[inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)


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[inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)

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Allemand
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MessageSujet: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Mer 16 Déc - 22:53

L'institution Sainte Marie des Anges. C'était là.
Aldric prit son temps pour observer l'édifice. Depuis son arrivée en France, il avait l'œil du touriste. Autant profiter de son nouvel emploi pour continuer à s'enrichir. L'architecture, les paysages, les modes, il essayait de tout enregistrer. La perspective de la découverte lui donnait de l'énergie depuis son arrivée en terre inconnue.
Après avoir presque fait le tour du bâtiment, le jeune homme se décida à franchir les murs des anciens couvents. Les lieux étaient encore déserts : à dix heures moins cinq, les élèves étaient en cours, du moins encore pour quelques minutes.
A l'entrée se trouvait la loge du concierge, lequel lui demanda de décliner son identité. Dans un institut pour jeunes filles c'était bien la moindre des choses. Une fois le motif de sa présence expliqué, Aldric pénétra dans la galerie principale. Rajustant ses lunettes sur son nez, il réalisa qu'il ignorait complètement l'emplacement de la salle des professeurs. Décidant d'explorer par lui-même, il s'engagea dans l'allée.
Il lui fallut en fait peu de temps pour découvrir ce qu'il cherchait. Au moment où il poussait la porte de la salle des professeurs, la cloche sonna, lui vrillant un instant les tympans. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus entendu ça.
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Lun 21 Déc - 4:04

Un nouveau professeur posait ses bagages à Ste-Marie. Dieu seul-savait-comment, cette information était tombée dans l’oreille d’une élève, avant de se répandre comme une traînée de poudre dans les classes et dans les dortoirs. Il n’existait pas de pires commères que ces têtes d’ange, blondes et bien élevées, qui passaient leurs journées à étudier entre quatre murs, et leurs nuits à rêver d’évasion. Un murmure, entre deux lèvres roses, devenait un grondement entre des dizaines d’autres, en l’espace d’une semaine, quand toutes les classes n’étaient pas averties dans la journée. Parfois, la rumeur retombait en quelques jours. Mais cette rumeur-là ne s’était pas essoufflée, au contraire : elle avait semblé enfler, de jour en jour, d’heure en heure. Parce que ce n’était pas n’importe quel professeur qui s’apprêtait à passer le seuil de Ste-Marie.

C’était un homme ! et pas un homme de l’âge de Nantois, non ! un jeune homme !

On gloussait, on chuchotait, et on prenait les paris sur sa situation matrimoniale, ou sur son allure. Apollinaire Nantois saisissait des bribes de conversation au détour des couloirs et secouait la tête, contrarié. Il avait déjà du mal à retenir l’attention de ses élèves en temps normal. Il n’avait pas besoin d’un nouveau professeur pour perturber davantage ses cours, et il se surprit à attendre l’arrivée du fameux Weichmann avec autant d’impatience que les pensionnaires. Une fois qu’il serait là, les choses se tasseraient, forcément.

Il n’en savait pas beaucoup plus que ses élèves. Avec un nom comme celui-ci, Weichmann pouvait être aussi bien allemand qu’alsacien. Avec un peu de chance, il serait alsacien – mais les deux Nantois étaient prêts à parier qu’il était allemand. Comme si les croiser en ville, dans les boutiques, dans les rues, n’était pas suffisant...

Paul, qui était en train d’écrire des notes dans la marge d’un livre, leva vivement les yeux quand la porte de la salle des professeurs pivota sur ses gonds. Pas du tout perturbé par la cloche, qu’il connaissait par cœur, il ferma son ouvrage et se leva pour accueillir le nouveau professeur, la main tendue.

"Monsieur Weichmann ? Je suis le professeur Nantois. On m’a averti de votre arrivé, et chargé de vous montrer les lieux"


Des gloussements féminins, assourdis par l’écho des couloirs, flottèrent jusqu’à la trace des professeurs.

"Vous avez choisi la pire heure de la journée, ou la meilleure, pour arriver entre nos murs. Nos pensionnaires sont en récréation, on va vous examiner comme une bête curieuse" prévint le Montrois, amusé.
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Lun 21 Déc - 13:43

La première chose qu'Aldric remarqua en entrant dans la salle des professeurs fut qu'il n'était pas seul. Un homme d'âge mûr, visiblement en train d'écrire à son arrivée, s'était levé pour le saluer. Un autre professeur sans doute. Le jeune allemand ne s'attendait pas à être reçu à bras ouverts et se sentit un peu rassuré lorsque celui-ci se présenta et lui proposa de lui faire visiter les lieux. Serrant la main tendue, il se permit un sourire ouvert mais néanmoins poli.

"Enchanté de vous rencontrer, monsieur Nantois. Et merci de prendre la peine de m'accueillir."

De l'autre côté de la porte, un brouhaha, plus aigu que celui qu'il avait eu l'habitude d'entendre lorsqu'il était sur les bancs de l'école, enflait de façon inquiétante. Aldric était certain de n'avoir croisé aucune élève dans les couloirs mais il suffisait d'une rêveuse à la fenêtre : on ne pénétrait pas incognito dans une école, encore moins une école de jeunes filles. Tournant la tête en direction de la seule barrière qui le protégeait d'une foule exclusivement féminine qui devait le considérer comme une nouvelle attraction, il soupira mais répondit par un sourire enjoué au commentaire de Nantois.

"Je n'ignore pas le danger réel que représente une troupe de jeunes filles curieuses mais il faudra bien à un moment que je sorte de cette pièce. Au moins je pourrai commencer à m'imprégner de l'atmosphère de l'institut."

Puis, reprenant un air plus sérieux, il refit face au professeur.

" Cela fait longtemps que vous enseignez ici ? Je n'ai guère de renseignements sur l'école à part son histoire et sa réputation."
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Mer 23 Déc - 1:55

Allemand, disait son petit accent. Au temps pour les adolescentes qui misaient sur un Alsacien ou un Lorrain, voire même sur un Montrois exilé. Apollinaire se demanda ce qui avait poussé le jeune professeur à déménager en France, mais jugea que les explications de cet ordre viendraient bien assez tôt. Il ne posa aucune question et serra simplement la main de son nouveau collègue, en tentant de deviner, à travers cette poignée de main, une petite partie de sa personnalité. Il n’était pas très fort à ce jeu-là, et lâcha assez rapidement la main d’Aldrich, sans en savoir beaucoup plus à son sujet. Son commentaire sur les hordes féminines qui l’attendaient dehors prouvait au moins qu’il était sensé.

"Elles ne sont pas méchantes" le rassura Paul. "Même si elles sont moins sages qu’elles en ont l’air"

Il avait notamment eu des échos de la fameuse nuit où deux garçons s’étaient introduit dans l’Institut. Selon les bonnes sœurs qui surveillaient les dortoirs ce soir-là, les pensionnaires avaient poussé de hauts cris et plusieurs avaient éclaté en sanglots. Peut-être qu’elles avaient eu peur, comme le pensait la mère supérieure. Ou peut-être que leurs cris étaient des cris d’actrice et leurs pleurs d’authentiques larmes de crocodile, et qu’elles avaient juste cherché à couvrir la fuite de leurs deux visiteurs.

"J’enseigne ici depuis une dizaine d’années. Plusieurs professeurs sont ici depuis une éternité, mais l’équipe a un peu changé depuis le début de la guerre"
déclara-t-il d'une voix neutre.

Il montra la porte à Aldrich, pour l’inviter à sortir.

"C’est un bâtiment assez grand, vous allez peut-être vous perdre, les premiers jours. Mais je pense que vous parviendrez à vous orienter sans mal d’ici une semaine ou deux"


Il était surpris qu’aucune fille ne soit déjà entrée dans la salle des professeurs, sous un prétexte quelconque, et jeta un coup d’œil hors de la salle. Un groupe d’adolescentes passa devant lui, sans s’arrêter. Les demoiselles marchaient sagement en rang, derrière la professeure de couture, mais toutes se dévissèrent le cou pour voir qui se cachait derrière l’épaule du professeur de littérature.
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Mer 23 Déc - 21:04

La poignée de main fut brève, et Aldric non plus n'eut pas vraiment l'impression d'en apprendre beaucoup non plus à travers elle. Le montrois n'avait pas l'air de vouloir la faire durer, ce qui fit penser au jeune homme que le professeur avait compris qu'il était allemand... à moins qu'il ne soit tout simplement froid de nature.
Au sujet des jeunes filles, il n'avait pas peur de grand chose. C'était encore en partie par manque de connaissance de l'esprit retors des adolescentes mais il envisageait son premier poste avec un certain optimisme.

Au changement de ton de Nantois à l'évocation des autres enseignants, Aldric se demanda s'il n'avait pas été indiscret. Après tout la guerre avait eu ses victimes, il le savait très bien. cela accentua encore l'impression qu'il avait que son interlocuteur mettait entre eux de la distance sur cette simple phrase. Lorsque le professeur de littérature lui montra la porte, le jeune allemand se demanda brièvement s'il n'écourtait pas volontairement la conversation. Mais après tout, ils n'avaient pas grand chose à se dire, alors il le suivit.

"j'essaierai de mémoriser rapidement au moins l'emplacement des salles de cours. Un professeur ne peut quand même pas se permettre d'arriver en retard."

Le premier contact visuel qu'il eut des pensionnaires fut par dessus l'épaule de Nantois : une douzaine de paires d'yeux faussement innocents rivés sur lui. La fosse aux lions, ou presque. Sans accorder aux jeunes filles plus d'attention que nécessaire, il sortit à la suite de son guide en rehaussant ses lunettes sur son nez, adoptant une attitude parfaitement professionnelle, empreinte d'une rigueur typiquement allemande bien qu'il n'en eut pas entièrement conscience.
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Dim 3 Jan - 21:33

Sans doute aussi curieuse que ses disciples, la professeure de travaux ménagers arrêta brièvement sa troupe, le temps de saluer son nouveau collègue. C’était une femme déjà assez âgée, vêtue de noir, mais dotée d’une voix agréable, et de manières qui l’étaient tout autant. Son salut fut bref mais chaleureux. Derrière elle, quelques adolescentes chuchotèrent dans les rangs, et la plus audacieuse profita de l’inattention de leur aînée pour adresser un petit signe de la main au jeune Aldric. Paul posa un regard sévère sur la fautive, qui lui offrit un sourire plein de fossettes en réponse. Toutes les autres adolescentes souhaitèrent ensuite une bonne journée aux deux hommes, avec une politesse exquise, avant de se mettre à nouveau en marche, derrière leur enseignante. Une fois qu’elles se furent un peu éloignées, le professeur de littérature invita Aldric à le suivre, sans le presser, mais tout de même avec une certaine hâte, pour qu’ils échappent à la classe des neuf-dix ans. La voix de Camille Nantois résonnait déjà dans les couloirs, et sa file de gamines pouvait apparaître d’un instant à l’autre.

Paul mena Aldric à la plus grande des salles – le réfectoire – avant de lui faire faire le tour des classes. Ils croisèrent plusieurs groupes de jeunes filles, avec leur enseignante ou l’une ou l’autre des sœurs, et l’aîné des Nantois constata avec une franche irritation que les adultes étaient aussi dissipées que les pensionnaires. A croire que l’arrivée du professeur Weichmann était l’événement de l’année ! Personne ne tenta de minauder devant l’Allemand blond, mais le jeune homme récolta de nombreux sourires, d’innombrables regards curieux et quelques œillades appréciatrices. Quelques sœurs le toisèrent mais elles furent rares. Globalement, le nouveau-venu fut bien accueilli par ses pairs et ses futures élèves.

Ils avaient effectué à peu près la moitié de la visite quand Paul s’autorisa à poser quelques questions.

"D’où venez-vous ? Vous avez déjà travaillé dans ce genre d’institution ?"

Histoire de dissiper ses derniers doutes, de savoir s’il était perturbé par l’ambiance qui régnait entre les murs de Ste-Marie. Paul, qui avait longtemps enseigné dans des collèges publics, avait été désarçonné par les adolescentes montroises, qui en avaient bien profité. Il se demanda quelles étaient les références d’Aldric, qui était bien jeune, et qui n’avait certainement pas testé beaucoup d’établissements.
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Mer 13 Jan - 23:19

Voyant que la professeure stoppait la file d'élèves, Aldric s'avança vers elle et la salua en réponse, avec autant de courtoisie que possible, voyant qu'il avait affaire à une femme dotée de très bonnes manières et qui ne semblait pas prendre ombrage du fait qu'il soit allemand. Peu à peu, il se mettait à l'aise dans son nouvel environnement.

Autant que possible, il voulait ne pas prêter attention aux demoiselles, ou du moins ne pas en donner l'impression. Pourtant, il lui était difficile de ne pas déjà porter attention à ses futures élèves. Après tout, c'est auprès d'elles qu'il allait passer ses journées et il lui faudrait les connaître. Et elles ne lui rendaient pas la tâche facile en tentant par tous les moyens d'attirer son regard. L'une lui faisait même un signe. Une brune à l'oeil pétillant et au sourire téméraire. Quelle audace ! Ce n'est pas en Allemagne qu'un professeur aurait laissé faire un tel geste sans rien de plus qu'un regard noir. C'était peut-être cela la France.
Décidant qu'il ne pouvait pas les ignorer, le nouveau professeur leur adressa un "bonjour, mesdemoiselles" de circonstance, en profitant pour évaluer leur nombre en rajustant ses lunettes... Un peu plus d'une vingtaine, cela restait gérable à priori.

Au cours de la visite, Aldric tenta de mémoriser le maximum de couloirs et d'escaliers tout en se rendant compte que c'était mission impossible. Le jeune homme répondit avec courtoisie aux saluts qui lui furent adressés tout en focalisant son attention sur le discours de Nantois. C'est alors que la question tomba, le prenant presque au dépourvu alors qu'il peinait à se repérer : l'orientation n'avait jamais été son fort. Sa réponse fut formulée en même temps qu'il se retournait vers son interlocuteur.

"J'ai été à l'université à Berlin. C'est là bas que j'ai étudié l'histoire de France et d'Allemagne. Et pour être franc, c'est la première fois que j'enseigne à des jeunes filles. Avant j'ai enseigné un an dans une école privée pour garçons à Munich."

Il ponctua ses paroles d'un rajustement de lunettes, ce qui était certainement une manie chez lui. Il était curieux d'avoir la réaction de Nantois face à l'annonce brute qu'il n'était pas de la région, pas même du côté allemand de la frontière. Il était un pur allemand en territoire... eh bien allemand. Mais habité par des français.
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MessageSujet: Re: [inachevé] Premiers pas (05 mai 1941)   Sam 30 Jan - 18:51

Paul n’était pas ravi de voir des Allemands à Montreuil mais ne se laissait plus émouvoir. Il avait des soucis bien plus graves ces derniers temps, et voir ces gens-là tous les jours, sans parler de l’homme qui lui rendait visite deux fois par semaine, l’avait rendu moins sensible à leur présence. Ils étaient partout, et voir l’un deux poser son balluchon à Ste-Marie des Anges n’était finalement pas une grande surprise. C’était déplaisant, mais prévisible. De plus, Aldric semblait courtois et agréable – dans ces conditions, travailler à ses côtés ou écouter ses cours serait supportable, voire même plutôt agréable pour les amatrices de jeunes et jolis minois. Peut-être même que certaines pensionnaires seraient heureuses d’avoir un professeur allemand, au lieu d’un nouveau Français. Hermeline Von Lichteinstein, par exemple, ne serait probablement pas mécontente d’avoir affaire à un compatriote.

Bref, en un mot comme en cent, il ne broncha lorsque son nouveau collègue lui expliqua son parcours, et laissa même un petit sourire amusé apparaître sur ses lèvres lorsqu’Aldric expliqua qu’il avait déjà enseigné dans une école privée pour jeunes garçons. Rien à voir. Paul ne savait comment se comportaient les adolescents dans le privé, mais ils ne pouvaient pas être pire que ceux qui faisaient leurs études dans le public – et qui, eux-mêmes, ne pouvaient être comparés aux créatures qui rôdaient dans Ste-Marie des Anges. On avait tort de croire les filles moins douées que les garçons pour les études. Camille Nantois avait clairement tiré son épingle du jeu, et ses élèves étaient déjà de redoutables raisonneuses, fines, et rusées.

"Ce sera une première, donc. J’espère que vous vous en sortirez" déclara Paul, qui avait du mal à réprimer son amusement.

Il ramena Aldric à la salle des professeurs.

"Voilà. Nous sommes revenus au point de départ" commenta le professeur de littérature, en se tournant vers son collègue, l’air de dire : « autre chose ? »
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