Hermeline Von Lichtenstein


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Hermeline Von Lichtenstein

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Allemande
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MessageSujet: Hermeline Von Lichtenstein   Sam 16 Mai - 15:23

Cousine issue de germain de Madeleine Rollin, domestique à Sarnand
Cousine issue de germain de Camille Libberecht, pilote du Porte-drapeau Orphée


Nom : Von Lichtenstein

Prénom : Hermeline
Âge : 16 ans, née le 8 novembre 1925

Nationalité : Française ou Allemande, ça dépend si elle dîne dans la famille de sa mère ou celle de son père.
Religion : Catholique romaine ou protestante, ça dépend si elle dîne dans la famille de sa mère ou celle de son père.
Métier : Pensionnaire


Description physique :

Hermeline ressemble à une petite poupée. Pas bien grande, elle tient du côté Pelous de la famille (des gens qui ne frôlent qu'accidentellement le mètre soixante) et culmine difficilement à 1.49m.  Cependant, la nature et la génétique l’ont dotée d’arguments féminins qui rendent difficiles de la confondre avec une enfant : Hermeline est une jeune fille, en plein.
Les cheveux blonds, très bouclés, qu’elle attache le plus souvent en queue de cheval ou en couettes, de grands yeux bleu très foncé, qui parfois semblent noirs suivant l’éclairage, on pourrait croire que la jeune fille aurait eut le teint clair. Et bien pas du tout. Bien qu’elle soit loin d’être une noiraude, Hermeline a le teint mat, elle bronze facilement et très vite.
Comme toutes ses sœurs, elle a naturellement une démarche très militaire qui détonne avec son physique typiquement féminin. Quand elle pose le pied par terre, elle attaque avec le talon : Elle ne se déplace pas pour faire joli, mais pour aller d’un point A à un point B, toujours. Les seuls moments où elle montre un peu de grâce et d’élégance, c’est lors des RFO (Réjouissances Familiales Obligatoires), quand il s’agit de valser avec un cousin ou bien son père.
Description mentale :
Hermeline vivait en osmose avec deux mondes, jusqu’à ce qu’un élément perturbateur vienne briser l’état de grâce.
La jeune fille est une grande patriote, sauf que sa patrie c’est sa famille. Celui qui fait du mal à sa famille, c’est l’ennemi. Hitler a séparé la famille, il doit donc mourir et si possible dans d’atroces souffrances. Pour que maman accepte de vivre de nouveau avec papa, il faut que l’armée allemande fiche le camp de France. Il faut donc tout faire pour chasser les allemands d’ici. Accessoirement papa n’est pas allemand, c’est PAPA !
Hermeline est blonde, plutôt jolie, elle le sait, elle en joue. Tout le monde à Montreuil vous dira qu’elle est gentiiiille, insistant lourdement sur le fait que la pauvre chérie est une grande naïve et qu’elle a un petit pois dans la cervelle. Rien n’est plus faux. Elle joue les idiotes : On ne se méfie pas des idiotes, on fait confiance aux idiotes, on ne se demande pas si les idiotes mentent. Si un jour elle doit ruser, mentir pour sauver sa peau, celle d’un membre de sa famille ou celle que quelqu’un qui œuvre au même but qu’elle, elle saura le faire…
En public, Hermeline a toujours le sourire, elle est pétillante et elle semble ne pas se rendre compte des évènements qui secouent le petit monde de Montreuil. En privé, c’est une enfant qui souffre. L’injustice lui donne des maux d’estomacs et tout dans cette guerre est injuste, depuis ses causes jusqu’à ses conséquences. Son père est du coté des méchants, c’est pas sa faute, il ne l’a pas voulu mais c’est comme ça… Et c’est un réel traumatisme pour la jeune fille.
Famille directe et indirecte :
Arbre Généalogique (attention, il y a du monde):
 


Pierre-François Libberecht et Jeannette Libberecht (née Pelous) - ses grand-parents maternels - ont eut 5 enfants, qui ont à leur tour donnés des hordes de cousins/cousines à Hermeline.
Jeannette à eut une dizaine de frères et sœurs dont la descendance a envahis l’armée et le fonctionnariat français.
Pierre-François n’a qu’une sœur.

La caractéristique de tout les garçons, qu’ils soient Libberecht ou Pelous, c’est de s’être tous engagés dans l’armée pour au moins dix ans dès la sortie de l’école.
La caractéristique des filles Pelous, c’est d’être toutes, TOUTES fonctionnaires, sauf celles qui sont dans les ordres. A l’exception de celles qui se sont faites bonne-sœurs, toutes sont mariées et toutes ont eu leur premier enfant très vite (très très vite) après le mariage, toujours en moins de neuf mois… D’où la réputation un peu bancale de la famille !

L’autre caractéristique de la famille Libberecht/Pelous, c’est qu’ils sont tous en contact. Quand Hermeline perdit sa première dent à Lang Son, Viêt-Nam, il fallut moins d’un mois pour que tous les membres de la famille soient prévenus. Même le cousin Émile, qui était en poste dans le désert Mauritanien, fut mis au courant. Et c’est comme ça pour tout ! C’est ainsi que le jeune courrier Kurtzman se fit mettre une tête au carré à Marseille, par un major du corps des tirailleurs sénégalais en permission, pour avoir fait pleurer Dorothée quelque part au Laos… Les Libberecht/Pelous sont partout et ils veillent !!!

Du fait de sa double nationalité, Hermeline parle bien évidement Allemand et Français. Elle et ses sœurs parlent également une sorte de langage hybride, empruntant au sabir qu’elles utilisaient dans les colonies, au catalan parlé dans la branche Pelous de la famille, mélangeant allègrement quelques mots d’arabe, de cochinchinois, de berbère, de tamoul et même d’anglais… Ça ne ressemble à rien, mais c’est bien pratique pour causer sans que les parents comprennent !
Elevée dans une famille où aucun mâle depuis trois générations n'a pas été militaire, la jeune fille sait relativement bien se servir d'une arme à feu, papa, papi, ses oncles et tout les cousins qui l'ont eu sous la main à un moment ou à un autre y ont veillé.
Du fait des vacances qu'elle à passé à Montreuil, elle connait très bien la région pour y avoir braconné avec ses petits cousins et cousines Pelous, ou pour y avoir promené avec sa famille Libbrerecht.

Une foultitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux et nièces. Même si la plupart sont répartis qui en Indochine, qui en Tunisie, qui en Algérie, qui encore en Syrie et au Liban, tout le monde reste en contact autant que faire se peut.
Deux des bonnes-sœurs du pensionnat d’Hermeline sont de sa famille, l’un des professeurs du collège de son frère aussi. La famille est partout dans Montreuil (cheminot, agent des postes, les cousines et les cousins d’Hermeline forment un réseau puissant de garde chiourme). Même la partie allemande de l’ascendance est là. Un cauchemar !


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MessageSujet: Re: Hermeline Von Lichtenstein   Sam 16 Mai - 15:24

Histoire :
Hermeline est la huitième fille de Francine Libberecht et de Ulric Von Lichtenstein. Elle est précédée dans la fratrie par Abigaëlle, Béatrice, Christiane, Dorothée, Eléonore, Françoise et Geneviève, elle est suivie par Ivan le petit frère. Vous noterez à l’occasion la parfaite maîtrise de l’alphabet de leurs parents.
Les surnoms respectifs de tout ce petit monde au sein de la famille Pelous sont : Abi, Béa, Dodo, Eli, France, Gigi, Mimi pour Hermeline, et pour le petit frère : Le pou, le gamin, le bébé, le gosse, cht’iv’, mon Vanvan…

Pour comprendre tous les pourquoi des comment, il est bon de ressituer la famille de notre héroïne.

Les bons français tout d’abord :
*Les Libberecht : Vieille famille bourgeoise originaire de Montreuil. Si typiquement bourgeoise qu’on pourrait croire qu’ils ont inventé le concept. Et pourtant, leur fils Pierre-François épousa Jeannette Pelous, roturière.
*Les  Pelous : Originaires du sud de la France, ils ne sont pas du pays. Ils sont fermiers dans les environs de Montreuil et en plus ils ont mauvaise réputation. Ou plus exactement, leurs filles ont mauvaise réputation. Pas vraiment que ce soient des Marie-Couche-toi-là, hein ! Juste qu’elles ont la réputation de souvent fêter Pâques avant les rameaux… De mettre la charrue avant les bœufs… Et pire peut-être, d’être toutes allées à l’école et d’avoir toutes eu un travail avant d’avoir eu un mari !
Comment put-il y avoir mariage ? Les deux pères avaient servi dans les colonies dans le même régiment, été faits prisonniers ensemble puis s’étaient échappés ensemble. C’est d’ailleurs à la suite de cela que Charles Libberecht aida Antoine à acheter et s’installer dans une ferme de Montreuil.
L’armée est une tradition incontournable dans ces deux familles.

Les allemands ensuite, avec les Von Lichtenstein : Vieille, très vieille famille de vieille noblesse allemande. Les origines de la famille se perdent dans les méandres de l’histoire, la race est si ancienne et à vrai dire, si peu importante sur l’échiquier politique, que l’on pensa souvent la branche éteinte. Que nenni !
Les Von Lichtenstein, envers et contre tout, survivent. Enfin, pour ce qu’il reste de la famille. Les trois derniers mâles sont Enrich, le patriarche 87 ans et toujours toute sa tête, Ulric et ses 57 ans bien conservés et enfin son fils  Ivan et ses 12 ans.
L’armée n’est pas une tradition chez eux, c’est un sacerdoce, une mission sacrée.
Yvan, l’ainé, étant dans l’armée de terre, Ulric le cadet fut d’office affecté à la Luftwaffe. Après des classes exemplaires, il fut affecté sur le Behelmt Wulfgar, où il s’illustra pendant une bataille en Afrique. Il y gagna le droit de se présenter devant un œuf de Mauerfuchs d’où Füshin, une femelle, sortit et se laissa harnacher.
Yvan mourut pendant la première guerre mondiale sans descendance, ce qui obligea plus ou moins son cadet à tenter par tous les moyens de faire un fils à son épouse… La neuvième naissance fut la bonne.

La rencontre entre Francine et Ulric se fit au hasard d’un concours de danse, en 1908, au cabanon où les familles de militaires en poste dans le haut Atlas marocain aimaient à se retrouver. Ulric était blond, beau, il sentait bon le sable chaud. Francine était jolie comme un cœur et surtout, elle avait le défaut de toutes les femmes de sa famille, elle savait ce qu’elle voulait et était têtue.  Ulric ne se doutait pas qu’en demandant à son père la permission d’inviter la jeune fille à danser, d’abord il gagnerait le concours et ensuite une épouse.
Il faut dire que Francine tomba immédiatement sous le charme de ses grands yeux bleus, décidant en un instant qu’elle DEVAIT l’épouser. Elle se mit à le traquer, aucun autre terme ne convenant mieux à la façon dont elle l’attendait à la sortie de sa caserne pour « l’accompagner un bout de chemin ». Le père de Francine ne voyait pas d’un bon œil cette fraternisation avec un soldat étranger, mais quand sa petite fille chérie lui eut dit texto « Si tu m’interdis de l’épouser, je finirais sur le trottoir ! » (elle ne savait pas vraiment ce que cela signifiait, mais elle savait que c’était très vilain), le patriarche céda rapidement.
Ulric lui, en vrai gentleman, ne fit aucune difficultés pour épouser la mère de ses futurs enfants (il était même aux dires de beaucoup, très pressé d’officialiser). Il poussa même la galanterie jusqu’à casser la gueule de quelques camarades, un peu ironiques quant à la naissance « prématurée » de Abigaëlle.

Ce qui fut étonnant, c’est que le couple résiste à la première guerre mondiale. Abigaëlle, Béatrice et Christiane furent envoyées chez une tante en Algérie, pendant que leur maman se faisait infirmière sur le front, coté français bien sûr ! Pendant que son époux n’en déplaise à la belle-famille, faisait la guerre pour l’Allemagne.
On ne demandera pas quand ni où ils trouvèrent le moyen de mettre en route Dorothée, parce qu’ils se contenteront de vous parler de coïncidence d’affectation sur la même ligne de front, de trêve de noël et que de toute façon ça ne vous regarde pas…

Démobilisé en 1918, le dernier héritier des Von Licchtenstein fut affecté au courrier. International.
La petite Hermeline naquit en plein cœur de l’été 1925, dans une caserne à Dakar. Étrange me direz-vous, que la fille d’un coursier allemand naisse dans une garnison française. Il faut dire que la moitié de ses sœurs sont nées en territoire français.
Comme leur papa était souvent en mission, leur papi Libberecht veillait sur leur maman, tristement abandonnée par un mari indigne (si si). Comme papi était militaire français, et bien il emmenait sa fille dans ses bagages et Francine pondait là où son père avait été muté. Ulric revenait de mission, récupérait sa femme et ses filles, réinstallait tout le monde dans l’appartement de fonction que les postes mettaient à sa disposition sur les lieux de son affectation… Et tout recommençait.
Inutile de préciser combien Ulric apprécie son beau-père et ses trop nombreux beau-frères et cousins par alliances….

Hermeline, comme toute les femmes de sa famille, a grandit en caserne. Levée au son du clairon, marseillaise en berceuse. Sauf quand maman était avec papa où là, c’était l’hymne allemand qui berçait la fillette.
Très tôt, très vite, les filles Von Lichtenstein comprirent qu’à Rome, il fallait faire comme les romains. Basculant du français à l’allemand, du catholicisme romain au protestantisme, elles furent suivant les circonstances plus allemandes que les allemands ou plus françaises que les français. Leur grand-père Pierre-François leur avait obtenu des papiers français, leur grand-père Enrich était fier de leurs papiers allemands, Francine et Ulric se contentant de ne rien dire et de choisir avec précision quel passeport sortir suivant la frontière à traverser.

Hermeline vécut très bien sa double culture. Il faut dire que ses parents avaient pu s’entrainer sur sept de ses sœurs avant, lesquelles étaient d’ailleurs pleines de bons conseils lorsqu’il fallait aller passer des vacances chez l’une ou l’autre des familles.
Elle trouvait d’ailleurs ça plutôt agréable : deux fêtes de baptêmes, deux anniversaires, un Noël et une saint Nicholas… Rien de bien troublant au fait que papa salue un drapeau noir/jaune/orange alors que maman saluait le bleu/blanc/rouge.
Jusqu’à la guerre. Là, ce qui n’était qu’un jeu devint soudain un élément de discorde…

Premier drame, papa et maman se séparèrent. « Si ton chancelier attaque mon pays, je retourne chez ma mère ! ». Inutile de préciser que Francine partit avec arme, bagages et enfants s’installer dans la demeure familiale Libberecht, en plein quartier bourgeois de Montreuil dès 1940.
Seulement voilà, papa aimait toujours maman. Et dès que ce fut possible, il se fit nommer à la garnison de Sarnand.

Branle bas de combat chez Geneviève, Hermeline et Ivan, les derniers rejetons encore mineurs. Appels au secours chez toutes les femmes de la famille pour savoir quoi faire. Jamais on ne vit autant de lettres venant de tout l’empire colonial transiter par la poste de Montreuil. Tantes, cousines, grandes sœurs, toute répondirent (Ivan a désormais la plus belle collection de timbre de tout son collège d’ailleurs).
Résultat du dépouillement : On ne se mêle pas des querelles d’amoureux, on ne prend pas parti, on s’installe en zone neutre !
Traduction : On ne vit pas avec maman, on ne vit pas avec papa.
Et vu le contexte politique actuel, on ne vit pas non plus et surtout pas, chez grand-père Von Lichtenstein qui vient de s’installer en ville avec grand-mère Ilda pour se rapprocher de son dernier fils et de son unique petit fils.

La zone neutre, ce sera l’internat. Choisissant d’abord comme refuge la ferme des Pelous, les trois enfants comprirent rapidement que même si leurs cousins étaient ravis de les avoir à la maison, vivre chez la famille même éloignée c’était encore prendre partie. C’est un frère de mémé Jeannette qui trouva la solution : Les installer dans les pensionnats où ses enfants étaient professeurs et faire payer les frais par grand-père Von Lichtenstein. Ainsi, personne ne pourrait dire qu’ils préféraient maman ou papa, qu’ils étaient plus d’un coté que de l’autre.
Hermeline et sa sœur furent donc inscrites chez les bonnes sœurs de l’institution pour filles Sainte-Marie des Anges, très privée, très catholique, très bonne réputation. Leur petit frère à l’institution pour garçon Saint-François d’Assise, très privée, très catholique, très bonne réputation aussi.

Deuxième drame pour Hermeline, l’ambiance absolument délicieuse que la guerre donne à son monde. Le petit bonheur parfait de la jeune fille a volé en éclat quand cet imbécile à la moustache gammée a monté le pays de son père contre le pays de sa mère. Et ça, c’est horrible. Au lieu d’être de deux cultures, elle doit plus n’être d’aucune, sous peine de faire de la peine soit à son père soit à sa mère.
De plus, la moitié de ses sœurs a épousé des allemands, l’autre des français, et toutes ont choisi des militaires…
Papi Libberecht râle sur les traîtresses bière et choucroute, pendant que grand-père Lichtenstein râle sur les traîtresses vin et cassoulet.

Hermeline vit pourtant plutôt bien son exil au pensionnat. Après tout, c’est une forme de caserne pour filles, sauf qu’on y chante des Ave Maria au lieu de Tiens, voilà du boudin. De plus, la guerre a singulièrement relâché la discipline de l’institution. Beaucoup de professeurs sont partis, soit comme travailleur volontaire soit pour rejoindre la zone libre, les demoiselles ont donc beaucoup de temps libre. Hermeline a même un certain succès auprès des grandes, puisqu’elle a ses entrées à Sarnand du fait de son père : beaucoup de ses camarades rêvant de voir les Bôôôôôs militaires de près.
Le scoutisme a beau avoir été interdit par ordre du maréchal Pétain, les demoiselles de Sainte-Marie des Anges n’en ont pas souffert : Leurs troupes se sont métamorphosées en clubs archéologiques, botanistes ou ornithologiques, ce qui permet à Hermeline de continuer à arpenter la campagne avec l’air aussi évaporé que possible, mais les yeux et les oreilles grandes ouvertes.


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MessageSujet: Re: Hermeline Von Lichtenstein   Sam 16 Mai - 15:27

Texte personnel :

Assise sur la barrière de l’enclos, les jambes battant dans le vide, Hermeline contemplait Füshin dans ses plus belles œuvres gastronomiques. Un bruit de bottes lui fit tourner la tête vers le sergent Schultz qui revenait du mess. Lui adressant un sourire à tout péter, la jeune fille secoua la main pour lui faire un coucou aussi niaiseux que puéril. Le sergent lui renvoya son salut _ l’air bête en moins _ avant de se reprendre et de filer comme s’il avait le diable aux fesses, sous le regard courroucé de Von Lichteinstein père. Le vieux major avait peut-être des favoris grisonnants, mais il était encore capable de cogner fort. Très fort. Surtout si cela concernait ses filles (innocentes évidemment, pures, fragiles…). C’était l’avantage d’avoir des mains de la taille approximative d’une pelle, cela donnait toujours plus de poids aux ordres, même informulés.

Rien n’était plus normal et habituel cependant que la présence d’Hermeline ici avec son petit frère, puisqu’on était jeudi. Samedi verrait la visite de Geneviève, amoureuse folle perdue d’un des militaires. Faisant mine de se perdre dans la contemplation de son uniforme marine, la blondinette entreprit de brosser du plat de la main le béret de l’école et son écusson. La vie normal lui manquait, la vie entre papa et maman lui manquait, la paix lui manquait. Soufflant sur l’emblème de Sainte-Marie pour le faire briller, elle s’interrompit un instant pour produire la grimace la plus dégoutée de son répertoire. Füshin venait de splartcher un mouton. Le terme n’était certes ni du bon français, ni du bon allemand, mais au moins avait-il le mérite de parfaitement exprimer la réalité poisseuse de la chose. Ivan applaudit des deux mains, à croire que le dragon mettait toujours plus haut la barre du dégoutant pour le seul plaisir du fils de son pilote…
Tendant l’oreille au carillon de l’église, Hermeline se détourna du spectacle offert par la Mauerfuchs et sauta à terre, s’étirant de tout son long avant de remettre son béret sur ses couettes. Traversant l’espace qui la séparait de son père, elle poignarda du talon l’herbe rase avant de se couler tendrement sous le bras d’Ulric.

« C’est bientôt l’heure, je dois rentrer… Auf Wiedersehen mein papa. » Dit-elle doucement. Si seulement la guerre pouvait finir vite…
Elle attendit que son père lui embrasse le front avant de relâcher son étreinte. Courant vers Ivan, elle lui embrouilla les cheveux avant de filer pour éviter les représailles. Ce pou de petit frère était déjà plus grand qu’elle bientôt, le traitre !

« Aller p’tit gars, en route, sinon on sera en retard pour l’appel ! Le père Joseph risque de te faire donner du martinet si tu manques la cloche » Cria-t-elle, déjà à mi-chemin de la sortie. « Au revoir Fürshin, bon appétit ! »

Ulric regarda s’éloigner sa benjamine, poursuivie par son petit frère. Il était inquiet. Une année passée à Montreuil n’avait pas pu changer sa fille en cette petite oie dont le spectacle attendrissait toute sa garnison. Il avait toujours dit que les Pelous avaient une mauvaise influence, leur coté paysan certainement, mais il était impossible qu’ils aient réussit par leur simple présence à dissoudre le cerveau d’Hermeline. Cette gamine avait une idée en tête et quelle qu’elle soit, il espérait que cela ne concernait rien de plus grave qu’un habile moyen de flirter avec les soldats sans avoir l’air d’y toucher…
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MessageSujet: Hermeline Von Lichteinstein   Mar 19 Mai - 0:21

Correspondance :

Lettre à Dorothée Kurtzmann, née Von Lichtenstein (Berlin) datée du 07 février 1940
Lettre à Abigaëlle Maestrati, née Von Lichtenstein (Tunisie) datée du dimanche 01 juin 1941
Lettre à Francine Von Lichtenstein, née Libberecht (Montreuil, France) datée du jeudi 10 juillet 1941

Journal intime :

Cher journal du jeudi 10 juillet : Des traitresses, des traitresses partout !


Événements :

Dimanche 02 mars 1941 Second degrés : Hermeline livre un message secret à Sarnand et demande l'aide de sa cousine Madeleine.
Nuit du jeudi 06 mars 1941 au vendredi 07 mars 1941 Devoirs du soir : Deux garçons s'introduisent dans les dortoirs du pensionnat déguisés en filles. [Hermi non jouée mais présente]
Mardi 01 avril 1941 Pas de danse : Hermeline bouscule le professeur Becker au détour d'un couloir.
Lundi 14 avril 1941 La Fête des Fous : Fête de carnaval à Montreuil.
Matinée du vendredi 18 avril 1941 Sortir du nid : Rencontre avec deux officiers allemands. [non terminé]
Jeudi 01 mai1941 Comme des enfants : Hermeline, Peter et Tim décident de voler des œufs de dragons à la barbe des allemands.
Samedi 3 mai 1941 Espionnage, sabotage ? : Premier heur avec l'ennemi.
Après-midi du jeudi 15 mai 1941 Spy Kids [Scénar 1 partie 3 -a-] : Hermeline, Tim et Peter tentent de voler des œufs de dragons. [Hermi PNJ]
Après-midi du vendredi 30 mai 1941 Ne pas faire une Omelette [Scénar 1 partie 4] : Hermeline pousse Tim et Peter à retourner voler des œufs de dragons.
Dans la nuit du samedi 31 mai 1941 au dimanche 01 juin 1941 Comme Fantômette :  Hermeline fait le mur...
Dimanche 01 juin 1941 La Grande Vadrouille (des lots et des tickets) : Loto du conseil municipal de Montreuil.
Lundi 23 juin 1941 J'ai mon panier, il faut donc se lancer : Tim invite Hermeline à aller faire un tour à la rivière.
Jeudi 10 juillet 1941 Les visiteurs : Des visiteurs inattendus à la pension, et de vieilles connaissances qui se rappellent au bon souvenir d'Hermeline.


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