Camille Libberecht


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Camille Libberecht

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Âge du personnage : 22 ans

MessageSujet: Camille Libberecht   Mer 2 Déc - 13:43

Fiche de personnage


Nom : Libberecht

Prénom : Camille

Âge : 22 ans

Nationalité : Française, Alsace

Métier : Militaire, Pilote de courrier (Caporal).


Description physique :

Camille est un jeune homme de taille moyenne, à la carrure plutôt nerveuse. Il possède une musculature fine et sèche, et serait certainement un meilleur sprinter que coureur de fond. Ses cheveux bruns coupés court pour limiter les mèches folles ombragent à peine des yeux clairs, d’un bleu commun, et un visage régulier à la peau tout aussi claire malgré quelques taches de son.
Il porte son uniforme strictement mais son allure dégage malgré tout quelque chose d’assez décontracté, une certaine nonchalance dans les gestes même s’il a en général les réflexes vifs.
Il a les yeux partout et ne manque pas une occasion de ne pas se taire. Il parle français naturellement, et comprend l’allemand mieux qu’il ne le parle, si on peut appeler parler ses baragouinements râpeux. Il a la voix aussi rauque que sa mauvaise habitude de fumer quand il n’est pas dans les airs.


Description mentale :

On ne peut pas dire que Camille soit calme, ni même réfléchi. C’est une tête brûlée tout juste tempérée par un bon sens solide et un instinct de survie du genre minimaliste. Il n’est pas vraiment courageux, mais plutôt téméraire voire inconscient, comme le montrent ses états de service : pour être courageux il faut déjà avoir peur de ce qu’on affronte, or cela ne semble pas être le cas de Camille dans la plupart des situations qui en feraient reculer plus d’un. Il n’a pas froid aux yeux et trouve ça parfaitement naturel. Il a le sourire facile et le dialogue spontané, sauf peut-être avec les Allemands qui lui inspirent une froideur qui lui va mal. Il est patriote dans l’âme et tente sans succès de digérer l’occupation, en regardant avec fierté les couleurs éclatantes de son Porte-drapeau. Si on lui annonçait demain que les combats reprenaient et qu’il y avait une chance de sauver l’honneur à défaut du reste, il se jetterait sans un regard en arrière dans la tempête, fut-elle de feu et d’acier.
Il aime le tabac blond, les chanteuses de guinguette, le cinéma américain, essayer de naviguer aux étoiles en fin de trajet quand la nuit tombe, les petits-beurre LU, les levers de drapeau français qui ont la classe, les filles aux yeux verts, les gens qui pensent ce qu’ils disent, les situations plus ou moins hasardeuses et enfin le chocolat aux noisettes. Il n’aime pas qu’on fasse la moindre remarque un poil désobligeante sur son dragon, et encore moins sur ses couleurs, il n’apprécie ni les attaques en traître ni le saucisson à l’ail (bien qu’il n’ait pu montrer aucun lien entre les deux), ni d’ailleurs les courbettes officielles ou encore les matins de brouillard qui empêchent de décoller en terrain inconnu.


Histoire :

Un pâle matin d’Avril Alsacien a vu naître Camille, aîné d’une famille française tout ce qu’il y a de plus normale. Quoique. Sa mère est du Nord, couturière de son état, son père Jean est un Libberecht bien de la région, pilote de courrier dans l’Armée de l’Air. Camille a passé toute son enfance à rêver de prendre l’air à dos de dragon, chose qui ne lui arrivait que très rarement, seulement sur autorisation exceptionnelle de son père qui maintenait que son métier était certes le plus beau du monde, mais un peu dangereux pour un gamin qui avait à ce point tendance à se fourrer dans les ennuis.
Camille a donc gardé ses rêves et attendu son heure, étudiant ferme pour atteindre le niveau requis pour entrer dans l’aéropostale. Ses résultats étaient bons quand il se donnait la peine de travailler les matières indispensables, et plutôt moyens pour toutes celles qui ne touchaient pas à son domaine de prédilection. La seule exception était l’éducation physique où il semblait réussir sans jamais se forcer. A dix-huit ans, il entrait à l’école militaire chez les cadets, et entamait avec enthousiasme les « choses sérieuses », comme les appelait son père avec un certain laconisme, attendant de son fils qu’il fasse ses preuves avant d’envisager qu’il s’engage dans l’armée.
Ce fut à cette époque que la vue du patriarche Libberecht commença à baisser, il devint myope avec l’âge et fut déclaré en seulement deux ans inapte au service en tant que pilote. La nouvelle tomba comme un couperet sur la famille, Orphée fut affecté temporairement au service postal de Belfort où ils manquaient de dragons, mais le porte-drapeau refusa de changer définitivement de vie : il accepta la mutation comme temporaire à condition de revenir à la famille quand Camille, le fils aîné, serait en âge et en droit de piloter. L’ambiance devint plutôt morose dans la maison familiale, entre le père qui ne s’habituait pas aux limites de la centrale de triage, Monique qui était débordée par l’éducation de ses deux fils et de sa fille, Valentin qui regardait son aîné avec une certaine admiration mêlée de défi, et enfin Marie-France, la petite dernière, qui s’annonçait tout aussi remuante que ses frères mais n’arrivait pas à faire baisser la tension latente. Ajoutant à cela la situation politique et économique en chute libre, Camille redoubla d’efforts dans ses études, espérant pouvoir rapidement trouver un travail et soutenir sa famille.
Mais les événements en décidèrent autrement, et la guerre surprit l’Europe alors qu’elle n’y était pas préparée. Les premiers avant-coureurs inquiétaient, mais la « drôle de guerre » déstabilisait la population. Ce fut à ce moment là que Camille atteint la majorité, et n’attendit pas pour s’engager dans l’armée de l’air, suivant les traces de son père. Il s’avéra un pilote plutôt doué, passionné d’acrobaties aériennes, mais son tempérament fonceur lui valut quelques blâmes pendant ses classes. Il s’y fit rapidement une place parmi les jeunes engagés, nouant facilement des contacts et se portant toujours volontaire quelle que soit la mission. Et il eut rapidement besoin de cet enthousiasme, remarqué par ses supérieurs. Parce que la situation devenait critique. En 1940, il fut ainsi jeté dans la tourmente, ne reculant devant rien pour mener à bien sa tâche. On l’autorisa dès sa mobilisation à monter Orphée, avec qui il effectua un nombre incalculable de trajets plus ou moins dangereux selon qu’ils traversaient ou non les zones de combats. Il apprit sur le tas tous les trucs et astuces qui font la différence entre un élève studieux et un pilote de terrain. Mais ces quelques mois de traversées périlleuses, de journées dans les airs à éviter les balles perdues, de nuits pas toujours en refuge sûr, ne menèrent finalement qu’à la débâcle française devant les forces allemandes.
Camille accueillit l’armistice la mort dans l’âme, mais continua son service avec Orphée, préférant rester dans les airs plutôt que ressasser la défaite cloué au sol. Encore une fois, il attend son heure, refusant de croire que la France puisse s’annexer définitivement à l’Allemagne. Et en attendant, il vole autant que possible, sourit aux français et ignore les allemands.


Relations :

Camille entretient des relations amicales voire chaleureuses avec la plupart de ses connaissances et avec sa famille. C’est un jeune homme sociable, au tempérament vif, il ne réfléchit pas toujours avant de parler mais son sourire arrive à désarmer pas mal de situations.
Il s’entend bien avec ses nombreux cousins et cousines, de qui il est plus ou moins proche, mais dans l’ensemble il a le sens de la famille et l’habitude de se serrer les coudes en cas de coup dur, notamment avec son frère et sa sœur, même si son engagement dans l’armée l’a éloigné de ses proches.
Il crée facilement des liens mais peut les défaire tout aussi vite, selon les aléas de ses voyages et de ses rencontres. Mais l’amitié veut dire quelque chose pour lui, et il n’abandonnera pas ses camarades au combat, même si ses missions sont souvent en solitaire.




Dragon :

Nom : Orphée
Race : Porte-drapeau
Age : 31 ans
Allure : rouge vif, blanc pur et bleu roi pour les couleurs des écailles, des yeux noirs à la vue perçante et un corps taillé pour la vitesse. Il est plutôt petit pour sa race, et sa constitution assez souple se prête bien à toutes les acrobaties aériennes imaginables.
Caractère : Relativement têtu et déterminé, il ne lâche jamais l’objectif fixé quoiqu’il arrive entre temps. Loyal jusqu’à la mort, il est très attaché à la famille Libberecht.
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MessageSujet: Re: Camille Libberecht   Ven 11 Déc - 16:20

Texte personnel :


1940, 18 Mai, 05h43.
Camille acheva de lacer ses bottes et se releva dans l’air coupant de l’aurore. Le jour se levait à peine. Il détailla rapidement les alentours de son bivouac, un champ de blé vert-de-gris sous la brume et un bosquet de chênes où Orphée s’étirait. Personne. Tant mieux.

La veille, ça avait commencé par une missive d’urgence des postes avancés pour le commandant du casernement à Saverne.


1940, 17 Mai, 21h35.
Au crépuscule, la situation devenait critique sur la ligne de front, et la nuit augurait bien pire… l’officier responsable du poste demandait des renforts en plus de son rapport.
Pour Camille, la distance était courte mais passait par des zones devenues incertaines, depuis la brutale offensive allemande datant de quelques jours à peine. Et surtout, à la tombée du jour Orphée avait de plus en plus de mal à se repérer dans la campagne dont le relief s’effaçait avec les couleurs. Evitant les lignes allemandes silencieuses, ils avaient survolé les bois qui étaient encore quelques semaines avant le théâtre d’une drôle de guerre, d’embuscades et de patrouilles aussi invisibles qu’insaisissables.
Et puis, le noir. La nuit complète, sans lune, en rase campagne. Pas un poil de vent, visibilité zéro. Atterrissage au jugé. Pratiquement dans les arbres. Tant pis.



1940, 18 Mai, 05h47.
Camille s’étira à son tour et émit un sifflement doux à l’attention d’Orphée. Ils n’avaient pas une minute à perdre, s’ils voulaient qu’un détachement puisse partir de Saverne dans la matinée. Dieu seul savait comment les autres avaient passé la nuit… En enfer, probablement.
Ils décollèrent, ralliant la ville par la ligne la plus droite possible dans l’air gelé du petit matin, la visibilité s’améliorant avec le lever du soleil et la brume qui se dissipait. Le paysage devint bientôt parfaitement net, chaque détail ressortant comme sur une peinture tout juste achevée.


1940, 18 Mai, 06h52.
Camille s’autorisait un sourire satisfait, quand le claquement d’une mitraillette déchira le silence. D’instinct, Orphée effectua une volte complète, manquant de peu une ligne électrique le long de laquelle il passa en flèche, les ailes en verticale. Plus loin, d’autres coups de feu. Devant. Trop près.

- On remonte !

Filant droit le long d’une haie, des balles sifflèrent à leurs oreilles, mais ils prirent brusquement une centaine de mètres de hauteur, puis une autre, jusqu’à survoler de très haut les champs meurtriers. Hors de portée…
Ou pas. On ne savait jamais quelle arme pouvait se cacher dans d’innocents bosquets ou le long de haies tout aussi innocentes. Et le rouge vif n’était pas la cible la moins voyante sur le ciel bleu pur de ce matin de Mai. Camille se pencha sur l’encolure du porte-drapeau, et Orphée redoubla de vitesse. Bientôt, l’escarmouche était loin derrière eux.
Devant, Saverne, enfin. Il était temps qu’ils arrivent. L’Allemand faisait décidément ce qu’il voulait dans l’arrière-pays, ces temps-ci… Sans prévenir personne, naturellement.


1940, 18 Mai, 07h12.
L’adrénaline une fois retombée, l’atterrissage fut presque nonchalant. Camille sauta à terre sur la place de l’hôtel de ville, et monta deux à deux les marches du commandement provisoire militaire, installé dans les locaux de la mairie. Dehors, Orphée passait sa soif sur la fontaine publique, aussi claire que le cristal malgré le printemps déjà avancé.

Camille fit claquer ses talons en un salut impeccable, puis tendit vivement sa lettre au commandant, avec l’ombre d’un sourire. L’homme lui rendit son regard et décacheta rapidement l’enveloppe, parcourant la première page en diagonale avant de relever la tête.

- Allez donc attendre vos ordres à la caserne, j’aurai besoin de vous avant midi. Et reposez-vous. Je ne suis pas sûr que la suite soit plus calme.

Un bref signe de tête suffit à congédier Camille, qui sortit sur les marches d’un pas tranquille. Faisant claquer son briquet, il alluma une cigarette, souffla avec bonheur et adressa un sourire à Orphée derrière la fumée bleue qui s’élevait.

- On a la matinée, jusqu’à nouvel ordre. Je sais pas toi, mais je trouverais bien un truc à grailler… ils rigolaient pas trop, en face, tout à l’heure…
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MessageSujet: Re: Camille Libberecht   Lun 22 Fév - 1:43

Inventaire :

Un poignard solide, dans sa botte droite en général.
Un petit miroir circulaire en acier, utile pour certains signaux.
Une boîte en fer-blanc où il range soigneusement ses cigarettes, et un briquet à capuchon.
Quelques longueurs de ficelle rêche.


Dossier militaire :

Confidentiel.
On raconte qu’il est plus qu’en froid avec le Staffelkapitän Horst Klegerman. Ça remonterait à l’époque de l’armistice, selon la plupart des rumeurs, mais Camille n’a jamais desserré les dents sur le sujet.

Cinq jours de mise à pied pour manœuvre aquatique non autorisée le 2 mai 1941.
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MessageSujet: Re: Camille Libberecht   Mar 7 Avr - 13:36

Calendrier :


   Chapitre 1
   2 mai 1941 : Des acrobaties ?
   Rencontre avec Wolfgang Abendroth, jeune pilote de Falken. Avec une rivalité certaine sur des acrobaties, une prise de bec aquatique et quelques bleus bien mérités. En supplément, une bonne crève et cinq jours de mise à pied.

   11 mai 1941 : Pêche sans ligne
   Au détour d'un trajet pour du courrier, rencontre avec Peter Hessler, un officier allemand, et son Schwalbe Thuban qui les engage dans une course aérienne.

  Besoins patriotiques :
   15 mai 1941 : Convocation étrange
   Au siège de la Wehrmacht, Camille est convoqué avec Wolfgang, Liliane et Elias pour participer à un programme de propagande.
   20 mai 1941 : Quitter cette terre de souffrances
   Un sabotage en règle de propagande sur fond d'acrobaties aériennes. Peut-être que Wolfgang et Camille sont capables de coopérer sur certains points...
  24 mai 1941 : Un déjeuner sur l'herbe
   Camille pique-nique rien moins que joyeusement avec Wolfgang, Liliane et Jochen, probablement devant une caméra cachée.


   Chapitre 2
  28 juin 1941 : En faire tout un foin
   Camille surprend cette vipère de Wolfgang à conter fleurette à sa cousine Elisabeth. Et ça ne lui plaît pas du tout, même s'il doit bien s'incliner devant le caractère bien trempé de Beth.

   Sang, Sueur et Sable :
   16 juillet 1941 : Le Général parle au Caporal
  Camille est envoyé en mission en Afrique pour porter un courrier et voir ce qui se passe à l'oasis de Touatja, qui ne répond plus. Il partira avec l'escadrille Die Adler.
   20 juillet 1941 : Test radio
  Escale en Sicile, où l'escadrille reçoit son matériel, et test de radio avec Jochen et Walter, pilote et radio de la Mauerfuchs Eva.
   27 Juillet 1941 : L'antidote contre les idées fixes suivi de l'oasis silencieuse, puis bienvenue à Touatja.
   L'escadrille est interceptée par Lien et son escorte entre Nurra et Touatja, et le combat s'engage pendant que Camille part en avant pour accomplir sa mission en laissant la Die Adler se débrouiller. A l'oasis, il rencontre les FFL, disposant d'une force impressionnante avec des dragons africains, qui lui proposent de les rejoindre... Plus tard, dans la nuit, les prisonniers de la Die Adler arrivent avec Lien, et Camille aperçoit Peter Hessler.
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