Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)


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Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)

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Allemande
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MessageSujet: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Lun 3 Mai - 21:00

Marcher pour dire de marcher. Marcher pour être seule. Gabrielle ne savait pas vraiment ou elle allait, mais déambuler dans les rues de Montreuil, ça l'aidait à faire le vide dans sa tête. Avoir un petit garçon à sa charge quand son mari ne faisait rien pour l'aider, c'était dur. C'était comme être à la fois veuve et maman, sauf qu'elle n'était ni l'un ni l'autre. Sentimentalement, ça l'était aussi, car le seul homme qui l'aimait, c'était son petit bonhomme. En rentrant chez elle, elle avait croisé une autre femme, son mari avait passé tout son temps avec, et cela ne le dérangeait pas, que ça lui fasse mal. Non pas qu'elle l'aimait encore, mais ça avait blessé son égo, c'était un manque de respect absolu et ça l'avait mise plus bas que terre. Elle avait pensé à se venger en mettant à son tour en scène une entrevue amoureuse avec le premier homme qui passerait, mais c'était bas, elle le savait. Non, sa vraie vengeance, ce sera avec l'homme de sa vie, elle se l'était juré.

Pour l'instant, c'était mal parti, sa principale préoccupation, c'était d'élever son neveu pour le moment. Elle lui avait voué sa vie dès l'instant ou la mort lui avait retiré sa mère, il lui fallait de l'amour et de l'éducation à présent. Et ceci, Gabrielle n'y manquerait pas, même pour le plus beau et le plus tendre des hommes. Sa vie, c'était lui à présent.

Toutes les choses qui gravitaient dans sa tête lui brouillaient l'esprit... A un tel point qu'elle ne regardait plus ou elle allait. Elle marchait de façon mécanique, suivait la foule des passants sans vraiment réféchir. Si bien que sans le voir, elle heurta de plein fouet un homme qui marchait en sens inverse.

-Oh pardon...Je ne regardais pas ou j'allais, toutes mes excuses, Herr...

[Peter ;)]
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Mar 11 Mai - 21:12

Les ennuis de la vie, tout le monde pouvait en avoir. Mais cela dépendait des sens. De ce que vivait la jeune femme qui allait le percuter, alors que lui-même était tête en l'air, il ne subissait pas ces épreuves. Il connaissait d'autres soucis et pour un peu les fuir à sa manière, il était parti marcher un peu dans les rues, se laissant aller là où ses pieds le menaient.

Plus d'une fois, il avait grommelé de sa malchance du jour. Il n'avait pas pris son paquet de cigarette et il ne tenait pas à en acheter aujourd'hui, alors que son paquet actuel était à peine entamé. Non pas qu'il était à côté de ses sous, au vue de sa solde de Flieger et de la petite réserve de secours qu'il lui restait de ses dernières missions avant la guerre, il n'était pas très dépensier et se refusait à en acheter là où il étiat en train de se balader. Le quartier bourgeois était pourtant calme, mais il était aussi fréquenté par les autres pilotes. Et il ne voulait pas voir certaines têtes. Pas avec son humeur massacrante. Même s'il n'en laissait rien paraître. Autant de pas ressasser.

Et pourtant c'était un peu difficile. Outre le fait de peut-être ou pas prendre la voie des airs pour partir au combat ; personnellement, il avait du mal à le penser...il commençait à se poser beaucoup de question... La guerre et le comportement de ses pairs, de son pays... Etait-ce une si bonne chose ? Son père n'avait pas connu telle guerre ; bien que plus horrible en perte humaine... Et pourquoi songeait-il abruptement à cela ? Il repensait à l'infirmière qu'il avait recroisé... Et qu'il savait être une résistance. Et pourtant, il l'avait laissé allé. Et pourquoi ? Pour quelles raisons ? Elle risquait avec ses compagnons hors-la-loi de tuer des Allemands ! Oui mais pourquoi....Parce qu'elle était dans la convictionde défendre son pays, sa patrie, contre les envahisseurs. Les Allemands n'auraient-il pas fait pareil si la situation était inverse ? et s'il la revoyait, mais cette fois en flagrant délit d'acte terroriste ?

Et comme il était vraiment en train d'étudier la question, il ne vit pas la jeune femme et la percuta tout autant qu'elle. Peter avait reculé, juste à temps, pour limiter la violence du choc.

"Il y a pas de mal. C'était un peu de ma faute, je ne regardais pas où je mettais les pieds. C'est à moi de me faire pardonner. J'espère ne pas vous avoir fait mal"
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Jeu 13 Mai - 13:37

Elle ne l'avait vu qu'au dernier moment, c'était trop tard pour reculer. A défaut de lui avoir fait mal, le choc l'avait surprise au point d'en sursauter.

-Non, vous ne m'avez pas fait mal, ça va...

Elle sourit poliment tout en dévisageant l'homme qui se tenait devant elle. Un bel officier en tenue... Son regard s'attarda longuement sur son uniforme, elle le trouvait élégant et bien taillé. N'importe qui aurait passé rapidement sur ce détail, mais Gabrielle adorait les uniformes, et pas seulement parce que son métier de couturière le lui imposait. C'était d'une élégance rare, et d'un esthétique qu'elle ne se lasssait de contempler. Au premier coup d'oeil, elle sû que c'était un Flieger et repéra son grade.

-Vraiment toutes mes excuses, Leutnant, je n'était pas vraiment à ce que je faisais.

Vraiment, cet uniforme était magnifique... Elle resta un moment pensive, ses yeux rivés sur lui, mais rapidement, elle releva la tête, elle ne voulait pas qu'il la voie en extase sur sa tenue alors qu'elle le connaissait à peine. Derrière sa voilette, elle essaya de dissimuler toute l'admiration qu'elle avait pour cette étoffe. Encore un sourire pour le faire oublier, et l'officier n'y verrait peut-être rien. Ou pas...
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Sam 15 Mai - 12:50

Elle semblait bien décider à vouloir prendre la faute de la collision pour elle. Peter regarda que brièvement sa tenue. Pas une tâche, rien... Car il avait remarqué le regard presque admiratif qu'avait la jeune femme. Visiblement, elle avait un certain plaisir à regarder l'uniforme. Ou était-ce là une comédie pour dire que l'officier était beau dans sa tenue militaire ? Toutes les parades étaient bonnes pour s'attirer les ferveurs d'un Allemand et se faire bien voir d'eux. Il se contenta de sourire et après avoir fait une inspection rapide.

"J'insiste. C'est à moi qu'en revient la faute. Je ne regardai pas devant moi et la moindre des galanteries exige qu'on doive faire attention où on marche pour ne pas bousculer une jeune femme telle que vous"

Un ton flatteur ? Sans doute. Hessler n'aimait pas rendre mal à l'aise les civils qu'il croisait. Les Français étaient soit farouches ou hostiles envers un Allemand. Quoi de plus naturel quand on est à leurs yeux un envahisseur... Hessler ne faisait ce qu'on attendait de lui, comme tout militaire qui servait son pays. Et malgré cela, il ne tenait pas à provoquer des soucis avec des civils qui pourraient montrer publiquement leur haine envers lui... Mais il n'avait pas encore été réellement confronté à ce genre de problème. Pas encore.

"Je vois que vous observez mon uniforme. Je vous rassure, il n'a même pas un pli de froissé. Pas une tâche. Rien. "

et toujours son sourire avenant.

"Pour me faire pardonner de ma maladresse, je peux vous payer un café si vous voulez."
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Sam 15 Mai - 23:39

Elle releva les yeux afin d'observer un peu plus celui qu'elle venait de percuter. L'officier n'avait pas cet air agressif que l'on connaissait à certains soldats allemands, il n'avait pas non plus, comme d'autres, le réflexe idiot de faire le salut militaire à n'importe qui, surtout aux civils pour affirmer leur égo et la puissance du Reich. Non, c'était un homme souriant, respectueux et loin d'être orgueilleux. La première impression qu'avait de lui Gabrielle était plutôt positive. Le restera-t-elle ?
La jeune femme eut un sourire gêné quand l'officier surprit son regard. Elle était comme ces enfants qui ne peuvent détacher le regard d'une merveille qu'ils ont sous les yeux. Sauf que la merveille en question, c'était un uniforme. Ce n'était pas commun, en effet...

-Je n'en doute pas une seconde ! Pardon, c'est une sale manie que j'ai, de toujours observer avec insistance les uniformes... Je suis couturière.

Cela sonnait comme une excuse, mais c'était la vérité. Elle aurait passé des heures figée sur cet uniforme si elle l'avait pû. Incorrigible, oui, c'était le mot... Lorsqu'il lui proposa un café, elle lui répondit avec un sourire.

-Avec plaisir, Leutnant !

Elle avait prononcé ce dernier mot avec un accent allemand comme il se doit. Elle ne voulait pas qu'il la prenne pour une simple française, seulement parce qu'elle parlait cette langue à la perfection. Pour avoir parlé les deux dans son enfance grâce à des parents n'appartenant pas à la même nationalité, l'allemand ne pointait pas dans sa voix lorsqu'elle s'exprimait en français et vice versa. Elle voulait qu'il la considère comme une de siens, pour enfin avoir des nouvelles de son pays. Cela faisait 6 ans qu'elle n'y avait pas mis les pieds, et bien que ce fut pour le fuir, il lui manquait car c'était son enfance qu'elle avait quitté. Ce qu'elle détestait en lui, au final, c'était les hommes qui le dirigeaient, c'est tout.

Elle le suivit jusqu'à un café où ils s'assirent en terrasse. Elle attendit que quelqu'un vienne prendre leur commande. Elle voulait qu'ils soient enfin seuls pour lui poser la question fatidique.
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Dim 16 Mai - 19:38

Ah tout s'expliquait. Peter put soupirer de soulagement intérieurement. Il n'était pas tombé sur une idolâtre des hommes en uniforme. Juste une femme qui adore les uniformes, parce qu'elle aime le tissu, faire le travail de lle coudre pour former un vêtement... Une couturère comme elle le disait si bien. C'était mieux que de tomber sur une femme qui cherchait désespéremment un officier pour avoir la vie plus facile en fin de journée, pour se faire payer des bijoux ou ce genre de choses. Avec Peter, elle serait mal tombé. Mais Hessler était tombé sur femme raisonnable visiblement et il tenait à se faire pardonner de son manque de tact en lui rentrant dedans tout à l'heure?

"Je me demandais aussi... Je comprends mieux pourquoi vous ne cessez d'avoir d'yeux pour ce pauvre uniforme"

Il se permit un léger sourire amusé, espérant que cela détendrait un peu la tension de la rencontre. Et quand elle accepta d'aller prendre un café, il perçut son accent allemand. Ainsi c'était une Allemande ? Elle parlait très bien le français, mieux que lui en tout cas. et il allait lui faire la remarque une fois qu'il se serait attablé avec elle et que la commande serait faite.

D'ailleurs, il passa commande de deux cafés et le serveur, après avoir accordé un drôle d'air au Flieger partit pour aller les chercher. Peter déposa sa coiffe d'officier sur ses genoux.

"Je ne m'attendais pas à entendre une compatriote parler couramment le Français comme vous Fraülein. Point d'accent... J'ai cru que vous êtiez Française de souche... Belle performance. Mais j'en oublie mes devoirs. Je me présente. Leutnant Peter Hessler, pour vous servir"
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Sam 22 Mai - 18:36

Une fois installée, Gabrielle accorda plus d'attention au Flieger, outre son uniforme, c'était un bel homme aux traits doux et appaisés. Il réagit à sa prononciation avec un sourire et s'étonna de la qualité de son français.

-A vrai dire mon père est allemand et ma mère est française, on me parle ces deux langues depuis que je suis toute petite. Je suis née en Allemagne, mais cela fait six ans que nous avons emménagé en France, mais je n'y suis jamais retourné.

Un sourire mélancolique apparut sur ses lèvres. Elle regrettait profondement son Allemagne natale même si elle lui avait fait beaucoup de mal. Il était d'ailleurs rare qu'elle aie affaire à ses compatriotes, hormis son père, elle n'avait pas cotoyé d'allemands depuis bien longtemps. Il se présenta sous le nom d'Hessler. Cela la fit sourire car dans son enfance, elle se souvenait d'un de ses camarades qui s'appelait ainsi. Peut-être pas Peter, cependant.

-Enchantée, Leutnant Hessler ! Je m'appelle Gabrielle, Gabrielle Ziegler.

Après un instant de silence, elle décida à poser cette question qui lui brûlait les lèvres.

-Dîtes-moi, comment se porte l"Allemagne, Mein Leutnant ? J'ai eut si peu de nouvelle de notre pays depuis mon départ... Les seules que je reçois proviennent de la radio française, et à vrai dire, ce ne sont jamais les éloges que j'entends à son sujet.

Depuis l'Occupation, il n'était question que de soumission à l'Allemagne et d'invasion des pays voisins. Les vraies bonnes nouvelles ne parvenaient jamais jusqu'ici, et la seule qu'elle aurait vraiment voulu entendre était celle annonçant qu'Hitler aurait été renversé du pouvoir. Ce n'était jamais le cas, et elle savait bien que tant que les médias ne l'annonceraient pas, elle ne reverrait jamais son Allemagne chérie.
Dans sa famille et dans sa belle-famille, presque tous les hommes étaient militaires, et elle espérait bien que ce seraient eux qui renverseraient Hitler, même s'ils n'étaient pas tous allemands. Cela arrangerait tellement de choses...

Elle se souvint alors qu'elle était face à un soldat allemand, et bien qu'il ai des allures pacifiques, elle devait se garder de critiquer le parti nazi. Pour peu qu'il y adhère, il aurait vite fait de la faire arrêter pour diffamation. Se faire emprisonner serait dur, certes, mais ce qui effrayait le plus Gabrielle était que son neveu se retrouverait alors seul au monde, son mari n'était même pas fichu de l'emmener se promener en ville...
Non, elle ne devait pas exprimer son point de vue clairement, pas en face d'un officier qui était peut-être de confession nazie. Son sourire était sincère et son uniforme lui plaisait, mais si le sourire disparaissait pour lui annoncer qu'elle aurait des démêlés avec la Gestapo, adieu la liberté. Et puis, son passé, sa religion avant qu'elle ne se convertisse, toute sa famille serait découverte. Elle ne devait pas se trahir, même pour le plus bel uniforme du monde...
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Dim 23 Mai - 12:22

"Ainsi, cela explique pourquoi vous parlez si bien le français..."

Six ans à vivre loin de l'Allemagne. Cela devait être dur pour avoir le mal du pays. Pour sa part, au grand maximum, il s'était absenté six mois du pays. Il n'éprouvait pas temps que cela le mal du pays... Surtout quand il allait voir sa famille ; et plus particulièrement son paternel quand ce dernier avait encore des choses à redire sur la position de son aîné dans l'armée. Il aimait son pays, mais maintenant, il se posait des questions sur la voie qu'il suivait, à cause des dirigeants surtout... Mais Peter gardait ses idées sur cette position là... Surtout qu'il n'avait pas à en avoir de la sorte, pour la sécurité de son matricule. Il était militaire avant tout, il n'avait pas à avoir des opinions de ce genre.

"Enchanté aussi de vous connaître Fraülein. "

Au moins, il pouvait se détourner un peu de ses convictions qui s'ébranlaient un peu par moment. Au moins pouvait-il avoir une conversation dite normale qui lui permettait de rester dans une certaine place de pensée. Tant mieux d'ailleurs.

Au moment où il allait commencer à répondre, le serveur apporta la commande et se sauva vite fait. La clientèle en uniforme n'était pas la plus recherchée. Peter commençait déjà à le touiller, même s'il n'avait pas mis de sucre...

"Comment va le pays... Je n'y retourne pas souvent je dois dire. Etant militaire, je n'ai pas beaucoup de permission"

Ou comment trouver une excuse potable pour dire qu'il passait ses jours de "congé" tranquille dans les environs avec son dragon...

"La dernière fois que j'y étais retourné, tout allait bien. Les gens étaient encore heureux des dernières victoires... Et bien entendu, moroses des défaites. Mais pour un pays qui se bat, le coeur de la patrie est là pour soutenir moralement les troupes. Nos chefs sont contents de cette mentalité actuelle."

Si les civils Allemands avaient bien sûrs la possibilité de s'exprimer ouvertement... Pour rester en vie, il fallait mieux penser dans le sens du pays que de le critiquer. Sinon on était contre le pays. Et Hessler le savait, d'où sa réponse assez simple.

"La radio française ne dit pas tout et à Paris, je ne crois pas que nous puissions avoir les radios de notre pays. Mais avez-vous songer à vous faire envoyer les journaux quotidiens de là-bas ? Certes, vous n'auriez pas des nouvelles fraîches, mais ce serait plus éloquent que les discours français qui cachent un peu les faits et qui les tournent pour eux...Le courrier reste encore très accessible encore. "
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Dim 23 Mai - 14:25

Se faire envoyer les journeaux nationaux ? C'était une idée... Mais c'était bien trop risqué. Inutile de donner les coordonnées de sa famille alors que l'armée connaissait le nom de son père et qu'il était juif. Les ennuis avaient si bien commencé en Allemagne, cela suffisait amplement, hors de question que cela continue en France.

-C'est vrai, les médias français ne sont centrés que sur eux-même, il est vraiment rare d'entendre parler du reste du monde.

Elle avait aussi peur de découvrir que les allemands soutenaient activement le gouvernement en place, et c'est ce que semblait lui dire ce soldat. Les chefs appréciaient cette mentalité ? Cela l'effrayait. Les chefs, cela représentait toute l'autorité allemande jusqu'à l'homme qui dirigeait le pays. Etre patriote avait ses limites, or ce qui se passait en ce moment en Allemagne était scandaleux, tout autant que la collaboration en France sous le Maréchal. Soutenir les troupes passait encore car malheureusement, les soldats n'exécutaient que ce qu'on leur demandait de faire. Ils n'avaient pas leur mot à dire et risquaient chaque jour d'être abattus, elle les plaignait sincèrement. Elle le plaignait sincèrement.

-L'Allemagne me manque... C'est vraiment dommage, tout ce climat de méfiance qui s'y est installé ces dernières années. On n'en reconnaîtrait plus notre pays.

En fait, la raison de tous les maux de la jeune femme, c'était bien lui, ce chef d'Etat qui avait complètement changé la facede son pays. Avec ses lois remplies d'injustices, il avait condamné sa famille à la honte, les avait poussés à partir. Puis il avait fallut qu'il envahisse la France, Gabrielle et sa soeur durent donc se marier sous la contrainte, pour changer de religion et se convertir à celle qui ne risquait rien. Et puis finalement, son mal-être était aussi de sa faute car elle avait épousé à toute vitesse un homme dont elle n'était pas amoureuse. Charmant. Comment faisait-elle à présent pour ne pas haïr cette patrie qui l'avait littéralement jettée dehors et poussée dans les bras d'un homme à qui l'amour n'était pas un mot familier ? La réponse était la foi. La foi en des jours meilleurs, oui, elle espérait qu'un jour le calme reviendrait en Allemagne.
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   Dim 13 Juin - 16:47

Hessler ne répondit pas de suite, cherchant à trouver la bonne réponse. Il rencontrait pour la première fois cette fois et elle demandait déjà des nouvelles de leur patrie commune. Certes lui aussi avait un peu le mal du pays et arrivait à profiter durant quelques jours de permission à retrouver des lieux calmes et paisibles. Même s'il y retournait pour garder encore un peu de contact avec sa famille, il passait le plus clair de son temps à se promener et à reprendre des coins qu'il connaissait d'avant la guerre. Bien des choses avaient changé depuis que l'Allemagne avait un puissant et charismatique dirigeant. Et les choses n'allaient pas aussi bien aller qu'on pourrait le croire ; pas aux yeux du Leutnant en tout cas. Certes, il était un officier, un Fliger, servant le pays, mais depuis quelques mois, voir un ou deux ans, il commençait à se poser des questions, qu'il mettait sur le coup de la fatigue et du manque d'inaction dont il avait à Sarnand... Oui bien des choses avaient changé. Pourtant, il sourit

- Les journalistes...Tout est bon pour rester dans le sensationnel quand ce n'est pas dans les énoncés que leur dicte certains membres du gouvernements, quand il y a des passages à citer dans les lignes.... Alors forcément, les sujets ne sont guères variés.

Il but un peu de son café, pour essayer de penser à autre chose. Un peu dure de le faire. Oui le pays changeait.

- Tout bouge, et malheureusement, on est obligé un peu des fois de suivre le mouvement... Soit on lutte contre le courant et on risque de s'y noyer, soit on le suit et on attend de voir où il nous mène... mais peut-être qu'en effet, il aura changer depuis que vous n'y vivez plus. Rien qu'un an d'absence suffit pour voir une large différence de mentalité dans une ville...

Heureusement, que ce n'était pas partout pareil... Les petits villages campagnards ne se posaient pas de questions et attendaient aux fils de leurs activités agricoles que tout passe, sans se plaindre, dans la mesure où on les laissait tranquille chez eux...Peter connaissait comme cela un petit village en bordure de la Forêt Noire... Tant qu'on se montrait aimable et respectueux des anciens du village, on avait pas de soucis... Si on se comportait comme un parfait citadin.... Eux au moins vivaient une vie simple et au contact de la terre. Mais là aussi, tout le monde ne pouvait pas suivre cet idéal. Hessler était un Flieger, ce n'était pas pareil.

- Mais peut-être que vous y retrouverez des coins de notre pays qui n'auront pas changé... Qui sait.
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MessageSujet: Re: Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)   

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Noyée dans un flot de pensées. (23/05/1941)

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