Ernest Rousseau


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Ernest Rousseau

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Âge du personnage : 26 ans

MessageSujet: Ernest Rousseau   Lun 10 Mai - 2:43

Fiche de personnage

Nom : Rousseau

Prénom : Ernest (Ernesto)

Âge : 26 ans

Nationalité : Française et italienne

Métier : Sous-lieutenant, nouvellement capitaine

Description physique : Mis à part une panse légèrement rebondie, on ne peut pas dire qu’Ernesto occupe un grand espace. Plutôt petit, surtout à côté de son dragon et de plusieurs membres de son équipage, Ernest est très fier de sa pilosité d’Italien et de son physique en général. De sorte, qu’il est rarement rasé de près comme l’exige pourtant l’armée. Heureusement que l’armée de l’air est plus souple sur ce point… Pilosité excessive donc et excessivement foncée, un brun très proche du noir pour tout dire et qui a une tendance nette à friser, surtout sur les tempes et au niveau du poitrail. Depuis le début de la guerre, il ne prend plus guère le temps de couper ses cheveux car il les aime bien mi-longs (et puis sa mère n’est plus là pour lui ordonner Dio mio! de se les couper plus courts). Épaules et bras bien musclés par le travail à la boucherie, Ernest sait manier des objets assez lourds et tranchants.

Pas très attaché à son uniforme, informe et hideux, Ernest porte des vêtements plus décontractés et à la mode dès qu’il en a l’occasion. Un brin vaniteux, il aime montrer ses belles chemises et ses beaux yeux noirs.

Description mentale : Indécrottablement joyeux, Ernest ne sait la plupart du temps pas pourquoi il sourit. Ne lui posez pas la question, il est de bonne humeur, tout simplement. Malgré la guerre, la mort et son rêve brisé, il garde le moral pour deux et s’efforce de toujours voir le côté positif en toute chose. Il n’aime pas s’inquiéter, il déteste ruminer des idées sombres et il ne veut absolument pas qu’on projette une lumière crue sur la réalité ! Certes, c’est la guerre et la France est devenue un territoire conquis, certes les Allemands ne sont pas tous très agréables à fréquenter, mais Ernest ne veut rien entendre des rumeurs qui circulent sur leur compte et n’a aucune velléité de rébellion contre l’autorité. Il a ses ordres, il y obéit, cela ne va pas plus loin.

Il préfère de loin se consacrer à ses passions, à savoir la bouffe et l’opéra. Fou de cuisine, surtout ce qui concerne la coupe, préparation et cuisson de la viande, Ernest peut passer des journées entières à imaginer de nouvelles recettes. Il bouquine aussi de temps à autre, mais est surtout un grand expérimenteur. Quant à son second dada, l’opéra, il s’y consacre dès qu’il a du temps libre… et même sur le champ de bataille. On reconnaît de loin le sous-lieutenant rien qu’en tendant l’oreille car quand il chante, il chante à plein poumons. Fort heureusement, il chante plutôt bien, mais encore faut-il aimer l’opéra…

Histoire :
Comme bien d’autres familles italiennes, les grands-parents d’Ernesto, côté maternel, ont quitté les Pouilles pour la Savoie où ils espéraient trouver du travail et une vie meilleure. Ils y trouvèrent une autre misère, mais bien moindre que celle qu’ils quittaient. Avec les années, ils ont même réussi à se lancer dans le commerce. Cordonnier de métier, le père de Giulietta parvint à faire vivre sa famille fort décemment. Parce qu’il souhaitait une vie meilleure pour sa fille chérie, il accepta mal son mariage avec un simple fils de boucher, mais se rendit vite à l’évidence : les jeunes gens s’aimaient. Ainsi donc, les sourires étaient à l’honneur le jour du mariage de Giulietta Socci et de Pascal Rousseau et ces sourires se glissèrent jusque tard dans la nuit…

Neuf mois après le mariage, à Saint-Jean-de-Maurienne, naquit Ernest Antonin Joseph Rousseau, un beau gros gaillard rouge et potelé. Dodu jusqu’à ses 6 ans, Ernest fit la fierté de ses parents surtout de sa mère et de toute la familia italienne qui n’avaient de cesse de lui pincer les joues. Peut-être est-ce la raison pour laquelle encore aujourd’hui Ernest recule instinctivement dès qu’on approche des mains de ses joues. Enfant, il adorait faire du tricycle, manger des glaces, placer des centimes sur la voie ferrée, grimper dans les arbres… bref, Ernest a eu une enfance très normale et très active.

À neuf ans, il est devenu apprenti boucher auprès de son père, pour apprendre le métier. S’il a d’abord trouvé répugnant l’aspect de la viande crue, et que le goût du sang, métallique, lui levait un peu le cœur, il s’est rapidement adapté à cette nouvelle vie et travailla fièrement aux côtés de son père. Cela, en plus, le libérait de la corvée de surveillance de sa petite sœur Thérèse. La même année, il eut le déplaisir de voir naître une deuxième petite sœur ! Ernest, qui désirait plus que tout un frère avec lequel partager mille et une aventure, s’en désintéressa totalement les premiers mois, puis il finit par lui faire une place dans sa famille.
Ernesto, comme l’appelle toujours sa mère, a appris à parler italien auprès de sa mère, à compter avec son père et à faire l’école buissonnière grâce à un professeur très zélé.

7 novembre 1928, jour de son 14e anniversaire, Ernest voulu montrer à ses petits camarades de classe qu’il savait sauter plus loin qu’eux tous et se cassa les deux jambes en tombant du haut d’un toit. Deux mois de torture plus tard, il gambadait comme jamais, mais sautait un peu moins, la mésaventure lui ayant mis un peu de plomb dans la cervelle. Il boita encore quelque temps, mais il n’y paraissait plus du tout lorsque, le 24 août 1939, Ernest, ainsi que tous les jeunes de la région furent convoqués puis mobilisés. La guerre avait éclaté. La mère d’Ernest aussi, les pleurs et les cris furent interminables et bruyants une semaine plus tard quand l’aide-boucher fit ses valises et partit pour Avignon.

Ernest, 24 ans, tout frais sorti de sa campagne, eut le choc de sa vie en arrivant à Avignon. Déjà, le voyage en lui-même fut une sacrée aventure, première fois qu’il prenait le train. Dans cette grande ville, on lui assigna un dortoir, une couchette, un numéro de matricule et un fusil. On lui apprit à ramper avec une arme, à sauter avec une arme, à courir avec une arme, à saluer avec une arme, à vivre avec en somme. La discipline lui fut très douloureuse, mais il survécut aux quatre semaines d’entraînement puis on le promut à bord de l’équipage d’un dragon, énorme, beau, royal : Migrevent.

D’abord, la guerre lui parut une chose plutôt relaxante, ils volaient sur un dragon (il n’aurait pas cru que cela lui arriverait, même en rêve), ils armaient et désarmaient, surveillaient du haut des airs et passaient beaucoup de temps à la caserne à jouer aux cartes entre potes. Ernest s’était porté volontaire pour nourrir la dragonne et passait beaucoup de temps à préparer chacun de ses repas. Il sélectionnait la viande, choisissait son assaisonnement, la faisait cuire amoureusement. Migrevent prit même un peu de poids. Bref, la guerre, la vraie, était lointaine et ne les atteindrait probablement jamais, sauf selon les dires de certains alarmistes auxquels Ernest ne prêtait pas oreille. Puis il y eu un grand appel, un bon matin, et tous les dragons prirent les armes et les airs. Tous volèrent en formation serrée pour rejoindre le premier champ de bataille : Dunkerke. Le choc, rude et brutal, entraîna rapidement dans la mort plusieurs des camarades d’Ernest qui, comme tout humain acculé, défendit chèrement sa vie, cessa de réfléchir et ne fit que réagir à la menace. La bataille dura plusieurs jours, ou même des années, Migrevent de nombreuses blessures, perdant la moitié de son équipage, dont son capitaine, Hubert Langrave, grièvement blessé. Le 3 juin, la bataille était définitivement perdue et les dragons ont été rappelés à Avignon.

Miraculé, Ernest n’avait aucune blessure, sinon morale, et reprit son train-train quotidien, fumant peut-être un peu plus et jouant encore davantage aux cartes. Il n’écoutait pas la radio, préférant ses airs d’opéra, et fut donc surpris par l’annonce de la reddition française quelques jours plus tard, puis s’en accommoda. Il continua de nourrir Migrevent et à lui faire la conversation tandis qu’elle s’inquiétait pour son capitaine, toujours alité. Il sembla aller mieux au début de l’automne et put même reprendre l’entraînement avec un nouvel équipage. En mars 1941, Langrave fit une grave rechute dont il ne se releva pas. La reine-de-vitesse pleura son ami pendant un bon moment, refusant de choisir un remplaçant à son capitaine, mort sans enfant. Pressé par l’état major, Migrevent finit par décréter, à la surprise de tous, que son cuisiner deviendrait son capitaine. Après bien des discussions, et des engueulades, on dut accepter cette nomination. Ainsi, Ernest devint Capitaine de Migrevent à la mi-mai 1941 et assigné à Sarnand.

Relations :
-Père : Pascal Rousseau, boucher, 58 ans
-Mère : Giulietta Socci, 43 ans
-Sœur : Marie Thérèse Julot (Tereza), 21 ans, mariée à Vincent Julot, fromager démobilisé, mère d’Etienne, 3 ans
-Sœur : Marie Louise Rousseau (Luisa), 16 ans, étudiante.
-Sous lieutenant : Marc Loiseau, 32 ans

Dragon : Migrevent est une femme roi-de-vitesse âgée de 7 ans. Née à Bordeaux, elle a été en poste à Avignon pendant cinq ans. Dunkerke était sa première expérience de combat et cette bataille la hante encore par moment. Elle se montre souvent aigrie depuis la mort de son précédent capitaine. Elle en veut à l’armée de l’air pour Dunkerke et pour l’avoir forcée à choisir rapidement un nouveau capitaine, même si elle a beaucoup d’affection pour Ernest et qu’elle croit en ses capacités. Elle a même l’air d’apprécier ses airs d’opéra…

De taille moyenne, Migrevent a une robe chocolat qui s’éclaire au niveau du cou et devient plus sombre sur les ailes et la tête. Deux taches crème marquent sa gueule qu’elle a extrêmement fine. Qu’on s’y attarde un peu et on voit une ressemblance certaine avec un caracal.

Texte personnel :

"Or mentre i canti alterno, or lieti or mesti"

La lame effectue un va-et-vient constant, suivant le rythme des paroles.

"Non si mova augellin fra queste piante"

Elle oscille au bord du menton, plonge sous la gorge, cisaille les poils.

"Né s’oda in queste rive onda sonante"

Elle n'interrompt sa course que pour mieux la reprendre vers les hauteurs, caressant les joues et les tempes et effleurant le nez.

"Et ogni auretta in suo cammin s’arresti."

Couverte de mousse, la lame retourne sous l'eau où elle retrouve sa brillance, l'espace d'un instant. Puis une main la secoue et des gouttelettes volent dans toutes les directions. La main au dos poilu essuie la lame contre une serviette propre puis la replie et la range soigneusement dans un tiroir. La serviette éponge ensuite un visage aux joues pleines. Des yeux se rouvrent et fixent le miroir. Noirs, ils examinent la précision du rasage. L'homme sourit à travers son chant, satisfait de l'image que le miroir lui renvoie et enfile prestement une chemise impeccablement repassée, puis un gilet et une longue écharpe. Il fait encore frais ce printemps à Avignon et cette écharpe, achetée quelques jours plus tôt, lui permettra de faire une bonne première impression. Elle volera derrière lui lorsque Migrevent atterrira dans la cour à Sarnand.

Ernest s'y voit déjà.
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