Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]


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Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]

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MessageSujet: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Lun 7 Déc - 17:43

Le problème d'un soufflet, c'est que même si c'est bon tant que c'est tout gonflé et bien flottant, il y a toujours un moment où ça retombe assez lamentablement. Il en va de même pour la colère : puissante et tumultueuse quand elle se lève, la tempête finit soit en crime, soit en brise informe qui n'éteindrait pas un pétard mouillé et vous laisse comme un caniche dans le caniveau, les oreilles pendantes et bredouillant pour trouver une sortie pas trop honteuse.

En l'occurrence, pour le Capitaine Galerne, le soufflet était bien retombé. Il se demandait encore comme lui, pourtant plus coupant que fracassant quand il s'énervait, avait pu proposer un duel moyenâgeux à un cuisinier donc l'éducation volait aussi haut que le talon de Vendémiaire. Sa tentative de demander conseil à son dragon s'était soldée par la réflexion peu utile qu'il aurait mieux fait de laisser le gros hystérique culinaire cuisiner Fennec ; puis, plus encourageant, et comme Philippe s'était rendu compte qu'il n'avait pas défini de lieu de duel, Vendémiaire lui proposa d'organiser le tout dans un coin désert. Or, puisque le Nachtfalken allemand semblait être encore mis à pied, que c'était le jour de repos de Nobilitas, que les Waldoheule étaient partis en entraînement la veille au soir et ne reviendraient sans doute que dans la nuit, personne n'irait mettre les pieds là où on rangeait le matériel à dragons.

Galerne avait donc réquisitionné deux sabres d'entraînement et deux casques d'escrime l'armurerie des officiers (où l'on trouvait aussi des raquettes de tennis, vue qu'il fallait bien les ranger quelque part), envoyé un de ses hommes d'équipage donner le lieu et rappeler l'heure au cuisinier, avant d'aller lui même s'enterrer dans la tour vide. Il espérait que l'aventure attirerait aussi peu d'attention que possible et que, cette fois, ils s'en sortiraient par l'usage seul de la parole. Parce que tout de même, c'était con de s'entretuer entre Français, et doublement con de le faire sous le nez d'Allemands qui ne manqueraient pas d'en rire.

[Mauriiiiiiiice !]
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mer 9 Déc - 17:03

- Vous comptez vraiment y aller ?

Maurice lance un regard assassin au jeune homme par dessus sa marmite - vide, la marmite, il vient juste de demander à ce qu'elle soit nettoyée.

- Jésus Marie Joseph, tu n'as pas fini de baragouiner dans ta langue barbare, oui ?
- Je disais, vous comptez vraiment y aller ?

Le cuisinier lève les yeux au ciel, l'air de demander conseil à Marie, mère de dieu, avant de poser son regard sur une cuisine bizarrement calme pour ce qui est supposé être le moment de la plonge.

- Évidemment, peuchère ! Manquerait plus que ces aviateurs prennent les cuistots pour des poules mouillées, heing ?! C'est l'honneur de la cuisine que je représente là ! Devriez en prendre de la graine et m'encourager !
- C'est qu'on voudrait pas que vous vous blessiez, chef, fayotte un marmiton français.
- Vous savez aussi bien que nous que cette histoire, c'est une belle... kônnerie, oui, fait remarquer le chef Eisen.

Le responsable des cuisines de Sarnand s'abstient de répondre, s'assurant en quelques ordres précis que les cuisines sont en ordre pour la soirée. L'heure du duel est proche. On lui a fait savoir où il devrait se rendre et à quelle heure, mais il faut bien avouer qu'il se demande bien comment ils vont régler ça. C'est qu'il n'a pas envie d'y laisser du lard, lui.

Tout ça à cause d'un Fennec !

A force de ruminer la chose, et surtout le ridicule de la situation, il finit par s'énerver tout seul et c'est un Maurice remonté à bloc, accompagné du chef allemand et de quelques marmitons curieux, qui se pointe sur le lieu du rendez vous.

- Bon, où qu'il est ce bougre d'âne d'aviateur ? Je suis prêt à cuisiner quelques châtaignes, peuchère !

Avec le couteau qu'il tient fermement dans une de ses grandes mains, l'agitant dans tous les sens pour se donner l'air terrible, on craint néanmoins le pire pour les châtaignes.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mar 15 Déc - 0:50

"Jésusmariejoseph," s'entendit prononcer Philippe. Ses sourcils étaient tant remonté sur son front que ça aussi, il l'entendit presque.

L'officier était partagé entre une forte, très forte envie de rire en voyant la suite de l'autre, son couteau et sa mise, et une légère crainte que finalement le cuisinier n'ai décidé de se contenter de l'égorger dans un coin. Philippe espérait bien que ce n'était pas le cas, plus par honte de l'armée française que par peur -après tout, un bon fouet de sabre suffirait sans aucun doute à dégager le couteau, et l'escorte du cuisinier ne le laisserait pas flinguer un officier. Sans parler du fait que Vendémiaire ferait du pâté de caporal aussi sûrement que le caporal avait voulu faire du pâté de fennec.

Il fallait donc en rire ; mais pas trop fort, tout de même. Cela n'empêche pas un léger hoquet de rire mal contenu de s'échapper.

Non, vraiment... un duel avec un couteau de cuisine ?

"Caporal, voici votre arme," répondit l'officier avec ce qu'il espérait être un calme olympien (mais qui ne pouvait se départir d'un sourire en coin) en pointant du bout de son sabre le casque et l'autre lame qu'il avait laissé sur une table, de l'autre côté de la pièce. Lui même avait décidé de se dérider le poignet avant l'arrivée de la troupe, si bien qu'il tenait déjà son propre sabre dans une main gantée.

"Si vous avez encore mes gants de vol et qu'ils vous vont, je vous conseille de les mettre. Les mains sont une cible valable et les touches sont douloureuses."

Avec un peu de chance, l'explication des règles refroidirait les ardeurs du cuisinier. Il fallait qu'il comprenne que ce n'était pas une bête combat de marins !

"Je rappelle les règles." Même si tu les connaissais pas à la base de toute façon... "Les touches comptent si elles sont au dessus de la taille et si vous êtes attaquant. Si vous êtes attaqué, vous avez le devoir formel de vous défendre. Le duel s'arrête à chaque touche non valable. Je vous rappelle également que vous n'avez pas le droit d'utiliser votre seconde main ou d'aller au corps, sous peine de donner un point à votre adversaire."

Histoire qu'il ne décide pas de lui sauter dessus au milieu pour lui foutre des coups de poing dans le masque.

"Finissons cela vite, je vous prie. En 5 points ?"


[S'pas fameux, mais j'ai finiiiiiiiii moooooooon drouaaaaaaaaaaaaa MWAHAHAHA]
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mer 16 Déc - 1:43

[hrp : Ce post a été écrit avec le concours - plus ou moins consentant - de la joueuse de Philippe]

Maurice n'a pas longtemps à cogiter - cogite-t-il seulement ? - avant que le capitaine ne se signale par une exclamation dont on ne sait pas si elle tient du rire ou du raclement de gorge. Son adversaire lui désigne son arme et commence à lui expliquer les règles du duel.

L'avalanche de termes - touche ? aller au corps ? - laisse Maurice temporairement sans voix tandis que son sang de Marseillais lui donne une sérieuse démangeaison dans les poings pendant que l'autre cause d'un ton suffisant. Seul le regard insistant de son collègue chef cuisinier lui permet de garder le self contrôle nécessaire à la survie du faciès de l'aviateur.

- Finissons cela vite, je vous prie, termine l'aviateur. En 5 points ?

Maurice en est à constater la flexibilité navrante de l'arme et sa totale méconnaissance des arts de l'escrime. Non, décidément, il ne peut pas s'abaisser à satisfaire la fierté d'un aviateur, fut-il gradé, et encore moins pour une histoire où lui, Maurice, est loin d'être totalement en tort. Et surtout en acceptant un duel totalement inégal sur le principe, puisqu'il n'y connait absolument rien en la matière.

- Capitaine Gallerne, c'est bieng ça ? marmonne le cuisinier avec un accent encore plus présent que d'ordinaire.
- Oui ?
- Dites moi, mon capitaine, si je m'amusais à venir... disons, nourrir votre best... heu, dragon avec des aliments pas sains pour son espèce...

Grand silence.

- ...En supposant que je sois un gars dans vot' genre et que je me fiche pas mal du reste du monde tant que je puisse refiler ma cuisine à votre dragon. Genre que j'en sois tellement fier que je veuille la lui faire goûter, voyez ?

Reste à savoir où il veut en venir, le cuisinier Marseillais. Le chef allemand hoche la tête, l'air attentif à ce qui va suivre, et les marmitons retiennent leur souffle.

- Clair qu'vous seriez pas content du tout, heing ?

Sauf que le cuisinier et l'aviateur ne sont résolument pas sur la même longueur d'ondes. Faut dire, essayez de faire coincider les intellects d'un officier cultivé et d'un petit dernier d'une famille marseillaise presqie totalement dépourvu d'éducation...

- Je ne vois pas où vous voulez en venir, Vendémiaire vous recracherait tout à la figure, mieux que je ne pourrais le faire, même. Et si vous me parlez bien d'empoisonnement, je vous ferais passer en court martiale pour...
- Mais bonté divine, vous allez m'écouter cinq secondes, heing ? l'interrompt le cuisinier. Sans hurler. Parce qu'il sait que s'il hurle, l'autre ne voudra vraiment plus l'écouter. Z'avez pigé l'idée, non ? Votre... Vendémiaire, là, il est précieux, oui ? Votre responsabilité ?
- Vendémiaire vaut plus pour la France que n'importe lequel d'entre nous.


Maurice a un regard oscillant entre la colère explosive du marseillais et le sang froid nécessaire à son poste - si, si, il en a. Un peu. Il tourne la tête vers le Chef Eisen qui lui fait signe de continuer avec un geste d'encouragement. Il prend donc à nouveau une grande inspiration - surtout ne pas s'énerver.

- Boooon. Imaginez. J'ai juste dit imaginez, heing ? Imaginez que votre dragon tombe malade par accident et par ma faute. Imaginez aussi que le même genre de cônnerie que ce qui s'est passé dans la cuisine tout à l'heure se reproduise, mais que je sois le gugusse à vous... heu... provoquer en duel.

Totalement pas sur la même longueur d'onde, nous disions :

- Nous nous sommes mal compris, caporal. Je vous ai provoqué en duel pour insultes à un officier. Quelle que soit la situation, la discipline doit être respectée dans les rangs !

Malgré les efforts de Maurice et du regard appuyé du Chef allemand, le cuisinier finit par craquer, incapable de se faire à la logique redoutablement militaire de son vis à vis. Il porte les mains à son visage en une expression des plus explicites de désespoir et d'énervement mêlés.

- MgnfJésusMarieJosephmoncapitaine !
- Pardon ?
- VOUS VOUS VOYEZ VOUS BATTRE AVEC UN LIVRE DE CUISINE ?

Oui, après tout, il faudrait tout de même reconnaitre cet état de fait. Quel que soit le tort dans l'histoire, il est quand même clair que l'aviateur a délibérément truqué le duel en s'arrangeant pour le tourner en sa faveur, puisque Maurice n'a jamais touché à un sabre d'escrime de toute sa vie. Et ça, ça n'a rien de glorieux.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Dim 20 Déc - 20:45

Si les réponses de Philippe n'étaient pas de la première vivacité, c'était certainement parce qu'il trouvait la démonstration du cuisinier foutrement obscure en plus d'être hors sujet. Il n'y avait pas à discuter : si l'homme avait voulu se plaindre, il aurait dû passer par les canaux officiels. Peut être que les civils se permettaient de hurler sur leurs supérieurs mais, pour Philippe, un militaire ne devait pas se conduire de la sorte. La dernière réponse éclaira quelque peu le problème.

Ah.

Ainsi donc, l'autre avait enfin compris qu'il s'était fait avoir comme un con ? Parfait, vraiment parfait ! Et s'il avait compris, pourquoi n'avait-il pas attrapé au vol le sous entendu du lieu ? Si le capitaine lui avait proposé un coin paumé, à une heure perdue et se trouvait seul, n'était-ce pas clairement une invitation à la discrétion ? Ils auraient pu régler ça en privé, décider que ça n'en valait pas la peine et se quitter pas si mauvais amis. Mais non ! L'autre avait creusé sa tombe tout seul, d'abord en venant avec toute une suite de babillards qui répandraient l'affaire comme la parole de Jésus, ensuite en essayant de s'en sortir avec un discours aussi fin que les chenilles d'un panzer.

Merveilleux. Vraiment merveilleux.

"Soldats, je vous prie de nous laisser seul."

Fallait vraiment tout faire soit même, dans ce pays ! Pas étonnant qu'on ai dû faire revenir le Maréchal pour que la machine recommence à tourner à peu près rond !

L'ordre était assez évident pour que les soldats ne cherchent pas à le contester. C'est pas qu'ils n'aimaient pas leur chef, mais leur carrière risquait plus gros en désobéissant ostensiblement à un officier. En ces temps de misère, mieux valait rester militaire. Le chef Eisen sembla hésiter un peu plus longtemps avant de suivre le reste.

"Caporal, il faut que je vous fasse un dessin ? Vous croyez quoi, que je vous ai fait venir ici pour qu'on s'étripe en public ? Je comprends tout à fait que l'incident vous ai mis en colère -même si cela ne justifiait pas que vous maltraitiez un animal sans défense-, mais est-ce qu'il ne vous a pas effleuré l'esprit, après coup, que nous aurions intérêt à régler cela en privé ?"

Il ne commenta même pas la présence d'un Allemand dans le public, qui restait la pire des bassesses.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Dim 20 Déc - 21:25

Maurice tique très légèrement en voyant SES hommes - il se fout de la hiérarchie, tout ce qui appartient à la cuisine est de son domaine, pas de celui du capitaine - mais s'abstient d'intervenir, malgré un regard désolé de la part du chef allemand. Visiblement, il faut qu'ils règlent leurs comptes seul à seul.

- Caporal, il faut que je vous fasse un dessin ? Vous croyez quoi, que je vous ai fait venir ici pour qu'on s'étripe en public ? Je comprends tout à fait que l'incident vous ai mis en colère -même si cela ne justifiait pas que vous maltraitiez un animal sans défense-, mais est-ce qu'il ne vous a pas effleuré l'esprit, après coup, que nous aurions intérêt à régler cela en privé ?

Ah parce qu'en plus c'est de la faute de Maurice ? Le cuisiner s'empourpre alors que la moutarde et autres épices lui montent vigoureusement au nez, et il plante ses poings sur ses hanches, les sourcils froncés.

- Parce qu'en plus vous avez le culot de pas assumer vos bêtasseries, heing ? C'est pas en ratiboisant les choses en douce que vous aurez de quoi être fier, en plusse. Moi je cache rien à mes hommes, j'ai rien à m'reprocher !

A part, et c'est un fait qu'il a finit par assimiler, l'ignorance, mais entre celui qui abuse de l'ignorance d'un tiers et celui qui est abusé, il pense que le premier a plus intérêt à faire gaffe à ses fesses s'il se fait prendre. Puis le personnel de la cuisine le connait, pour la plupart d'entre eux, depuis quelques années. Quant au Chef Allemand, entre cuistots, on se comprend, même si on s'entend pas toujours.

Et puis comment il aurait pu comprendre la manœuvre, hein ? Si ce capitaine avait compris qu'il avait merdé, il aurait pu venir le dire au lieu de faire des plans complètement indigestes. Pas étonnant que sa seule évocation suffise à faire tourner la sauce !
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Lun 21 Déc - 23:19

Didioudioudiou. Mais ce type avait quoi à la place du cerveau ? Un égo gros comme une maison ?

"Et vous, vous n'en avez pas fait, de bêtasseries, par hasard ?"


Parce que quant même, on en serait pas là si ce gros barbare avait des réactions un peu civilisées. Fallait pas pousser Napoléon dans la Bérézina, non plus ! Philippe voulait bien admettre que d'accord, Fennec n'avait pas à se promener dans les cuisines, mais Fennec était trop bête pour le savoir. On ne pouvait pas reprocher à un enfant d'être un enfant, alors pourquoi à Fennec de penser comme... comme... comme un fennec, puisqu'on y était ? Il voulait bien admettre aussi qu'il avait volontairement choisit une forme de duel qui l'arrangeait, mais l'autre aurait dû en proposer une autre si elle ne lui avait pas convenu. Par contre, pour que le caporal admette qu'il s'était conduit en matrone hystérique, nada !

Et après, il osait dire que c'était lui, Philippe Galerne, qui n'assumait pas ! Ah, c'était drôle ! Il en aurait ri s'il n'avait pas commencé à sentir poindre la/l'/le colère/agacement/désespoir profond.

"On en serait pas là si vous partiez pas au galop plus vite qu'un cheval devant une couleuvre tout en étant aussi buté qu'un âne ! Et il y a une différence entre les ratiboiseries et la retenue !"

Nous sommes civilisés, enfin, il nous prend pour qui, des nègres du Sénégal ? Quand je vois ce genre de balourds, je me demande vraiment comment certains peuvent croire qu'on peut éduquer les primitifs d'Afrique...

"Et puis zut, arrêtez un peu de faire votre diva, à la fin ! Si le marché ne vous conveniez pas, vous n'aviez qu'à le dire au lieu de vous pointer une demi journée plus tard en faisant comme si on vous avez roulé !"

Parce que, quant même... il ne lui avait pas fallu tout ce temps pour se rappeler qu'il ne savait pas tenir un sabre, non ?
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mar 22 Déc - 0:04

Ah mais non, mais non, il va pas se laisser marcher sur les pieds par un monsieur éduqué qui prend sa culture pour une arme, hein !

- Ah mais me mettez pas ça sur le dos ! On en serait pas là si vous aviez pas déguerpi après le coup du gant ! Je suis cuisinier, moi ! Et Marseillais en plusse ! Chez nous, quand deux hommes ont des choses à se dire, ils se les disent normalement, avec les poings, pas avec des...

Il prend le sabre qui lui est destiné et montre la lame toute flageolante [hrp : je crois me souvenir que les armes d'escrime sont toutes flagada façon feuille de papier] dudit sabre. Bref, ça se passe de commentaire, du moins pour lui, qui reprend dans une toute autre direction - allez suivre le cheminement d'esprit d'un marseillais échauffé...

- Et me ressortez pas vos histoires de hiérarchies. J'ai jamais rien compris à ça, on m'a dit "ici c'est les cuisines, vous faites votre boulot". Le reste, c'est pas mes oignons. Et si ça vous dérangeait, pourquoi vous êtes pas allé la voir, la hiérarchie, té ? Pour leur expliquer que j'ai voulu sortir de mes cuisines un animal qui consommait les rations des soldats ?

Et surtout qu'il a cherché les poux au type responsable de l'introduction d'un Fennec dans les cuisines de Sarnand, mais il d'un autre côté, il se souvient pas d'avoir entendu l'aviateur s'excuser du comportement de l'animal, juste le réclamer d'un air pincé. Et pour un sac d'os pareil, l'air pincé, ça donne envie de taper dessus.

Il aimerait bien avoir le chef Eisen sous la main, il sait que le bonhomme a toute la minutie allemande pour les paperasseries et les règles absurdes - et l'intendance -, il pourrait trancher la question de la présence discutable ou non d'un animal n'étant ni un dragon ni un chien de garde.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mer 30 Déc - 0:30

[Relativement flagada par rapport à de "vraies armes", mais si tu secoues ton sabre y'a des chances qu'il bouge un peu oui ^^]

"Parce qu'on était parti pour régler ça nous même, non ?"

Pas de commentaire sur la soit disant non compréhension de la hiérarchie. Même les cochons savaient ce que c'était, alors c'était quoi cette excuse pourrie ? L'armée était affaire de hiérarchie. Hiérarchie et discipline, c'étaient même les bases sur lesquelles reposaient tout l'édifice.

Plus ça allait et plus Philippe se demandait pourquoi son interlocuteur avait décidé un jour de s'engager.

"Et je vous signale que je ne vous mets pas tout sur le dos ! Mais vous ne faites aucun effort pour arranger les choses ou reconnaître quoi que ce soit -par exemple que votre réaction était trop brutale," et hystérique, et mal polie, et manquant cruellement de retenue, "les accrochages de ce genre, ça se fait à deux, caporal."

Et il n'avait pas déguerpi, non plus. Le cuisinier avait été clair comme quoi il n'avait rien d'autre à lui dire. Qu'est-ce qu'il voulait, que les gens restent à sa disposition indéfiniment ?

"De toute façon on tourne en rond, alors allons-y franchement : vous voulez le faire, ce duel, oui ou merde ? Parce qu'il est hors de question qu'on se batte comme des chiffonniers et encore moins devant des boches. Alors soit on s'arrange au sabre devant eux et vous savez très bien que vous allez vous prendre une raclée, soit on s'arrange autrement et on règle la question d'une autre façon civilisée," et cela, il l'appuya d'un regard qui plissait un peu des yeux et fronçait légèrement des sourcils. "Trois à cinq, ça vous irait ?" finit-il par proposer.

Parce que bon, fallait pas se leurrer : au mieux, s'ils faisaient le duel, il aurait quoi... un point ?
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Lun 4 Jan - 17:39

C'est vrai qu'ils tournent en rond, là, mais allez faire entrer cette idée dans la tête d'un Maurice absolument indigné. D'ailleurs, il a déjà oublié l'ordre des évènements qui avaient eu lieu dans la cuisine, mais une chose est certaine pour lui : à aucun moment l'officier n'a daigné s'excuser en personne du comportement de son animal.

Le lecteur attentif aura aussitôt émis un veto à cette affirmation : c'est la première chose que Philippe a faite en constatant les dégâts, même si c'était à contrecœur. Mais peut être aussi que Maurice n'a pas du tout envie d'avoir à faire avec l'intendance pour cette histoire de saucisses.

Ou tout simplement qu'il a beau être adroit en termes de cuisine, il est à l'inverse terriblement maladroit quand il s'agit de communiquer. Ça explique les bagarres de sa jeunesse. Et celle-ci aussi.

Ou alors il est juste con.

En attendant, la moutarde continue de lui monter au nez alors que l'officier met les points sur les i, et la partie la plus instinctive de son cerveau ne cesse de lui répéter "Taper. Maintenant.", ce à quoi la partie raisonnable répond que ce serait une mauvaise idée de se laisser aller à de telles extrémités.

Maurice n'est pas raisonnable.

Il n'est pas dans sa cuisine, il se fout de l'opinion des boches - tant qu'ils le laissent cuisiner et qu'ils l'emmerdent pas - , il a une envie montante de taper sur le type en face de lui et le type en question persiste à vouloir lui proposer un duel supposément civilisé consistant à agiter des bouts de ferraille. Sous entendu que Maurice est tout sauf civilisé et qu'un combat normal - pour Maurice, s'entend - entre hommes n'est rien de plus qu'un barbarisme.

On a tenté d'inculquer à Maurice les notions de respect de la hiérarchie, obéissance aux ordres et tutti et quanti, lorsqu'il a commencé à servir dans l'armée. Ça a presque marché quand il était encore un jeune loupiot plein d'enthousiasme, et qu'il avait des amis pour le retenir quand il avait la sérieuse intention d'aller casser la tête à un supérieur l'ayant engueulé trop vertement. Mais voilà, ça fait dix ans que Maurice règne en seigneur et maître dans les cuisines de Sarnand, et vu que jusqu'à présent la majorité des conflits qu'il a pu provoquer s'est résolue à peu près à l'amiable, il a perdu l'habitude des individus qui font peser sur sa tête le couperet hiérarchique. La seule chose dont Maurice a peur, c'est de l'Intendance. Ou des plats avariés, mais ça c'est une autre histoire.

Deux options sont activées dans la tête de Maurice. L'une consiste à donner un bon gros coup de boule des familles à cet aviateur maniéré, l'autre consiste à lui faire compter ses phalanges en gros plan.

Et puis tout d'un coup, une idée.

De génie. Enfin, du point de vue de Maurice.

Notez que depuis le début de ces longues explications, il ne s'est passé que quelques secondes en réalité. Philippe Galerne attend une réponse à sa question, réponse qu'il va avoir du mal à obtenir, puisque "trois à cinq" n'a aucun sens aux oreilles de Maurice (sans oublier qu'il y a de fortes chances pour que ladite question n'ait pas été entendue).

- Je sais ! s'exclame le cuisinier en envoyant valser son sabre. Vous voulez pas qu'on se cogne ? Moi je veux pas de vos sabres flagadas.

Super, c'est peu ou prou le résumé de ce qu'il a expliqué très longuement un moment plus tôt. Mais non, il a autre chose à ajouter...

- Un bras de fer, peuchère ! C'est LA solution ! Ça c'est un défi entre hommes, té !

Il oublie de signaler qu'il a - en apparence, du moins - trois fois plus de masse musculaire que son vis à vis. Enfin, musculaire, c'est vite dit, la cuisine ne demande pas d'avoir des bras particulièrement puissants pour soulever une cuillère.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mer 6 Jan - 23:10

C'est dans ce genre de moments que l'expression "facepalm" prend tout son sens. C'était le genre d'expressions qu'un aviateur anglais pouvait vous refiler le long d'une frontière coloniale, quand il voulait se plaindre sans en trouver les mots, quand même le légendaire humour anglais se retrouvait comme un vieux pudding face à l'inévitable bêtise de la nature humaine. Du style "mon dieu, mon colonel m'a envoyé faire un truc complètement crétin, je m'en suis fait un facepalm magistral, tu vois, là je le refais, le visage bien dans les mains, genre mon monde s'écroule autours de moi".

Enfin, pas à ce point. Mais quant même... pour retomber dans le culinaire, c'était sacrément gratiné. Mais pas du gratiné à la Vattel... gratiné comme le McDo du coin qui malheureusement n'existait pas encore pour établir une comparaison (et tout le monde sait que quand votre burger est gratiné, c'est qu'un truc à foiré en cuisine).

Tout ça pour dire que Galerne se retint très fort de dire qu'un bras de fer, c'était un truc pour crétins de tavernes. Le seul avantage que ça pouvait bien apporter par rapport aux autres solutions du cuisinier étaient que normalement, c'est à dire à moins que ça ne parte en eau de boudin, personne ne devrait être blessé. Mais ce n'était ni plus classieux, ni plus acceptable, ni plus fair play d'ailleurs.

"Vous ne croyez pas que vous allez passer pour un lâche ? Je vous signale que ça revient à admettre que vous avez refusé le duel. Ce n'est ni plus discret, ni plus honorable pour vous."

Ils auraient vraiment dû s'en à un trois à cinq. A ce rythme, ils en avaient pour la nuit.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Mar 19 Jan - 18:20

Et pendant ce temps, en cuisine...

    - Et ça lui arrive souvent, ce genre de... petits désaccords ?

    Le chef Eisen ne connait Maurice que depuis qu'il a été muté à Sarnand après la victoire Allemande, mais il y a en cuisine quelques anciens qui connaissent bien leur Chef cuisinier. C'est un cuistot alsacien et bilingue - que nous nommerons Théodore, par manque d'inspiration - qui lui répond.

    - C'est déjà arrivé... trois... quatre fois, en dix ans, je crois
    - Et il s'en est sorti comment ?
    - La première fois, c'était un peu après être arrivé, lui et l'officier qui dirigeait la base à l'époque ont eu une divergence d'opinion à propos du personnel des cuisines. Le Chef Barrère a été mis au trou pour deux semaines.
    - Et ça n'a pas suffi à lui donner une leçon ?
    - Il est sorti trois jours plus tard, quand les trois quarts du personnel de la base - dont des officiers - ont intercédé en sa faveur auprès du dirigeant de la base. Motif : Perte de moral et de motivation des soldats. En rapport avec la cuisine moins bonne que d'habitude.

    Ah oui, quand même. Ce type a inventé la drogue la plus subtile au monde.

    - Et les autres fois ?
    - A peu près la même chose chaque fois qu'on avait un changement de dirigeant ou un officier qui avait le malheur d'envahir les plates bandes du chef Barrère. Après, on a bien pris soin de prévenir les gradés dès le départ, pour éviter les étincelles. Mais quand ces salopards d'allemands se sont invités... ah, désolé...
    - Ça ira, ça ira.

    Le Chef Eisen est allemand, certes, mais il n'est pas particulièrement patriotique, juste pragmatique. Comme Barrère, il aime surtout cuisiner, sauf qu'il garde tout de même l'oeil sur les restrictions de l'intendance, en bon fils de l'Allemagne bien rigoureux.

    - Bref, quand les allemands on fait main basse sur Sarnand, il y a eu pas mal de chambardement et je crois qu'on a un peu mis le cas Barrère de côté.

    C'est le moment que choisit un museau bien connu pour se pointer à la porte de la cuisine, furetant au ras du sol. Fennec, le vieux renard du désert, a comme qui dirait échappé à la vigilance de son maître - ce qui semble normal puisque ce dernier est occupé à perdre son temps avec un marseillais - et s'apprête à trouver de quoi combler sa gourmandise dans les restes du soir.

    - Tiens tiens, mais ne serait-ce pas là l'objet du litige ? questionne Eisen d'un ton pensif.

    Voilà qui pourrait épargner au Chef Barrère un séjour au trou. Si Eisen s'y prend bien.


A la tour...

- Vous ne croyez pas que vous allez passer pour un lâche ? Je vous signale que ça revient à admettre que vous avez refusé le duel. Ce n'est ni plus discret, ni plus honorable pour vous.

On croirait voir deux chiens qui se disputent un bout de viande. Aucun des deux ne veut lâcher, et le bout de viande commence à ressembler à un truc même plus digeste tellement il a été agité et mordu dans tous les sens.

- Me causez pas d'honorabilité, c'est vous qui avez demandé un duel qui vous avantage, bougre d'âne !

Insultes à officier, ça monte à combien de jours d'arrêt, ça ? Sans oublier les coups et blessures qui risquent de poindre d'une seconde à l'au...

- HALT ! *baragouin en allemand que la narratrice ne fera pas l'effort d'aller chercher sur google*

En résumé, "nous afons les moyens te fous arrêter".

Le Chef Eisen a fait irruption dans la tour, armé d'un Fennec fort contrit. Non, il ne compte pas le faire cuire à la broche. Mais en tant que responsable des cuisines en l'absence de Maurice - occupé à s'énerver après le propriétaire du bestiau - le chef Eisen a toutes les raisons du monde de s'insurger de l'irruption de l'animal dans des lieux où l'hygiène est d'une importance capitale.

Qui plus est, Eisen est allemand. Donc représentatif de l'autorité, puisque les allemands sont les vainqueurs. Et en plus, il invective vertement le capitaine en allemand, sous le regard médusé d'un Maurice qui se demande bien par quel coup du sort (ô bonne mère !) l'animal s'est retrouvé une fois de plus en cuisine.
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Dim 24 Jan - 1:38

Sauf que ce qu'Eisen n'avait sans doute pas prévu, c'est que Philippe possédait Fennec depuis des mois... et que ledit Fennec n'était pas plus vif que le singe domestique qu'il avait eu des années avant. L'officier savait très bien comment garder ses bestioles là où elles devaient être et, si Fennec s'était évadé la première fois, c'était parce qu'un certain nombre de domestiques n'écoutaient pas quand on leur disait de faire attention en ouvrant la porte. Mais comme les aventures précédentes du renard avaient prouvées qu'il fallait de plus grands moyens, Philippe avait ressorti sa cage de voyage le temps de trouver autre chose.

Ce qui se signifiait, de facto... que Fennec ne pouvait pas s'en aller, même si son maître était occupé par un certain marseillais, à moins d'y être aidé.

Est-ce que quelqu'un était entré dans la chambre pour venger le cuisinier en provoquant une autre catastrophe ? Sans doute pas. Il était plus probable qu'une domestique zélée ai ouvert la cage pour la nettoyer, ou peut être pour espérer caresser une oreille de la bestiole.
Mais dans l'esprit de Philippe Galerne, évidemment, la première solution était évidente. Les théories du complot n'étaient pas son genre, mais il était sûr et certain d'avoir bien fermé porte et cage... et dans les mains d'un Allemand ! C'était le comble. Ou alors c'était logique. C'est vrai, si ce gros tas avait envie de se venger de l'officier, quoi de mieux que de le ridiculiser ? Et qui de plus adapté qu'un Allemand, qui en profiterait pour prouver que les Français étaient des imbéciles ?

Quoi qu'il en soit, la discussion était terminée. C'était même à se demander si le cuisinier n'avait pas volontairement fait l'imbécile juste pour avoir le temps de mettre son plan vicieux en oeuvre... il est temps de remettre un peu d'ordre, ici !

A commencer par ce sous officier allemand, que Galerne fait taire d'une remarque sèche. Car aux dernières nouvelles l'homme n'est que sous officiers et, dans la Wehrmacht, la hiérarchie est plus évidente que la parole de Dieu ; or, les règles de la guerre n'admettent pas qu'un subalternes refuse le respect à un homme de rang supérieur. Et puis à Sarnand, même si les Allemands sont les vainqueurs, les murs sont encore Français.
Alors oui, Eisen se tait. Par réflexe -c'est un militaire de carrière-, et parce que sa propre hiérarchie ne serait pas très contente d'apprendre qu'il se mêle des affaires des bouffeurs d'escargots.

Ensuite, Galerne se tourne vers Maurice.

"Comment osez vous parler d'honneur après un coup pareil ? Cette discussion est terminée, je n'ai rien à faire avec un individus comme vous. Je ne déposerai pas de plainte formelle car j'avais mes tords, mais sachez bien qu'au prochain coup de ce genre, vous irez voir en Algérie si les oeufs cuisent vraiment au soleil !"

Et ça, il le ferait, Maurice pouvait en être sûr. On ne faisait pas trente ans d'armée sans se faire quelques amis. Le type croyait peut être que ses talents valaient quelque chose, mais à l'heure où la viande disparaissait des marchés, où toutes les denrées se faisaient rares et où l'intendance serrait les cordons, on oublierait bien vite qu'en temps de paix sa soupe n'avait pas un goût d'eau.

Toujours furieux, Galerne récupéra Fennec -non sans foudroyer Eisen du regard- et précisa, avant de partir : "Vous direz au responsable des domestiques qu'à partir de maintenant, seule Mademoiselle Rollin," il disait le nom au hasard, l'ayant entendu dans la bouche d'un autre capitaine, "s'occupera de ma chambre. Au moins vous saurez qui aller voir quand Fennec reviendra dans vos cuisines !"

Il sortit alors, sans écouter quoi que ce soit qui eû pu se dire derrière lui.

Les sabres restèrent là où on les avait laissés.


[Fin du topic pour moi ^^]
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   Dim 24 Jan - 2:17

[Tu n'es carrément et définitivement pas drôle. Rien à rajouter]
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MessageSujet: Re: Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]   

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Et le soufflet retomba (Vendredi 25 Avril) [inachevé]

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