23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert. - Page 2


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23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.

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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 13 Juin - 17:54



KSSS (Pygmée)

Ils avaient vu Ksss, et ils pointaient leur griffe vers elle, en un geste de défi. Pas du tout impressionnée, Ksss hérissa les plumes de sa collerette et de sa queue, le dos arqué, en sifflant entre ses dents, menaçante. Qu’ils viennent. Qu’ils tentent de s’en prendre à Ksss, qu’ils tentent de s’en prendre à sa couvée à venir, et ils verraient ce qu’ils verraient ! Rejetant la tête en arrière, pour débuter sa parade d’intimidation, la pygmée déploya ses ailes et claironna, découvrant une série de crocs minuscules mais pointus à souhait. Avec sa patte avant, elle poussa ce qui la gênait et deux autres œufs dégringolèrent, tandis qu’elle griffait le rayon d’étagère avec ses serres postérieures. Sa queue fouettait l’air. Qu’ils viennent, elle n’avait pas peur !

Visiblement, la femelle n’en menait pas large. Mais le mâle semblait vouloir communiquer, lui. Méfiante, Ksss plaqua ses plumes contre son cou et gonfla le poitrail, en le foudroyant du regard. Peu importent les mots, peu importe le ton, ces bipèdes ne pouvaient que lui vouloir du mal. Pour la nourriture, c’était chacun pour soi et Orion le Divin pour tous. Acculée, gênée par son gros ventre, la pygmée ne pouvait pas s’envoler et leur passer au-dessus de la tête sans risquer d’être attrapée, peut-être blessée. S’ils ne s’écartaient pas, elle serait obligée de combattre. Les yeux étaient les points faibles de toutes les créatures, y compris des bipèdes, et Ksss frotta son bec contre l’étagère en prévision du combat, sans quitter des yeux le mâle, qui continuait à parler.

Il ne semblait pas agressif. Sa voilure se replia contre ses flancs. Il n’essayait pas de l’attraper. Ses plumes reprirent leur position naturelle, flottant en crinière sur sa nuque. Il avait une voix douce. Son bec cessa ses va-et-vient sur la planche de bois, une seconde avant qu’elle ne redresse la tête.

"Faim ? Faim, Faim ?"

Si elle avait faim !

"Ksss a faim, faim, faim ! Ksss doimangé, Ksss doimangé, Ksss doimangé!"

Elle s’assit sur son arrière-train, la queue repliée autour de son corps, en prévenant, les crocs découverts :

"Ksss peuférmal, Ksss peuférmal, peuférmal"

Avant de demander d’une voix douce, aussi curieuse et ingénue d’une enfant, la tête tendue vers la femelle bipède :

"Vous donnékoi, donnékoi à Ksss ? Vous donnékoi à Ksss ?"
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Dim 13 Juin - 20:36

Et lui de croire que c'est un rat.Elle avait beau être une fille, son cri aurait diminué de trois tons si ça avait été un rongeur. Le dragon pour elle, c'était pire que tout. Même miniature. Surtout miniature. Et son stock d'oeufs, tous frais, de la ferme, qu'allait elle faire.

Le postier finit par comprendre à quoi il avait à faire et s'approcha, lui conseillant de ne pas être brusque, sous peine d'effrayer l'animal.
Non mais?! Qui avait peur là?C'était bien elle.Qui était la partie injuriée?C'était elle. Qui avait le préjudice moral et matériel de son côté?Toujours elle.
Mais non. Il fallait quand même être gentille avec cette vilaine bestiole qui venait de gâcher au moins 80 centimes.
Apparemment l'horrible chose s'appelait Kss. Et parlait. Comme tous ces satanés dragons d'ailleurs!
Oui elle aurait donné la médaille de la gentillesse à Fulgur en ce moment pour ne pas avoir à se frotter avec ce dragon nain et agressif.Voilà qu'il lui demandait à manger maintenant ce minus.


-Quoi Mr Broutignolles, vous voulez que je gâche mes précieuses denrées, la mane de mon commerce pour ce nuisible qui vient de me casser mes oeufs et qui non content de cela, va me forcer à faire le ménage par derrière lui?!Et après vous me direz que les dragons sont sympathiques. Oui chics bêtes, vraiment!

Se tournant vers l'objet de toute sa haine et sa peur présente:

-Elle mange quoi Ksss?Végétarienne ou carnivore?Et elle me laissera en paix après la KSS?
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 17 Juin - 22:49

Oulalala... Elle n'était pas des plus diplomates là... Elle manquerait de briser le peu de communication qu'Edouard avait réussi à avoir avec la petite dragonne. Même si le vocabulaire était des plus simples, le reptile mourait de faim et montrait qu'il était prêt à se défendre si on cherchait à le piéger. En fait non, plus basiquement, il pourrait faire mal s'il ne mangeait pas...L'épicière manquait plus de lui faire peur en hurlant pour ses denrées qu'autre chose. Bon d'accord, c'était chère la nourriture, mais Edouard tenait à voir la bestiole de plus près. Il grinça des dents quand la jeune femme s'adressa au saurien nain... Oulala vraiment. Il essaya de calmer l'ardeur des deux femelles !

- On se calme hein. Mademoiselle, je vous paierais pour les oeufs et je vous aiderai à les nettoyer. Je vous paierai la nourriture de Kss, mais par pitié, ne lui faites pas peur. Si vous l'effrayez, je vous rappelle qu'elle peut voler et qu'elle pourrait vous causer encore plus de dégâts dans la boutique. Si c'est le cas, je ne pourrais rien faire pour l'en empêcher....

Il fallait bien jouer sur l'aspect de la marchandise menacée par un dragon nain en furie ou apeuré cherchant à fuir le plus rapidement possible.....

- Donnez moi quelque chose, comme de la viande et jevous paierai après, faites moi confiance, je connais un peu les dragons. La taille ne change pas ce qu'ils sont.

Il lui fit un clin d'oeil et essaya de calmer la tension.

- Kss va avoir de la viande. De la viande pour sa grande faim. Kss aura à manger puis Kss pourra partir. Partir sans être attrapée.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 21 Juin - 21:31



KSSS (Pygmée)

Ksss darda un regard furieux sur la femelle-bipède. Ksss était une dominante et ne laisserait pas une autre créature femelle, même dragonique, même bipède, s’adresser à elle sur ce ton. Déployant sa voilure en poussant un sifflement d’avertissement, elle fit mine de décoller , piétinant le rayon de ses pattes armées de serres, avant de balancer la tête d’avant en arrière comme le faisaient certains coqs pour impressionner les poules qu’ils courtisaient. Après un dernier rugissement de défi, la minuscule dragonnette replia ses ailes et s’écria :

"Ksss mange deutou, Ksss mange deutou, deutou !"

Sa mère ne l’avait pas élevée, mais Ksss avait vécu assez longtemps pour savoir que la vie était dure, et qu’elle devait accepter avec reconnaissance ce que le Providence lui offrait. Viande, œufs, fruits, insectes, biscuits, poissons, tout pouvait faire son bonheur. Elle avait faim, si faim ! Mais ses yeux gris brillèrent lorsque le mâle parla de viande. Toute excitée, la pygmée battit l’air avec l’éventail de sa queue, les naseaux palpitants, les pupilles de ses yeux réduites à deux simples fentes. Viande ! De la viande ! Peut-être même que les bipèdes la laisseraient manger de la viande cuite, juteuse, fondant dans le bec, plutôt que de la viande saignante. Ou de la viande saignante, plutôt des chairs âgées et grises, déjà bien abîmées par la décomposition. Peut-être même qu’ils lui donneraient assez de nourriture pour Grwo, aussi !

"Owi, viande, viande, viande ! Ksss aime la viande, aime la viande, la viande !"

Après une dernière hésitation, elle déploya ses ailes et sauta du rayon, pour planer jusqu’au comptoir. Quand elle se posa, elle était toujours sur le qui-vive, mais les yeux qu’elle leva sur le bipède mâle brillait de convoitise.

"Donner viande à Ksss, viande à Ksss, viande à Ksss !"
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mer 23 Juin - 22:53

Céder, se rendre?!Ce n'est pas ainsi qu'une Vaubert se conduisait. La lâcheté n'était pas un de ses défauts. Toutefois en y réfléchissant elle pourrait faire passer ça pour un acte de diplomatie , nécessaire et utile au bien commun: la paix.
Et tant qu'à faire, s'il y avait un moyen de stopper la bestiole dans ses ravages, autant le tenter. Marie France n'en menait pas large, de toute façon, devant quelques reptiles que ce soient!Les serpents, les lézards, les dragons, aucun n'aurait obtenu sa faveur, pas plus aujourd'hui qu'hier.



-Mais non voyons,Monsieur Broutignolles, vous n'allez pas me payer ce qui n'est pas de votre fait!Le principe dommage intérêt ne s'applique qu'à l'auteur du dommage, vous le savez aussi bien que moi.

Politesse et honnêteté,oui oui!La gamine, plus si enfant que ça, déjà majeure, se targuait de ces deux vertus.

-......l'aide au ménage par contre, là, je ne peux pas refuser, c'est trop beau!Surtout que les oeufs c'est bien gluant, une calamité! ajouta t elle, un petit sourire gêné sur le coin des lèvres.

Kss, c'était stupide comme nom. Un nom de dragon quoi!ça ressemblait à s'y méprendre au bruit qu'elle même faisait quand elle n'était pas d'accord avec quelqu'un d'autre,le bruit qui lui évitait de devoir rouler des yeux pour faire comprendre clairement son avis désapprobateur.D'ailleurs ce Kss lui arrachait déjà des tas de Tssssss.
La chose semblait alléchée par l'idée de la viande en tout cas!Ni une,ni deux, elle avait volé jusqu'à son précieux comptoir.
Il allait falloir agir, la bête semblait s'être calmée.La la,lala,la,la, lalala,la..le générique de Mission impossible aurait sûrement retenti dans la cervelle de l'épicière si elle avait eu la possibilité de voir ce film!
S'engouffrant en courant dans son arrière boutique, elle revint avec trois gros bouts de lards, encore pas trop mauvais. Sa tête d'enterrement en disait long sur le choc qu'elle éprouvait à l'idée de devoir se séparer de sa précieuse cargaison.
Elle déposa le tout aussi rapidement que possible devant Kss, en s'écartant brusquement sitôt fait!


-Voilà, mais c'est la seule et dernière fois que je sacrifie ma viande pour toi,petit..dragon.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 24 Juin - 22:37

Peter profitait d'un week-end particulièrement long en cette matinée du Vendredi 23 Mai 1941 puisque le collège avait décidé de faire le pont de l'ascension. Mesure pas vraiment approuvée par les profs les plus stricts mais particulièrement appréciée des élèves. C'était donc un peu avant 11 heures du matin que la mère de Peter lui demanda d'aller lui acheter des œufs pour le repas du midi. Elle lui confia la carte de rationnement et, çà tombait bien, les œufs étaient une des seules choses qui restaient en abondance parmi les tickets : On ne faisait pas souvent de gâteaux chez les Fischer.
Le jeune garçon mît donc sa tenue habituelle pour se rendre à la boulangerie. Chemisette blanche, bermuda gris embretellé, chaussettes montantes grises et chaussures noires. En fait, c'est ce qu'il mettait presque tout le temps et on pouvait même être amené à se demander s'il disposait d'une autre tenue. L'astuce était bien sûr qu'il possédait plusieurs changes de la même couleur, pas très coloré d'ailleurs comme style vestimentaire. Mais comme il le soulignait souvent, la seule tenue qu'il ait à la mode des années 40 était soigneusement entreposée dans son armoire pour les grandes occasions.
Quoi qu'il en soit, il s'était mit en route pour le quartier bourges non sans émettre une certaine moue de protestation. Il manquerait plus que des gamins de riches se foutent de lui à cause de sa tenue, peut-être passée de mode pour eux mais qui demeurait le standard à St Paul pour la plupart des jeunes garçons, faute de mieux. Cela ramena sur le tapis l'éternel débat de comment s'habiller auquel sa mère coupa court en lui disant que la solution était très simple et consistait à se passer de manger pendant un mois pour se payer des fringues "convenables" aux yeux des "exploiteurs du peuple". Néanmoins, tenant beaucoup à ce que son estomac soit rempli, Peter s'en était allé, contrarié, et toujours revêtu de cette tenue on ne peu plus populaire. Crise d'adolescence sans doute, Peter avait des complexes sur ses fringues et la semaine d'après ce serait tout un cinéma pour UN bouton au milieu du front caché sous sa touffe de cheveux, puis ce serait sur le goût de la soupe la semaine d'après etc...
Quoi qu'il en soit, il ne croisa pas de "bourges" et fût donc soulagé d'arriver à l'épicerie sans s'être fait moquer donc il poussa la porte de bonne humeur. Le pire dans tout çà c'était que jamais personne ne s'était moqué de lui pour çà! Dans le pire des cas, on l'ignorait, le pauvre. Sa mère l'avait compris depuis longtemps, yavait vraiment QUE lui pour faire des complexes là dessus.
Sur qui tomba-t-il dès qu'il entra, Monsieur Bourguignoles! Ça alors! Il fût surpris mais mis de meilleure humeur de faire cette rencontre.

- Ah! Bonjour monsieur Bourguignoles, comment allez-vous?
Pendant qu'il lui répondait, il tourna la tête vers le comptoir et qu'elle ne fût pas sa surprise en voyant une espèce d'énorme lézard jaune à la place de l'épicière. Il écarquilla grand les yeux.
- Was ist das?
Voyant ensuite arriver l'épicière, il lui dit bonjour tout en maintenant un regard méfiant et curieux à la fois sur la bestiole.


Dernière édition par Peter Fischer le Lun 1 Nov - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 28 Juin - 21:47

Edouard haussa un sourcil, ravalant un commentaire sur le fait qu'il pouvait payer. Mais visiblement, non puisque ce n'était pas de son fait. Mais il chercherait à discuter plus tard avec elle de cette affaire. Pour le moment. Mais au moins elle ne refusait pas le coup de main pour ramasser le blanc des oeufs, aussi gluant et collant comme pas possible?. Ah les femmes quand il s'agissait d'un truc peu ragoûtant.... Il sourit.

"Marché conclu"

Il croisa les doigts pour qu'elle n'effraie pas la bestiole. Marie-France partit ans l'arrière boutique pour aller prendre ce qu'il lui fallait et elle apporta trois morceaux de lard, qu'elle passa presque rapidement devant le petit saurien, comme par crainte de se faire mordre. La première et dernière fois, sans doute que le dragon passerait là... Sauf si c'était comme les chats, des opportunistes pour ce qui était de la nourriture. Kss reviendrait sans doute pour revenir dans un recoin où la nourriture abondait. Il ne voudrait pas que la pauvre épicière se retrouve dégarnie de sa nourriture.

"Si avec cela ce dragon ne se régale pas... Voila la viande Ksss, plein de viande, mais après, plus de viande. Fini nourriture ici. Kss en chercher ailleurs"

Il espérait réussir à se faire suffisamment comprendre pour que le saurien en miniature cherche ailleurs à sa prochaine fringale. Puis un client se présenta. Edouard crut que la dragonne allait s'envoler.

"Tiens Peter quel bon vent t'amène ici ? Tu vas bien ? Ah pour notre compagne écailleuse..."

Il sourit et attendit qu'il ait salué l'épicière.

"Marie-France, je vous présente Peter, un employé à la Poste. un bon garçon. Peter, je te présente Ksss. Ksss.... Peter est gentil, pas le mordre. "

Puis il tenta d'expliquer le peu qu'il savait d'une fois douce pour laisser le saurien nain manger son lard.

"Je ne sais pas. Je découvre tout comme toi et notre jeune épicière. C'est un dragon, mais c'est trop petit pour être un dragonnet. Une nouvelle espèce sans doute qui vient des tropiques, inconnue d'aujourd'Hui. C'est bon KSss ? "
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 29 Juin - 23:55



KSSS (Pygmée)

Ksss leva la tête lorsqu’un troisième bipède pénétra dans la boutique, tout en hérissant sa collerette de plumes. Ksss n’avait pas peur de ce nouveau-venu mais craignait qu’il attire l’attention des deux autres, qui oublieraient alors de la nourrir, ou tente de voler sa viande. Retroussant les babines sur une série de minuscules crocs pointus, elle comptait lui expliquer qui était le maître dans cette pièce, grâce à quelques mots bien choisis, lorsque la femelle revint avec de la viande. Ksss poussa aussitôt un cri enthousiaste et se jeta sur le lard, pour le dévorer à belles dents. Plaquant ses ailes contre ses flancs, pour empêcher son gros ventre de ballotter, elle attrapa la nourriture avec ses griffes puis planta les dents dedans, histoire d’en arracher un gros morceau, qu’elle avala presque sans mâcher.

"Sébon, sébon, sébon ! Ksss ém, ém, ém !"

Extatique, elle écoutait à peine ce que disait le bipède, mais lui jeta un regard choqué lorsqu’il mit « nourriture » et « chercher ailleurs » dans la même phrase. Il n’avait pas de nid, celui-là ! Ni de compagne malade ! Ni une couvée à venir ! Ksss prenait la nourriture où elle se trouvait, et si elle se trouvait dans cette pièce, elle n’irait pas chercher ailleurs, au risque de tomber sur une grosse bête pleine de dents ou sur un rapace. Les plumes plaquées contre son cou, elle siffla :

"Ksss doimangé, Ksss doimangé, Ksss doimangé ! Ksss et Grwo mor, mor, mor, si Ksss patrouvémangé, patrouvémangé, patrouvémangé !"


Craignant que les bipèdes changent d’avis à propos du lard, elle s’empressa de gober le second, avant de prendre le troisième entre ses griffes. Oscillant entre colère et désespoir, elle prit le plus petit des bipèdes à témoin :

"Sébon, sébon, sébon ! Mais si Ksss patrouvémangé, patrouvémangé, patrouvémangé, revnir ! Revnir ! Revnir ! Peter ? Peter ? Peter ? Ksss et Grwo mor, mor, mor, si patrouvémangé, patrouvémangé, patrouvémangé ! Bébés de Ksss mor, mor, morossi..."

Et sur la fin, sa tirade avait quelque chose de désespéré. Ils ne se rendaient pas compte, ils ne savaient pas dans quelle situation affreuse se trouvait Ksss !
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mer 30 Juin - 23:42

Sur ce, l'insupportable carillon placé à l'entrée de la boutique se fit entendre.Marie France était dans l'arrière boutique, elle entendit la voix de l'intrus, il venait de saluer l'aéropostier avec politesse.Une voix pas vraiment enfantine, une voix entre d'adolescent.Lorsqu'elle revint derrière son comptoir,elle put voir que c'était un garçon aux cheveux aussi blonds que le foin, avec une vraie tête d'allemand, qui venait de s'introduire dans son antre. Un garçon du cru pourtant malgré ses traits germaniques. Elle l'avait déduit de sa voix et du fait que les Allemands amenaient rarement leur famille sur place,sauf cas exceptionnels.
En réfléchissant bien, elle se rappela l'avoir croisé auparavant portant ses affaires de collégien sur le dos.
Approximativement le même âge que Tim, ils se connaissaient sans doute d'ailleurs!
Après tout, il n'y avait pas une ribambelle d'enfants à Montreuil même, ça se saurait.
Il lui adressa un salut de la tête et fixa la bête. Avec des yeux pas rassurés..il se tenait à distance. Enfin quelqu'un qui ressentait la même chose face au dragonnet!
Broutignolles le lui présenta:


-Enchantée Peter..je vois que vous aussi vous trouvez la Chose étrange. Enfin si vous voulez l'étudier à tout loisir je vous laisse faire!Si vous voulez emporter le spécimen, je vous adorerais littéralement!

Là c'était le moment où il la regarderait avec une lueur d'incompréhension dans le regard, lueur typiquement masculine , et où Kss la regarderait avec méchanceté. Sale bête!Et voilà que son premier client s'extasiait devant l'originalité du nuisible. Tropical?Si il y avait de ces choses dans les tropiques, pour sûr elle préférait rester dans son trou paumé de Montreuil.Quelle déception.Il continuait à parler à la répugnante bestiole mendiante.

-Mr Broutignolles, dites, je ne suis pas sûre que ce soit utile. Elle reviendra la vilaine, ça se voit. Mais c'est gentil d'essayer. Dites je crois que je vais finir par embaucher un garçon à la boutique histoire de ne pas avoir à être confrontée à cette canaille sur pattes!

Les aventures de la fantastique Marie France et du grotesque dragonnet, ça aurait pu bien sonner, sauf que Marie France était un peu peureuse dès qu'il s'agissait de bêtes à écailles, et que le dragonnet était menaçant à ses yeux.
En plus la Kss parlait un dialecte à moitié incompréhensible. Apparemment elle connaissait un gwo, si c'était un nom, et avait des bébés. C'était aussi disette chez les dragons?! Ce mot(non pas dragons quoique!) hérissait les poils (peu nombreux, bien évidemment, MF prend soin d'elle même)de la jeune épicière. Par solidarité elle ne pouvait laisser un saurien affamé pour cause de famine..bon peut être plus par moralité, surtout avec des bébés dragons..quoique se débarasser de ceux là serait un soulagement, quelques chieurs de moins sur la terre!
Que faire?


-Hum, écoute petit opportuniste, j'accepte de te donner du lard une fois par semaine, à condition que tu ne mettes pas les pieds ici le reste du temps?Compris!C'est ma dernière offre!Et si tu n'es pas d'accord, ne t'inquiètes pas, je trouverais un moyen de te chasser d'ici, vilaine bête.

Oui, elle devait paraître idiote à converser avec un mini dragon, la peur dans les yeux, en train de marchander comme un vendeur de souk, mais en matière de chantage, elle était devenue maître, c'était une manière comme une autre de survivre dans une famille comme la sienne, surtout avec un frère aussi insupportable que le sien.
N'attendant pas la réponse de Kss, elle se retourna vers le jeunôt qui se tenait là, les bras ballants toujours fasciné par l'affreuse chose.


-Dites, je suis désolée que vous ayez à assister à ça et à voir cette créature !

Le gamin ne bougeait pas d'un poil.Forcément, une bête inconnue en face de lui, ça devait le changer de ses cours, et Dieu sait que certains étaient ennuyeux à préférer jouer à compter les tâches d'encres sur la copie du voisin, Marie France avait fréquenté le collège du coin, elle pouvait bien le dire!

-Laissez moi deviner, vous aussi vous êtes un adorateur des écailles sur pattes?





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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 1 Juil - 21:53

Peter continua d'examiner très attentivement la bestioles tandis que l'épicière revenait de l'arrière boutique avec plein de lard. La vue de la viande déconnecta un peu Peter de la réalité pendant une seconde... Il n'était pas carnassier comme l'espèce de poule à écailles sur le comptoir mais quand même, l'homo sapiens aimait bien de la viande de temps en temps, surtout quand l'homo sapiens est pauvre et qu'il ne bouffe de la viande qu'une fois par semaine au maximum. C'est donc avec une certaine forme de jalousie qu'il regardait la bébête engloutir sa viande et un peu contrarié par l'épicière qui balançait comme çà de la viande pour nourrir le saurien, surtout en temps de guerre. Enfin, il comprenait qu'en même qu'elle fût impressionnée et/ou attendrie par la situation de la bestiole et qu'elle puisse lui donner à manger; néanmoins le regard mauvais que lançait la bête au postier qui lui disait de foutre le camps ailleurs incommoda Peter au plus haut point. Elle n'avait aucune excuse celle là! D'autant qu'en temps que bestiole douée d'intelligence, on pouvait quand même attendre une trace de gratitude chez elle! Toute inédite qu'était la situation, Peter lui aurait bien collé un énorme coup de pied au cul pour la peine.
Il détourna vite son regard de la bestiole pour se tourner vers Marie France. Lui même s'étonnait de voir la dame pour la première fois mais en même temps c'était bien la première fois qu'il foutait les pieds dans l'épicerie du quartier bourge. En fait avant la guerre, ce quartier avait toujours dégagé une certaine aura déroutante qui empêchait la plupart du temps les gamin des couches populaires comme Peter d'y mettre les pieds. Mais la guerre avait changé bien des choses et notamment la situation de Monsieur Jean, épicier de St Paul qui était régulièrement en pénurie de nourriture. Comme on dit, la faim attire le loup dehors, dans ce cas contraire c'était surtout le prolétariat que la faim faisait sortir de son antre. Quoi qu'il en soit, il mît de côtés tous ses préjugés de communiste sur les bourges et adressa un sourire sincère à Marie France, après tout Mr Bourguignoles était un bourge lui aussi et çà ne l'empêchait pas d'être quelqu'un de très sympa, laisser les gens sur des préjugés, il laissait çà aux nazis capables de dire qu'un enfant nommé David était un ennemi du peuple Allemand simplement parce qu'il refusait de porter la discriminatoire étoile jaune...

- Enchanté de faire votre connaissance Mademoiselle.
Son attention fût à nouveau détournée en direction de la bestiole qui s'envolait du comptoir, l'interpellant personnellement. Son discours était très touchant, mais elle l'avait faite à la mauvaise personne car même si Peter y fût réceptif, il était tout simplement incapable de répondre matériellement à sa demande, aussi répondît-il en toute honnêteté.
- Bah... Je voudrais bien t'aider mais... On mange jamais de viande à la maison, juste assez pour nous permettre de vivre moi et ma mère.
Et Wolf.... J'l'avais oublié celui là, c'est vrai qu'il prend sa part en abats l'animal... Mais... mais la voilà la solution!!
Peter venait de faire la découverte du siècle, si la bête voulait vraiment manger à tout prix, elle pouvait bien prendre un peu de pâtée dans la gamelle du chien! Étant donné qu'il était le seul à manger à sa faim à la maison, un peu de diète ne lui ferait pas de mal!!! C'était réjouit qu'il allait annoncer cette idée à Ksss quand Marie France le coupa.
Peter ne pût retenir un hoquet de stupeur en voyant qu'elle lui proposait du lard de manière hebdomadaire... Donc çà lui suffisait pas?!! Décidément les bourges ne devaient vraiment pas sentir passer la guerre! Quand il pensait qu'il y avait des familles à St Paul encore moins fournies que les Fischer qui étaient déjà dans un état de précarité alimentaire léger certes, mais néanmoins pas négligeable. Depuis 1940, il avait déjà perdu 4 kg, d'ici un mois, il arriverait sans doute à entrevoir le bas de ses côtes et elle, elle filait à bouffer à un saurien!!!
Peter réussit néanmoins à se calmer intérieurement en pensant que sa mère et lui gardaient un berger allemand malgré toutes leurs difficultés. Certes, Wolf bouffait en plus grande quantité que le couple de dragonnets mais il avait pas du lard lui! C'était de la nourriture pour humain! En aucun cas pour un animal et surtout par un temps de guerre et de disette. Peter ne pût donc pas cacher une grimace de déplaisir qu'il effaça aussitôt que Marie-France s'adressa à lui.

- Bah... Comme tous les garçon de mon âge avec les dragons en fait...
Dit-il en adressant un regard interrogatif au dragonnet, comme s'il vérifiait que c'en était bien un, de dragon.
- Vous auriez dût me voir la première fois que Mr Bourguignoles m'a raconté ses périples à dos de dragon, je devais avoir une belle tête d'envouté.
Dit-il en laissant aller un petit rire en se tournant vers le postier.
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 5 Juil - 13:26

C'est vrai qu'il n'était pas bien costaud, les joues moins roses que celle de son frère Jean, en moins bonne santé. Il ne bénéficiait pas des stocks personnels du père Vaubert, ce qui jouait beaucoup.
Une vraie brindille, ça faisait peine à voir. Enfin, il était juste un peu maigrelet, rien de vraiment alarmant.
Tout de même!Marie France étant une gourmande elle n'imaginait même pas comment elle survivrait sans sa ration de sucre quotidienne.
Elle ne pouvait pas lui proposer de la nourriture gratuite, l'épicier ne croulait pas non plus sur l'or.
Mais bon, elle avait quelques réserves personnelles de sucreries en tout genre.
A bien y réfléchir maintenant, il devait trouver révoltant de la voir donner de la viande à la bête. En même temps si elle avait pu éviter elle l'aurait fait, elle prit le temps de se justifier.


-Euh, tu sais, le lard que je lui sers, est avarié, je le récupère chez le boucher pour mon chat ,donc je ne suis pas sûre que tu rêverais d'en manger..Néanmoins si l'envie te prend d'une sucrerie, je pourrais t'en refiler de mes propres réserves.
Après tout il n'est pas juste que je sois seule à gâter mes dents.


Elle eut la confirmation de sa thérie homme + dragon= grande histoire d'amour.
Franchement elle ne comprenait pas pourquoi. Cela lui passait au dessus de la tête. Un chien elle saisissait, mais une bête même pas douce au toucher avec une allure dangereuse...

-Oui et bien fais moi confiance, celui là, tu ne devrais même pas t'y intéresser.Je vois que tu es de mèche avec notre brave aéropostier, toi aussi tu fais partie de la Ligue Pour La Protection des Dragons?
Me voilà seule face à l'ennemie!Comme quoi tu vois, cette folie dure à tout âge!Je me demande même si un homme prise plus son dragon que sa femme.


Il était vêtu correctement mais MF sentait bien qu'il n'était pas dans son univers. D'ailleurs il ne devait venir dans le quartier que pour sa scolarité . Elle ne l'avait jamais vu trainer dans les rues alentours en dehors du temps scolaire.

-Dis moi Peter Fischer, tu es en quelle classe? Tu pourrais connaitre mon frère, quoiqu'il soit un peu plus âgé que toi, de toute évidence.

PS:Désolée du retard, et de la brièveté du Post, mais j'avais peu d'inspiration!! :28:

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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 12 Juil - 21:04

Edouard écoutait la conversation entre l'épicière et Peter, tout en contemplant la voracité du dragon nain. Seigneur, quelle fringale cette petite chose ! Elle redoutait tellement de voir partir le lard dans la mains des humains qu'elle gobait littéralement le morceau de lard entier, et puis l'autre et déjà elle s'attaquait au troisième. Eh ben... Heureusement que les dragons en proportion ne mangeaient pas autant. Où avait-elle la place de mettre tout cela dans son estomac ? Par contre la jeune femme ne semblait guère enthousiasme au fait qu'il cherchait à marchander avec le petit reptile pour qu'il ne repasse plus ici. Sauf bien entendu quand on promettait de la nourriture une fois par semaine. Là si elle voulait s'en débarrasser, c'était rapé. Il manqua d'en glousser. La pauvre, elle qui semblait ne pas aimer ses animaux là, elle allait être servie.

Par contre, il manqua de rougir devant les remarques de la jeune femme.

"Mais mais non ! Peter est un passionné, je ne l'ai point endoctriné ! Par contre, je crois comprendre que cette petite chose a faim parce qu'elle attend une couvée et qu'elle a un compagnon. En tout cas, on dirait qu'elle a eu le béguin pour toi mon garçon, elle te parle mieux àtoi qu'à moi. Elle doit sentir que tu es plus apte à la rassurer que moi. La jeunesse sans doute, où alors que tu es moins grand que nous et donc moins impressionnant. "

Une couvée.... un couple ! Ces dragons en miniature étaient en train de se reproduire dans la ville. Voila autre chose, mais qui était si excistant !

"Elle attends des petits... Vous êtes toujours d'avis de la voir passer une fois par semaine ? Je ne crois pas que vous serez ravie par la suite de voir le nombre de dragons nains passer de un à plusieurs... et surtout que je ne sais rien d'eux...donc s'ils se reproduisent aussi vite que des rats, vous allez pouvoir ouvrir une animalerie."

La pauvre allait être sur les nerfs. Vite une solution

"Mon fulgur laisse souvent ses carcasses à moitié dévorées. Je pourrai participer à l'effort de guerre pour ce qui est de l'apport en nourriture. Tout le monde sera gagnant, le temps de trouver une solution potable. Peter mon garçon, si je te prépare cette viande comme il faut, tu pourrais l'apporter ici une fois par semaine ? Je crois que cette petite dragonne a une certaine attirance pour toi ? Qu'en pensez-vous mademoiselle Vaubert ? "
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Ven 16 Juil - 15:44

Même si donner de la viande à cet espèce de reptile mal poli lui passait au dessus de la tête, Peter devait tout de même admettre que la vitesse à laquelle il engloutissait une tranche de lard longue comme sa main était un spectacle à la fois amusant et réjouissant, au moins yen avait des qui subissaient moins la pénurie que d'autres... Il ria poliment à la remarque de Edouard sur le caractère "impressionnant" des humains.
- Vous savez, vu comme elle vous à montré ce qui lui sert de dents, je crois pas que l'adjectif "impressionnant" convienne vraiment pour vous qualifier à ses yeux.
Par la suite, il déclina poliment l'offre de Marie-France. Lui refiler des bonbons, et puis quoi encore? Il ne tenait pas à la charité bourgeoise et ne le prenait pas mal uniquement par ce qu'il savait que c'était une tentative sans doute inconsciente de se faire pardonner sa bévue. Au moins elle avait compris qu'elle avait quelque peu gaffé c'était l'essentiel, et puis après tout ils n'ont pas les mêmes valeurs, c'est pas fait exprès, et même si cette arrière pensée laissait un goût fade à Peter, ça l'aidait à ne plus se fixer dessus puisqu'au bout d'un moment, s'il faisait une fixette sur un morceau de lard, il ne se ferait pas beaucoup d'amis, et si il y à une chose que Peter détestait encore plus que le gaspillage, s'était d'être mal apprécié et de mal apprécier les personnes. Au final donc, après une courte réflexion il décida d'enterrer l'affaire.
Par la suite, il reprît sur un ton taquin.

- Vous dites des garçons mais qui, homme ou femme, n'a pas un jour rêvé en étant petit de chevaucher uns de ces destriers du ciel?
Métaphore poétique, qui rajouta un peu d'humour à la tirade déjà très théâtrale voire caricaturale de Peter. Elle lui demanda ensuite si il connaissait son frère, il eût du mal à ne pas avoir un sourire de moquerie mais il le retînt, toute bourgeoise qu'elle était, elle avait l'air d'être une brave dame et ne méritait sûrement pas qu'on se moque d'elle ou de sa naïveté.
- Je pense pas. Je suis en quatrième mais au collège de St Paul.
Le collège pour les pauvres.
Faillit-il ajouter. Il fallait vraiment qu'il chasse de son esprit cette animosité qu'il avait toujours éprouvé envers les bourgeois, c'était communiste çà! Et Peter n'aimait guère plus les communistes totalitaires que les nazis, d'autant que s'il faisait vraiment le lycée et ces études de Mathématiques que lui avaient suggéré ses profs, il rejoindrait assez tôt cette caste.
Il écouta ensuite très attentivement la suggestion du vieux postier, en voilà une idée qu'elle était bonne! Une viande impropre à la consommation humaine et qui ne manquerait à personne puis qu'il pensait bien que le vieux fulgur n'en était pas à 500gr près de sa portion de viande journa... Non, hebdomadaire en plus! Il afficha donc un sourire aux deux adultes.

- Moi à me va! A condition qu'elle soit bien emballée, je veux pas attirer les mouches!
Dit-il avec un rire franc

hrp : dsl, j'attendais l'admin, j'avais pas tilté que c'était à moi. :16:
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 20 Juil - 21:42

Qui n'a pas rêvé d'une course dans les airs sur une chose puissante mais pleine d'écaille?!ça avait beau être grisant, Marie France eut envie de répondre:Moi!Mais se doutant qu'elle rencontrerait l'incompréhension des males qui occupaient la place, c'est à dire sa boutique, elle préféra laisser la monosyllabe mourir sur ses lèvres. Les laisser fantasmer sur leur bêtes ailées.
Le gamin était à St Paul.ahh. Oui , il y avait peu de chances qu'il ait pu rencontrer Vaubert fils..il ne s'aventurait pas dans le bastion communiste de la ville. En même temps il était de toute façon trop âgé.


-St Paul?!Quand bien même tu serais au collège du quartier, tu ne connaitrais pas forcément mon frère, il a maintenant 17 ans et fréquente donc les classes supérieures. Mais bon, on ne sait jamais!Un vrai gredin, pas plus mal que tu ne l'aies jamais vu!!

Edouard lui fit remarquer que la dragonne ne risquait pas de s'en aller et viendrait sans doute de plus en plus fréquemment, une vraie squatteuse en fait!Zut, Zut, Zut, crotte, merde....Que faire?!

-Je me passerais d'une animalerie..personne ne voudrait adopter un de ces ridicules dragons voleurs!
Je ferais rapidement déficit et franchement, aucune envie de m'occuper de ça!


Heureusement l'honnête homme avait une solution..Elle finirait par l'appeler son Einstein!Il était fantastique, la sauver de cette horrible impasse qui lui laissait miroiter plus de choses volantes qu'elle n'en avait jamais voulu!Lui sauter au cou, oui , pour le coup, elle l'aurait fait!

-Vous savez, Mr Broutignolles, je finirais presque par l'aimer votre Fulgur!Laisser des carcasses en plan, quelle gentille bête!Je lui décernerais le prix de Dragon de l'année!J'en pense que vous êtes mon chevalier sur son destrier blanc pour le coup!Merci, oh oui merci!!!

Ces minis dragons c'était pire que les Fritz!!Vous imaginez, une occupation de la france par les sauriens nains?!Ce serait l'apocalypse!On courrait à la crise cardiaque toutes les demies heures!Et le blondinet acceptait de faire le livreur?!Ahhh là elle l'adorait!!

-Merci à toi aussi!!Je pense que vous allez avoir une rémunération tous les deux!Bien méritée en plus !En tant que fournisseur de viande, et livreur! Qu'est ce que vous en dites?

OUI JE SUIS EN RETARD!!!Mille pardons!!!J'avais pas l'envie de répondre avant!!!Mea Culpa!Je vais me flageller 50 fois :) ^^
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mer 28 Juil - 17:58

(Vous auriez pu m'attendre... J'avais prévenu que j'étais en vacances et que je n'avais pas beaucoup de temps pour poster)



KSSS (Pygmée)

Ksss ne comprenait pas tout ce que disaient les bipèdes mais se sentait de plus en plus nerveuse. Ses griffes s'enfonçait dans le lard tandis que ses petits yeux dorés balayaient la pièce, sautant d'Edouard à Marie-France et de Marie-France à Peter, avant de revenir sur Edouard. Elle comprenait qu'on tentait de la priver de cette source providentielle de nourriture et comprenait aussi qu'elle ne s'en sortirait pas si on ne laissait pas revenir. Nourrir Grwo et tous les petits qu'elle pondrait avec les pauvres déchets qu'elle trouvait dans les poubelles, lorsque les chats ne la chassaient pas, ne marcherait qu'un temps. Et après ? Ils mourraient tous. Ksss hérissa sa collerette de plumes lorsque la propriétaire des lieux s'adressa à elle. Elle ne saisissait pas le concept de "semène" (est-ce que c'était comestible ?) mais elle roucoula à l'idée d'avoir à nouveau du lard.

Peut-être que Ksss s'était trompée sur le compte des bipèdes. Ils avaient l'air serviables en fin de compte. Ksss se jura de chasser les souris de la femelle bipède une fois ses oeufs pondus. C'était une source de nourriture comme une autre et les bipèdes ne semblaient pas du tout apprécier les petits rongeurs dodus, en particulier les femelles, qui poussaient des cris stridents en les voyant. Enchantée, la pygmée déploya ses ailes et battit l'air deux ou trois fois en couinant.

"Ksss veu ! Ksss veu ! Ksss veu ! Ksss émlelar, émlelar, émlelar !"

Ils continuaient à parler de nourriture mais Ksss ne les écoutait plus, trop occupée à saliver. Elle se pencha pour mordiller le bout de lard avant de repenser à Grwo, qui l'attendait. Ksss profita donc d'une pause dans la conversation pour s'envoler avec son lard en commentant :

"Ksss revienbiento, biento, biento !"

Puis s'enfuit par une fenêtre ouverte.

[HJ - Fini pour moi mais l'un de vous peut adopter Ksss pour de futurs topics]
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Lun 2 Aoû - 22:03

[oups.... dsl ^^" Milles excuses Kal ^^"]
[EDIT de Steph : C'était moi x_x]

Les choses semblaient s'arranger pour tout le monde. Et devant la joie de la jeune épicière, le vieil homme entendit qu'elle écorchait un peu son nom. Bah, ce n'était pas trop grave. Il préférait plus cette version là que celle qu'on lui donnait quand il était plus jeune... Et même aujourd'hui. Satanés de garnements mal éduqués ! Bon bref. Pour elle, ce n'était pas trop grave et il n'allait pas ressaisir la petite erreur alors que Marie-France débordait de joie d'avoir une solution pour son problème de possible invasion. Qui sait, cela suffirait le temps que la petite saurienne fasse sa ponte et s'occupe à chasser autre part... En même temps, il commençait à nourrir un petit projet. Peut-être qu'il pourrait en capturer un et essayer de le domestiquer un peu... Un dragon de cette taille, avec la petite intelligence que cela avait, pourrait peut-être servir de courriers-porteurs... Genre amener une commande urgente dans Montreuil à une personne précise où à un lieu précis... Ou alors transmettre un court message si cela savait causer suffisamment. Ce serait à voir. Mais avant. Il devait préparer la suggestion acceptée avec grand bonheur par l'épicière : amener les carcasses.

Peter se proposa d'emblée. Quel garçon si serviable. Une perle rare ! Même la jeune femme voulait contribuer à cet effort. Edouard manqua de rougir.

"Mais non mais non... C'est pour vous dépanner. Vous ne me devrez rien. Au contraire, je n'aurai pas à les mener là où je les mène pour les enterrer. Un gain de temps. C'est ma femme qui va être content. Peter, merci d'avance de ton aide. Là aussi, il faudrait moi que je te rémunère alors pour ce service. Je ne souhaiterai pas que tes efforts soient vains mon garçon."

Puis le dragon nain partit par la fenêtre, le ventre bien rempli et en sifflant qu'il allait revenir.

"Et un client de plus M'demoiselle. Je pense que vous allez avoir des curieux dans quelques jours s'ils apprennent que vous avez un dragon nain dans le coin de votre boutique..."
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Sam 4 Sep - 13:46

Peter regarda partir le petit dragon en haussant les sourcils. Qu'elle curieuse bestiole qui ne semblait pas spécialement très câline et pourtant attendrissante avec son expression orale chaotique et simpliste. Elle semblait d'ailleurs n'avoir compris que ce qu'elle voulait comprendre puisque le concept de semaine avait l'air de lui échapper alors qu'elle picorait frénétiquement sur son morceau de lard.
Après le départ de cette bestiole, Peter réprima un petit hoquet à la tirade de Mari-France à propos de son frère, il trouvait extrêmement maladroit de sa part de parler de "garnement" d'un type qui commençait les études sup' alors que lui qui tournait à 15 sur 20 de moyenne générale devrait partir à la chaîne dès la fin de l'année scolaire prochaine pour subvenir aux besoins de sa famille déjà très réduite, malgré les recommandations de ses profs pour ces fameuses études de mathématiques qui l'auraient bien tenté dans une autre vie, une vie plus riche... Une petite grimace suivît tandis qu'il plissait les yeux pendant qu'elle parlait de déficit. Être pauvre, en voilà une idée! Et comment croyait-elle qu'ils vivaient lui et sa mère. C'était vraiment un autre monde qu'il avait face à lui et même s'il était très loin d'être un communiste convaincu, il avait du mal à supporter ce genre de personne quand bien même, il le savait, elle ne disait pas çà volontairement pour le rabaisser. Ce qui l'énervait n'était pas specialement que cette caste existe mais qu'elle ne se rende pas compte de son bonheur, pour eux tout était acquis et ils ne semblaient pas imaginer une seconde qu'il leur suffisait de faire 300 mètres à pied pour se rendre compte que la vie n'était pas si rose pour tout le monde, que la naissance était hasardeuse et certainement pas au mérite. Du coup, entendant que c'était un "gredin", Peter n'était pas sûr de vouloir connaître le jeune frère de Marie-France...


Peter chassa ensuite les ondes négatives de son esprit et s'efforça de reprendre une tronche plus avenante. D'ailleurs, à penser à autre chose, les grands esprits se rencontrent puisqu'il eu la même idée qu'Édouard d'utiliser les dragons pour porter les colis urgents dans Montreuil. Il eût cette idée quand Édouard lu parlait de faire le coursier.
- On pourrait lui proposer de bosser à elle? On lui dit d'emmener un colis à tel endroit en échange d'un bout de lard. On appellerait çà UPS : urgent porteur saurien.
Et rit un peu de sa trouvaille. Quoi qu'il en soit, la perspective d'une récompense motiva Peter plus encore que ne l'avait motivé la perspective de rendre service et faire plaisir aux gens. Intéressé? Difficile de ne pas l'être en même temps quand on connaissait la situation financière des Fischer. Il ne dit rien se contentant d'un sourire gracieux à Marie-France et Édouard. Néanmoins, il s'adressa à Edouard avec une grimace.
- Mais heu... Vous pourrez bien l'emballer? Que je sente pas la charogne dans la rue?
Puisque sur le moment il n'avait pas pensé à çà mais c'était encore sa mère qui allait être contente si ses fringues s'imprégnaient d'une odeur de viande putride. Déjà qu'il n'en avait pas beaucoup et qu'elle n'allait au lavoir qu'une fois tous les 15 jours...

hrp : suis désolé!! :3: g total forget ce post...
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Mar 21 Sep - 12:20

Enfin!L'infâme bestiole était repartie après avoir bien profité de la générosité craintive de MF.Déjà ça de gagné!Elle aurait pu décidé d'installer son QG dans la boutique avec toute sa petite famille. Quel cauchemar ç'aurait été! Le drame avait été évité de peu.Round 1: MF 1, saurien nain et chiant:1

-J'insiste Monsieur!C'est un service immense que vous me rendrez là, et je ne voudrais pas paraitre ingrate!Je vous forcerais à accepter si il le faut!Quant à ce jeune garçon, je le rémunérerai moi même, après tout de nous deux, c'est vous qui me faites une fleur et pas l'inverse!

Radine n'était pas un adjectif qui aurait pu qualifier Marie France, peut être raisonnable à certains moments, elle veillait à ne pas dépenser l'argent par les fenêtres, mais en temps de guerre, quoi de plus normal. Donner de l'argent pour des raisons bien déterminés ne la mettrait pas sur la paille, loin de là. Il faudrait un cataclysme ou une razzia allemande pour que cela se produise un jour!On ne vivotait pas chez les Vaubert, on vivait bien, et si la jeune femme avait souvent dénigré le fait que son père soit épicier et les fasse participer à la vie de la boutique familiale, elle ne s'en plaignait plus à présent, mesurant clairement sa chance. Il n'en restait pas moins que sans s'en rendre compte elle était plus que maladroite lorsqu'elle parlait ainsi devant le blondinet qui n'avait pas les mêmes moyens.

Petite remarque quant au futur retour du dragon:


-Croyez bien que je m'en passerais de ce client, il prend mais n'apporte rien.

Le cadet de la jeune fille-en âge cela s'entend, aucun lien du sang ne les liant- s'écria que les dragons pourraient être les livreurs de demain .Utopique le gamin, ces bêtes là ne valaient rien, rien que des parasites vivants aux crochets de la société. Mais laissons le rêver.

-Et bien je propose que tu ailles leur proposer l'idée, mais ne t'étonnes pas si ils te regardent avec de grands yeux ronds!Pour la viande je pense que Monsieur Bourguignolles n'est pas assez cruel pour te laisser empester la charogne, si besoin il y a , je lui fournirais des sacs pour lui permettre de réemballer tout. Mais au fait, je crois que je ne t'ai même pas demandé ce que tu venais chercher, désolée, je suis vraiment impardonnable pour le coup!
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Jeu 23 Sep - 21:38

Edouard était vraiment heureux de connaître ce garçon. Il avait la même passion pour les dragons et surtout, il voyait le bn côté pratique de ces petits sauriens chapardeurs. Il suffirait de dresser un peu leur caractère teigneux et une fois une expérience de transport de courrier réussi ; car il croyait à la capacité de ces animaux là. Et il se permit un petit gloussement au fait que l'épicière ne croyait guère à cette idée là.

"Beuh... Mais après tout, le camp de base pourrait être ici non ? Ils connaitraient déjà un point de départ et surtout, vous pourriez étendre votre commerce à un bureau de poste pour transport volant de lettres et de petits paquets. Rien que pour vous..."

Il sentait la chute venir.

"Je plaisante hein... Mais avouez qui si cela fonctionne, ce serait très efficace. Les dragons ne sont pas bêtes. Même cette Ksss a su comprendre ce que vous lui disiez. Si on reste clair dans son énoncé, un dragon peut comprendre ce qu'on attend de lui. Alors pourquoi pas prendre des lettres pour les mener à une autre personne ? Une fois qu'elle connait cette personne, cela va de soi. Pour un peu de nourriture, ces nains écailleux seraient prêts à toi. A cogiter je pense..."

Puis il manqua de se mordre un peu la langue.

"Mais bien sûr que je fournirai ce qu'il faut pour Peter. Je ne tiens pas ce qu'on le prenne pour un vagabond qui fouille les poubelles. "
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   Ven 24 Sep - 23:48

Peter ria de bon cœur à propos de la blague d'Edouard. Le camp de base des dragons dans l'épicerie Vaubert! Quelle bonne blague surtout quand on regardait de plus près la tronche de Marie-France. Il se pensa néanmoins obligé de la rassurer.
- Mais non! On plaisante bien sûr!
Elle parla ensuite de rémunération, Peter n'était pas contre l'idée. Même s'il était pas encore crève la faim au point de ne rien pouvoir faire contre récompense, il préférait la laisser dire comme çà au moins l'idée ne venait pas de lui, on ne mord pas la main qui vous nourrit même si Peter avait la désagréable sensation qu'on lui faisait la charité.
D'ailleurs en parlant de sous-entendu et de maladresses, il ne rêvait pas là? Bouguignoles venait vraiment de dire qu'il ne lui manquait que l'odeur pour qu'on le prenne pour un vagabond fouilleur de poubelles? Non ! non non non... Peter secoua sa tête pour chasser cette idée,
Faut que j'me calme moi, tout ce qu'on me dit n'est pas tout des sous-entendus...
Non, il avait sans doute dit çà en toute bonne foi et même s'il avait eût des vêtements de bourge, il aurait eût droit à cette plaisanterie non?
La dame s'intéressa ensuite à lui à nouveau, Peter sortît donc de ses pensées.

- Heu j'suis venu ici pour des œufs en fait... Si vous en avez douze je veux bien mais sinon j'en prendrais que 6, s'il vous plaît.
Des bons œufs de poule... Ça faisait presque un bon mois que Peter n'avait pas eût assez d'œufs pour faire autre chose qu'une omelette. Là sa mère voulait faire un gâteau, c'était prodigieux! Il s'en régalait d'avance tandis qu'il sortait ses tickets de rationnement...
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MessageSujet: Re: 23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.   

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23/05/41: Un après midi comme les autres dans l'épicerie Vaubert.

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