficacement – et tourna deux yeux brillants d’espoir et de gratitude anticipée vers sa cousine, reconvertie pour l’occasion en marraine / bonne fée. La situation et le regard se passaient certainement de réponse, mais la jeune femme hocha néanmoins la tête pour acquiescer silencieusement à la proposition d’Hermeline. Si sa cousine réussissait à lui fournir une excuse pour échapper à tout ce monde, tous ces regards et toutes ces questions, elle était prête à l'aider à déposer tous les courriers du coeur qu'elle voudrait.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Mar 29 Déc - 1:07

Stéphane pensait que les enfants de Constance lanceraient une nouvelle série de questions après avoir obtenu une première série de réponses, et fut donc surpris que Madeleine parvienne à détourner leur attention. Il profita de ce répit pour voler quelques pommes de terre à son fils, avant de donner au petit garçon les derniers morceaux de viande. Pauvre Madeleine. Stéphane comptait lui donner l’occasion de s’amuser, en l’obligeant à sortir. Il avait même prévu de faire quelques pas de danse avec elle, et de la faire parler d’elle, ou de sa famille. Il n’avait pas imaginé, ne serait-ce qu’une seconde, qu’une cousine jalouse volerait au secours de la domestique, et gâcherait tous ses beaux efforts. Il était surpris que Madeleine ne se soit pas encore enfuie, avec le concours de la petite blonde, et songeait à lui faire une remarque quand la troupe de Constance capta à nouveau son attention.

"Pas à ma connaissance, jeunes gens. Mais si vous voulez voir des dragons, la Poste de Viers en possède plusieurs. Des Porte-Drapeau, des Toute-Vitesse, des Mauerfuchs... parfois même quelques légers, ou des courriers allemands. Ils sont plus accessibles et moins dangereux que les dragons gardés à Sarnand"

Il ne considérait pas Nobé comme une bête dangereuse, hors du cadre des combats, mais ne voulait pas qu’on invite les civils à venir la voir, la toucher, la photographier. Ce n’était pas un animal de foire, ni un jouet. Elle méritait le respect des civils, et des militaires, et avait bien gagné le droit d’être tranquille quand elle ne se trouvait pas sous le harnais.

Il adressa un regard amusé à Hermeline quand celle-ci se glissa près de Madeleine. Il était presque sûre que la petite blonde lui offrait une opportunité de s’enfuir, et jugea que c’était le glas de la défaite qui sonnait. Adieu, danse, bavardage en tête-à-tête et taquineries. Il frotta les cheveux de Pierre, et le fit descendre de ses genoux. Ils étaient menacés par de gros nuages de pluie et devaient profiter des jeux tant qu’il était encore temps. Fou de joie, les joues roses de plaisir, le gamin s’accrocha au pantalon de son père quand celui-ci se leva.

"Mesdames, jeunes gens, je vous laisse"

Il enfonça ses mains dans ses poches, et fit mine d’être surprise quand ses doigts touchèrent quelque chose.

"Tenez Madeleine"

Il fourra un billet dans les mains de la jeune femme.

"Bon anniversaire"

Sans attendre sa réaction, il s’éloigna avec son fils, un sourire ravi sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Sam 16 Jan - 5:30

Envolés, disparus, volatilisés.

Désespérée, désemparée, Elisabeth se mit à tourner sur elle-même, tout en balayant la place du regard. Aucune trace de ses jolis escarpins noirs, pas même l’ombre d’un talon, entre les pieds des gens qui allaient et venaient entre les tables et les jeux. Plusieurs personnes se trouvaient approximativement à l’endroit où elle avait lâché ses chaussures – elle les écarta sans ménagement mais le sol, sous leurs propres godasses, ne gardait aucune trace des souliers de la postière. Un coup d’œil sous les rôtisseuses plus tard, Elisabeth faisait une nouvelle fois le tour de la place, en tordant nerveusement ses doigts. C’était des escarpins qui appartenaient à sa mère, et son père serait sans doute furieux lorsqu’il apprendrait qu’elle les avait perdus. Furieuse contre elle-même et contre la personne qui lui avait subtilisé ses souliers, elle alla récupérer ses bottes et son pantalon, et les enfila, avant d’effectuer un nouveau tour de cadran.

Quand elle se décida à lever le nez, elle constata que Wolfgang l’avait rejoint. Consciente qu’il n’avait pas du être heureux qu’elle l’abandonne sans explications, elle le rejoignit et l’embrassa gentiment sur la joue, presque au coin des lèvres. Elle était triste d’avoir perdu ses souliers, et les nuages qui commençaient à s’accumuler allaient sans doute mettre un terme à la Fête, mais elle était heureuse d’être venue. Se déguiser avait été amusant, le repas était bon, et elle avait passé un moment avec le charmant Wolfgang. Certaines de ses journées étaient pires que celles-ci. Largement pires, même.

"Je crois qu’on m’a volé mes escarpins" confia-t-elle à l’Allemand. "Mon père va être furieux"

Comme si ça ne suffisait pas, une goutte de pluie choisit ce moment pour s’écraser sur son épaule. Au coin de son champ de vision, une voilure bleu blanc rouge, comme un immense drapeau français, se déploya dans le ciel gris. La jeune femme leva les yeux et constata que Framboise avait quitté son perchoir. La dragonne dessina une large spirale au-dessus de la place, battit vigoureusement des ailes pour encourager les hommes, les femmes et les enfants à lui laisser de la place, puis se posa, avec la grâce et l’agilité nées d’une longue habitude.

"Beth ! Solange ! Justin ! On rentre !"


C’était le marché qu’elle avait conclu avec Antonin : elle devait ramener toute la troupe si le temps se gâtait.

Elisabeth savait qu’il était inutile de discuter avec Framboise et attrapa la manche de Wolfgang, pour le tirer jusque sous l’aile protectrice de la Porte-Drapeau.

"Tu m’embrasses ?"
attaqua-t-elle, mutine. "On va voir si tu as retenu la leçon de la dernière fois"
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Mer 20 Jan - 22:47

[HJ- Bon, bah, désolée je saute le tour d’Hermy… Mais ça fait un bon moment et Mado a vraiment très envie de se sauver ^^ Si quelque chose ne va pas, faites-moi signe…]

Les suppositions du capitaine Wilson étaient on ne peut plus proches de la réalité. Bien qu’elle n’ait vraiment rien contre Constance et ses enfants, Madeleine cherchait depuis un long moment un moyen de s’échapper de cette place grouillante de Montrois – depuis qu’elle était sûre que son frère ne s’y trouvait pas, en fait – et de retourner à Sarnand, qui serait d’autant plus calme que la plupart des habitants de la base étaient venus à la fête. Et cette envie de fuir s’était faite encore plus pressante quand l’aviateur avait rejoint leur table et s’était assis à côté d’elle. Malheureusement, l’esprit de la jeune femme fonctionnait de telle sorte que ses capacités de réflexion étaient en général inversement proportionnelles au stress qu’elle ressentait, qu’il soit dû à un nombre impressionnant de personnes autour d’elle ou à un instinct de fuite… ou les deux. Par conséquent, malgré tous ses efforts de volonté, Mado était tout simplement incapable de pondre elle-même une excuse pour s’éclipser.

Aussi la venue et la proposition d’Hermeline étaient-elles plus que bienvenues. Non seulement, elles apportaient une présence rassurante aux côtés de la domestique, mais aussi une lueur d’espoir pour éclairer le long et noir tunnel dans lequel elle se trouvait. Madeleine attendait donc avec impatience l’excuse fournie par sa cousine, quand le capitaine Wilson posa son fils sur le sol et se leva.

La jeune femme porta un regard incrédule sur l’aviateur quand il salua la tablée, avant d’écarquiller les yeux de surprise quand il lui tendit un papier. Les joues soudain brûlantes, elle se saisit du billet sans réfléchir et serait certainement restée pétrifiée pendant un bon moment, toute capacité cognitive annihilée, si Hermy n’avait pas glissé à cet instant quelques mots à son oreille. Cela permit à Madeleine de retrouver ses esprits et elle hocha la tête à l’attention avant de se tourner vers ses compagnons de table.

« Je… Je dois y aller… Hermeline vient de me rappeler que j’ai quelque chose à faire. »

Le visage toujours en feu, la domestique repoussa fermement la pensée que, même si elle avait réussi à la prononcer d’une traite, son excuse sonnait faux, et attrapa plutôt Alexandria pour la déposer à ses côtés, à la place que le capitaine venait de quitter, avant de se lever.

« Au… au revoir. »

Et elle s’éloigna sans demander son reste. La traversée de la place nécessitait de passer entre les différents stands de jeu, de se faufiler entre les enfants et les passants et demanda à la jeune femme un effort énorme, mais elle finit par retrouver la rue qu’elle avait empruntée pour finir et put ainsi s’éloigner de la foule qui se pressait sur la Place de l’Oiseleur. Il ne lui fallut plus que quelques minutes pour rejoindre le téléphérique et ce n’est qu’une fois dans la cabine, qu’elle se rendit compte que son poing était toujours serré autour du billet que lui avait remis le capitaine.

Aussitôt, le rouge lui monta de nouveau aux joues, et elle garda les yeux fixé sur le petit morceau de papier sans oser l’ouvrir. Ca ne pouvait pas être un autre mot comme celui qu’il avait laissé sur son bureau une semaine plus tôt, n’est-ce pas ? Ca n’en était pas, ça n’en était pas, ça n’en était pas… si ? Les joues aussi chaudes que quelques instants plus tôt, les mains moites et tremblantes, Madeleine finit par déplier le billet et, après avoir pris une grande inspiration, commença à le lire. Si, dans un premier temps, ce qui ressemblait beaucoup à une vague de soulagement la submergea – il ne s’agissait pas d’un billet doux, d’un poème ou de quelque chose du même genre – elle fut bien vite par une surprise sans nom et un sentiment diffus d’angoisse.

Un bon.
Un bon pour un chapeau.
Un bon pour un chapeau d’une couturière parisienne.
Un bon pour un chapeau… à porter le jour de la Sainte-Catherine.

Oh, Seigneur, émirent les neurones catastrophés de la jeune femme, alors que la cabine du téléphérique atteignait son point d’arrivée, c’était forcément une mauvaise blague, n’est-ce pas ? Sauf que, rectifia un petit neurone un peu plus dégourdi que ses voisins, ça ressemblait bien au capitaine Wilson et que ça collait parfaitement avec le petit sourire qu’il avait eu en partant… Oh, misère !
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Sam 30 Jan - 22:10

La Fête allait vite toucher à sa fin pour Constance car ses enfants avaient besoin de faire une sieste, du moins les plus jeunes de ses enfants et pour cela il était impératif de rentrer. Sans compter qu'elle voyait les gros nuages noirs approcher et qu'elle était plus que pessimiste sur la durée du beau temps. Tant pis, ce ne serait pas si grave, ses enfants s'étaient bien amusés et les autres semblaient avoir eu une bonne journée également. Si tout le monde s'était autant amusé alors l'initiative était couronnée de succès.

Elle fit un sourire à Madeleine quand cette dernière rougit à nouveau tout en s'excusant auprès de Rose. Elle se tourna vers sa fille et lui fit signe de terminer son assiette. Puis elle inclina la tête devant les deux garçons qui avaient eu des réponses à leurs questions, c'était très intéressant de voir un soldat qui était prêt à répondre à leurs questions et comme les garçons resteraient des garçons, un soldat c'était un homme à faire naitre des étoiles dans leurs yeux.

Constance attendit que les deux adultes les plus proches soient partis pour faire un signe en direction de ses fils leur indiquant qu'il était l'heure pour elle de rentrer et qu'elle leur faisait confiance pour ne pas trainer trop longuement dans la ville. Elle demanda à Pierre de surveiller ses soeurs pendant qu'elle allait remercier toutes les petites mains qui avaient passé du temps à servir la viande, à faire des déguisements et toutes ces choses qui étaient importantes pour une bonne organisation.

Puis, elle rejoignit sa troupe et demanda à ses filles de venir avec elle. L'une comme l'autre partirent sans broncher et elle ébouriffa les deux garçons avant de quitter le lieu de la Fête.
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Sam 30 Jan - 22:20

Quand il rejoignit Beth, Wolfgang eut juste le temps de comprendre qu'on lui avait volé ses chaussures avant que son dragon ne se pose sur la place au milieu des regards émerveillés des enfants. Elle se mit à demander à ce qu'ils rentrent et il soupira. Il ne pleuvait presque pas mais comme il le fallait, il était impératif qu'elle rentre. C'était dommage qu'elle ne soit pas allemande, il aurait pu la raccompagner, mais là il devait se contenter d'un au revoir.

Et quand elle lui demanda de l'embrasser pour lui montrer s'il avait bien retenu la leçon il sourit comme un enfant devant un cadeau de Noël inattendu.

- Je pense avoir bien retenu oui, mais tu vas devoir me montrer encore si c'est pas bien.

Il s'approcha et posa ses lèvres sur ceux de la française. Il sourit tout en embrassant cette jeune fille si joyeuse et qui était particulièrement attrayante selon lui avant de s'éloigner à contre coeur. Mais il le fallait bien. Il regarda le porte drapeau et s'approcha de l'oreille de Beth.

- Tu crois que Framboise et Orion se feront des bisous aussi ?

Ca pourrait être très intéressant et si lui commençait à s'intéresser aux filles, il était possible qu'Orion s'intéresse aux femelles non ? Par contre était-il possible de croiser des dragons ? Ca pourrait être amusant un dragon avec une aile de Falken et une de Porte Drapeau...

La pluie commença à bien tomber et il devait lui aussi songer à rentrer. Il fit un signe en direction de la jeune fille avant de commencer à partir en courant. Mine de rien il pleuvait de plus en plus ...
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   Sam 30 Jan - 22:38

- Chic il pleut !

C'était quelque chose d'entendre Tim féliciter le temps pour les mouiller mais il savait bien que quand il pleuvait il avait plus de travail au bar et donc plus de pourboires ! Cette fois ce n'était pas si agréable puisque Hermeline était avec lui mais il trouverait bien un moyen de se retrouver en la présence de la demoiselle un jour. Il se leva sans finir son assiette et se tourna vers les deux autres adolescents.

- Faut qu'j'aille bosser ! Vous v'nez et j'vous paye ma tournée !

Il se retourna et regarda tout le monde qui commençait à courir et il cria en direction des soldats allemands.

- Le café de Madame Manon est ouvert et vous pouvez terminer la journée là bas.

Il embrassa Hermeline sur la joue sans lui laisser le temps de réagir et commença à partir en courant et en faisant la publicité du café près des allemands qu'il croisait. Pendant ce temps il constata qu'il avait toujours le chaton dans les bras. Il trouverait le patron de Constance un autre jour.

------------

La pluie mit fin rapidement à la Fête, mais la journée s'était bien passée et il était certain que ce serait certainement à nouveau organisé.

[HRP : Merci à tour, bientôt une nouvelle fête ^^]
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MessageSujet: Re: La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)   

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La Fête des Fous (lundi 14 avril 1941)

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