[inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)


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[inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)

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Allemand
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MessageSujet: [inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)   Dim 8 Nov - 14:24

Nimue en avait de bonnes.

De très bonnes, même.

Pour un peu, Samson se serait émerveillé devant l’humour de la Schwalbe. Sauf qu’à sa connaissance, les dragons plaisantaient rarement – et même si certains, touchés par le doigt d’une invisible Muse, lançaient parfois des piques à leurs pilotes, Nimue était, en l’occurrence, mortellement sérieuse. C’était la cata. Ce jour menaçait de devenir l’un des pires de sa vie, juste après le jour où Fafnir avait perdu toute connexion avec la réalité et tenté de se cacher sous la tente d’un officier supérieur.

Son séjour à Sarnand avait bien commencé, pourtant. Il avait retrouvé son cousin, les toits familiers de Montreuil, les murs de Ste-Marie et une petite partie de sa précieuse famille. Nimue s’était révélée pleine de bonne volonté, et dotée d’un excellent caractère, si bien que son équipage s’était rapidement pris d’amitié pour elle. Samson, en particulier, passait pas mal de temps près d’elle, lorsque le pilote n’était pas là, pour s’assurer qu’elle ne manquait de rien, et pour bouquiner loin de l’activité fébrile du château. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’était que la dragonne allait rapidement décider qu’elle l’aimait bien et que, pire, elle lui faisait confiance.

Comme Samson ne tenait pas spécialement à ce que la Schwalbe le chasse la prochaine fois qu’il tenterait de se réfugier dans son antre, il ne pouvait pas lui dire qu’elle avait tort. Il ne pouvait pas non plus dire qu’il n’éprouvait pas une affection débordante pour son pilote. Tout comme il ne pouvait pas refuser de l’aider à distraire le sombre Hauptmann.

C’était la cata.

Parce qu’Engel ne se laisserait pas attendrir par un des nombreux animaux recueillis par Gabriel, et parce que les nombreuses théories samsonniennes sur le pourquoi du comment de la vie, incluant moult phénomènes paranormaux et moult dragons pygmées, risquaient de ne lui plaire qu’à moitié.

C’est pourquoi Samson tournait en rond dans les bâtiments de Sarnand en espérant vaguement qu’il ne croiserait pas son supérieur.

Et c’est pourquoi, lorsqu’il le croisa, la seule chose qui lui vint à l’esprit fut :

"Je crois que nous avons un problème de cafards"
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MessageSujet: Re: [inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)   Dim 15 Nov - 1:31

"Super...", avait été le seul mot qu'Engel avait trouvé pour manifester cette joie parfaitement exubhérante de savoir le bâtiment infesté par ces bestioles... "Bonjour" ou "comment ça va ?" n'auraient-ils pas mieux valu que ce genre d'informations qui, même si elle l'enchantait, n'avait qu'un intérêt terriblement peu prolongé ? Il en doutait même... Au moins cela mettait de la distraction dans sa vie terriblement monotone depuis qu'on l'avait parqué ici. Valareï considéra un instant son jeune pilote, fronça les sourcils, plissa les yeux et lança, la tête de côté :

"Dites-moi vous... qu'est-ce que... bon déjà, qu'est-ce que vous faites là tout seul ? La moitié du temps vous êtes coincé auprès de Nimue la tête dans vos bouquins. Etonnant de vous voir là, pas vrai ?".

Oui il n'avait pas trouvé d'autres sujets de conversation autre que "que foutez-vous tout le temps dans les pattes de ma dragonne ?' et sincèrement retrouver ce gringalet blond tandis qu'il s'apprêtait à faire une looongue sieste dans ses quartiers généraux n'était pas franchement pour lui plaire. Il détestait la compagnie aussi bien des dragons que celle des hommes... et encore plus des jeunes pilotes dans son genre. Et celui-là semblait comme débarquer de la lune. Mais il fallait le reconnaître, qu'avait-il à perdre à échanger deux mots avec lui ? Et même comment pourrait-il pleinement se reconstruire s'il ne faisait pas des efforts à son tour ? Peut-être que Nimue avait raison quelque part... le temps était venu de renaître de ses cendres.
Engel Valareï offrit alors un semblant de sourire à son jeune pilote, tellement peu crispé que cela ressemblait davantage à une grimace qu'à toute autre chose. Il essaya néanmoins de se montrer plus agréable histoire de "briser la glace".

"Eh bien hmmm... cela fait combien de temps que vous êtes ici ? Quel genre d'apprentissage avez-vous reçu ?".

Oui cela pouvait bien démarrer ainsi. Au moins cela partait d'un très bon sentiment ! Aïe mais comment faisait son mentor, si dégourdi, pour engager la conversation et mettre ainsi tout le monde à l'aise ? S'il se souvenait bien la première fois qu'il l'avait rencontré il l'avait abordé en disant, hmmm... "avez-vous peur de mourir ?". Oui singulière façon de dire "bienvenue parmi nous" mais c'était déjà un bon début et connaissant cette espèce de tête brûlée qui lui avait quasiment tout enseigné cela n'avait rien de surprenant. Pour sa part il avait répondu "non" pour la frime et était immédiatement entré dans la troupe pas parce qu'il avait du courage, ni du répondant simplement parce qu'il était "stupide" et ferait ainsi de la bonne chair à canon, genre de type qui ne se poserait pas plus de question que cela. C'en était suivi toute une longue soirée durant laquelle ses compagnons avaient rivalisé d'ingéniosité afin de tester la foi qu'il avait en sa mission et en sa fonction. Rouler sous la table à vomir son Schnaps en avait fait partie.
Heureusement qu'il restait bien plus sérieux que ses anciens compagnons de route...

"Au fait...".

Il ne put s'empêcher de sourire.

"Avez-vous peur de mourir ?".

Et il fallait bien l'avouer c'était aussi débile que cette histoire de cafard...
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MessageSujet: Re: [inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)   Lun 16 Nov - 22:54

Rien n’avait préparé Samson à une attaque en règle, et le regard qu’il leva sur son supérieur hiérarchique était vide de toute expression. Il n’était pas sûr de bien comprendre la question. Quel était le problème, au juste ? Qu’il soit seul, qu’il ne soit pas dans les pattes de Nimue, qu’il passe trop de temps entre les pattes de Nimue, qu’il ne soit pas en train de lire, qu’il passe trop de temps à lire ou qu’il se trouve sur le passage d’un officier de fort méchante humeur ? Ou tout à la fois ? A moins que Valareï ne tente simplement d’assouvir ses appétits sadiques sur le premier venu ?

Samson n’avait rien contre le pilote de Nimue, mais passait assez de temps connecté avec le monde réel pour savoir que toutes les accusations formulées contre lui étaient d’une injustice criante. Il était très sociable, et ne s’isolait que lorsqu’il souhaitait lire ou passer un moment seul avec lui-même. D’ailleurs, il était rarement seul quand il bouquinait, vu qu’il se trouvait avec Nimue. De plus, Nimue ne se plaignait pas de ses attentions, ce qui signifiait qu’il agissait convenablement : il prenait soin d’elle, sans tenter de la séduire plus qu’un autre, et sans l’étouffer. Et lire, c’était mieux que d’aller boire dans les cabarets, jouer, et se faire casser la gueule – comme certains Meyer. Le temps d’arriver à cette pensée, Samson avait oublié la question de Valareï et se contentait de le fixer d’un air crétin absent.

Mais avant qu’Engel puisse répéter sa question, une étincelle d’intelligence éclaira brièvement le regard du Stabsgefreiter. Ou plus exactement un semblant d’intelligence. Parler de « pilotage automatique » aurait été plus juste, mais c’était une notion inconnue à l’époque de nos deux protagonistes. Bref, les lèvres de Sam s’arrondirent autour d’une syllabe –sa réponse.

"Oui"

Valareï allait devoir se contenter de ça. Heureusement, l’aviateur avait plus d’une corde à son arc, et ne tarda pas à lui poser une autre question, qui laissa Samson franchement dubitatif. Le Stabsgefreiter était arrivé en même temps que Nimue, pratiquement en même temps que son vis-à-vis, qu’était-il censé raconter ? Comme l’Hauptmann semblait dans d’assez bonnes dispositions, Sam’ prit sur lui et formula une réponse sensée et construite.

"Je ne suis pas ici depuis longtemps, je suis arrivé juste avant votre Nimue. J’avais déjà fini ma formation, Herr Hauptmann. J’ai fait mes classes près de Berlin, je me suis engagé dès que j’ai eu l’âge requis"


Il songea à demander « et vous ? » mais avait la nette impression que Valareï avait d’autres questions à lui poser. Curieux de savoir où son supérieur voulait en venir, Samson attendit.

Il ne fut pas déçu.

C’était à nouveau une question piège, mais celle-ci ne lui posait pas de problèmes particuliers. Il la trouvait amusante, au contraire, bien que surprenante. Il songea à ses entrechats dans le pommier des Constantin, alors qu’il avait six ans, ses escapades sur le toit de Ste-Marie, ses folies sur le dos de Fafnir, ses numéros de funambule sur les murailles de la base allemande, son exaltation quand ils devaient partir au combat, ses... et avant que son esprit ne s’enfonce tout à fait dans les souvenirs de ses exploits et de ses défis sans queue ni tête, il songea que non, il n’avait pas peur de la mort. Il fit un effort pour s’extirper de la mélasse de sa mémoire et répondre à Engel :

"Si on vous a raconté que ma tentative pour aborder un Chasseur-Vocifère était une tentative de suicide, on vous a menti"

Non mais sans blague.

"C’était tout à fait possible. On était assez près, et il n’allait pas si vite que ça. Si mes camarades n’avaient pas passé tant de temps à argumenter, je suis sûr qu’on aurait pu l’avoir"

Puis, sans transition :

"Non, je n’ai pas peur de la mort, Herr Hauptmann. Pas plus que je n’ai peur de vivre"
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MessageSujet: Re: [inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)   Dim 22 Nov - 11:54

Engel redressa subitement les sourcils à la réponse du jeune homme. Il fallait avouer que derrière cette caparade relativement pâle voire translucide, ces réponses toutes faites, son air un peu abattardi par la fatigue ou le travail (ou encore les deux) le petit demeurait quand même apte à formuler une réponse des plus surprenantes pour quelqu'un d'aussi effacé. Et quand bien même affirmait-il de ne pas craindre la mort, il n'hésitait pas à étayer ceci d'un bel exemple sur la chasse d'un dragon et une tentative, bien que ratée, de capture. Le Capitaine rentra les mains dans ses poches, écoutant d'une oreille plus qu'attentive les explications de son jeune officier. Il avait la sensation que si on le laissait s'enfoncer un peu plus dans son histoire il serait intarrissable. Et peut-être intéressant...

"Un Chasseur-Vocifère, hein ? Rien que ça...".

Faussement blasé il fallait l'avouer. Et ce petit blondinet tout juste sorti des classes, aux yeux limpides et clairs, achevaient d'attiser sa curiosité, presque à l'impressionner. Il lui tardait même d'en savoir un peu plus sur cette nouvelle recrue qui partageait la particularité d'être arrivé en même temps que lui et "sa" Nimue. Il l'inspecta de haut en bas d'un regard amusé puis acheva cette légère mise à l'épreuve par une franche tape de sympathie sur l'épaule.

"Bah alors, bienvenue à bord, soldat ! En espérant qu'auprès de ma Nimue et de moi vous ayez aussi peu de crainte d'affronter la mort que de la donner... Je me targue, sans pour autant être profondément sadique, de savoir faire des sacrifices dès qu'ils s'avèrent nécessaires".

Sa main glissa le long de l'épaule du jeune homme jusqu'à y laisser pendre son propre bras. Il continua la route qu'il s'était initialement prévue pour lui seul, entrainant ainsi son jeune pilote non pas vers ses appartements (fort heureusement...) mais plutôt vers les cuisines.

"J'aime les têtes brûlées, mon jeune ami. Ceux qui ont assez de tripes pour tenter l'impossible. Lorsque je serais davantage remis -il jeta un regard à son bras en écharpe- et qu'enfin une mission nous sera accordée, j'ose croire que vous serez celui qui fera la différence lorsque l'instant sera venu...".

Et ses yeux bleus d'oiseau de proie de se poser sur lui. Il était on ne peut plus sérieux à cet instant...
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MessageSujet: Re: [inachevé] Un vilan cafard (3.05.1941)   Sam 28 Nov - 16:15

(Je suis sûre que vous avez tous et toutes une grande culture littéraire mais je vais quand même mettre quelques définitions en spoiler, à la demande de mes premiers lecteurs. Si vous voulez être courageux... ne regardez pas avant de lire !)

Spoiler:
 
Une fois n’était pas de coutume, Samson ne prêtait aucune attention au monde qui l’entourait, ni aux idées saugrenues qui trottaient jour et nuit entre les circonvolutions de son cerveau. Chacune de ses pensées convergeait vers Valaraï et ses questions étranges, dans l’attente d’autres colles, ou d’un quelconque commentaire sur son comportement impavide. Ses camarades le pensaient fous, mais le Stabsgefreiter, de son côté, se trouvait juste différent. Il était d’ailleurs persuadé que ses collègues avaient eu tort de laisser filer le Chasseur-Vocifère. C’était des hommes couards, et encore plus inermes que certains textes de l’époque. Samson avait le mérite de ne reculer devant rien. Il était de plus redoutablement efficace au combat, vu que la vacilité de sa raison ne se traduisait par une vacilité de ses idées et de ses actes. Il se demanda si Valaraï mettait ses paroles en doute, et fronça les sourcils.

"Oui. Un Chasseur-Vocifère" insista Samson. "Notre Schwalbe était pratiquement sur lui, et même si on n’était pas à l’abri d’un virage à 180 degrés, je pense qu’un abordage était possible"

Mais les catilinaires de ses coéquipiers avaient complètement gâché cette belle opération. Samson avait songé à répondre par une philippique aux mots choisis, mais le temps qu’il trouve les bons termes, le Chasseur avait pris la tangente. Habitué à être toisé, même si c’était souvent par des hommes plus petits que lui-même, le Stabsgefreiter ne broncha pas quand son supérieur l’examina des pieds à la tête. Tandis que Valaraï terminait ses observations, il repensa à la lettre qu’il comptait envoyer à Silke dans les prochains jours. Il commençait à manquer de papier, et à moins de trouver un fonctionnaire compatissant, il serait bientôt obligé de minuter.

Il fut ramené sur terre par la claque fraternelle de l’Hauptmann. Son commentaire sur les sacrifices le laissa quelque peu dubitatif. Il pouvait tout à fait comprendre qu’un homme accepte de se sacrifier pour un ami, un parent ou une idée, mais un officier parlant de sacrifices avec autant de légèreté avait nécessairement un cœur adamantin. Parfois, un unique pas séparait le stratège du stipendié.

"Sans doute" répondit Samson, qui n’avait pas envie de s’engager sur cette voie-là.

Ce genre de discours passait généralement à cent lieues au-dessus de sa tête. Samson n’aimait guère les chemins tortueux de la politique et de la stratégie militaire. Il préférait trimarder dans ses mondes fantasmagoriques et le long des rivières. Quitte à passer pour un jocrisse quand ses camarades se lançaient dans des conversations sérieuses, d’ailleurs.

Il plissa les yeux quand Valareï passa un bras autour de ses épaules. Samson n’avait rien contre les contacts physiques, et était même plutôt tactile, mais se demandait ce que cachait cette attitude inhabituelle. Il avait du mal à voir son supérieur autrement que comme un homme distant et autoritaire, aux discours plus coupants qu’un estramaçon quand ils n’étaient pas laniaires. Mais peut-être qu’il se faisait des idées. Peut-être que Valareï ne se conduisait comme ça qu’en sa présence. Peut-être que, comme beaucoup d’hommes, il jugeait que Samson passait trop de temps dans d’autres réalités pour qu’il soit possible de créer des liens avec lui.

En tout cas, l’Hauptmann ne semblait pas savoir qu’il avait un nom et un prénom.

"Je ferai mon possible"
commenta le Stabsgrefreiter, en se demandant, par les dieux, comment il allait pouvoir distraire Valareï.

Distraire Nimue, c’était facile. Comme tous ses congénères, une simple télésie pouvait la tirer de son affliction, et au pire, quelques promesses épulaires faisaient l’affaire. Pour Valareï, c’était une autre histoire, d’autant plus qu’il était coincé au sol. Même quand les cieux adoptaient un bleu céruléen, et ouvraient leurs bras à toute la gente dragonique, l’Hauptmann était condamné à rester à terre, tant que sa blessure n’était pas guérie. A ce rythme, d’ailleurs, il serait rubigneux avant que les hautes sphères ne l’autorisent à voler de nouveau.

"Dites, vous aimez lire ?"
finit par demander Samson, en désespoir de cause.

Avec un bon bouquin, le jeune homme avait de quoi être occupé une journée entière pour les ouvrages les plus courts, trois ou quatre jours pour les plus longs. Mais peut-être que Nimue n’apprécierait pas que son pilote s’isole encore davantage, pour bouquiner tranquille.

"Ou marcher un peu, peut-être ?"

Sauf qu’un aviateur n’était pas censé rester loin de son dragon trop longtemps.

C’était la cata.

Mais Samson jugea qu’il avait de la chance dans son malheur. Nimue était une simple Schwalbe, pas une Flamme-de-Gloire ni une Longwing. Il allait donc échapper à la cinéfaction.
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