Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)


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Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)

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Grand Vizir

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MessageSujet: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Lun 21 Sep - 0:11

Certains jours, en particulier quand Sarnand et Montreuil vivaient des heures sombres, même le plus familier des milieux avait l’air différent, presque hostile. Stéphane était assis dans un coin de l’Aire d’Atterrissage, à califourchon sur une chaise bien abîmée, et examinait les ombres qui s’étiraient devant lui. Ses bras étaient croisés sur le dossier, et même à travers le tissu de sa veste, il pouvait sentir tous les défauts du bois. Il ne disait rien. Son visage ne montrait aucune émotion. Et lorsqu’il se décida à bouger, après une longue minute d’immobilité, ce fut uniquement pour attraper sa cigarette, qui menaçait de quitter ses lèvres. Il souffla un peu de fumée dans l’air froid, puis remit la cigarette à sa place, et laissa son bras retomber. Sale temps sur Sarnand. Bien que le soleil soit levé depuis deux heures, Stéphane ne sentait aucune chaleur se répandre dans ses membres, et il se demanda s’il ne ferait pas mieux d’aller dormir. Y avait des jours comme ça, où il valait mieux aller se coucher avant que la journée commence pour de bon. Il attrapa à nouveau sa cigarette.

"Tu n’as toujours pas sommeil, mon cœur ?"

Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Nobilitas était couchée contre la muraille de Sarnand, la queue négligemment abandonnée devant une porte, les pattes ramenées sous elle. Il était rare de la voir hors de son étable si tard le matin, et les courriers qui partageaient ses appartements étaient en émoi. Ils étaient perchés sur les remparts et l’examinaient avec un curieux mélange d’inquiétude et d’admiration. La Fleur-de-Nuit les ignorait superbement. Elle examinait l’Aire d’Atterrissage, et le ciel qui la surplombait, avec une mine extrêmement sérieuse, les paupières plissées pour protéger ses yeux de la luminosité. Tout lui semblait plus blanc, et plus plat, sous le soleil.

"Non. Mais tu peux aller te coucher, si tu veux"
rétorqua la dragonne.

Stéphane reporta son attention sur la cour, et écrasa sa cigarette sur le dossier de sa chaise.

"Je n’ai pas sommeil. Je vais te tenir compagnie"

Ils n’avaient volé qu’entre 3h du matin et 7h. Peut-être que Nobilitas n’avait pas eu assez de temps pour se dépenser. Ou peut-être qu’elle sentait sa nervosité – elle le connaissait mieux que quiconque, et ne se fiait sans doute pas à son expression neutre, et à ses gestes machinaux. Il soupira, et regretta de ne pas avoir emporté un jeu de cartes, pour faire un solitaire ou une réussite. Nobilitas ne semblait pas disposée à regagner son étable, et il n’avait pas très envie de lui faire la causette. Comme toutes les Fleurs-de-Nuit, elle avait une voix puissante, qui portait loin.
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Allemand

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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Lun 21 Sep - 21:00

Quelques jours à peine étaient passées depuis l'évènement. Cela avait fait grand bruit et on en parlait encore... Tout Montreuil et tout Sarnand ne parlait que de cela... Il n'y avait jamais eu de précédent encore de ce genre et cela allait frapper un grand coup, le lieutenant en était certain. Comme la plupart des Flieger, il se demandait quelles décisions les grands chefs allaient prendre sur ce qu'on prenait presque comme une trahison, ou encore une déclaration de guerre... La paix instaurée dans la ville allait être diminuée, c'était sûr et certain.

Pour Peter ce jour devait arriver un jour ou l'autre. Depuis la fin de la guerre en France, tout avait été trop calme et cela ne restait jamais bien longtemps. Il ne connaissait pas vraiment le Fliger concerné... Meyer... A savoir si les rumeurs à son sujet sur le fait qu'il l'aurait bien cherché était pour le lieutenant que sans fondements. Il n'avait pas vraiment d'avis sur la question, mais quand on cumule plusieurs tensions sur une corde fragile, cela finit par casser... Peut-être que c'était tout à la fois comme rien. Allez savoir réellement ce qui s'était passé. Le Flieger n'irait pas cherché l'information, tant que cela ne dérangeait pas ses affaires et ses missions... Et en parlant de missions... Il maugréait encore de pas pu être muté... Mais si les choses bougeaient, les dragons allaient sans doute augmenter le nobre de leur patrouille... Il attendait de voir

Il était dehors. Il faisait un peu frisquet et le soleil était levé depuis quelques heures à peine ; il n'avait pas regardé sa montre. Il s'était allumé une cigarette et pour penser à autre chose, il s'était dirigé vers l'aire d'atterrisage ; quand un cauchemar vous empêche de dormir, on cherche à se détendre autrement.

Il remarqua en y arrivant la présence d'une Fleur de Nuit, qu'il reconnut. Nobilitas s'il se souvenait bien. Il grommela à la vision de la dragonne. Non pas sa simple présence, mais au fait de se rappeler que son dragon Thuban avait pris la "plaisante" idée de faire la course avec elle pour le seul soucis de se faire bien voir. Il luu avait un peu remonté les cales, mais avec une fermeté relative. Le dragon s'ennuyait un peu et il avait eu besoin de se défouler un peu... Mais pas comme cela, surtout quand on perdait. Peter n'était pas dans l'idée de cette course, mais le fait de se retrouver second. Mais au moins, cela servait de leçon pour le dragon que de se mesurer à une Fleur de Nuit, cela pouvait être dangereux... Au moins, il avait bien volé selon son estimation. Il remarqua aussi la présence de dragons messagers... Ils étaient un peu trop nerveux à son goût, normal avec les évènements du moment, ils sentaient la nervosité des Fliegers.

Tirant une bouffée de sa cigarette, il remarqua non loin de là la présence de son pilote. Un léger sourire s'étira sur son visage. Il lui devait toujours une bouteille. Bien qu'il soit Français, Il était un bon pilote et comme il semblait un peu seul dans son coin. Wilson n'apprécierait pas sa présence sans doute, mais tant pis.

Il arriva non loin du capitaine.

"Bonjour Capitaine..."

Il avait sorti son paquet de cigarette pour lui en proposer une.

"Je m'attendais à être seul sur l'aire d'atterrisage, mais visiblement non... Je vous dois toujours une bouteille...Mais peut-être voudriez-vous un café, ce serait mieux pour débuter la journée qu'un verre de vin... "
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Grand Vizir

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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Ven 25 Sep - 1:33

Stéphane fronça légèrement les sourcils quand une nouvelle ombre, qui ne ressemblait en rien à celles dessinées par Sarnand et les dragons, entra dans son champ de vision. Comme Nobilitas ne bronchait pas, il supposa qu’il ne s’agissait pas d’un de ses hommes, et leva les yeux sans hâte. Son premier regard fut pour l’uniforme et les galons du nouveau-venu. Allemand. Leutnant. Un tic nerveux secoua sa joue droite. Dans son dos, les griffes de la Fleur-de-Nuit pétillèrent en sortant de leur logement, et les courriers qui l’observaient commentèrent la scène à voix basse, visiblement très excités. Une seconde plus tard, la pénombre devint ombre, et Stéphane comprit que sa dragonne déployait une aile jalouse et protectrice au-dessus de lui. Le Capitaine venait de reconnaître Peter, et il gronda gentiment sa partenaire.

"Calme-toi un peu, veux-tu ? C’est le Leutnant Hessler. Tu le connais, non ?"


La Fleur-de-Nuit, peu coopérative, souffla par les naseaux, mais replia partiellement sa voilure. Effectivement, elle le connaissait. Et connaissait Thuban. Tous deux semblaient dignes de confiance, mais elle ne renonça pas pour autant à couver Stéphane du regard. Le Capitaine sentait les yeux nacrés de sa partenaire peser sur ses épaules mais feignait de n’avoir rien remarqué. Il hocha la tête pour saluer l’Allemand.

"Bonjour, Leutnant"

Il marqua une hésitation lorsque le Flieger lui tendit son paquet de cigarettes. Il venait d’en fumer une. Mais il ne connaissait pas la marque du Leutnant, et était finalement plutôt curieux. Aussi, il attrapa une cigarette, et fouilla ses poches à la recherche de son briquet, tout en écoutant les commentaires de Peter.

"Trop tard pour les nocturnes, trop tôt pour les diurnes" déclara le Capitaine. "C’est gentil, pour le café, mais j’ai terminé ma « journée », et je vais avoir du mal à dormir si je bois quelque chose de plus fort qu’une tisane"

Il tira son briquet de la poche droite de son pantalon.

"Mais je ne suis pas encore couché, Nobilitas refuse d’aller dormir. Excusez ses mauvaises manières, d’ailleurs, elle est inquiète. Et vous savez comment sont les Fleurs, lorsqu’ils sont nerveux. Ce n’est pas contre vous en particulier, elle est persuadée que tout Sarnand, et tout Montreuil, m’attend au détour d’une ruelle pour me cogner"

Il cala la cigarette entre ses lèvres et l’alluma.

"Tu en as déjà fumé une ce matin" rappela Nobilitas, désapprobatrice.

Pour toute réponse, Stéphane tourna la tête vers elle et souffla un rond de fumée.

"Oui, maman. Ne t’inquiète pas, c’est la dernière" plaisanta-t-il, avant de reporter son attention sur Peter.

Il leva les yeux sur l’Allemand.

"Comment va Thuban ?"

Sujet innocent et inépuisable entre deux pilotes. Les dragons. Leurs dragons.
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Allemand

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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Sam 26 Sep - 20:12

La fleur de Nuit se montra assez réticente à l'approche de l'officier allemand. Au début, Peter avait cru que c'était la nervosité de son pilote qu'elle avait capté. La plupart des pilotes français n'aimaient pas leurs collègues allemands, pour bon nombre de raisons et le lieutenant n'allait pas les blâmer. A leur place, il aurait fait pareil. Mais il se rassura quand il comprit que c'était plus un soucis de propriété que de dangers. Thuban aurait peut-être agi de cette façon. Chaque dragon avait son pilote et c'était le leur. Et la réponse de cette nervosité se fit plus extrème quand le capitaine parla indirectement des problèmes rencontrées dans Montreuil.

L'impression que toute la ville et Sarnand allait lui tomber dessus ? Il avait manqué de lever un sourcil à cette déclaration. De l'exagération sans doute. Néanmoins si un Flieger s'était fait tabassé, les fouteurs de trouble en profiteraient pour en taper d'autres et des plus timides suivraient l'exemple. Cela pourrait vite dégénérer. Et les pilotes Français risquaient d'être mis dans le bain eux-aussi, pour servir aux côtés des Allemands, même si c'était contre leur gré. Il tira un peu sur sa cigarette pour oublier ce fait et rangea son paquet quand Wilson prit sa cigarette. Il sourit à la réflexion de la dragonne quand il l'alluma et qu'il y répliqua. Une vraie mère poule.

"Je serai navré si vous n'arriviez pas à dormir. On a besoin d'être à notre maximum si jamais une mission nous incombe. Mais si c'est une tisane plutôt qu'un café, la proposition reste toujours valable"

Il avait souri, essayant de se montrer conciliant. L'affaire du Flieger bastonné pouvait porter sur les nerfs comme le montrait la présence de la Fleur de Nuit.

"Il y a de mal, elle ne fait que vous protéger. Cela peut se comprendre. Mais peut-être qu'elle amplifie un peu trop les faits. Après tout c'est un Flieger et non un pilote...C'est nous les envahisseurs. "

Il avait terminé sa phrase avec une teinte de mélancolie, sans vraiment sans rendre compte. Quelque chose le tracasserait-il aux faits que les forces de l'Allemagne régnait en maître ? Il tira une nouvelle fois sur sa cigarette avant de continuer la conversation qui revenait sur les dragons, le sien en particulier.

"Lui il ronfle en ce moment. C'est pas les soucis du moment qu'ils l'empêcheront de dormir. Bien que je sens sa tension sous ses écailles. Il me pose souvent la question de comment cela se déroule dans Sarnand et dans Montreuil. Je temporise les faits dans mes réponses, car j'ai besoin qu'il reste concentré. Le manque d'activité le rend un peu molasson et je le sors pour quelques exercices, pour qu'il garde ses acquis. Et à vos dire, vous aussi vous faites comme moi. L'inaction mine nos dragons...."
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Grand Vizir

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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Mer 30 Sep - 14:15

Stéphane se demanda s’il devait cherchait une trace d’ironie dans la réponse de Peter. Il ne se souciait guère du sommeil des Allemands, et n’attendait aucune indulgence de leur part. De plus, il travaillait avec une Fleur-de-Nuit et avait, de ce fait, son propre rythme de vie. Il n’accordait pas un grand intérêt aux horaires des aviateurs diurnes, et c’était sans doute réciproque. D'ailleurs, il se sentait parfois plus proches des pilotes de Waldoheule que de ses camarades français. Est-ce que Peter pouvait faire preuve d'une compassion réelle dans ces conditions ? Dans le doute, l’Irlandais décida de ne faire aucune remarque. Il se contenta de répondre « non merci » pour la tisane, avant de souffler un peu de fumée entre l’espace étroit de ses lèvres. Une brise chaude plaqua sa chemise contre son dos. Il comprit que sa dragonne avait posé la tête sur le sol, et soufflait doucement dans sa direction. Il tendit l’oreille, pour vérifier que sa respiration était calme et régulière. Il supposait qu’elle ne voulait pas dormir parce qu’elle avait encore de l’énergie à revendre, et se faisait du souci pour lui, mais peut-être qu’elle ne se sentait pas très bien et n’osait pas le dire.

"Les Fleurs-de-Nuit ont une fâcheuse tendance à exagérer. Ça va lui passer. Mais pour l’instant, elle est sur le qui-vive"


Il réprima un soupir. Décidément, cette histoire ne leur apporterait rien de bon. Beaucoup de pilotes étaient nerveux comme des chats, les dragons se faisaient du souci, et une ombre planait au-dessus de Montreuil. Stéphane espérait que ce drame n’allait pas se clore avec l’exécution d’otages même si c’était, d’après ce qu’il savait, la sanction appliquée dans ce genre de cas. Quelques ridules se creusèrent entre ses sourcils.

"On ne sait pas pourquoi ce Flieger a été rossé" commenta le Capitaine. "Probablement parce qu’il était Allemand, oui, mais peut-être pas. Dans tous les cas, ça couve. Et je pense que Nobé a peur de représailles sur les Français en général, et sur les pilotes en particulier"

Le souffle dans son dos lui sembla soudain plus fort, et il supposa que la dragonne avait posé sa grande tête plus près de sa chaise. Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, pour voir si elle comptait dormir, mais ce n’était visiblement pas le cas. Ses grands yeux de nacre ne le quittaient pas.

"Je suis bien content de ne pas avoir un Roi-de-Vitesse" déclara Stéphane lorsque Peter fit un commentaire sur l’inactivité des dragons. "Ils sont intenables lorsqu’ils n’ont rien à faire. Un Fleur-de-Nuit, au contraire, sait rester tranquille aussi longtemps que nécessaire. Ce sont des guetteurs. Et même d’excellents guetteurs. Enfin, quand ils dorment en dehors de leurs heures de garde"

Il se tourna vers Nobilitas, pour voir si sa pique avait fait mouche. La Fleur lui adressa un regard narquois.

"Allez, essaie encore"
le provoqua-t-elle d’une voix suave.

Stéphane n’insista pas et revint à Peter.

"Parfois, je me demande si une vie de piéton ne serait pas plus facile"
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Jeu 1 Oct - 19:46

Peter pensait s'être montré maladroit. Il n'oubliait pourtant pas que la Fleur-de-nuit était nocturne. Donc forcément le pilote était habitué à ce rythme là. Il n'aurait pas vraiment aimé être à sa place, à passer son temps à être un homme de la nuit. Mais quand on aimait voler, on acceptait plus facilement les sacrifices. Qui sait, s'il avait commencé avec un dragon dans le genre de Nobilitas.... Mais le chemin de l'existence pouvait en décider tout autrement.

Le capitaine avait refusé la tisane. Peter n'en prit pas mouche. Cela n'avait été qu'une simple proposition. Entretemps, la dragonne avait fait mouvement, pour poser sa tête derrière son pilote, le surveillant plus profondément encore. Sa gueule au sol, elle ne le quittait pas des yeux. Si cela n'était pas de la surveillance... A croire que tout pouvait arriver pour son "homme"

La conversation revint un bref instant sur l'attaque menée contre le Flieger.

"Bien des rumeurs circulent à son sujet. J'espère qu'il sera tout de même averti, que lui aussi prenne un blâme ou un avertissement sur son dossier. Je ne crois pas trop à une attaque volontaire contre un Flieger, pour le simple fait qu'il soit Allemand... Il serait navrant qu'il soit indirectement responsable de ce que vous redoutez. Malheureusement, c'est à la diligence de nos supérieurs... "

Il mâchouilla le bout de sa cigarette qui en était encore à sa moitié. Tels qu'il les connaissait, ils allaient chercher à faire des exemples. Des rumeurs sur Meyer, il en avait entendu des dizaines, dont certaines qui se recoupaient. Que cela lui serve de leçon mais malheureusement, ce n'était pas passé inaperçu. Si au moins on ne l'avait pas retrouvé inanimé sur le sol d'une rue, son excuse aurait pu mieux passé. Mais là....Comme le Français, il redoutait les mesures qui pourraient être prises. Déjà qu'on entendait des ragots à ce sujet, de la part d'une certaine faction de l'ombre...Mais que croire quand la propagande entrait en jeu ?

"Les Fleurs de Nuit sont même réputés pour être les plus calmes, prenant le recul nécessaire pour rester sereins même dans certaines situations. J'ai déjà pu le voir à la course. Avec vous, elle ne s'est pas vraiment laisser surprendre. "

Le pilote avait lancé une nouvelle pique. Nobilitas le prit calmement, argumentant les dires du Flieger. Peter fit un léger sourire amusé une seconde fois. Et quand il fit référence à une vie plus terrestre.

"Vous ne pensez pas ce que vous dites (le bout de sa cigarette rougit un peu quand il tira doucement dessus avant d'en lâcher une courte fumée). Personnellement, je n'y ai pas songé vraiment. Je me demande même si j'arriverai à m'y faire, rester au sol alors que j'ai pris la voie des airs sur le dos d'un dragon. La vie que mènent nos semblables n'est pas facile qu'on peut le croire. Qu'auriez-vous fait si vous n'aviez pas Nobilitas ?"

Lui même y songea là maintenant. Il serait militaire, cela c'est sur, sans doute dans une autre branche combattante, tout aussi dangereuse que de combattre à dos de dragon.
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Grand Vizir

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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Sam 3 Oct - 18:13

Stéphane fronça les sourcils lorsque Peter évoqua les rumeurs qui circulaient au sujet de Meyer. Il savait qu’il ne connaissait qu’une infime partie de l’histoire, mais pensait que tous les pilotes de Sarnand étaient à la même enseigne. Il était un peu contrarié qu’un aviateur – même s’il était diurne et allemand, ce qui lui donnait deux fois plus de chances d’obtenir des renseignements intéressants – en sache plus que lui sur les agissements de Meyer. Les Français étaient pourtant concernés par cette histoire, autant que les Allemands. Peut-être même plus. Stéphane n’avait aucune envie que ses compatriotes paient pour les erreurs de Meyer. Peter laissait entendre que le Flieger méritait ce qui lui était arrivé, et l’Irlandais était curieux d’en savoir plus.

"Qu’est-ce qu’elles disent, ces rumeurs ?" s’enquit-il.

Si Meyer avait cherché, et trouvé, la bagarre, les Montrois n’avaient rien à se reprocher. S’il n’avait pas été attaqué à cause de sa nationalité, alors Siedler et sa clique n’avaient aucune raison de sanctionner leurs hôtes. Mais Stéphane ne leur faisait absolument pas confiance. Ils n’allaient certainement pas s’excuser, en expliquant que Meyer était le seul coupable, alors qu’ils avaient une occasion en or de prouver leur supériorité, et faire preuve d’autorité. Vaguement agacé, le Capitaine souffla longuement, dessinant, de ce fait, des volutes de fumée pâle dans l’air tiède. Il se demanda où se trouvait Siedler à ce moment-là. En route pour Sarnand ? Dans le bureau de Wienke ?

Il broyait du noir, mais Peter détourna facilement son attention en évoquant les qualités des Fleurs-de-Nuit. Stéphane, amusé, se garda bien de le démentir, même si le tableau était un peu exagéré. En général, les Fleurs n’aimaient pas les situations imprévues. Ils avaient peu d’imagination et marquaient toujours une hésitation avant d’agir. Mais, par contrecoup, c’était des dragons qui se fiaient à leurs pilotes, et qui obéissaient volontiers aux ordres.

Stéphane se sentait parfaitement à l’aise sur Nobilitas. Et quoi qu’il en dise, il n’était pas prêt à l’échanger contre une vie de piéton. Difficile de mettre pied à terre une fois qu’on avait goûté au combat aérien, en particulier sur son propre dragon.

"Je serais probablement Second sur le Fleur-de-Nuit Discretio, à l’heure qu’il est" répondit Stéphane. "Ou à terre, en attendant l’éclosion de mon œuf. Je suis issu d’une lignée d’aviateurs, et j’ai toujours su que je travaillerais dans l’Armée de l’Air. Sauf que je rêvais d’un poids-lourd, quand j’étais petit. Pour faire de l’ombre au Chanson-de-Guerre de mon père, et au Regal Copper de mon arrière-grand-père..."
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Dim 4 Oct - 16:30

Peter n'engagea pas de suite la conversation sur les rumeurs qui circulaient à la tête de Meyer. D'habitude, il ne se prononçait pas ouvertement sur le comportement de ses pairs, mais là on frôlait la bêtise humaine. Les Fliegers se vantaient certes de leurs positions en plus de leurs places de vainqueur, mais faire ce qu'avait fait cet officier là... On avait pas besoin de tendre des perches pour se faire battre. Les ennemis à la présence allemande n'attendait que cela... Ou alors les supérieurs attendaient un fait come celui-là pour pouvoir remettre les choses en place et réaffirmer leur domination d'autorité. Comme s'il y avait besoin de faire des exemples. Il espérait par les cieux ! Oui il espérait que rien de tel n'arriverait. La cigarette en bouche, il verrait pour en parler.

Même si le capitaine français n'était pas un de l'armée allemande, il restait tout comme lui un chevaucheur de dragon. Cela allait plus loin que le simple fait de défendre sa patrie. Différents, mais partageant peut-être quelques convictions communes. Au moins Peter apprit-il que Wilson avait une famille plus ancienne que la sienne.

"De bien puissants dragons qu'on eut vos ascendants, effectivement. Mais l'important n'est pas tant la race du dragon qui importe non ? Les qualités sont plus importantes à mes yeux. Un dragon peut-être un poids moyen ou encore un courrier, il peut être renommé pour ce qu'il a pu accomplir. L'Histoire l'a déjà un peu démontré. Qui sait Nobilitas aura sa part de renommée illustre.... Il faut juste attendre. Je vole bien avec Thuban, qui est une Hirondelle. Vous savez à quel point ils ne sont guère apprécié par mes pairs pour la faible discrétion qu'ils apportent avec leur couleur criarde. Pourtant, j'ai choisi de voler avec lui. Peu m'importe sa mauvaise réputation pour une histoire de couleur d'écailles. Cela ne l'a pas empêché de remplir les missions données. "

Il retira le mégôt d'entre ses lèvres et le jeta, essayant de pas penser aux réflexions de son propre père sur le fait qu'il avait pris une Hirondelle. L'ancien Flieger, ancien héros de la Grande Guerre avait eu un Behelmt, qui n'avait que l'obsession de la couleur rouge, au point d'en être peint, donnant ce fameux surnom de dragonnier rouge à son pilote. Quel foin cela avait apporté dans la famille quand Peter avait choisi de prendre Thuban... Tout cela pour une histoire de prestige.

"Tout cela parce que qu'un Hirondelle n'est pas assez prestigieux pour des Flieger arrogants.... Mais au moins vous restiez dans l'idée d'être en compagnie des dragons avec votre pensée d'être piéton. "

Il essaya de tourner cette partie de conversation sur une légère plaisanterie. Et maintenant.... Les rumeurs... Il ne pouvait pas vraiment se contenter de les laisser come cela dans sa tête. Le Français était quelqu'un de bien, même si c'était un pilote.

"Meyer... Un intéressé du jeu... Au point qu'il se serait endetté pour aller encore plus loin. Il aurait trop tiré sur la ficelle... Il aurait mieux fait de s'abstenir. Il aurait mieux fait de demander sa mutation pour aller se battre un peu s'il s'ennuyait trop. "

De la rancoeur lui remonta dans la gorge. Dire que lui n'avait pas pu avoir cette autorisation là ! Tout cela pour une question de position paternelle !
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Mar 6 Oct - 21:21

Certainement à cause des mots manquants ou redondants, peut-être à cause de la syntaxe inhabituelles de ses phrases, et sans doute parce que l’orateur n’était pas Français à la base, Stéphane ne comprit pas l’intégralité du discours de Peter. L’Allemand lançait une idée, puis changeait de direction, sans avoir fini sa phrase, ni exploité le problème qu’il venait tout juste de soulever. Stéphane ne disait rien. Une fois n’était pas de coutume, il n’était pas d’humeur à rire. De plus, il ne voulait pas se moquer de son collègue, qui faisait l’effort de parler français, bien que ce ne soit pas sa langue maternelle. Il savait que sa Fleur-de-Nuit était prête à lui enseigner l’allemand s’il le désirait, mais il n’avait pas envie de faire des efforts dans ce sens. Quand il avait besoin de parler à un Flieger à pied, il trouvait toujours un aviateur capable de faire l'interprète – et lorsqu’il était en vol, sa dragonne, fière de parler couramment deux langues, jouait ce rôle avec plaisir.

Il était un peu surpris que sa Fleur-de-Nuit ne bronche pas. Pourtant, elle ne crachait jamais sur un compliment bien tourné. Une tirade qui flattait les poids moyens en général, et sa petite personne en particulier, dans le sens des écailles, ne pouvait que lui plaire. Pendant la Drôle de Guerre, elle avait été récompensée pour ses efforts au combat, mais suite à sa blessure, elle avait du se contenter d’escarmouches autour de Sarnand. Néanmoins, elle ne s’inclinait pas devant les autres dragons. Ce qu’elle n’avait pas gagné sur le champ de bataille, elle l’avait eu dès la sortie de l’œuf, du fait de sa race, et d’un génome favorable. Même pour une Fleur-de-Nuit, elle était grande. Et elle voyait dans le noir. Peu d’autres dragons pouvaient s’en vanter.

"Vous dites ça, mais je pense que peu d’hommes diraient non à un Schwalbe si on leur en proposait un. Ici, en tout cas, si un aviateur dit ‘non’ à un dragon, on ne lui en propose plus"

Stéphane se demanda si le Reich avait plus de dragons, et si ses pilotes pouvaient, en conséquent, se montrer plus capricieux. Il n’avait plus les chiffres en tête. Mais il cessa de penser aux colonnes de nombres allemands dès que Peter parla de Meyer.

Un grognement fut sa seule réponse. Il écrasa ensuite sa cigarette sur le dossier de sa chaise, jusqu’à la réduire en miettes, pratiquement en poussière.

"Et son dragon ? Un Scharmü, je crois ? Vous savez ce qu’on va en faire ?"
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Dim 11 Oct - 12:39

Peter ne maîtrisait pas complètement la langue française. Il s'était mordu l'intérieur de la bouche face à son discours trop long. Il avait bien senti qu'il avait fait quelques fautes de tournures de phrases assez peu compréhensibles. Il avait encore des progrès à faire et surtout à faire plus attention. Un manque de concentration ? Avec tout le remue-ménage qu'il y avait en ce moment à Montreuil et à Sarnand aussi. La tension provoquait des soucis. Et de plus la langue française était compliquée dans quelques domaines. Dire qu'il avait été obligé de l'apprendre avant qu'il ne s'engage.... Un mal pour un bien. Cela lui permettait de discourir avec les pilotes français.

Il se retenait de s'allumer une autre cigarette pour se détendre. Il fumait un peu trop ces derniers jours et il ne voulait pas racheter de paquets de cigarettes immédiatement. Il n'oubliait pas qu'il y avait encore la guerre et ce qui n'était pas vraiment essentiel n'était pas accessible tous les jours. Bah, au pire, si c'était vraiment la pénurie, il irait en taxer quelques unes à ses collègues Flieger, avec qui il arrivait à parler de temps en temps.

"Vous savez, bon nombre de Flieger sont encore issus des vieilles familles nobles et de haute bourgeoisie. Certains ont encore un membre familial dans les hautes sphères qui leur permettent d'avoir accès à quelques privilèges...A condition qu'il y ait le choix. Un choix qui peut des fois se limiter à un ou deux dragons. Pour les autres, comme pour vous en France, ils prennent ce qu'il y a. Sinon, ils cèdent leur place."

Il n'était pas surpris que cela soit imposé pour la France. Voler sur un dragon était déjà une chance unique. Refuser de prendre un dragon parce qu'il appartenait à une race qu'on ne voulait pas, c'était un pilote qui n'avait pas le sens de voler avec un dragon. Si les apparences comptaient plus que sur l'animal en lui-même, en effet, il n'avait pas sa place dans les escadrilles. Et comme les dragons étaient en nombre restreint, il était logique de se contenter de ce qu'on avait sous la main. De ce qu'il avait énoncé, cela se limitait. En Allemagne, l'arrogance primait plus que le désir de voler dans le ciel.

La question suivante fut un peu étrange à son sens... Ce qu'on allait faire du dragon ? Le capitaine avait des idées déjà derrière la tête ? On était pas sans savoir que par moment, des pilotes étaient retirés de la circulation, mais là il allait peut-être trop vite en réflexion... Quoique.

"Avec de la chance, il sera interdit de vol le temps que son Flieger est la punition qu'il mérite, s'il en a une. Ou alors c'est l'interdiction définitif de voler et le dragon devra avoir un autre pilote. S'il ne montre trop réticent pour en avoir un nouveau immédiatement, c'est simple, ce sera direction les aires de reproductions."
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Mer 21 Oct - 21:24

Stéphane était un capitaine français, qui travaillait la nuit et ne connaissait pas plus de vingt mots allemands. Il s’entendait relativement bien avec ses hommes mais parlait peu avec ses collègues d’outre-rhin. Ce qu’il savait sur Meyer, c’était les rumeurs qui le lui avaient appris. Ce n’était pas une source particulièrement fiable, et les informations récoltées par ce biais étaient rarement précises. On lui avait raconté que le Flieger était trop amoché pour remonter sur un dragon avant plusieurs mois, voire plusieurs années, et il haussa un sourcil surpris quand Peter évoqua le retour du fautif.

"On m’a raconté que Meyer ne remarcherait pas avant un moment, sans parler de retourner au combat avec un dragon. C’était exagéré, alors ? Il va bien ?"

Cette idée l’irrita. Il n’encourageait pas ce genre d’actes, et ne tenait pas particulièrement à ce que tous les Allemands quittent la France les pieds devant, mais il ne voulait pas que ses compatriotes soient blâmés pour un simple gnon. Ce n’était pas la première fois, ni la dernière, que des hommes s’expliquaient à coups de poing, et transformer un uppercut en meurtre pur et simple était aberrant. Stéphane se surprit à grincer des dents. Une exclamation allemande, sur les remparts, attira son attention quelques secondes plus tard. C’était une Schnellenflügel, qui donnait les dernières nouvelles à ses congénères.

"Je crois que le téléphérique est bloqué" commenta Nobilitas avec un brin d’amusement.

Sa queue s’agita dans la poussière.

"C’est ce qu’elle dit ?" demanda Stéphane, sans savoir s’il posait la question à Peter ou à la Fleur-de-Nuit.

Sa dragonne hocha gravement la tête et questionna l’Allemande dans sa langue, pour en savoir un peu plus. Stéphane se demanda si Siedler se trouvait dans la cabine. Un sourire narquois tordit ses lèvres, le temps d’un battement de cils. Jusqu’à ce qu’il se souvienne de la gravité de la situation. S’il arrivait quelque chose à Siedler, ce serait l’enfer. Personne ne se fierait à la thèse de l’accident. Les Allemands crieraient à l’attentat. Ils accuseraient sans doute Edelweiss. Stéphane eut brusquement l’impression d’avoir mordu dans un citron, et l’amusement déserta son visage, pour laisser place à une grimace.

"J’espère qu’il n’y a pas d’Allemands dans ce téléphérique" grogna-t-il.

Edelweiss avait vraiment bon dos. C’était déjà assez dur, qu’ils soient accusés d’avoir cogné sur Meyer, sans qu’on leur attribue les petits soucis techniques du téléphérique.
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Dim 25 Oct - 0:18

Peter aurait pu parler allemand, comme la plupart de ses congénères Flieger. Pourquoi parler dans une autre langue alors que c'est aux vaincus de s'exprimer dans la langue des vainqueurs. Peter avait un autre avis sur la question. Tout le monde ne pouvait pas parler une autre langue, on avait des aptitudes plus ou moins développées là-dessus. Par respect envers ses collègues français, il parlait la langue de Molière pour leur faciliter la tâche et montrer qu'il se fichait de causer dans sa langue maternelle. Quand on veut être efficace, on s'en donne les moyens et lors de sa première rencontre avec le capitaine, il avait bien compris que la langue de Goethe n'était pas sa tasse de thé.

L'officier Français revenait sur Meyer. Celui-là, même absent, on aurait jamais autant parlé de lui.

"Je n'ai pas été le voir. J'ai entendu dire qu'il avait une bonne fracture. Le temps qu'elle se guérisse et qu'il puisse marcher correctement, si elle est bien soigné... Deux mois peut-être... Et s'il a pas de chance, il finira boiteux et là il ne pourra pas remonter sur un dragon de toute sa carrière. On ne peut pas se permettre d'avoir une faiblesse physique sur le dos de nos dragons.... Mais j'espère qu'il aura déjà ses explications à donner dans cette affaire et qu'il aura un bon moment à passer à terre pour comprendre son erreur..."

Le lieutenant serra les dents...savoir qu'un Flieger comme Meyer allait provoquer plus de dissensions encore dans le corps des Pilotes. Déjà que de travailler avec les Français n'était guère évident. Les pilotes n'admettaient pas leur défaite. A juste raison....Alors si en plus, un Flieger allait provoquer des ennuis à la population civile... Oui car il faudra bien un prix pour montrer que tout acte violent porter sur un militaire n'était pas sans risque ; tout crime ne restait pas impuni.

Un des dragons en faction sur les remparts annonça en allemand que le téléphérique s'était coincé. Il regarda dans cette direction... En effet... Nobilitas traduisit en français. Peter fit un rictus mi-amusé. Le capitaine semblait stresser sur le fait qu'il y avait peut-être des allemands. Il entendit les échanges des deux dragons ; Nobilitas et l'autre sur ses remparts.

"Il semble que si... La Schnellenflügel dit voir des uniformes allemands. Ce n'est pas la première fois que ce téléphérique se coince....J'espère que ses occupants en profiteront pour contempler la vue et ensuite aller se plaindre à l'équipe d'entretien pour que le graissage soit fait correctement... "

Il avait envie à nouveau de s'allumer une autre cigarette. Comme le capitaine Wilson, il pensait lui aussi qu'une simple panne pourrait avoir des répercussions plus importantes avec la situation du moment. Et dans la conversation, il avait cherché à se montrer rassurant
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Sam 31 Oct - 19:21

Contrairement au Leutnant Hessler, Stéphane ne souhaitait pas que Meyer reste à terre plus longtemps que nécessaire. Ses problèmes d’argent ne concernaient pas la Luftwaffe, et un passage à tabac était une punition amplement suffisante pour un crime de ce genre. Du fait de ses blessures, le Flieger ne revolerait pas avant des mois, s’il pouvait revoler un jour. Il était inutile de le garder au sol après sa guérison complète, sauf si on tenait à fâcher son Scharmützel. Cette race allemand était réputée pour son caractère difficile, et l’animal n’apprécierait sans doute pas qu’on prolonge son séjour au sol... pour punir son pilote d’avoir immobilisé si longtemps un dragon de combat. Stéphane préféra ne pas faire de commentaire. Il comprenait que le Leutnant Hessler soit furieux contre Meyer. Il n’était pas le seul.

Un bref instant plus tard, son attention fut détournée par les cris d’une Schnellenflügel sur les remparts. Il grimaça en apprenant que plusieurs Allemands se trouvaient dans le téléphérique bloqué, contrairement à Nobilitas qui semblait enchantée. Très excitée, la dragonne s’était à moitié redressé. Ses naseaux palpitaient sous l’effet de l’émotion, et le mouvement de son extrémité caudale s’accéléra. Stéphane songea qu’il était plus que temps qu’il l’envoie se coucher, avant que sa bonne humeur ne devienne trop évidente.

"Si vous voulez mon avis, on va les entendre dans tout Sarnand" grogna Stéphane en se levant. "Je vais rentrer Nobilitas avant qu’elle tente de leur demander s’ils ont apprécié leur voyage"

Il claqua le flanc de sa Fleur-de-Nuit, pour l’encourager à se lever tout à fait. Celle-ci, occupée à causer avec Blümchen, jeta un regard furieux à son capitaine, mais obéit sans faire d’histoires. Son grand corps quitta la terre, et elle s’ébroua sans brusquerie, pour débarrasser ses écailles de la poussière et des gravillons. Stéphane se tourna ensuite vers Peter, pour le saluer d’un signe de tête.

"Je vous laisse. Nous nous recroiserons sans doute plus tard"
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   Mar 3 Nov - 22:22

Peter avait vu comme le capitaine français la dragonne nocturne qui montrait des signes évidents d'une certaine bonne humeur. Comme elle était sous le commandement d'un pilote français, qu'elle avait combattu des Allemands et comme son pilote, elle devait nourrir une petite rancune contre les Fliegers sur la défaite qu'ils leur avaient infligée, elle semblait prête à se moquer des passagers du téléphérique qui oscillait lentement accroché pitoyable à son câble. Il y avait de quoi... Mais si c'était bien les autorités auxquelles songeait le Leutnant, en effet, cela allait faire un foin dans tout Sarnand. La remarque du capitaine ne fut pas si stupide que cela... Si la dragonne commençait à poser des questions sur leur passage dans les airs en mode stoppé....Ce ne serait sans doute pas le moment de blaguer avec ce qui se tramait. Il y avait assez de tension avec cette histoire.

"Ce sera le cas... Cela n'échappera pas à la vue des autres témoins. Et je vois bien les dragons en parler à leurs Fliegers... J'espère seulement que cela se tassera vite fait..."

Nobilitas était déjà en train de discuter avec un autre dragon avant que son pilote ne la rappelle à l'ordre, pour ensuite adresser un signe de la tête à l'officier allemand

"Bon courage pour la faire s'endormir...et à plus tard"

Il suivit du regard le Français qui s'occupait de sa dragonne, avant de regarder à nouveau le téléphérique... Bah, il serait bientôt dépanner... Il remit sa coiffe en place et décida d'aller s'occuper de Thuban, pour se changer les idées

[fini pour moi]
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MessageSujet: Re: Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)   

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Un Roi de pique à l'ombre de sa Dame de coeur (21.04.1941)

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