Wolfgang Aschenberner


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Wolfgang Aschenberner

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Allemand
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Âge du personnage : 35

MessageSujet: Wolfgang Aschenberner   Lun 8 Fév - 8:16

Fiche de personnage

Nom : Aschberner.

Prénom : Wolfgang.

Âge : 35 ans.

Nationalité : Allemande.

Métier : Major de la Wehrmacht.

Description physique : Wolfgang est un homme qui aurait pu, rien que par le respect que son physique impose, devenir SS. Carré et bien bâti, de grande taille -soit 1,83m d'après sa carte d'identité-, sa prestance et sa démarche sont celles d'un homme sûr de lui et fier. Et très orgueilleux. On voit là un homme taillé pour le combat. Petite précision qui ne sera de trop : il a été formé, en URSS, au sambo dit de combat.
Son visage pâle -très pâle- est dédaigneux et son air est hautain. Si ses yeux sont d'un bleu pur et clair, l'éternelle expression de mépris qu'ils affichent enlève l'impression de beauté à celui qui les regarde. Sa joue droite est marquée d'une grosse et laide balafre. Ses cheveux, gominés en arrière, sont très blonds.
De manière générale, il représente le profil-type de la "race aryenne" idéalisée par les nazis. Un magnifique stéréotype en perspective.
Il est vêtu le plus souvent de... son uniforme. Militaire dans le métier, mais avant tout dans l'âme, Wolfgang va très souvent dans la vie de tous les jours dans son uniforme d'apparat. Sinon, il privilégie les couleurs sombres. Mais il gardera en toutes circonstances ses bottes cirées, des gants de cuir noir et un ample et long manteau de cuir noir -plein de poches intérieures très utiles- dans son habillement. Détails : dans la vie civile ; il porte en permanence un Tokarev, souvenir d'un long séjour en URSS ; et son index droit est orné d'une chevalière d'argent ornée de l'aigle tenant la croix gammée.

Description mentale : Prime abord je commence par le trait de son caractère le plus important : Wolfgang est très taciturne. Quelques ordres en mission, quelques mots dans la vie courante, et c'est tout. Il se résume à jauger les gens de son air supérieur et méprisant.
Par extension, il n'est pas quelqu'un que l'on peut trouver amical ou chaleureux. Un SS dans l'âme, mais pas dans le métier, à son grand dam.

Profondément touché et influencé par l'idéologie nazie, il adhère aveuglément à toutes les paroles du NSDAP et du Führer. Les barbaries commises par sa personne vis-à-vis de ceux qu'il considère comme inférieurs ou déviants -Juifs, communistes, handicapés mentaux, tziganes...- sont pour lui des faits d'armes dont il tire une grande gloire.
Il aime la destruction, mais se montre avant tout réfléchi et stratège. C'est une personne implacable. Sur le front, en service ou non, il tire sa joie des actes de cruauté et des humiliations qu'il inflige.
Les femmes l'indiffèrent -et l'amour des hommes l'horripile-... sauf sur le front. On raconte, sans que cela soit réellement confirmé, qu'il aime le viol pour accompagner un pillage. Ce qui est en revanche confirmé, c'est que l'interrogatoire et la torture sont des jeux qu'il adore...
En revanche il hait les commandants arrogants, les officiers qui n'ont pas prouvé leur valeur par des faits d'armes ou par le sang. Il suivra leurs directives, mais les méprisera. C'est un fervent adepte de la loi du plus fort.
En définitive, tout ce qu'il chérit est l'idéologie, la guerre qui lui permet de s'amuser, sa sœur.

Très à cheval sur la notion de "normalité humaine", il se considère comme supérieur à cette normale, mais fera tout pour ne pas dévier, physiquement, à cette norme. Ainsi, pas de fantaisies comme les cheveux longs, et surtout pas de négligence. Tout se doit d'être carré, ordonné, droit.

Histoire :
Spoiler:
 


Wolfgang naquit aux alentours de Freiburg, en 1906, dans une maison bourgeoise d'un petit village. La maison des Aschenberner, petite famille de commerçants alors prospère, comportait le père, Klaus, le frère, Karl, et la mère, Charlotte.
Durant ses huit premières années, soit avant le début de la Première Guerre, il fut un fils modèle. En bon fils de parents aisé, il alla à l'école, il eut des résultats très honorables, et suivit de près le bon exemple du frère aîné. Nationaliste convaincu et fervent militariste, son père lui inculqua très tôt les préceptes de sacrifice pour la patrie et un profond respect pour le devoir militaire.

"Lorsque je serai grand, je commanderai dans la Reichswehr, au service de l'Allemagne."

La guerre éclata, comme vous le savez, en 1914. Wolfgang, qui n'avait même pas 10 ans, vit son père mobilisé dans une division d'infanterie en tant que lance-flamme. La figure paternelle partie, ses enfants dérivèrent. Des idées communistes vinrent "parasiter" l'esprit de Karl... et Wolfgang, toujours prêt à suivre son grand frère, se laissa entraîner, sans rien y comprendre, dans le "rêve d'égalité des classes". Le père, qui ne put obtenir que trop peu de permission, ne put remédier à cela. Et il avait d'autres chats à fouetter lors de ses rares venues. Leur mère, véritable "poupée de porcelaine", ne s'en préoccupait pas, préférant se faire belle pour un amant non mobilisé à cause d'un problème aux yeux.
Une fille, Ann, naîtra en 1916, le jour même de la bataille de Verdun. Wolfgang verra toujours son père comme un traître à la patrie, mais chérira cette sœur. Le cocu ne sait toujours pas son existence.
Cette longue absence de la figure paternelle le marqua profondément. Il devint progressivement plus replié sur lui-même, plus taciturne.

1918. Enfin l'Armistice. Mais à quel prix... l'ignoble Traité de Versailles, en plus des séquelles de la guerre, fit littéralement couler les affaires de la famille Aschenberner. Il fallut, pour pouvoir vivre, déménager, vendre la maison au profit d'une plus modeste au cœur de Freiburg. Fort heureusement, le pécule que le commerce leur avait rapporté ajouté à celui de la maison vendue était assez conséquent, et, en faisant très attention aux dépenses, ils purent garder une petite fortune. Ainsi, Wolfgang put se faire payer ses études, et obtenir son Abitur.

Lorsque son frère eut vingt ans, Karl, toujours profondément communiste, entreprit un voyage avec son frère... en URSS. Wolfgang, qui tenait toujours son frère en admiration, le suivit sans hésiter.
L'obtention des visas et d'un ami qui parlait russe fut longue, le voyage en train fut affreux, le passage à la douane fut terrible... mais ils étaient heureux. Léningrad leur ouvrait les bras. Les gens y étaient souriants, les rues étaient éclatantes... le politbureau et les forces de l'ordre omniprésentes. Le séjour, qui se voulait linguistique, culturel et idéologique, dura cinq ans. Wolf en ressortit profondément écœuré par les moyens employés par la "mère patrie du socialisme", mais, chose positive, se lia d'amitié avec un commissaire du peuple influent, Alexei Dragunov, et, grâce à lui, put obtenir un apprentissage du sambo de combat et un magnifique Tokarev.

Retour en Allemagne donc... sans Karl, avec qui il était en profond désaccord. Et avec un profond bouleversement sur ses convictions effectué en lui. Nous étions en 1931. La doctrine nazie, régnante, séduisit, conquit même Wolfgang, alors perdu idéologiquement, par son esprit nationaliste et sa confiance absolue en un chef qui devait redorer le blason de l'Allemagne. Son père l'avait déjà devancé en adhérant d'office au NSDAP. L'ancien lance-flamme s'étant reconverti dans la propagande du parti, et, aidé financièrement par de riches adhérants influents avec lesquels il s'était lié d'amitié, il put surmonter la crise et avoir un meilleur confort. C'est un fils bouleversé et ayant perdu son principal repère, son frère, qu'il retrouva. Son erreur de "rêve communiste", considérée comme une erreur de jeunesse, lui fut pardonnée.

Ce fut grâce à ces relations que Wolfgang put réaliser son rêve d'enfance : faire ses classes pour entrer dans la Wehrmacht, malgré son passé en URSS. Ce passage de sa vie fut tenu sous silence.
Sa détermination et son goût nouveau pour la guerre -justifiée par sa devise nouvelle, "triomphez des faibles"- jouèrent en sa faveur. Ses fréquentations, toutes issues de milieux nazis convaincus, parachevèrent d'enfoncer son esprit dans ce dogme sanguinaire.
Après trois années, il put enfin sortir en tant que Leutnant, fier de lui. L'accession au pouvoir de Hitler la même année lui procurait une confiance nouvelle en une Allemagne forte, unie, fière, qui dominerait l'Europe sous sa botte d'acier. Il était grisé.

Plaisir qui fut de courte durée. Charlotte Aschenberner tomba malade peu de temps après. Un cancer qui eut raison d'elle après plusieurs mois. Sur son lit de mort, elle lui fit promettre de cacher à son veuf sa fille.
Wolfgang ne put qu'approcher et dialoguer brièvement avec cette dernière que lors de l'enterrement. Ils se promirent d'entretenir le contact. La poste ne servait-elle pas à cela ?

Après cinq années, le Leutnant put enfin être mobilisé dans sa première vraie guerre... l'annexion de la Pologne. Il découvrit encore d'autres joies, entraîné par ses camarades : celle de l'humiliation et de la destruction. Pour ses faits d'armes -et surtout sa barbarie, laquelle lui faisait sacrifier autant d'hommes et surtout de Juifs que nécessaire- et son excellente capacité à commander sur le terrain, il fut nommé, de fil en aiguille, Oberleutnant, Hauptmann, et enfin, à sa grande fierté, Major.
On raconta plus tard qu'il aimait à accompagner ses pillages d'abus sur les jeunes femmes, mais cela ne put jamais être prouvé. Ce fut la période de sa vie dont il gardera le plus de souvenirs... pour lui agréables, et c'est avec nostalgie que parfois il repense à la Blietzkrieg menée contre les faibles Polonais.

Puis vint l'offensive contre la France. Si la Pologne lui laissa le plus de souvenirs, la France, elle, lui laissera les meilleurs souvenirs. L'effroi et la surprise des français voyant les troupes du Reich déferler par la Belgique, la démobilisation revencharde des vétérans de la Ligne Maginot, le glorieux défilé de Paris.
En 1941, une année après la signature de l'Armistice, il fut muté à Montreuil pour alimenter les forces d'Occupation sur place. Là, il pourrait réellement s'amuser... les françaises étaient fort charmantes après tout.
Il fut placé dans la demeure d'une femme seule. Une jeune farouche d'environ vingt-deux années qui avait rompu avec père et mère. Qu'il allait s'amuser...

Relations : Son père, un ancien flammeur de la Wehrmacht durant 14-18 ; sa mère est décédée en 1934.
Il a un frère avec qui il est gravement brouillé, cari, à sa grande honte, il est communiste. Ce dernier "réside" (pouvait-on vraiment résider dans ce pays ?) en URSS. Egalement, mais cela est officieux, il a une sœur, Ann, qui a actuellement 25 années. Enfin, demi-sœur née d'un adultère... il la cache aux yeux de son père.
On ne lui connaît pas d'amis proches.


Dernière édition par Wolfgang Aschenberner le Jeu 11 Fév - 14:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Wolfgang Aschenberner   Mar 9 Fév - 8:24

Texte personnel :

"Bonnnn..."

Fraulein... Fraulein comment déjà ? Wolfgang fit un bref effort pour se souvenir.

Elle ne m'a pas dit son nom.

Toujours était-il qu'elle semblait absolument ravie de prendre un officier Allemand dans sa demeure.

"... pourquoi ai-je ce... ce Boche chez moi... que leur ai-je fait, à la Mairie, pour qu'ils m'en veuillent à ce point... miladious..."

Absolument ravie. C'était le mot. Toujours était-il qu'elle n'avait pas le choix, et qu'elle devrait tant bien que mal s'accoutumer de la présence du soldat silencieux.
Elle se leva de la chaise sur laquelle elle s'était affalée, et tendit la main, dépitée, à Wolfgang.

"D'accord, faisons connai..."

Il l'interrompit brusquement d'un geste de la main pour lui faire comprendre, par un haussement d'épaules, qu'il ne comprenait pas. Elle passa une main dans ses cheveux de feu, par exaspération.

Je suis certain que tu parles l'Allemand. Ne me prends pas pour un imbécile.

"Je m'appelle Marie-Charlotte Bastide. Comment vous appelez-vous ?"

Gagné. Toutes les femmes françaises, ou presque, exerçant un métier de serveuse -car elle était bien serveuse-, parlaient l'Allemand.
Bastide. Ce nom allait bien avec son accent français. Il ne savait pourquoi ; il ne savait que ladite Marie-Charlotte venait du Sud de la France, que dans ces régions-là les gens avaient des noms dans une langue autre que le Français, rien de tout cela. Mais il trouvait que le nom allait de pair avec l'accent, par la manière d'accentuer sur le i.

"Major Wolfgang Aschberner."

Il prononça ces paroles lorsqu'il eut estimé qu'il devait se présenter à son tour. Il ne lui accorda pas un salut, ne serra pas la main tendue, rien qu'un calme plat, presque indifférent. Il la méprisait. Il ne lui concèderait rien d'autre pour le moment.
Tout fixant l'officier, puis le papier qu'elle avait reçu pour l'informer qu'un Allemand allait loger chez elle pour une durée indéterminée, elle lâcha un "boudiou !" et l'enjoignit à visiter les lieux.

Quelques heures plus tard, Fraulein Bastide était partie gagner son pain, et lui comptait les balles de son Tokarev, bottess sur la table, une tasse de thé chaud à proximité. Il avait bien compris que sa présence dérangeait, et il s'en délectait. Sur l'instant il songeait, nostalgique, au désarmement des vétérans de la Ligne Maginot. Et une anecdote lui revint en mémoire.

...


Il faisait très froid. Les prises fraîches Françaises, sortis de leurs coquilles de béton et d'acier, tremblaient à cause du vent, mais tâchaient de se montrer dignes. Oui ils étaient trahis par leur propre Etat-Major, oui ils se retrouvaient là, tenus en laisse par les soldats Allemands, mais ils étaient invaincus, et c'est leur propre patrie qui avait dû les démobiliser pour qu'ils se rendissent devant la puissance du Reich. Cette attitude dévariait grandement Wolfgang, qui ne tolèrerait pas longtemps de voir l'ennemi autrement qu'écrasé sous sa botte, sous celle de l'Allemagne.

"Leutnant.

-Ja, Herr Major ?"


En deux gestes de la main, un désignant les soldats ennemis, l'autre fait d'un pouce passé le long de sa gorge, il ordonna, implacable, l'exécution de la trentaine... non, ils étaient là un poil plus d'une trentaine de soldats présents devant eux. Une petite garnison. Cela passerait inaperçu.

"Jawohl, Herr Major !"

On passa quelques bonnes minutes à planter les poteaux d'exécution ; cinq en tout. Wolfgang voulait qu'ils se voient mourir. Par petits paquets, pour faire durer le plaisir. pendant plusieurs heures, pas plus afin de faire durer le plaisir, on exécuta, exécuta, exécuta, exécuta, à la chaîne, comme dans une vaste usine de mort... les prisonniers Français restaient dignes et ne bronchaient pas. A son grand dam.

Le lendemain matin il restait environ une quinzaine. Alors qu'on allait finir le carnage entamé la veille, Wolfgang reçut une missive de Berlin, demandant en quel honneur les prises du fort rattaché à sa personne n'étaient pas déjà en train de voyager vers les camps de travail du Reich. Pour toute réponse, il ordonna -sans un mot- de rassembler toutes ces fières vermines et de les nettoyer au lance-flammes. Le bois alentours ne fut pas épargné.
L'excuse qui, plus tard, sera trouvée, fut un odieux mensonge ; la résistance des soldats capturés. Elle passa sans aucun problème : on avait mieux à se soucier que de ça.

...


Il remit le chargeur plein en place, tira la glissière, arma son arme, but sa tasse de thé, et rangea son bien dans l'étui à sa ceinture.

La France était un pays formidable pour faire la guerre.
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