Quand on parle du loup ... (28/04/41)


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Quand on parle du loup ... (28/04/41)

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MessageSujet: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Mar 3 Nov - 22:13

Avoir beau argumenter que son domaine de prédilection c'était les dragons et non les rongeurs n'avait eu aucun impact sur la demande du colonel Marceau. C'est donc ainsi que Gabriel se retrouvait, toujours avec sa blouse blanche, à escalader les escaliers de l'aile des communs pour découvrir si oui ou non il y avait des rats.

Car oui telle était sa mission en ce début de soirée. Il était donc totalement seul ou presque car on ne pouvait compter que sur les aviateurs affectés aux dragons nocturnes, ce qui limitait considérablement le nombre de personnes au sein des dortoirs. Il réussit d'ailleurs à ne croiser personne, ni soldat, ni humain, ni rats au premier étage. Il faillit redescendre en se disant que s'il n'y avait pas de trace à cet étage, il n'y en aurait pas non plus à un autre étage, mais il entendit un bruit et il soupira. Allons bon, était-ce bien un grattement ? Non c'était plus proche du grincement ou du gémissement. Peut-être qu'une pauvre bête était coincée quelque part.

Donc, n'écoutant que son courage et son envie de trouver une nouvelle bestiole à ajouter à son inventaire, il grimpa les escaliers le séparant du second étage et il courut de manière à se retrouver approximativement au niveau du son qu'il avait entendu depuis l'étage inférieur. Là, c'était dans cette pièce que la pauvre bête était coincée.

Il ouvrit donc la porte sans ménagement aucun et entra en regardant le sol. Car c'était bien connu, les rats se cachent dans les recoins au niveau du sol. Donc il avança sans noter qu'il y avait des bancs, des portes manteaux, des vêtements et du linge pour s'essuyer. En gros, Gabriel venait d'entrer dans le vestiaire des douches mais il n'en savait rien, il suivait la piste des grincements qui devenaient de plus en plus proches de ceux créés par de la plomberie usagée. Il se trouva, tour en suivant le son, devant une porte fermée et il entra sans se poser de question.

Là, le bruit de l'eau était plus fort et il se demanda quel rat digne de ce nom pouvait être coincé dans une salle de douches. Et il devait se rendre à l'évidence, il n'était pas du tout sur la piste d'un rat, ou alors le rat en question avait un corps humain et se lavait consciencieusement de dos. Gabriel regarda la courbure du corps de son vis-à-vis et il sourit. Finalement, il y avait quelqu'un dans les lieux et il pourrait lui demander s'il avait vu des rongeurs.

Il s'adossa au mur et sans quitter le jeune homme des yeux demanda d'une voix forte destinée à couvrir le bruit de l'eau.

- Excuse moi ? Tu n'aurais pas vu des rongeurs dans le coin ? Il paraît qu'il y a des bruits suspects.

Il resta adossé au mur puisqu'il avait engagé la conversation, il fallait bien qu'il la poursuive. Et puis regarder n'était pas un crime, il n'y avait même rien de mal à regarder ce qui était beau ...
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Dim 8 Nov - 2:04

Le début de soirée. C’était le moment où certains illuminés en blouse blanche se jetaient à la recherche d’hypothétiques rats la plupart des habitants de Sarnand prenaient leur repos bien mérité après une dure journée de travail. La plupart ? Oui, la plupart, parce que certaines personnes ne considéraient pas les débuts de soirées comme des moments de repos, au contraire. Pour les aviateurs attachés au service sur des dragons nocturnes, la tombée de la nuit coïncidait avec le début du travail. Et par conséquent, en début de soirée, ils se réveillaient et se préparaient pour les patrouilles, éventuellement en passant d’abord sous une douche.

Et c’était exactement ce que François avait fait. Le jeune aviateur aimait bien passer dans la salle de douche à cette heure-là, car c’était une heure où quasiment personne ne s’y rendait. Il y était donc tranquille et disposait ainsi de tout le temps et le calme nécessaires pour se réveiller et se remettre les idées en place avant de se présenter au « petit déjeuner » et devant le Capitaine Wilson. Et c’était absolument indispensable d’avoir les idées en place avant d’aller retrouver le capitaine. François avait parfois l’impression que son supérieur faisait exprès de le faire enrager et il avait donc besoin de toutes ses facultés intellectuelles pour faire son travail de son mieux.

Le jeune homme se trouvait donc sous la douche et se lavait en effet consciencieusement le dos, tout en essayant de laver aussi bien son cerveau des brumes de sommeil qui l’obscurcissaient encore. Ce fut d’ailleurs certainement à cause des ces brumes, que François n’entendit pas le son des pas d’un nouvel arrivant et ne remarqua pas que la porte de la salle de douches venait de s’ouvrir. Ses oreilles finirent cependant par noter un bruit imprévu mais les neurones qui y étaient liés n’en analysèrent pas immédiatement la source.

« Hmm ? » émit donc François, dans le style le plus parfait de l’aviateur mal réveillé.

Dans le même temps, il tourna la tête en direction du son non identifié, sans doute dans le but inconscient que les yeux aident les oreilles et facilitent le travail du cerveau. But qui fut parfaitement atteint puisque la vue de l’homme en blouse blanche adossé au mur derrière lui lui fit l’effet d’un électrochoc.

« Hé ! s’écria-t-il en attrapant aussitôt la serviette qu’il avait posé à proximité, pour s’envelopper dedans le plus vite possible. Mais ça va pas ?! Qu’est-ce que vous faites-là ? »

D’un coup, il se sentait parfaitement bien réveillé. Et totalement outré. Non mais c’était qui ce type ? De quel droit venait-il observer les aviateurs sous la douche ?

L’esprit maintenant en état de marche de François lui permit finalement de se rendre compte que « ce type » était en réalité le vétérinaire mais ne fournit strictement aucune indication sur la raison qui aurait pu amener ledit vétérinaire à l’endroit où il se trouvait. Il n’avait aucune raison de regarder ceux qui prenaient leurs douches, et n’avait certainement pas la fausse excuse d’être médecin, même s’il portait une blouse. Alors ? La question posée par le voyeur n’avait pas du tout fait son chemin dans l’esprit embrumé de François et, à ses yeux, rien ne justifiait donc sa présence ici.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Mer 11 Nov - 16:54

Gabriel ne perdit pas une miette du spectacle involontairement donné par l’aviateur. En tout cas le moins qu’on pouvait dire c’était que de chevaucher un dragon ça donnait un corps intéressant. Mais bon, les bonnes choses ont toujours une fin et effectivement l’homme finit par se couvrir pour préserver sa pudeur déjà bien mise à mal. Gabriel pouffa devant cet accès inutile de cachotteries, il avait déjà vu tout ce qu’il y avait à voir et il n’était pas choqué, bien au contraire.

Cependant, il n’allait pas demander franchement au jeune homme de continuer à se laver, il avait autre chose à faire que de prendre des leçons de nettoyage corporel. En plus, il s’y connaissait bien puisqu’il passait tous les matins une bonne demi-heure sous l’eau. Donc non, ça allait, il pouvait passer à autre chose.

- Oh, je crois que le bruit de la douche ne t’a pas permis d’entendre ma question. Je cherche à savoir s’il y a des rats dans le coin.

Oui, c’était bien pour ça qu’il était entré, pour surprendre les pauvres bestioles affamées qui couinaient. En l’occurrence la bestiole était assez grande et elle ne couinait pas trop fort, elle protestait. Mais bon, on ne devenait pas vétérinaire en ayant peur des réactions des autres, en plus… Gabriel avait un cousin nettement plus dangereux qu’un aviateur mouillé et mousseux. Car oui, il semblait au jeune homme que son compagnon de douche – enfin que le garçon sous la douche – avait encore du savon. Il s’approcha et désigna l’épaule du jeune homme.

- Tu sais il faut bien se rincer. Et puis pas la peine de me vouvoyer, je ne suis pas tellement plus vieux que toi tu sais !

Il s’adossa à nouveau contre le mur et reprit la conversation comme s’il était tout à fait normal de se trouver dans la même pièce qu’un inconnu en train de prendre une douche.

- Bon, alors pour cette histoire de rats, tu as une idée ? En tout cas tu dois être un aviateur sur un dragon nocturne… Nobilitas au hasard ?

Et oui, c’était une des caractéristiques de Gabriel, il savait parfaitement parler de choses et d’autres au sein d’une même question, cela déstabilisait parfois mais ce n’était pas si grave que ça … Le fait qu’il soit particulièrement maladroit était nettement plus déstabilisant en général…
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Sam 14 Nov - 1:10

« Des rats ? » répéta François, comme s’il n’en croyait pas ses oreilles.

Comment ça, des rats ? Il se moquait de lui, ou quoi ? Depuis quand s’amusait-on à chercher des rats à Sarnand ? Certes, l’autre cinglé en blouse blanche le vétérinaire était peut-être une des personnes les plus habilités à partir à la recherche de rongeurs, mais il semblait tout de même à l’aviateur que c’était un vétérinaire pour dragons, non ? Il n’avait donc aucune raison de chercher des rats, n’est-ce pas ? Et surtout dans une salle de douches. A moins, évidemment, qu’il ait confondu un aviateur mal réveillé en train de se laver avec un rat, mais, dans ce cas, il n’était plus seulement cinglé, il était aussi aveugle et complètement stupide !

Le jeune homme n’eut toutefois pas le temps de pousser sa réflexion plus loin pour décider quel était l’adjectif à attribuer à son vis-à-vis, puisque celui-ci choisit cet instant pour s’approcher et commencer une pseudo-leçon sur la façon de se laver. Cela eut pour effet de faire froncer les sourcils à François, qui lança un regard noir à son interlocuteur et dut se retenir pour ne pas laisser échapper la réplique acerbe qui lui brûlait les lèvres. Le type en face de lui était quand même un vétérinaire, autrement dit une figure respectable… normalement. Dire ce qu’on avait sur le cœur n’était donc certainement pas la chose à faire, mais quand même ! Il fallait bien se rincer ? Non, sans blague ! La faute à qui si ce n’était pas le cas, hein ?

« Oui, je sais, grogna donc l’aviateur. Mais j’ai comme qui dirait été interrompu… »

Il n’ajouta rien à propos du tutoiement ou du vouvoiement, mais n’en pensa pas moins, et se résolut à ne pas changer sa façon de parler. Non mais, il se croyait où, l’autre, hein ? Ils n’avaient pas gardé les cochons ensemble, à sa connaissance ! Quant à l’âge, qu’est-ce qu’il en savait, qu’il n’était pas beaucoup plus vieux que lui ? Il était vétérinaire, non ? Donc, même s’il n’avait pas l’air d’un vieillard, il devait quand même avoir au moins trente ans, avec toutes les études qu’il avait dû faire, non ? François, lui, n’en avait que dix-neuf, après tout – bon, le vétérinaire ne pouvait pas le savoir puisqu’il était censé en avoir vingt-et-un, mais quand même.

« Nobilitas, c’est ça, grommela ensuite le jeune homme, en essayant de cacher son agacement devant la pose détendue que prenait son vis-à-vis. Et je n’ai pas vu de rat. Mais, par contre, je commence mon service dans pas longtemps. »

Sous-entendu : ce serait vraiment bien s’il pouvait terminer de prendre sa douche tranquillement, histoire qu’il n’ait pas besoin de courir et de sauter son petit-déjeuner pour être à l’heure. Le docteur Constantin était vétérinaire, il devait savoir que le petit déjeuner était important, non ? Et puis, il ne valait mieux pas essayer d’imaginer les corvées que le Capitaine Wilson trouverait à lui refiler si, par malheur, il arrivait en retard…
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Dim 15 Nov - 20:50

Gabriel haussa les épaules quand la remarque sur l’interruption involontaire de rinçage arriva sur le tapis. Il ne l’avait pas empêché de se rincer, il restait là et il discutait c’était tout. Mais en tous les cas, il n’allait pas partir alors qu’il n’avait aucune réponse concernant les rats. C’était ce qu’on lui avait demandé de chercher, donc il cherchait !

En tout cas, il avait visé juste en proposant Nobilitas, c’était très bien, il n’avait plus qu’à continuer à discuter avec l’aviateur pendant que ce dernier se dépêchait de finir de se laver. D’un autre côté, même s’il était pressé, il ne semblait pas décidé à perdre sa serviette et Gabriel se demanda un instant pourquoi. Puis il comprit et il se frappa le front.

- Oh excuse-moi ! Je suis vraiment idiot quand je m’y mets ! Tu ne peux pas finir de te laver alors que je suis là ! Oui, franchement désolé, je comprends !

Il se redressa et se dirigea vers la porte tout en continuant à s’excuser. Mais comment avait-il pu être aussi négligeant ! Franchement, ce n’était pas possible, pour un peu il se serait donné des claques. Il arriva devant la porte et il la referma consciencieusement … avant de retourner à son poste d’observation.

C’était tout de même dommage que l’aviateur n’ait aucune idée de l’endroit où pouvaient être les rats. Mais peut-être que, comme Gabriel, les soldats avaient cru à des rats en entendant les bruits de la plomberie délabrée. Oui ! Cela devait être la raison profonde. Et en comprenant ça, le vétérinaire était libéré de la recherche longue et fastidieuse. Il pouvait donc continuer à parler avec l’aviateur inconnu.

- Voila, j’ai fermé la porte comme ça le froid n’entrera pas. Je me demandais aussi pourquoi tu t’étais enveloppé aussi vite dans une serviette. Je n’en loupe pas une moi !

Il fit un sourire étincelant de gentillesse et il reprit la pause juste dans la ligne de mire de la douche. Il était assez loin donc l’autre n’allait pas risquer de l’arroser involontairement et puis il ne voyait pas du tout pourquoi il pourrait se trouver gêné.

- Au fait tu ne m’as pas dit ton nom ! Et tu devrais accélérer parce que sinon le capitaine Wilson ne sera pas content. Quoi que, je pense que je peux t’aider si jamais tu es en retard. Je dirais qu’on était occupés dans les douches !

A nouveau, le sourire étincelant de gentillesse et le regard franc et innocent… Ou pas. Mais Gabriel était médecin et il en avait vu d’autres … Bon qui n’avaient rien à voir avec son domaine de compétences mais ce n’était pas un problème.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Ven 20 Nov - 1:08

Miracle ! songea l’aviateur en entendant les excuses du Docteur Constantin. Finalement, ce type n’était peut-être pas si stupide cinglé spécial que ça. Il avait compris le sous-entendu de sa remarque et s’excusait même de son comportement. Il quittait sa pose nonchalante, se redressait et se dirigeait vers la porte. Il allait quitter la salle de douche et refermer consciencieusement la porte derrière lui pour le laisser finir de se laver en paix…

Ou pas.

Incrédule, François regarda, sans vraiment comprendre ce qu’il faisait, le vétérinaire fermer la porte de l’intérieur et revenir à sa place précédente, avant de reprendre la pose. Il faisait quoi, là ? Il n’avait pas l’intention de rester là, quand même, si ? Si, apparemment, si on se fiait à ce qu’il racontait… Mais il n’avait rien compris, alors ? se demanda l’aviateur avec un brin de désespoir, sans interpréter le sourire de son vis-à-vis comme un signe rassurant. Il n’avait pas saisi que c’était à cause de lui qu’il ne pouvait pas continuer à se laver ? Il était vraiment stupide ou quoi ? A moins qu’il ne soit vraiment tordu… Après tout, un homme normalement constitué n’avait strictement aucune raison de rester là, debout, à faire la causette dans une douche, à un inconnu quasiment nu qui n’avait visiblement pas d’autre envie que de finir de se laver, n’est-ce pas ?

La remarque suivante confirmait, hélas, cette idée et, surtout, manqua suffoquer François. La question du nom, si elle était parfaitement incongrue et inutile – parce que le jeune homme n’avait certainement pas envie d’y répondre – n’était finalement rien comparée à la suite. Comment ça, il devait accélérer ?! Comment ça, il dirait qu’ils étaient occupés dans les douches ?! Au Capitaine Wilson, en plus ?! Les alarmes correspondant au refus clair et net s’étaient toutes subitement déclenchées sous le crâne de l’aviateur et elles faisaient tellement de bruit qu’il ne savait même que et à quoi il devait répondre.

« Non, mais vous n’avez pas l’intention de rester là pendant que je finis de me laver ?! » finit par s’exclamer François.

Il aurait aussi bien pu demander : « Vous ne pensez pas que je vais finir de prendre ma douche si vous restez là ? », ça revenait strictement au même dans son esprit. Non mais, il avait quoi qui ne tournait pas rond, ce type ?

« Et ce n’est pas la peine de dire quoi que ce soit au capitaine, on n’est pas occupés dans les douches ! »

Déjà qu’il allait se récolter Dieu-seul-savait quelle corvée, il n’avait vraiment pas besoin que le vétérinaire raconte des salades et que son capitaine et/ou ses collègues se fassent des idées complètement fausses.

« D’ailleurs, vous n’étiez pas occupé, vous ? Vous ne deviez pas chercher des rats ? »

Parce que, au cas où il ne s’en serait pas rendu compte, il n’y en avait pas, de rats, ici. Ce n’était donc pas la peine qu’il reste là. Il avait autre chose à faire, non ?
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Dim 22 Nov - 19:37

Gabriel était confiant et ne s'attendait pas à la remarque de l'aviateur. Pourquoi diable posait-il la question, la réponse n'était-elle pas évidente ? Bien entendu qu'il comptait rester là pendant que l'autre se lavait, sinon comment feraient-ils pour discuter ! Ou alors l'homme était pudique à l'extrême au point de ne pas pouvoir se mettre dans une tenue minimaliste sans être certain d'être seul. C'était bien sa veine, rencontrer un gars a peu près potable et ne pas pouvoir le regarder calmement sous la douche !

Il haussa les épaules sans répondre alors que l'autre continuait à râler. Bon, il ne fallait pas non plus qu'il l'aide à avouer la vérité à son supérieur ? Mais c'était quoi cette attitude ! Ok, il ne fallait pas montrer que l'on aimait bien les garçons mais à ce point là c'était des plus déplaisant. Il soupira avant de s'avancer vers l'aviateur.

- Je les ai trouvé les rats !

Il se pencha à ses côtés, l'effleurant au passage, et ouvrit le robinet d'eau chaude qui émit un grincement de protestation. Le problème avec Gabriel était que même assuré de faire pour le mieux, il ne pouvait s'empêcher de mal s'y prendre.

Mais là, ce n'était pas entièrement de sa faute, le sol était mouillé, légèrement savonneux. Il y avait un obstacle en la personne d'un aviateur servietté. Et comble de tout, Gabriel s'était penché en avant sans se dire que l'eau allait le toucher et donc le surprendre.

Donc ce qui devait arriver, arriva, il se sentit partir en avant sans pouvoir se rattraper à quoi que ce soit sauf la serviette qui couvrait l'aviateur. Il se retrouva allongé sur le sol, à moitié assommé, totalement trempé et la tête recouverte de la serviette à présent plus utile comme génératrice de pluie que comme ustensile d'essuyage.

- Aïeuh !

Oui, il était tellement habitué à tomber que ce fut la seule réaction qu'il eut. Il se retourna, sachant parfaitement qu'il ne pouvait pas se lever immédiatement sous peine de vertiges et il contempla le désastre. Il était plus que trempé et allait devoir se sécher totalement et trouver des vêtements propres.

- Bon, je crois que je suis bon pour une douche finalement. Ah oui ! Les rats, c'est le bruit de la plomberie à l'étage au dessous. Enfin je pense … Tu as des vêtements de rechange à me prêter ?

Il s'assit contre le mur couvert de carrelage usé et il tendit la main vers François. Oui, il comptait bien sur le fait que le soldat allait l'aider à se redresser. C'était un soldat, donc un homme serviable non ?
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Jeu 26 Nov - 22:32

Si le vétérinaire ne s’était pas attendu à ce que François riposte, le jeune homme, lui, attendait des réponses. Ou du moins, une réaction autre qu’un haussement d’épaule comme si ses remarques n’avaient aucun intérêt. Comme si la situation elle-même n’offrait aucune raison de se poser des questions. Il croyait peut-être que c’était parfaitement normal, de se retrouver dans une douche, avec une serviette autour de la taille et un hurluberlu qui vous regardait et qui parlait de tout et de rien ?! Un vétérinaire, c’était pas censé être quelqu’un de… sensé, justement ? Et d’intelligent, et tout, et tout ? Bien sûr, il n’était pas vraiment question d’intelligence, là, mais toute personne pourvue d’un minimum de sens commun pouvait se rendre compte que quelque chose clochait, non ?

Le seul problème, c’était que l’homme ne paraissait pas se rendre compte que la situation ne tournait pas rond. Il s’avançait même vers lui, comme si de rien n’était – François recula d’ailleurs prudemment, mais pas suffisamment pour éviter que l’autre ne le frôle – en racontant des absurdités. Comment ça, il les avait trouvés, les rats ? Il était définitivement stupide ou quoi ? Il ne voyait pas qu’il n’y avait pas plus de rats dans cette salle de douche que de beurre en branche ? L’aviateur n’eut cependant pas le temps de pousser plus loin la réflexion, de poser la question qui se formait sur ses lèvres – sachant que c’aurait certainement été quelque chose du style : « Vous êtes aveugle ou quoi ? », ce n’était pas forcément plus mal – ou même de se réagir à l’ouverture du robinet, en se reculant, que tout dérapa brusquement. Au sens propre comme au figuré.

« Hé ! » s’exclama François, plus par réflexe qu’autre chose.

Il n’avait pas eu le temps de réagir pour éviter la chute du vétérinaire, pas plus que pour tenir sa serviette, et contempla un instant le désastre sans un mot et sans un geste. Par contre, les mouvements du docteur Constantin lui firent réaliser que le dernier rempart de sa pudeur ne se trouvait plus à sa place, mais sur la tête du vétérinaire, et que celui-ci risquait de le repousser en se redressant. Aussitôt, le jeune homme s’en saisit et enroula à nouveau le tissu – à présent mouillé – autour de sa taille. La serviette était maintenant trempée et ne tenait autour de la taille de l’aviateur uniquement parce que ses doigts y étaient agrippés, mais ça n’avait aucune importance. Il était hors de question de la lâcher tant que ce type ne serait pas sorti des douches…

… Ce qui risquait de prendre plus de temps que prévu, étant donné qu’il était trempé lui aussi.

« Non, je n’ai pas de vêtements de rechange ici, » rétorqua François en passant outre la réponse sur les rats.

Ce qui était entièrement faux, d’ailleurs. Enfin, à moitié vrai, plutôt. Il n’avait pas de vêtements de rechange à cet instant, puisque les habits propres qu’il avait apportés lui étaient destinés. Il les avaient amenés pour les mettre, lui, après sa douche, avant de déposer les sales à la lingerie, et il n’avait aucune intention de les prêter à qui que ce soit, surtout qu’avec toutes ces bêtises, il n’avait pas vraiment le temps de repasser à sa chambre avant de rejoindre l’équipage de Nobilitas. Et puis, de toute manière, ses vêtements, c’étaient des uniformes, et il était donc impossible qu’un civil les endosse.

La conclusion s’imposait donc d’elle-même : Non, François n’était pas serviable. Il était soldat, il servait son pays – même si la façon de le faire depuis le 17 juin 1940 était franchement déplaisant – mais ça s’arrêtait là. Il n’y avait écrit nulle part qu’il devait aussi servir les vétérinaires, n’est-ce pas ? Il n’était pas sans cœur au point de laisser un blessé à terre, mais vus la façon dont se tenait le docteur Constantin et le débit qui s’échappait de ses lèvres, il ne devait pas être mourant. Aussi le jeune homme jugea-t-il qu’il n’avait pas besoin de saisir la main tendue. D’autant que ses deux mains à lui étaient bien trop occupées à tenir la serviette mouillée devant lui pour aider quelqu’un qui n’en avait pas besoin.

« Par contre, reprit-il en ignorant délibérément la main tendue, il y a des serviettes propres dehors. »

Sous-entendu : au-dehors de la salle de douche. Avec un peu de chance, le vétérinaire déciderait ainsi de sortir de là pour aller chercher de quoi se sécher et il choisirait une autre pièce s’il tenait vraiment à se laver.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Dim 29 Nov - 13:48

Gabriel n'avait pas pu voir grand chose de son interlocuteur mais il s'en fichait un petit peu parce que maintenant le plus urgent était de trouver un moyen de se sécher. Et comme l'aviateur avait décidé de ne pas être très serviable il allait devoir trouver un moyen de se procurer des vêtements propres sans déambuler dans tout Sarnand. Parce qu'il avait beau ne pas être particulièrement pudique, il se refusait à cette exhibition totalement inutile et inconvenante.

Il se redressa calmement sans tenir compte du fait que l'aviateur était plus préoccupé par sa serviette que par l'aide à un camarade trempé et à moitié sonné. Ah ! La jeunesse de maintenant, tout se perdait ! Gabriel n'en perdit pas son sourire, ça lui arrivait tellement souvent de tomber qu'il était habitué aux réactions diverses et variées que cela entrainait.

- Bon ! Si il y a des serviettes propres dehors, je vais aller en chercher.

Il fit un sourire resplendissant à l'aviateur avant de partir prudemment en direction de la porte qu'il avait fermé quelques instants plus tôt. Tout en marchant, il se rendit compte qu'il allait mouiller la salle où tous pouvaient se changer et que du coup, il risquait d'entraîner d'autres catastrophes. Il haussa les épaules et se retourna vers François.

- Je crois que je ferais mieux de ne pas trop tout mouiller, ça ne te dérange pas si je laisse mes affaires ici hein ?

Et ni une, ni deux, il retira ses chaussures et ses chaussettes détrempées, sa blouse blanche dans un aussi piteux état et son pantalon. Il se retrouva en chemise et en caleçon et décréta que cela suffisait. Il fit un petit signe de la main à l'aviateur et sortit de la pièce sans fermer la porte.

Une fois là, il regarda les étagères et pris une serviette pour commencer à s'essuyer avant de tourner la tête vers la porte, mince alors, il avait oublié de fermer cette satanée porte qui laissait passer les courants d'air. Il passa la tête par l'ouverture et cria.

- Oh, désolé, j'ai pas pensé à fermer la porte, je le fais de suite. Mais tu sais, tu n'as pas à être gêné, d'après ce que j'ai vu, il n'y a rien qui soit matière à gène chez toi.

Car oui, sinon pourquoi l'homme se draperait-il dans une pudeur aussi mal placée qu'absurde ? Gabriel retira le reste de ses vêtements et les déposa bien à plat sur un banc avant de se sécher un peu plus. Il déposa la serviette maintenant humide à côté de ses affaires et il en prit deux bien sèches. Tant pis pour les femmes de ménage, il leur expliquerait avec un clin d'oeil et elles comprendraient ! Ce qu'elles comprendraient ne l'intéressait pas plus que ça, de toute façon, on ne le comprenait jamais totalement.

Il retourna en direction de la porte et l'ouvrit en grand avant d'entrer et de prendre bien soin de refermer derrière lui.

- Voilà, je suis presque sec maintenant. Bon, je t'ai apporté une serviette sèche, je la dépose là et je prend mes affaires. Tu as besoin d'autre chose ?

Bon, il n'était peut-être pas des plus discrets, certainement pénible et complètement exaspérant, mais au moins on ne pouvait pas dire que Gabriel n'était pas serviable.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Jeu 3 Déc - 18:26

Oh, miracle ! songea François tandis que le vétérinaire se levait et se dirigeait vers la porte, il avait apparemment enfin compris qu’il devait quitter la salle de douches. Certes, ça avait pris bien plus de temps que prévu, et les raisons qui poussaient le Docteur Constantin à sortir n’étaient pas vraiment celles qui travaillaient l’aviateur depuis le début, mais il n’allait pas chipoter. Ne disait-on pas que mieux valait tard que jamais et que la fin justifiait les moyens ? Comme son interlocuteur semblait finalement disposé à sortir – et que il n’était pas encore si en retard que ça, surtout s’il se résignait à sauter son déjeuner – François se sentait tout près à accepter ces deux proverbes et attendait donc avec impatience que l’intrus sorte de la pièce dans laquelle il n’avait décidément rien à faire.

Malheureusement, ledit intrus devait aimer jouer avec les nerfs de ses interlocuteurs, et le jeune homme sentit son cœur rater un battement quand le vétérinaire s’arrêta avant d’avoir atteint la porte et se retourna vers lui. Allons bon, il n’allait pas rester là, quand même ? Pendant un instant, François crut que l’homme avait renoncé à son envie d’aller se sécher, mais les paroles qui suivirent vinrent bien vite le rassurer… Ou pas. Comment ça, il voulait laisser ses affaires là ? Il n’allait pas se déshabiller dans la douche, comme ça, quand même ?! Certes, une douche, ça servait à se laver, donc en général on n’y était pas vêtu très chaudement, mais ce type-là n’avait décidément aucune pudeur ! Enfin… il lui en restait peut-être un petit fond puisqu’il garda sa chemise et son caleçon avant de quitter la salle.

Un soupir de soulagement gonfla la poitrine de François quand le vétérinaire quitta enfin la pièce mais, au moment où il s’échappait de ses lèvres, un frisson vint l’interrompre. A présent que l’indignation de l’aviateur retombait, le courant d’air froid qui passait par la porte se faisait pleinement sentir, si bien qu’il ne songea pas à ôter sa serviette et à terminer sa douche. Il fit plutôt quelques pas en direction de la porte, dans l’intention de la fermer, mais le Docteur Constantin le devança. François aurait pu se sentir reconnaissant envers l’homme de ses bons sentiments et de l’aide qu’il lui apportait… mais c’était sans compter sur les paroles qu’il entendit. Trop occupé à ne pas s’étouffer d’indignation, le jeune aviateur ne remercia donc pas le vétérinaire. Outre qu’il n’avait aucune pudeur, ce type ne possédait pas non plus la moindre once de savoir-vivre ! Non mais enfin, ça ne se disait pas des choses pareilles !

Lorsqu’il se rendit compte qu’au lieu de fusiller l’homme des yeux il lançait un regard noir à la porte – elle était fermée maintenant – François décida de laisser tomber. Il inspira un grand coup, laissa glisser à terre la serviette mouillée et pleine de savon – même si la mousse avait disparu depuis le temps – et ouvrit le robinet pour se rincer enfin correctement. Etant donné que l’autre tordu avait laissé ses affaires, le jeune homme songea qu’il risquait de revenir assez rapidement et qu’il valait donc mieux qu’il se dépêche. Et bien lui en prit. En effet, à peine avait-il terminé que la poignée de la porte bougeait, et l’aviateur eut juste le temps d’attraper la serviette qui traînait et de la mettre devant lui avant que le vétérinaire n’entre à nouveau.

Le jeune homme dut réprimer un soupir d’agacement quand il referma la porte derrière lui. Allons bon, il n’allait pas s’attarder encore, si ? Il venait de dire qu’il ne devait que prendre ses affaires, ça ne prenait pas cent cinquante ans !

« Non merci, répondit-il tout de même, en s’efforçant de contrôler au mieux sa voix pour ne pas y laisser percer trop d’énervement, c’est très bien. »

Il déglutit et laissa passer une seconde, attendant visiblement que l’autre fasse mine de quitter la pièce, avant de reprendre la parole.

« Bon, je vais pouvoir aller m’habiller, commenta-t-il en se saisissant de la serviette sèche tout en évitant de laisser tomber la trempée. Il faut que je me dépêche pour ne pas être en retard. »

Ca devait être suffisamment clair pour que le vétérinaire ne tente pas de prolonger la « conversation », n’est-ce pas. Le Docteur Constantin n’avait plus qu’à s’en aller, ou prendre sa douche ou faire quoi qu’il veuille du moment qu’il le laissait sortir de là tranquillement. Ses vêtements propres, parfaitement pliés, l’attendaient dans le vestiaire et ses vêtements sale, plus ou moins bien pliés, eux, attendaient qu’il les emmène à la lingerie.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Ven 11 Déc - 23:00

Ah ? Il n'avait pas besoin d'autre chose ? Donc Gabriel n'était plus d'aucune utilité pour l'aider ? Bon et bien tant pis, il trouverait autre chose à faire, ce n'était pas comme s'il était désoeuvré, un vétérinaire avait toujours des choses à faire. Mais il y en avait de moins plaisantes que de discuter avec un soldat à moitié nu dans une salle de douche. Ce n'était même pas le fait que le soldat soit dans une tenue plus que minimaliste qui pesait dans la balance, juste que Gabriel aimait bien discuter avec les gens qu'il trouvait ... à son goût intellectuellement ou physiquement parlant. Si en plus ils avaient les deux aspects alors le vétérinaire pensait avoir touché le gros lot, mais ce ne semblait pas être le cas avec le soldat puisque ce dernier était très monosyllabique.

Gabriel le regarda ramasser la serviette sèche tout en maintenant le rempart de sa pudeur et en prenant congés. Ah oui mince, le retard ! Gabriel l'avait totalement oublié et il ne pouvait pas le laisser tomber comme ça simplement. Ce ne serait pas poli et bien élevé et surtout, il ne voulait pas que quelqu'un soit puni par sa faute. Car oui, il avait bien compris que c'était de sa faute si l'aviateur n'avait pas terminé de se laver. D'abord il avait laissé la porte ouverte, puis il l'avait mouillé, et entre temps il lui avait parlé ! Donc il allait tout faire pour se rattraper !

Il le regarda sortir et se déshabilla entièrement avant de se frictionner vigoureusement pour se sécher tout en se dirigeant vers la porte des vestiaires. Il termina juste à temps pour ne pas se cogner dans le mur, il avait dévié de sa trajectoire ! Il se mit à se frictionner les cheveux et sortit de la pièce pour proposer une fois encore son aide à François ! Le pauvre n'allait pas avoir le temps de manger si cela se trouvait !

- Je suis navré, franchement je mérite des claques parfois. Allez ne t'en fais pas, je vais me trouver des vêtements secs et je vais t'apporter à manger juste avant que l'entrainement ne commence avec Nobilitas. Le capitaine ne pourra pas t'en vouloir si c'est bien présenté et crois moi, je sais parfaitement présenter les choses.

Il s'assit sur un banc avec un grand sourire aux lèvres, c'était gentil de sa part non de le proposer et nul doute que l'autre serait touché par cette délicate attention, bon il ne voudrait certainement pas du fait de son orgueil de mâle, mais tant pis, Gabriel savait au fond de lui que cela allait faire plaisir...
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Ven 18 Déc - 0:32

Totalement inconscient des pensées qui traversaient l’esprit du vétérinaire – tout le monde n’est pas télépathe… et heureusement dans le cas présent – François quitta donc la salle de douche avec ses deux serviettes, la sèche et la trempée, et l’espoir que tout allait enfin rentrer dans l’ordre. En tout cas, c’était bien parti pour. Le Docteur Constantin ne l’empêcha pas de quitter la pièce et ne fit pas mine de le suivre dans les vestiaires, ce qui était indéniablement une bonne chose. Sans doute allait-il prendre sa douche, comme il l’avait évoqué un peu plus tôt, et cela convenait parfaitement à l’aviateur : il aurait ainsi tout son temps pour se sécher, s’habiller et quitter les douches sans encombre. Enfin… tout son temps, c’était vite dit. Etant donné que s’il ne se dépêchait pas ou si l’idée lui venait de ne pas renoncer à son petit déjeuner, il risquait d’être en retard, il n’avait pas autant de temps que ça, surtout que le Capitaine Wilson avait une fâcheuse tendance à arriver en avance quand il était en retard – alors qu’il était plutôt en retard quand lui était à l’heure, évidemment. Aussi François ne tarda-t-il pas à laisser tomber la serviette mouillée et à se sécher avec l’autre, avant de commencer à s’habiller.

Malheureusement, ses espoirs se révélèrent vite vains. Il venait à peine d’enfiler son caleçon qu’une voix se fit entendre dans son dos, et il n’était pas nécessaire d’être un génie pour comprendre que ladite voix accompagnait le vétérinaire, qui était donc sortit de la douche. Si ça avait été dans ses habitudes, l’aviateur aurait pu lâcher une bordée de jurons, mais il se contenta plutôt de réprimer un soupir agacé et d’écouter ce que l’autre avait à dire. Ce qui n’était pas forcément une bonne chose, d’ailleurs, songea brièvement François lorsqu’il eut réalisé la signification des paroles prononcées. Il pivota sur lui-même afin de répondre au Docteur Constantin… et faillit s’étouffer d’indignation en voyant la tenue – inexistante – de l’homme qui se prélassait sur le banc.

« Mais… ! »

Mais, enfin, il sortait d’où ce type ? Il pouvait pas se comporter avec un semblant de normalité ?

Le jeune homme prit sur lui et souffla violemment par le nez, dans le but de pouvoir articuler quelques mots avec un débit et un volume normaux et sans laisser transparaître trop d’agacement.

« Ce n’est pas la peine, merci – ce mot-là n’était pas facile à prononcer. Je peux très bien me débrouiller tout seul pour expliquer mon retard au capitaine… »

Il n’avait vraiment, vraiment pas besoin que le vétérinaire vienne présenter les choses. Vue la façon dont il se présentait déjà lui-même, François n’avait pas du tout envie d’imaginer ce qu’il pourrait bien dire au Capitaine Wilson.

« … D’ailleurs, je ne suis pas encore en retard, » conclut-il en pivotant de nouveau sur lui-même, afin de poursuivre l’habillage interrompu.

C’était vrai. Il avait tout à fait le temps de se rendre à la case « Aire d’atterrissage, aux côtés de Nobilitas » en passant par la case « Lingerie », à condition d’éviter la case « Petit déjeuner »… et à condition que le vétérinaire n’en rajoute pas une couche évidemment.


Dernière édition par François Drisslet le Lun 18 Jan - 3:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Dim 27 Déc - 18:29

Le cri d'indignation poussé par l'aviateur fit sourire Gabriel. Mais pas un sourire moqueur ou ironique, pas un sourire heureux non plus, non, un sourire désolé qui montrait qu'il n'avait pas voulu effrayer le pauvre jeune militaire. Il secoua la tête et regarda autour de lui dans l'espoir futile de trouver quelque chose de potable à se mettre. Il dut se rendre à l'évidence, il n'y avait rien. Tant pis, il n'était pas si loin que ça de son vestiaire.

Il faillit crier de joie quand l'autre le remercia en déclinant sa proposition. Il l'aurait parié, l'orgueil mâle des militaires qui refusaient qu'on les aide. Il les connaissait bien, il avait un cousin dans l'armée (allemande mais dans l'armée tout de même) qui n'aimait pas qu'on ... enfin qui ne demandait jamais qu'on l'aide... enfin non, qui était impossible à qualifier. Et comme il avait prévu la réaction de refus, il n'en fut pas vexé. Il se contenta de se draper dans la serviette en la fixant à sa taille et d'aller chercher ses vêtements mouillés.

- D'accord, comme tu voudras, après tout tu es assez grand pour te débrouiller seul. Tu es certain que tu ne veux pas que je t'aide à t'essuyer le dos ?

Il dédia un sourire à faire pâlir d'envie le soleil tant il était éclatant et il attrapa le reste de ses affaires dans un tas informe. Il manqua de se prendre les pieds dans ses chaussettes mais se rattrapa in extremis en laissant tout tomber.

Gabriel se redressa et grommela dans sa barbe inexistante pendant qu'il récupérait le tout pour la seconde fois. Quand le pilote dit qu'il n'était pas en retard, le vétérinaire haussa un sourcil entendu. Ah bon ? Et bien dans ce cas il n'allait pas manger, or le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée et voler le ventre vide n'est pas recommandé ! Donc ... il allait faire ce qu'il avait dit, à savoir rejoindre l'équipage de Nobilitas et donner un panier repas à son compagnon de douche !

- D'accord, si tu n'es pas en retard alors c'est très bien. Dans ce cas, je vais aller me changer et je te dis à la prochaine fois !

Il se couvrit tant bien que mal et sortit à moitié en courant de la pièce. Il ne devait pas perdre de temps car il connaissait la ponctualité des militaires. Mais au pire, il trouverait un moyen pour retarder le décollage de Nobilitas.

A peine sortit du vestiaire, il se dirigea vers le local où il avait ses affaires de rechange tout en comptant le temps qu'il lui restait. Pas beaucoup mais cela serait assez ! Par contre, à cause de l'orgueil de François, il ne savait pas ce qu'il aimait manger au petit déjeuner ! Ah ! C'était compliqué tout de même.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup ... (28/04/41)   Mar 19 Jan - 3:22

La maîtrise de ses émotions demandait décidément beaucoup, beaucoup d’efforts à François. Avant que le vétérinaire ne vienne le narguer sous la douche, il pensait pourtant ne pas s’en sortir trop mal à ce petit jeu-là, même si c’était loin d’être parfait. Entre les fois où il devait cacher sa trop grande inimitié envers les allemands et celles où il devait se garder d’entrer dans le jeu nonchalant que menait son capitaine, il était quand même à bonne école, non ? Mais le docteur Constantin paraissait avoir décidé de le faire tourner en bourrique – et d’une façon qui n’avait rien à voir avec celle utilisée par le capitaine Wilson – et le jeune aviateur, bien qu’il ne sache pas qui de l’incrédulité ou du soulagement prédominait dans son esprit, eut vaguement l’impression de ressembler à un poisson hors de l’eau quand son interlocuteur accepta le fait qu’il n’ait pas besoin d’aide sans tergiverser pendant des heures.

D’accord, comme tu voudras.

Alléluia !

Malheureusement, le soulagement fut de courte durée, et la question suivante du vétérinaire ainsi que son sourire, s’ils permirent à François de reprendre contenance, lui rappelèrent surtout que ce type n’était définitivement pas normal. L’aider à s’essuyer le dos ? Non mais franchement, est-ce que c’était une idée qui venait à l’esprit de gens normaux, ça ? De nouveau totalement indigné, le jeune homme se mordit l’intérieur des joues pour s’empêcher de répondre quelque chose de trop virulent – c’était toujours un vétérinaire qu’il avait en face de lui, même s’il était un peu (beaucoup) tordu – et se contenta de lâcher quelques mots.

« Il est déjà sec, merci. »

Ce mot-là avait toujours autant de mal à passer. Mais il valait mieux rester poli et respectueux – oui, oui, respectueux – avec l’homme qui restait, malgré tout, une figure importante de la base. A bien y penser, c’était à se demander comment il pouvait être une figure si importante, mais ce n’était pas le moment. Pour l’instant, François était plutôt décidé à ne pas se compliquer la vie et à s’habiller au plus vite pour pouvoir quitter le vestiaire, à laisser tous les vétérinaires tordus loin derrière lui et à se dépêcher pour se trouver sur l’aire d’atterrissage avant que son capitaine ne puisse lui faire une quelconque remarque.

Aussi tourna-t-il le dos à l’autre occupant du vestiaire en déclarant qu’il n’était pas en retard, avant de continuer à se vêtir. Il était en train d’enfiler sa chemise et d’en fermer les boutons quand le docteur Constantin le salua, déclara qu’il s’en allait et s’en alla effectivement, mais il était toujours tourné vers le mur si bien que son soulagement ne fut pas visible. Seul un « Au revoir » put être perceptible. Ouf ! Il allait enfin pouvoir continuer la journée normalement ! décidé à ce que ce soit le cas, François termina donc de s’habiller en vitesse et ramassa ses affaires sales, avant de se diriger vers la porte. Direction la lingerie et l’aire d’atterrissage.
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Quand on parle du loup ... (28/04/41)

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