23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.


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23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.

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MessageSujet: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 16 Mai - 2:11

L'épicerie était ouverte depuis tôt ce matin, elle s'était levée à l'aube, d'amples cernes sous les yeux dans l'attente d'éventuels clients. Dans le métier de commerçants, il fallait toujours être prêt, être disponible si le besoin s'en faisait sentir.

C'était la règle d'or mais cet après midi, en voyant l'allure déserte de l'endroit Marie France ne rêvait en réalité que d'aller fourrer son nez dans un bon vieux livre. Dans son Jane Eyre par exemple. Elle pourrait ainsi rêver d'un Mr Rochester bien loin des pâles chevelures allemandes et du son rocailleux de leur voix. Elle pensa également qu'elle aurait tout aussi bien pu rester sous la couette étant donné le peu d'acheteurs en ce jour. Pour l'heure elle devait donc rester là .

Les coudes sur le comptoir, sa tête posée entre ses deux mains, le visage sans expression ou plutôt la tête désabusée, entortillant entre ses doigts ses mèches chatain foncé ,elle fixait l'entrée de la boutique dans l'espoir d'apercevoir enfin une silhouette. Un Fritz aurait fait l'affaire, ou même cet abruti de François Hauturier avec sa grosse tête de taureau et ses yeux porcins. Si elle se voyait obligée d'avoir pour toute compagnie des bocaux , des tomates et des patates, elle allait devenir folle, elle en était certaine. Oh Dieu qu'est ce qu'elle ne donnerait pas pour être loin de Montreuil à faire quelques occupations bien plus amusantes. Tenez.. elle irait même jusqu'à céder son plus précieux bien, sa bibliothèque .
C'est vous dire!

La routine dans une petite ville de province. Voilà son pire cauchemar, et aujourd'hui 23 Mai 41, il se réalisait.
Seule l'apparition d'un client éventuel dissiperait cette morne routine, cette mortelle routine dont la simple idée faisait rager la jeune femme.
Si seulement elle pouvait sortir de là. Mais non, son frère était absent et son père était parti pêcher. Quelle famille!
Si cela continuait ce ne serait plus l'épicerie Vaubert de père en fils mais de père en fille car Jean, ce petit égoïste passait le plus clair de son temps en dehors de cette maudite boutique. Foutu frère, foutue existence, foutue ville!
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 16 Mai - 18:14

Et voila il était de corvée de patate... Non pas de patates. De courses... sa seule journée de repos qu'il avait pu poser de la semaine, il devait l'accorder pour faire des courses.... Bon d'accord, il devait comme sa femme participer un peu à la vie du ménage, mais là où il avait espérer s'en passer était en partant sur le dos de son dragon, comme il l'avait fait si souvent dans sa jeunesse. Mais voilà. Sa tendre femme connaissait que trop bien son mari et s'était arrangé pour donner un beau quartier de mouton au vieux saurien, l'encourageant à rester au sol. De toute manière ce vaurien de dragon faisait la sieste à chaque qu'il mangeait bien maintenant, pour ne pas se casser la tête tout simplement. Donc le vieux bonhomme n'avait pas échappé à sa charge de besogne familiale. Mais il s'y était mis de bon coeur, pour les beaux yeux de sa femme.

Pourtant, il arriva en grommelant dans le quartier bourgeois. L'épicerie habituel avait été prise d'assaut par les gens et après par les militaires dès les arrivées de fruits de saisons de la région, donc forcément, comme il ne restait plus rien, autant aller voir ailleurs. et il trouvait cette petite épicerie, qu'il avait déjà vu de loin pour son enseigne. Il fallait bien changer ses habitudes. Il eut redouté de tomber sur des paniers vides, comme personne ne faisait la queue pour avoir un peu de nourriture pour quelques jours. Mais décidé à aller voir, il pénétra dans la boutique.

Il fut un peu étonné de voir qu'il n'y avait qu'une vendeuse, s'ennuyantà mourir, qui attendait sa clientèle et qui avait de quoi remplir quelques paniers. Edouard fut content de voir qu'il arrivait à point nommé.

"Bonjour Mademoiselle... Dites moi, vous venez d'ouvrir ou quelque chose fait fuir les clients pour que nous n'ayez personne ? "
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 16 Mai - 19:06

Quelle lassitude. Elle lâcha un bon soupir et pile à ce moment là , elle entendit un bruit de pas. Enfin! Quelqu'un s'était aventuré dans son waterloo à elle! Elle n'osait lever la tête de peur de constater qu'elle n'avait été confronté qu'à une illusion.

Citation :
Bonjour Mademoiselle... Dites moi, vous venez d'ouvrir ou quelque chose fait fuir les clients pour que nous n'ayez personne ?

D'instinct, rougissant légèrement d'avoir été surprise dans une position aussi équivoque, elle se redressa et afficha son plus beau sourire. Même pas commerçant, sincère pour une fois. Dans sa tête elle répéta alleluia trois fois, heureuse de s'être vue dérangée par un après midi aussi ennuyeux. Mais voilà que le client, un homme plus tout jeune, plus vieux que ses parents sûrement mais à l'air avenant et honnête, se permettait de douter de l'établissement. Sur ce elle se refroidit légèrement, enfin du moins elle se persuada de l'avoir fait, pour l'honneur de la famille Vaubert.

-Bonjour Monsieur! Pour répondre à votre question il se trouve que comme vous avez pu le voir, il y a de la concurrence et nous sommes moins bien pourvus que nos confrères, alors les gens préfèrent évidemment aller où ils peuvent trouver tout ce dont ils ont besoin. Loin de moi l'idée de les blâmer. Et puis nos clients habituels ont leur petites habitudes, ils viennent certains jours et préfèreraient être foudroyés plutôt que de venir un jeudi par exemple. Allez savoir pourquoi! Les gens sont vraiment bizarres. Nous ne venons certes pas d'ouvrir, ici c'est une épicerie depuis trois générations. J'ai l'impression d'être mon père à tenir ce genre de discours. Mais je dois vous embêter à déblatérer, puis je vous aider à trouver ce que vous cherchez?
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 16 Mai - 19:20

Un sourire de circonstance pour paraître joyeux pour le client ou parce que justement, elle était heureuse de voir un client débouler dans sa boutique, pour casser la monotonie du silence et du vide de passage des gens de ce monde ? Sans doute. Il parait que le souire fait vendre. Mais à sa remarque, elle perdit un peu son sourire et se lança dans un bon discours. et bien... Elle s'ennuyait à ce point..

"ah les habitudes... Cela finit par rattraper un jour. Je vous rassure, je plaisantais concernant le vid de client de votre boutique. Je suis seulement un peu étonné, car j'en reviens d'une autre, qui a été vidé de tout son contenu... Comme d'habitude. D'où ma présence exceptionnelle je dois dire. Il faudrait essayer de convaincre vos clients de passer à des jours différents, histoire de mettre du piment dans la semaine et c'est pas de ma faute si vous êtes moins fournie que les autres"

Il avait toujours son sourire. Il réhaussa ses lunettes sur son long nez. Il tombait sur une piplette. Cela allait être drôle. Des fis, les femmes avaient tellement à dire qu'elles enchaînaient de tout en même temps. Sa femme n'était pas comme cela. Pourquoi le reste du monde ne la suivait pas dans ce précepte là ? Pas au point de les voir taire à jamais, non bien sûr. Bien sûr que non.

"Alors si vous avez, un peu de lait, des patates, une plaque de beurre et euh... quoi déjà... Ah oui et des haricots... et si vous avez des restes un peu périmés de viande, je suis preneur..."

Il avait uen excellente recette pour cuisiner une viande un peu avariée pour Fulgur. Le dragon trouvait que la viande un peu faisandée cuite à la façon Eddy était bonne et supra-succulente... Drôle de goût que celui des dragons...
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 16 Mai - 19:40

Citation :
"Alors si vous avez, un peu de lait, des patates, une plaque de beurre et euh... quoi déjà... Ah oui et des haricots... et si vous avez des restes un peu périmés de viande, je suis preneur"

En commerçante qui se respecte, au taquet elle attrappa derrière son comptoir le beurre et le lait, qu'un fermier des alentours fournissait, déposant chaque matin sa production dans la boutique, puis se mit en quête du reste tout en continuant à parler:

-Vous savez je suis plutôt étonnée de voir un homme rentrer dans la boutique, habituellement j'ai plutôt affaire aux ménagères! Mais à ce que je vois de votre demande vous êtes envoyé par votre femme. Vous m'avez récité , à l'évidence, sans encombre la liste qu'elle vous avait dicté, pour ensuite rajouter en hésitant un léger instant ce que vous, vous vouliez acheter. Enfin peut être que je me trompe.Mais qu'importe. Pour les habitudes de mes clients, n'y pensez pas! Je subirais tous les coups et les cris du monde en suggérant une chose pareille! Il ne faut pas déranger les honnêtes gens dans leurs habitudes.

Ajouta t elle dans un demi sourire

- Pour la viande périmée, je doute qu'on l'ait gardé... mais avec un peu de chance, comme mon frère a été en charge de la gestion de la boutique l'autre jour, ça ne m'étonnerait pas qu'on en trouve.

Avec sa négligeance, ce serait même un miracle que ce ne soit pas le cas, pensa t elle pour elle même. Allant dans l'arrière boutique,elle ne prit que 5 minutes, avec son oeil exercé, pour trouver l'objet de convoitise. Elle le tint loin d'elle, du bout des doigts, attrappant un papier pour l'y envelopper.

-Vous alors, vous êtes un sacré veinard, une côte de porc puante n'avait pas été vidée des lieux! Ne vous inquiétez pas , elle n'est pas trop périmée, pas encore rongée par les vers!Vous vous doutez que c'est cadeau de la maison!Pour les haricots et les patates, je vous en mets combien de chaque? Non parce que je ne suis pas sûre d'avoir l'habilité de lire dans vos pensées pour le deviner..

La remarque était dite en plaisantant, elle ne manquait jamais de respect au client, précepte Vaubert!
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 17 Mai - 0:55

Edouard fut un peu étonné de voir qu'elle allait lui fournir les victuailles qu'il demandait. Elle devait avoir de bons fournisseurs pour ne pas être en manque de nourriture, ou alors les Allemands avaient un peu oublié cette boutique. Chose certaine, Edouard garderait pour lui ce petit détail. Il savait que les temps étaient difficiles mais malheureusement, lui aussi avait une famille à nourrir et certains usaient de méthodes moins honorables encore pour y arriver. Lui resterait dans les bonnes moeurs en quelque sorte, en comparaison. Et il manqua de grimacer, au fait que ce soit lui qui fasse les courses et pas sa femme.

"Il y a pas mal de tâches à faire à la maison. Et les enfants à s'occuper aussi... Donc, il faut bien une petite contribution aux tâches ménagères. J'y contribue en l'aidant pour les courses. C'est sûr que ce sont pas tous les hommes qui pensent ainsi. Mais après, dans le partage des tâches, c'est encore ce qu'il y a de moins contraignant dans un sens, quand on voit ce qu'une mère de famille fait à la maison...."

Pendant que le mari travaille... Dans un sens, chacun son boulot quoi. Mais edouard était un mari aimait et des fois, sa femme, elle aussi avait besoin de repos. Donc de temps en temps, il la soulageait un peu dans le ménage... Et les courses !

Elle partit pour aller vérifier qui lui restait un peu de ce qu'il demandait d'un peu particulier. Elle revint toute souriante pour lui montrer une côte de porc pas trop mal pour la cuisine spéciale dragon gronchon. Il fut heureux que cela soit pris comme cadeau de la maison.

"Ah oui les patates et les haricots.... Hum. J ene voudrai pas dévaliser votre boutique non plus"

Et elle son porte-feuille pour lui.

"Devriez apprendre alors à lire dans les têtes, ce serait intéressant pour les nouvelles..; De quoi nourrir trois fauves d'enfants à la maison s'il vous plait"

Il lui laissait le choix de la pesée. Après tout, il avait donné les éléments. Pas sa faute si sa femme n'avait anoncé la quantité...
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 17 Mai - 11:55

Pas vraiment ravi de se voir faire remarquer qu'il était un des rares hommes à venir faire les courses, il chercha rapidement à se justifier ce qui fit hausser un sourcil à Marie France:

-Mais c'est tout à votre honneur, Monsieur, vraiment!Si vos enfants sont des garçons et héritent de votre côté prévenant, nul doute qu'ils auront plétore de filles à leur trousse.

Le visage s'était illuminé un instant en voyant la côte de porc. Pourtant elle n'était pas bien reluisante, enfin, si cela fait plaisir au client, c'est bon à prendre. Il ne semblait par contre pas avoir d'idée quant à la quantité de patates et d'haricots. C'était bien sa veine, elle qui était incapable de déterminer combien de kilos il fallait pour un nombre déterminé de personnes. Elle n'avait jamais eu le compas dans l'oeil, ni le sens des proportions et son tempérament littéraire la rendait un peu gauche dans ce genre d'occasion. Qu'à cela ne tienne, elle allait faire ça au pif. Après tout il n'avait qu'à se renseigner.Elle s'avança vers les cageots et s'empara d'une bonne brassée de haricots et remplit un gros sac de patates, puis pesa le tout.

-Bon alors je vous ai mis 500 g de patates et autant de haricots, j'espère que cela sera suffisant mais de vous à moi je n'en sais rien.Enfin.. vos enfants ne sont pas des ogres non plus je pense. Donc ça devrait convenir!Quant à dévaliser ma boutique, vous savez je dois justement vendre la marchandise, donc ça m'est complètement égal. ça m'a fait bien plaisir de vous voir Monsieur en tout cas, vous avez été le sauveur de mon après midi!Il vous faudra autre chose peut être?Sinon ça vous fera 35 francs.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 17 Mai - 21:23

Edouard de rougir. Il n'était pas avare des compliments, mais la commerçante savait s'y prendre avec les clients pour bien faire la conversation avec eux et surtout bien s'entendre ; primordial dans un sens quand on veut s'assurer d'avoir une clientèle fidèle. Et longtemps. Et après il en découle d'autre chose... Dont on ne peut même pas songer quand on est un honnête homme intègre d'une vie riche d'une belle famille. Une femme encore ravissante pour son âge, de beaux enfants intéressés à la vie... ect. Et lui qui avait encore son vieux saurien raleur. Que demander de mieux.

"Mes garçons ? Pour le moment, ils n'ont pas encore la tête à poursuivre les filles, malgré les tentatives de certaines pour attirer leurs attentions. Mais je sais qu'ils se réveilleront bientôt. On ne peut pas lutter contre les lois de la nature"

Il gloussa brièvement. Puis quand la jeune vendeuse commença à chercher ce qu'il demandait, il regardait un peu à droite à gauche, pour passer le temps. Au moins, la boutique avait le mérite d'être propre et entretenu. Certaines boutiques laissaient à désirer pour essayer de faire fuir l'Occupant de ses rapines. Mais cela ne suffisait pas à repousser les "voleurs". Puis la jeune femme pesa les commandes restantes et annonça la couleur. Edouard manqua de blanchir devant l'annonce du prix. Dieu que c'était cher... Mais en ce moment.

"Vous inquiétez pas, cela ira et en effet, mes enfants ne sont pas des ogres, heureusement..."

Il ouvrit son porte-monnaie et paya son dû, pendant que la jeune femme termina d'emballer ses courses.

"Dites-moi, combien de temps espérez--vous ne pas voir un... Boche (dit à voix basse). Car un jour ou l'autre, ils sauront que vous avez de quoi garnir leurs estomacs. Et ils s'en priveront pas, croyez-moi. "
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 17 Mai - 21:37

Observatrice elle ne manqua pas de remarquer une légère rougeur venir aux joues de cet homme d'âge mûr. Etait elle si flatteuse? Elle ne s'en rendait même plus compte, cela devenait un langage naturel pour elle. Le commerce, on a ça dans le sang, dur de s'en débarrasser.

-Mais oui comme vous dites, les garçons sont vite rattrappés par leurs hormones, c'est la nature!Profitez en tant qu'ils n'en sont pas à ce stade!

Elle avait annoncé la couleur, couleur qui fit changer celle de son client, du rouge, il passa au blanc de la lingerie. Mais les temps étaient durs et les fournisseurs, bien qu'étant de longue date en partenariat avec les Vaubert peinaient à approvisionner la boutique. Pensez donc, les Vaubert n'était pas les seuls à demander et puis les Fritz passaient régulièrement prendre des vivres par là bas.. sans payer. Quelle bande de malotrus.La monnaie tinta sur le comptoir et elle s'empressa d'empaqueter les provisions pour son client qui lui posa du tac au tac une question qu'elle se posait elle même de temps à autresDites-moi, combien de temps espérez--vous ne pas voir un... Boche (dit à voix basse). Car un jour ou l'autre, ils sauront que vous avez de quoi garnir leurs estomacs. Et ils s'en priveront pas, croyez-moi

-Hum et bien.. disons que les cigognes se contentent de nicher sur le toit des autres et nous espérons bien que ça va durer, car nous n'avons pas vraiment moyens d'empêcher l'arrivée d'un de ces nuisibles. Notre cheminée en souffrirait. L'enseigne n'attire pas trop l'oeil, l'épicerie est un peu en retrait. Disons que ça peut peut être durer encore un bon mois comme ça. Avec un peu de chance.Et puis on se fait oublier, regardez vous! Seul client de l'après midi!

Tout ceci agrémenté d'un petit clin d'oeil.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 18 Mai - 0:00

Elle est fûtée la petite. Elle continuait la conversation comme si de rien n'était sur un sujet tout à fait appropriée, pour ne pas attirer l'attention des commères qui pourraient passer. Edouard n'avait pas de soucis, il ne tenait pas à en avoir maintenant. Surtout pour un mot de travers. Les Allemands n'aimaient guère les surnoms et le faisaient savoir à leur manière. Et il tenait aux siens. et il avait son travail aussi. Plein de choses quoi dont une mauvaise réputation auprès des Allemands n'était jamais bonne.

Il rangea son porte-monnaie et commença à vérifier les paquets, pour être sûr qu'il n'oubliait rien.

"Il faut les enfumer pour les faire partir et insister. "

la comparaison des nuisibles était juste, mais essayer d'enfumer les Allemands... Malheureusement, ils ne partiraient pas comme cela. bah tant que les soucis n'apparaissaient pas.. tant que tout le monde se tenait à sa place... La jeunesse s'enthousiasmait un peu trop des fois...Et pusi Edouard était trop vieux pour certaines choses. Le temps saura tout remettre en place comme il faut. Il fallait juste attendre.

"Hum en effet. En tout cas, je ne dirai point un point, je ne voudrai pas vous attirer la guigne de toute manière. Rien que de parler cicogne et demain il y en a une qui se perche sur votre toit une fois encore. "

Il prit les paquets et manqua de les faire tomber

"Vous auriez pas un panier ? Je vous le rendrai bien sûr..."
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 18 Mai - 19:13

Il jouait le jeu, ainsi donc il ne les portait pas dans son coeur les grand blondinets. Elle n'irait pas lui faire des remontrances là dessus. Il avait de la chance qu'elle ne soit pas une Vichyste convaincue.Elle était même loin de là. Mais rien que les appeler les Boches, ce n'était pas très bien vu.

-Les enfumer ou prendre une bonne vieille carabine pour les faire déguerpir du toit. L'enfumage n'est pas assez féroce et l'animal est coriace. Mais ces animaux sont si nombreux qu'un autre arrivrait à la place!Que faire?!Je vous le demande! Agir ou attendre passivement. Qu'en sais je!

Les provisions glissèrent du bras du client qui s'en aperçut à temps et les retint d'un coup de bras bien placé.
Il demanda un panier, il y en avait un près de son vélo dans le cagibi. Elle s'y rendit et y trouva effectivement un vieux panier mais encore en état d'utilisation, puis revint dans la boutique.


-Voilà, prenez le, je n'en ai pas besoin aujourd'hui, je ne l'utilise que pour aller à la ferme lorsqu'il ne reste pas assez.Rendez le moi quand vous aurez du temps libre!Quant aux Cigognes, tout compte fait, qu'elles viennent, elles subiront mon caractère et s'en repentiront. Le bonjour à votre femme et vos fils!Passez une bonne journée!
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 18 Mai - 21:22

La jeune femme partit aussitôt, comme pressée de vivement rendre service. Edouard en fut très étonnée. Une telle serviabilité, c'était rare. Peut-être par le fait qu'il était en effet que le seul client. Mais au moins, déjà le caractère de la commerçante lui plut. Polie, attentive, intelligente... Comme sa femme... Il adorait ce genre de personne. Si la société d'aujourd'hui pouvait avoir des gens d'une telle mentalité, le monde tournerait mieux et on aurait peut-être pas de guerre pour des futilités ! Est-ce qu'il avait fait la guerre lui ? Non, il avait servi le monde en transportant le courrier, bein plus utile et surtout, il avait pu voir le monde et les peuples qui le composent ; enfin une partie. C'est mieux que de se combattre. Les hommes sont faits pour partager le monde en paix, pas en se le disputant comme des chiens !!! Mais bref... Il s'emportait dans ses songes et ses sentiments. En somme il s'emballait un peu sur le sujet... La commerçante revient avec le panier. Il put mettre ses paquets. Soulagé !

"Merci. Au moins je ne risque pas de tout éparpillé. Mon porte-monnaie ne s'en releverait pas. Pour les cigognes... En effet, il faut attendre. On a que cela à faire. Pour le panier, je vous le ramène dans la journée, si cela ne vous dérange pas. Comme il vous sera utile pour autre chose, autant l'avoir rapidement sous la main"

Edouard aimait rendre rapidement les choses, au risque de les oublier.

"Bonne journée à vous aussi"

[hrp : On peut continuer si tu veux ou pas xD]
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 18 Mai - 23:23

-Oh mais vous savez, vous revoir en même temps que mon panier sera un plaisir pour moi! Double surprise. Je vous ferais même une petite promotion. ça ne fera pas grand mal à la boutique, nos habitués nous permettent de renflouer les caisses.

Vrai ,les habitués avaient en général une bourse assez remplie pour cela et venait si régulièrement qu'elle en venait parfois à oublier qu'on était en guerre et que la pénurie guettait, tel un corbeau.Et puis il lui plaisait bien cet homme, il avait de la conversation, sans pour autant être trop bavard. Alors qu'il allait s'en aller, ou du moins, s'était retourné elle lui lança spontanément:

-Mais au fait! J'ai pour habitude de placer un nom sur tous mes clients!Seriez vous assez aimable pour me divulguer votre identité secrète, cher client?!Les cigognes ne s'en formaliseront pas je crois. Je ne me rappelle pas vous avoir croisé dans la ville auparavant. En même temps je suis plutôt distraite, cela n'est donc guère étonnant.

Le commerce dans le sang, mais aussi la curiosité, la volonté de tout savoir. Les épiciers étaient une espèce retenant les noms de chacun, les clients les plus fidèles racontaient leur vie, leur problème quotidiens, ils étaient comme les réceptacles des confessions humaines. Et seul cet aspect plaisant à la jeune femme. A ce moment un garçon de bonne taille, aux cheveux blond cendré couverts d'une casquette rentra dans la boutique adressa un bref signe de la tête à Marie France et salua le client:


-Bonjour Monsieur
lança t il d'une voix cristalline avant de s'engager dans l'arrière boutique.

-Oh ne faites pas attention, c'était mon frère.

Sur ce elle leva les yeux au ciel.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mer 19 Mai - 22:55

Edouad allait sortir de la boutique quand il se fit interpeller une dernière fois. Il n'avait pas donné son nom. Qu'il était malpoli ! Il en oubliait les bases essentielles qui sieaid à tout bonne conversation. En fait, il n'avait pas pour habitude de donner son nom à n'importe qui. Que si la personne le méritait et était digne d'intérêt et qui était le cas de la jeune femme. Comme quoi même les commerçantes pouvaient sortir du lot, au lieu d'être toutes de simples commères, pire que des concierges. Cette jeune femme pourrait aller dans une conversation digne de sujets passionnants !

"Ah... Pardonnez-moi, j'en manque à mes manières. Je m'appelle Edouard Brouguignoles. Je n'ai pas l'air, mais je ne suis pas un espion hein ! De toute manière, je ne pourrais pas répondre à cet emploi, je suis trop grand. Les cigognes du haut de la cheminée me cerneraient déjà rien qu'en sortant de chez moi (petit rire). Pour Me croiser, en fait, il faut aller à Viers sur Ruisseau. C'est là-bas que j'habite. Je passe à Montreuil pour prendre de temps en temps le bureau de poste.. Ou alors pour faire des emplettes..."

Il était vrai qu'il habitait dans le village d'à côté et surtout que son emploi était en grande partie là-bas. Il passait pour la poste que pour voir s'il n'y avait pas de soucis et surtout pour s'assurer que le travail soit fait quand il y avait un problème d'effectif. Et les courses bien entendu...

Un jeune garçon passa presque en trombe, saluant le vieil homme avant de passer dans l'arrière boutique. Edouard souriait.

"C'est votre frère ? Au moins vous pourrez le féliciter d'être poli. C'est rare pour la jeunesse de maintenant. A tout à l'heure ! "

Il salua la jeune femme et il s'en alla... Pour mieux revenir deux heures après, avec le panier vide. Sa femme avait fait une drôle de tête devant la quantité de patate, elle avait espérer plus. Il lui avait gentiment dit, avec des arguments amoureux, que la prochaine fois, elle lui donnera plus de précision. Edouard aimait la précision.

"Rebonjour... Et voilà votre panier... Mais au fait... Je suis encore malpoli... Tout à l'heure, je suis parti si vite que je n'ai pas demandé votre nom... Sauf si vous même vous avez une identité secrète !"

Et là il gloussa.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 20 Mai - 0:17

L'inconnu s'exécuta sans tergiverser et dévoila son identité. Edouard Brouguignoles. Elle le regarda tout en se répétant ce nom, simple moyen de s'en souvenir. Mots associés, Viers sur Ruisseau, la cinquantaine, grand, des lunettes.. bon jusque là ça pouvait être relatifs à beaucoup de monde. Trop vague. Ah voilà! Poste... apparemment impliqué là dedans. Rapport avec le métier?!Sans doute.
Son client tout sourire partit dans un délire concernant son potentiel d'espion dans lequel elle le suivit bien volontiers, riant avec lui, il complimenta l'éducation de son frère, ce qui manqua de la faire rire à nouveau. Rire jaune. Elle ne le portait pas dans son coeur ces jours ci. Ne rêvait que de s'engager dans l'armée. Chez les Vichystes, tss. Edouard, puisque c'était ainsi qu'il se nommait s'en alla donc pour revenir quelques heures plus tard avec le précieux panier en osier, s'excusant de ce qu'il disait être de l'impolitesse tout en gloussant. Il gloussait beaucoup pour un homme. Enfin un jovial.


-Merci pour le panier. Oh non mais ce n'est rien, la plupart de mes clients m'interpellent par un Mademoiselle Vaubert, si vous voulez la version complète c'est Marie-France Vaubert. Vous admettrez que c'est cocace, un vrai pied de nez aux blondinets aux yeux bleus. France dans mon prénom.. ça leur rappelle qu'ils ne sont pas en Allemagne, qu'ils ne sont pas chez eux. Mais après tout moi je n'ai rien demandé, ce sont mes parents. Ils ne pourront pas me reprocher cela,quoique j'aime le revendiquer. Dites moi, vous les voyez beaucoup vous les cigognes? Vous travaillez dans la poste à ce que j'ai pu déduire?
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 23 Mai - 11:43

Edouard était joyeux en effet, car il était de très bonne humeur. Il venait de faire une nouvelle rencontre dans une nouvelle épicerie et quand il tombait sur des pesonnes comme la jeune femme, forcément, cela donnait envie d'être jovial. Mieux valait cela que d'être triste et pleurer non ? Surtout en ces temps difficiles. Et puis de toute manière, Edouard n'était pas un perdant dans le sens pleureur... Il avait connu des situations bien plus déprimantes que cela.

Il posa le panier sur le comptoir et savoura la longueur du discours de la jeune femme. cela faisait du bien aussi de tomber sur des personnes qui avaient autant de parlotte que soi-même. Son sourire s'élargit quand à l'évocation du nom de la jeune épicière.

"En effet, de quoi faire les faire sauter au plafond, s'il ne vous ont pas encore demandé de changer de nom. Mais je pense qu'ils ont assez de jugeote pour se rendre compte que ce n'est qu'un prénom. Eux aussi doivent avoir des noms qui disent quelque chose chez eux. Et tant qu'ils vous fichent la paix avec cela..."

Puis on en arrivait à l'affaire de son métier, toujours tout sourire.

"Facile, je l'ai dit...Sauf si vous l'aviez deviné juste avant... Elle est où votre boule de cristal ? Oui en effet, je travaille à la poste, à la réception, au classement et au rangement du courrier qui arrive par dragon. Et oui je dis bien de dragon..."

Au cas où elle ne le croyait pas. Maintenant, quand on parlait de dragon, on les assimilait souvent aux dragons de combats. Et non, l'aéropostale existait toujours.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 23 Mai - 22:01

-Oh et bien je ne crois pas avoir déjà entendu qu'ils appelaient leur fille Maria Deutschland. Mais en même temps, confidence pour confidence, les Fritz, je les cotoie le moins possible. Je maintiens une distance raisonnable entre eux et moi donc quand bien même des filles auraient ce genre de noms là bas, je ne risque pas de le savoir. Et je ne tiens pas à faire une petite promenade de santé chez les Goths pour vérifier par moi même!Enfin, voyez ce que je veux dire.

Vint alors la confession sur le métier, ah pour une fois deviné

-Non, vous m'avez juste parlé de la poste mais sans me dire ce que vous pouviez faire là bas, vous auriez pu tout simplement être de ces hommes qui entretiennent des correspondances avec des proches habitant loin d'ici. Oui, oui je sais j'imagine des scénarios un peu étranges, quoique ça puisse paraitre plausible.Mais j'imagine que les femmes sont plus du genre à faire des échanges réguliers de lettres que les hommes.
Ma boule de cristal? Et bien j'en ai deux, et elle vous fixe à l'instant présent.. que dis je j'en ai 4.

Et elle dirigea un index vers son oreille, l'autre vers ses yeux. Oui bon.. ce n'était pas très poli de pointer du doigt, mais au Diable les convenances.

-Ah mais c'est que vous semblez aimer ce que vous faites, tant mieux pour vous, on rencontre si peu de gens satisfaits de leur état. Alors comme ça vous êtes souvent en relation avec des dragons. Je dois vous dire que je n'ai jamais trop aimé ces animaux, je préfère du classique. Tenez les chats!ça prend moins de place et ça me détend!Je dois dire que ce sont plutôt les hommes qui aiment user de ces animaux, enfin.. je ne vais pas nier qu'il soit utile, mais j'ai toujours trouvé cette espèce étrange.

Ah y'est. Elle allait se faire taper sur les doigts. Les hommes étaient tellement attachés à ce genre de familier..
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 25 Mai - 19:01

- Quoi, vous voudriez aller chez eux ? Dans ce cas, demandez à aller dans le sud de leur zone de vie... La Bavière est une superbe région, des bois partout, quelques lacs.. Les Alpes en somme. c'est sublime ! Et il n'y a personne dans certains recoins sauf les vieux montagnards, tranquilles s'occupant de leurs vaches....

Il manquait de s'emporter encore dans les récits de ses voyages et n'oublia que la jeune femme n'aimait tout simplement pas les Allemands, pas au point en tout cas d'apprécier un peu leur pays... Même son contenu. Après ce n'était qu'une question de point de vue. Il se permit de rire pour la petite histoire de l'échange de courrier.

- Ca pour faire des scénarii bizarres, c'en ai bien là. Non, je ne suis pas trop du genre à écrire. Même si j'aime travailler avec du courrier. Il y a de la relation, mais elle est tout autre.

Par contre, quand elle parla de dragon que c'était bien là une bestiole pour les hommes, il leva un sourcil, tout en gardant son sourire moqueur. C'était bien les femmes cela de toute manière à ne pas aimer les dragons. Cela ressemblait à des serpents par les écailles et donc c'était aussi laid qu'eux. Aucune capacité à savoir apprécier la vraie noblesse animal dans ce monde ; sauf celles qui arrivaient à être des pilotes sur de petits et fiers courriers.

- Les chats... Ca peut vous bouffer toute votre préparation pour le dîner du soir pour se remplir la panse à votre place, c'est fainéant et cela a ses caractères de demi-sauvages. Et en plus ca parle pas... Un dragon c'est vrai que c'est gros, mais c'est plus attachant. C'est intelligent et cela sait que cela vit, pas comme un chat qui se fait peur à lui-même en passant dans le bas d'un miroir. Un dragon, cela peut vous parler vous savez. Je pourrais vous présenter le mien, il pourrait presque vous parler de Napoléon... Connaissez-vous un chat qui en serait capable ?

Petit défi sympathique, pour prouver que les dragons valaient tout le règne animal à eux seuls. Les chats... Mais quelle peste cette espèce !! Comme les rats.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 27 Mai - 0:09

-Allez chez eux? Grand Dieu non!Les beaux blonds aux yeux bleus ne sont pas mon types...mais en y réfléchissant il y a aussi pas mal de bruns avec des yeux d'un bleu merveilleux parmi eux.

Sur ce elle rougit, se sentant comme une collégienne prise sur le fait. Mais la gêne fut de courte durée, la véhémence et l'esprit de contradiction s'emparant de son être en entendant le postier prendre la défense de ces grosses bêtes à écailles contre ce qu'il considérait être un être dénué de toute intelligence.

-Comment?Je préfère m'attacher à ma boule de poil plutôt qu'à cette bête repoussante sortie dont ne sait où. Et je vous ferais remarquer que les chats sont au contraire très rusé, la preuve comme vous le dites si bien ils sont opportunistes à souhait , de vraies petites crapules et trouve le moyen de se faire oublier pour pouvoir voler leur pitance.De merveilleux gredins.

Le dernier mot dit avec tendresse.


-Ce que j'aime justement chez les chats, c'est cette imprévisibilité, cette semie indépendance. Et puis c'est moins encombrant que votre dragon. Après je suis partiale c'est vrai. En parlant de Napoléon, c'est un homme qui me fascine, alors si votre bête tient ce genre de conversation, je serais presque prête à lui accorder mon affection.

Elle se mit à rire en s'imaginant une scène grotesque.


-Vous devez déjà me voir ridée dans mon fauteuil en train de tricoter, avec mes 7 chats autour de moi à m'entendre parler ainsi.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 27 Mai - 22:14

Edouard manqua de faire une fausse moue boudeuse... Les chats sales bêtes... Bonnes à finir comme choucroute pour dragons... Dommage que Fulgur n'aime pas en manger... Cela aurait été utile pour vider un peu les rues des vermines à pattes qui vagabondent dans les environs de Montreuil...

- Ben voila, vous le dites vous-même, des voleurs, des chapardeurs, des piqueurs de nourriture. Juste bon à piquer la cuisine alors qu'il y a des rats qui trainent partout, même dans les greniers... Des bons à rien, des feignants. Même mon dragon est plus efficace. D'un coup de serre, il en tue un déjà... Bon d'accord, il yes un peu gros pour entrer dans un grenier, mais c'est un dragon c'est pas stupide. en plus, même si ca n'a pas de poil, c'est agréable à voir et chaud au toucher. Les chats.... Cela donne de l'allergie.

On dirait un gamin qui se défendait mal pour garder ses convictions. C'était juste bon enfant. il se défendait en s'amusant.

- que des vauriens, qu'on ne peut même pas instruire.... Bref. Un dragon aussi c'est imprévisible. Mon dragon a ses humeurs des fois... Horrible... Mais... A Napoléon, un grand homme... Avec Fulgur, comme il se nomme mon dragon, pourrait vous en raconter quelques unes en effet. Si vous avez pas peur de l'approcher...

Petit plissement des yeux défiant.

- Oh oui, je vous vois déjà près du feu, avec les chats qui miaulent de partout pour avoir leur pitance, malgré le fait que vous tricotez normalement... Ou encore qui cherchent à avoir des calins, qui cassent tout... Vous rendant chèvre quoi.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 1 Juin - 21:44

Que n'avait elle pas dit! Le voilà qui repartit dans un laïus pour la défense du dragon , un vrai réquisitoire contre les fils de bastet. Finalement peut être aurait il dû se recycler dans une carrière d'avocat, il aurait fait un tabac. Nullement effrayée par la véhémence de l'humain qui vociférait dans la boutique et s'époumonait à reléguer sa race dans une catégorie bien peu flatteuse, la chatte de l'épicerie, Fama ,profitant de la porte ouverte, vint se frotter aux jambes du postier en ronronnant d'aise, ce qui eut pour effet de déclencher le rire de Marie France.

- J'ai remarqué que les chats adoraient ceux qui ne pouvait pas les supporter.Un peu masos. Au fait je suis étonnée que vous soyez dans la poste, je vous vois déjà à la tête d'une association : la Ligue pour la Défense des Qualités Méconnues du Dragon.

L'entendant présumer qu'elle avait peur des dragons, elle fronça les sourcils et fit la mauvaise tête.

-Je n'ai pas peur de ces grosses bestioles pourvu qu'elles ne me cherchent pas des noises. Et les chats ne me rendront pas chèvre, je crains que ce soit les Cigognes ou mon frère, ou les hommes en général.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Ven 4 Juin - 21:37

Edouard manqua de sursauter quand il sentit quelque chose de doux se frotter entre ses jambes. Quel ne fut pas son déplaisir quand il constata que c'était un chat. Aussitôt, l'épicière annonça que c'étai sa chatte et elle appuya le fait que les chats aimaient venir se frotter à des gens qui ne les aimaient pas. L'Aéropostier manqua de sourciller...

- Pas maso... Sadique... Ils cherchent tout simplement. Ils prennent un malin plaisir à aller nous enquiquiner oui !

Il sourit, montrant qu'il ne se voulait pas la vexer sur son adoration, son idôlatrie pour les félins. Et pour l'association, sachez que c'est une idée fort possible et qu'on pourrait facilement exécuter. On a bien fait des hôpitaux pour les chevaux et les chiens pendant la précédente guerre, alors pourquoi pas la défense des dragons ?

Il manqua de rire cette fois à l'ai faussement vexée de la jeune femme.

- Fulgur ne vous cherchera pas de noises, sauf si vous l'embêtez vraiment, mais il faut vraiment y aller pour avoir des ennuis avec ce vieux machin. Donc vous acceptez de le voir ? Tant mieux alors, il sera ravi de faire une nouvelle connaissance.

Il fit un clin à la jeune femme.

- Et oui les hommes, mais que verriez-vous sans nous. Alors quel jour pour le rendez-vous avec Fulgur ?

Il rit la prenant presque au dépourvu.

- Ah en parlant de félins. Je préfère les tigres aux chats...
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 6 Juin - 13:32



KSSS (Pygmée)

Ils parlaient, parlaient, faisaient du bruit avec leurs lèvres, disaient des tas de mots qui n’avaient pas beaucoup de sens, et ne faisaient pas attention à elle. Tant pis pour eux et tant mieux pour Ksss. Ksss avait appris à se méfier des grands bipèdes, et surtout de leurs compagnons à quatre pattes, qui aboyaient, grondaient, miaulaient et tentaient même de l’attraper entre leurs mâchoires bardées de crocs. Ksss n’avait pas peur d’eux, mais Ksss ne pouvait pas courir de risques dans son état. Grwo était tombé malade à cause du froid et pouvait à peine voler plus de quelques mètres, elle devait donc chasser pour elle, pour leur couple, et pour eux. Une odeur de viande cuite l’avait attirée dans une maison, mais un gros animal (Médor, avaient dit les bipèdes) avait sauté sur elle dès qu’elle avait fait mine de se poser sur la table. Il était beaucoup plus gros qu’elle, et aidée de ses maîtres qui agitaient des torchons en hurlant, elle avait donc préféré battre en retraite, non sans avoir gratifié l’insolent d’un bon coup de griffe sur le museau.

Comme beaucoup de fenêtres étaient fermées, elle s’était posée sur le rebord d’un grand conteneur métallique, à la recherche de nourriture. Mais là, ce n’était pas une, ni même deux, mais trois bêtes qui s’étaient attaquées à Ksss. Ils avaient des yeux aux pupilles fendues, comme les siens, et pouvaient siffler entre leurs crocs, comme elle, mais leur corps était couvert de poils qui se hérissaient dès qu’ils étaient en colère. Ksss hérissa sa collerette de plumes pour faire bonne mesure, mais s’envola avant que les trois « cha » ne décident de lui sauter dessus. C’était désagréable, d’être chassée ainsi, mais elle ne pouvait pas prendre de risques.

Heureusement, sa troisième tentative avait été la bonne. Il y avait des bipèdes, mais il ne faisait pas attention à Ksss. Tandis qu’elle explorait la plus haute des étagères, ils parlaient, pour ne rien dire. Tant pis pour eux, tant mieux pour Ksss. Du bout du bec, elle cassa un œuf et le vida de son contenu, avant de faire subir le même sort au voisin. Tout en se léchant les babines, elle poussa un œuf avec sa patte, pour le faire rouler et pouvoir atteindre le sommet, mais dosa mal sa force. Son déjeuner glissa hors de la barquette qui lui servait de logement, roula sur le bord de l’étagère puis s’écrasa par terre avec un grand « splotch ».

Ksss se hérissa aussitôt, est-ce que les bipèdes l’avaient entendue ? Rentrant de son mieux son ventre rebondi, pour qu'ils ne voient pas qu'elle était vulnérable, elle se tint prête à combattre.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 6 Juin - 19:56

Marie France rougit malgré elle à ses paroles.Que verraient les femmes sans les hommes?! Dans quel sens l'entendre?

-Hum ... je suis sûre que nous verrions autant de choses voir plus, que si nous restions au logis à nous occuper d'un mari par exemple.Nous aurions de l'argent dont nous disposerions allègrement, aurions notre compte en banque personnel , voyagerions à travers le monde, écririons des articles sur les ethnies africaines...

Elle se tut, consciente de ses divagations.Voilà que son vieux fou de client voulait la présenter à son.. son dra...dragon.

-Je suppose que comme vous êtes un client agréable et me distrayez, je peux bien accepter de rendre visite à votre..comment il s'appelle?!Fulgur?Oui votre Fulgur. Une fois qu'il sera en pleine digestion, comme ça il sera plus tranquille, et moi plus à l'aise!

Un bruit interrompit la conversation. Comme si quelque chose venait de se fracasser sur le sol de la boutique. Tournant vigoureusement la tête, elle fixa un instant une étagère. Avant de pousser un cri strident.

-Mes oeufs, on m'a dévalisé mon stock!
Dévalisé.. peut être pas , mais c'était tout comme pour elle.

-Que vais je dire à Papa.. Merde.Quels enfoirés!Je ne les ai pas vus entrer, c'est quand même incroyable.. c'est même impossible. Et puis ils ont réussi à en faire tomber un.. Purée. Je déteste devoir nettoyer le blanc d'oeuf, c'est visqueux...

Bientôt son oeil se posa sur l'auteur du méfait. Une petite bête à écailles...
Et là, tout le potentiel peureux de la jeune épicière ressortit.Elle pointé du doigt l'étrange créature tout en lançant un regard suppliant vers son client.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Sam 12 Juin - 18:40

Edouard manqua de rire. Elle avait de la bonne répartie cette petite et bien plus quand à ses idées énoncées sur les libertés que pourraient avoir les femmes sans les hommes. Il se chargea donc de la rassurer aussitôt, pour rester dans la bonne voie du dialogue qu'ils entretenaient tous les deux.

- Vous savez, ce que vous dites là... Des femmes le font déjà. J'ai eu des collègues pilotes vous savez. Elles voyageaient aussi librement que nous... Bon il faut dire que c'était aussi un peu des garçons manqués, c'était facile pour elle en se comportant presque comme des hommes, même si elles gardaient un minimum de féminité.

Il étira un sourire presque amusé à l'invitation acceptée par l'épicière... Comme si son dragon allait la manger si jamais il avait faim.

- Ah non. En pleine digestion, il dormira, et il sera p lus ronchon si on le réveille. Et puis c'est pas un serpent, dans le style constrictor mon machin à écaille. C'est un dragon.

Il rit. Sans doute pour cela qu'elle n'aimait pas les dragons, parce qu'hormis les pattes et les ailes, c'était un gros truc à écaille, avec une langue et des yeux de saurien... Comme un serpent. Puis ses pensées se brisèrent comme l'oeuf qui atterrit sur le sol. Edouard regarda la coquille qui répandait son contenu sur le sol.

- On dirait que les rats s'enharissent... C'est là que les chats seraient utiles, puisque nous en parlions. D'ailleurs où est votre touffe de poil à pattes ?

Un rat ? Non... Pas un rat quand la jeune femme pointa son doigt presque tremblant sur une chose petite et écailleuse, qui les fixait presque avec méchanceté, comme si on allait lui jeter un truc à la figure. Edouard fut des plus étonnés et passa devant la jeune épicière encore tremblante.

- Un peu trop écailleux votre rat mademoiselle. On dirait.

Il réhaussa ses lunettes sur son nom... Qu'est ce que c'était ce truc ? Un dragon.

- Fichtre. On dirait un lézard exotique, mais on dirait que cela a des ailes. Un dragon ? Un bébé sans doute mais j'en ai encore jamais vu d'aussi petit, même durant mes voyages. J'ai bien entendu chez certaines tribus de lézards qui parlaient, mais c'est pas un lézard... D'où tu sors toi mon petit ?

Il aurait bein voulu l'attraper pour le voir de plus près, comme il s'amusait à le faire pendant des escales pour étudier les faunes tropicales ; en touchant pour mieux les apprécier. Mais si cela était un dragon.

- Donc on va dire que c'est un dragon, en mode miniature. Il doit bien venir de quelque part. Je pense que s'il s'attaquait à vos oeufs, c'était qu'il avait faim. Avez-vous encore un peu de viande sous la main ? Non pas dans la réserve, je ne voudrai pas lui faire peur. Quelque chose de plus consistant pour lui ? Pas de gestes brusques hein. On dirait qu'on l'effraie plus qu'autre chose.

Il essayait de paraître le plus détendu possible. La curiosité était vraiment à son comble que son coeur en battait la chamade.

- Alors petit dragon, tu as peût-être faim non ? On va pas te faire du mal, juste savoir d'où tu viens...


Il lui parlait comme à un dragon normal, mais rien ne lui disait que ce nain parlait comme un dragon...
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   

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23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.

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