(25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.


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(25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.

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MessageSujet: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Dim 16 Mai - 21:54

Dans ce quartier qui ne dormait jamais, une jeune femme marchait seule. Résistante devant l'opression nazie, Louise Desfontaine boycottait l'Occupation à sa manière. Ce n'était pas grand chose, mais elle rendait service à une famille juive cachée quelque part dans Montreuil, et elle soignait les blessures de résistants qui combattaient directement l'ennemi. Elle n'aimait pas vraiment se servir de son arme, mais elle était prête à le faire, quand les circonstances l'y obligeaient. Elle était cachée en permanence sous sa blouse d'infirmière quand elle sortait effectuer ses missions.

Ce quartier n'inspirait pas confiance, et pour cause, la dernière fois qu'elle avait faillit être confrontée à la Gestapo, son grand amour, cela s'était passé ici. Un officier allemand avait eu plus d'un doute lorsqu'il avait surpris la jeune infirmière transporter une étrange malette. Il avait bien vu qu'elle était trop lourde pour ne contenir que des compresses, et pour cause, elle y cachait des armes qu'elle devait remettre à d'autres résistants. Ce n'était pas un officier comme les autres, car n'importe qui aurait pu avertir les autorités allemandes. Lui, il l'avait protégée par son silence. Lui, il était contre la misère que son propre peuple répandait autour de lui, même s'il n'approuvait pas totalement les résistants.

Après tout,cette foutue guerre n'était qu'une question de point de vue. Si les français avaient débarqué et réduit le peuple allemand au simple rang d'occupé, ils auraient réagit de la même manière. Les mouvements de résistance, ce n'était pas une nouveauté dans l'Histoire...

Des bruits de pas résonnèrent derrière elle. Lorsqu'elle se retourna, elle ne fut qu'à moitié surprise de découvrir l'officier de la dernière fois, le Leutnant Hessler.

-Ah, c'est vous Leutnant ! Comment va votre poignet ?
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Lun 17 Mai - 0:21

Qu'est-ce qu'il l'avait poussé à aller se balader dans ce quartier là une fois encore... Histoire de pas voir ses collègues sans doute et pour éviter les recoins fréquentés pour ne pas avoir à tomber sur Von Warlau. Celui-là alors... Non pourquoi se baladait-il ici ? Tout simplement que dans ce quartier, il serait sûr de trouver des cigarettes qui n'étaient pas à des prix exorbitants. Même si elles venaient de la contrebande. Hessler fermait les yeux là-desus, au grand bonheur du bar qui les vendait... Il était un bon client. Et au nombre de fois qu'il avait pensé cesser de fumer. Il n'arrivait pas à prendre cette résolution là. Non pas manque d'argent, il ne faisait pas d'extra à côté, mais il n'avait rien d'autre pour se détendre... Il avait l'impression de marcher sur des oeufs ses derniers temps. Outre de s'être presque le chou pour pas grand chose avec le second de l'escadrille ; rien que cela....

Et maintenant, il marchait dans les rues de ce quartier, sans crainte de se faire avoir par un haineux des Nazis. Dans un sens, s'il se baladait seul, soit c'était un fou, soit il savait tirer. De toute manière, mieux fallait pas s'en prendre à un Flieger, au risque de voir débouler les militaires pour clore le quartier et emprisonner tout le monde. Cela serait du plus mauvais effet pour ceux qui cherchaient à s'y cacher. Car bien sûr, qui n'en doutait pas au vue de la réputation de ce quartier... Tout le monde savait, mais on attendait le pas de travers pour lancer les offensives... Rien que cela, pour une belle effusion de sang et avoir la joie d'avoir arrêté des gens pour servir d'exemple. Mais pour le moment, tout était tranquille. De plus Hessler ne se baladait pas sans son arme. Son lüger était toujours armé et sous son manteau, rapide à prendre en main pour d'un doigt rabattre la sécurité et faire feu...

Un peu las, il regardait un peu le sol, avant de relever inconsciemment la tête et de voir une silhouette familière : Louise Desfontaines. Qu'est-ce qu'elle fichait là...

Sans en démordre, il se mit à la suivre. Il fallut peu de temps pour qu'elle se retourne. Il lui adressa un pâle sourire pour s'excuser du petit sursaut qu'elle avait eu.

"Mon poignet va bien, Fraülein... Il n'en restera qu'une cicatrice, qui nen sera une parmi tant d'autres"

Il regarda autour de lui. Il n'y avait personne dans les environs. Il ne manquerait plus que de nouveaux arrivent tiens, ce serait bien sa veine.

"Vous ne devriez pas être là....Vous savez ce que vous risquez..."

Pour la convaincre, il se permit de la prendre par les épaules. Là c'était sérieux. Et d'ailleurs pourquoi il agissait de la sorte. Il ne le savait pas vraiment lui-même.

"Je ne doute pas que vous ayiez des gens qui nécessitent de soins, mais n'est-il pas dangereux d'apparaître trop souvent ici ? Nous en avions discuter la dernière fois. Peut-être que vous devriez vous faire oubli ici un temps, pour que les soupçons que vous savez existants ne vous retombent pas dessus. Vous travaillez à Sarnand, mais cette couverture ne suffira plus longtemps si vous passez encore ici. Je ne doute pas que les dirigeants de Sarnand en savent longs à votre sujet. "

Peter savait qu'il parlerait dans le vide. L'infirmière était prête à se battre. Elle lui avait déjà quand il lui avait épargné une dénonciation, préférant garder en effet le silence sur ses besognes d'ombre.
Vu de loin, on pourrait guère que l'officier s'en prenait à la jeune infirmière. de quoi voir rouge pour certaines autres personnes qui la connaissait...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Lun 17 Mai - 11:46

Jochen n'arrivait plus à dormir. Il n'était pas complètement réveillé, mais ne dormait pas. Il se tournait et se retournait dans le lit sans parvenir à trouver la quiétude qui lui permettrait de sombrer derechef dans les bras de Morphée. Qu'était-ce donc ? Les draps ? La chaleur ? Le jeune allemand la supportait difficilement passé les 20 degrés, mais la température ici était plutôt clémente. Dans un demi sommeil, il tendit la main à sa gauche, elle ne rencontra que le vide... Il rouvrit les yeux et se redressa, les draps glissèrent sur son torse nu. Où était-elle?

Cela faisait un petit peu plus d'un mois que Jochen sortait avec la jolie française, il avait décidé de fêter ça gentiment, avec la complicité d'Antoine. Le jeune allemand y avait été de sa poche, mais la paye n'était pas si mauvaise, et il avait toujours une somme assez sympathique versée tout les mois sur son compte, les intérêts d'un autre compte contenant l'héritage de son père que Jochen s'interdisait de toucher. Tout ceci avait été assez bien réussi, le barman avait concocté un succulent repas digne de Gargantua, le géant ripailleur de la littérature française, arrosé d'un excellent vin que Jochen avait acheté sur ses conseils éclairés. Le jeune allemand avait bien comprit que les restes du repas , assez importants, était à destination des résistants qui dinaient dans une salle en bas, le Français lui en avait touché un mot. Pour le tester ou parcequ'il avait confiance, Jochen l'ignorait, mais il l'avait interrompu au milieu de son aveux, moins il en savait, mieux c'était pour tout le monde. Le barman ne surement pas prié de dire aux résistants qu'ils se nourrissaient aux frais d'un jeune occupant, ce qui leur ferait sûrement plaisir, mais quelle tête auraient-ils tiré s'il avaient su que le jeune allemand en question savait pertinemment qu'il nourrissait des résistants ?

Toujours est-il qu'ils s'étaient retrouvés chez Louise pour leur rendez-vous en cachette. Jochen étant encore en rééducation pour sa main ne pouvait évidemment pas voler et se retrouvait donc en "congé maladie" bien heureux de ne pas être assujetti aux obligations militaires pendant ce temps là. Évidemment, Les rencontre clandestines de la française et du jeune flieger étaient très fréquentes, et Jochen se retrouvait souvent à dormir chez Louise, incapable de se sépare d'elle, incapable de la libérer de ses bras. Elle lui avait fait comprendre qu'il ne devait pas s'inquiéter s'il se réveillait dans la nuit et qu'elle n'était pas là, le jeune allemand n'avait pas demandé plus de détails. de toute façon, il dormait toujours du sommeil du juste et se réveillait avec sa belle dans les bras en général.

Mais cette nuit là, une sourde angoisse naquit dans l'esprit du jeune allemand. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait un danger confus planer sur Louise. Il s'habilla rapidement, un pantalon de mécanicien de la 10è PanzerDivizion privé de tout signe distinctif et coloré en beige, un de ses fameux pulls à col roulés noirs, et son C96 dans son étuis glissé sous le pull. Le temps de mettre ses chaussures et il sortait, en empochant la clé.

Il couru vers le quartier Saint Paul. Il avait entendu qu'il y avait bon nombre de suspicions concernant la présence en grand nombre de résistants dans ce quartier, et Louise étant résistante, elle devait surement y aller de temps en temps. En courant il arriva dans une ruelle, il y devina une silhouette familière tenue par les épaules par une autre silhouette familière, mais juste à cause de l'uniforme qu'elle portait. La main droite glissée sous le pull, à deux doigts de la crosse de son C 96 il s'approcha en pas chassés des deux protagonistes. Rapidement il reconnu Louise, bien qu'il l'avait déjà supputé de loin, la lumière pouvait jouer des tours. L'autre personne, il mit plus de temps à l'identifier, mais le reconnu aussi : Hessler, pilote du Schwalbe Thuban. Eva s'entendait assez bien avec son dragon, peut être n'était-ce pas réciproque? Pour l'heure Jochen s'en foutait royalement. La seule chose qu'il voyait c'était les deux mains de son collègue posées sur les épaules de SA Louise. Hessler n'était pas méchant, Jochen le considérait même comme un chic type, mais en cet instant, il était prêt à le tuer pour sauver Louise...

En s'approchant un peu plus il saisi quelques bribes de la conversation. Mais le peu qu'il entendit lui glaça le sang : il savait pour Louise, il savait qu'elle était résistante. La mettait-il en garde ? Lui faisait-il du chantage? Jochen n'y réfléchit même pas, il couru s'interposer entre Louise et Hessler, arrachant ainsi les mains de son collèges des épaules de sa bien aimée. Il avait le regard mauvais de ceux qui sont prêt aux pires sacrifices pour sauver ceux auxquels ils tiennent.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Mer 19 Mai - 22:48

Bien qu'elle n'aie pas totalement la conscience tranquille avec Hessler, Louise s'efforça de paraître sereine. Cet officier était pourtant un modèle de droiture incontestable, mais elle avait un mauvais présentiment. Lorsqu'il la prit par les épaules, son coeur manqua de s'arrêter, c'était toujours avec angoisse qu'elle observait les gestes des allemands. A vrai dire, un coup de couteau, c'était vite parti, elle le savait... Mais encore une fois, c'était avec une attention protectrice qu'il lui parlait, il n'avait vraiment pas la violence des autres soldats allemands quand ils parlaient aux femmes et aux civils. Evidement, il avait raison, mais son coeur à elle lui dictait d'autres choses, et ne pouvait refuser les appels à l'aide et les mains désespérément tendues vers elle.

-Je sais ce que je risque, Leutnant, mais avec tout le respect que je vous dois, c'est ma vie que j'expose aux dangers, pas la votre. Si je dois mourir criblée, de balles, qu'il en soit ainsi.

Elle n'avait pas dit cela sèchement, ce n'était pas une réplique cinglante, loin de là. Elle appréciait l'officier, et c'était certes charitable de vouloir la protéger, mais c'était son devoir de résister.

-Je sais que vous avez raison, et en temps normal, j'approuverai vos paroles. Mais je n'ai pas le choix...

Elle avait posé sa main sur celle du Flieger, celle dont le poignet n'était pas blessé.

-Vos intentions sont bonnes, je le sais. La patrie allemande a beaucoup de chance d'avoir un officier tel que vous dans ses rangs.

Elle allait s'éloigner quand brusquement, on fit obstacle entre elle et l'officier. C'était Jochen, et Louise n'en fut qu'à moitié surprise. Elle était un peu partie comme une voleuse le matin-même, c'était absolument légitime qu'il se soit rongé les sangs pour elle. Il avait cette violence dans le regard qu'elle ne connaissait pas encore chez lui. Mais pour avoir longtemps vécu entourée d'hommes tels que lui, elle savait ce que cela signifiait. Il n'hésiterait pas à abattre Hessler, c'était certain. Mais elle ne pouvait pas le laisser faire, elle avait trop d'estime pour Peter.

-Jochen, arrête...

Doucement, elle posa sa main sur son épaule, pour l'appaiser. Elle avait trop peur qu'il descende le Flieger pour elle, qu'elle soit celle qu'il aimait ou une résistante, il le ferait, c'était certain.

-Sil-te-plait...

En l'entourant de ses bras, la jeune infirmière pensait que cela calmerait sa rage. Elle espérait que la douceur apaiserait la violence que déchatgeaient ses yeux sur Peter. Louise ne voulait pas que cela dégénère entre les deux hommes, car elle était amoureuse de l'un et prise d'amitié pour l'autre, et elle refusait qu'ils s'entretuent de la sorte, seulement à cause d'un mal-entendu.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Mer 19 Mai - 23:27

Hessler avait eu raison de penser que ses paroles rencontreraient un bouclier de détermination. Elle le redisait encore en face de lui, tout en posant une main sur son poignet non blesssé, qu'elle était prête à mourir sous les balles pour défendre sa cause. Peter aurait voulu lui dire que ce n'était que folie et qu'elle devait y renoncer... Mais dans un ses... Est-ce que lui-même était trop lâche pour agir comme elle ? Exprimer clairement son ressenti sur certaines actions des Allemands sur la population Française ? Non, il n'était pas un lâche, mais il n'était pas un opposé à son pays. Il était un soldat, il obéissait aux ordres. Quand il devait aller au combat, il y avait. Sinon, il n'aurait pas choisi d'être un Flieger... Même en proie à des doutes qui l'amenaient à des pensées sombres et surtout... à protéger une résistance, pour encore tenter de la dissuader d'être encore une résistante.

C'était dangereux certes, mais dans un sens, c'était là pour préserver une vie, épargner une personne qui n'avait pas à prendre part à la guerre. Perdre la vie alors que peut-être c'était futile et sans réelle espoir que cela repousse l'envahisseur ? Il manqua de secouer la tête pour oublier tout cela. Si la jeune femme refusait, il ne pourrait rien faire de plus. Elle avait fait son choix... Il manqua de réfléchir sur ses dernières paroles... Sa patrie avait de la chance d'avoir un officier comme lui... Pour le côté humain de l'être qu'il était sans doute... Il frissonna.

Il allait retirer ses mains, en même temps que Louise qui allait reprendre son chemin quand une personne s'interposa violemment entre eux deux. Le Lieutenant avait fait un pas en arrière, portant sa main à son arme, à la limite d'abaisser la sécurité. Inconsciemment, rien que tenter d'arraisonner la jeune femme avait suffi pour le mettre sur le qui-vive. Parler à un résistant, c'était chèrement punissable... Très chèrement... Surtout quand on ne l'arrête... qu'on l'aide ! Et ce qui-vive répondait au réflexe de se défendre contre l'attaque potentielle de cette tierce personne qui avait surgi de nulle part...

L'officier écarquilla des yeux quand il reconnut, malgré le regard haineux de l'individu, Jochen. Qu'est ce qu'il venait faire là. Il plissa son regard. Quand il serra la main sur la crosse de son pistolet, il se rendit compte qu'il l'avait sorti ; un réflexe. Mais il ne le pointa pas sur l'autre Flieger.

"Vous !"

La jeune infirmière n'était pas rester inactive. A la voir agir, Hessler avait manqué d'écarquiller les yeux une énième fois. Vraiment un jeu dangereux qu'ils jouaient maintenant... Tous, autant qu'ils étaient...

"Je peux savoir à quoi vous jouez ! Vous ne savez vraiment dans quoi vous mettez les pieds. Vous avez eu de la chance que je n'ai pas tiré...."

Nul besoin de s'interroger sur la présence du jeune homme. Si Jochen était là et s'était mis en position pour protéger Louise, c'était qu'il savait lui-aussi. Hessler rabattit la sécurité de son arme, la rangeant promptement. Heureusement qu'il n'y avait pas de monde dans la rue pour l'instant....Dasn quel galère Hessler s'enfonçait encore.

"Rentrez à Sarnand. Vous n'avez rien à faire ici."

Aussitôt il enchaîna en s'adressant à Louise :

"Vous devriez le convaincre.... Le mêler à cette histoire, ce n'est pas l'aider.... Vous dites être prête à mourir. Mais est-ce que cela doit inclure la vie de cet homme aussi ? "
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Jeu 20 Mai - 0:10

Visiblement Hessler ne s'attendait pas du tout à voir intervenir Jochen. Le jeune allemand glissa sa main sous son pull et serra sa main sur la crosse de son arme. Il senti sa compagne l'enlacer, sans doute pour le calmer. Et la manœuvre réussi, Jochen senti ses muscles se relâcher un peu.

"Vous !"
Oui, moi... surpris?

Hessler semblait partagé entre une profonde surprise et une colère grandissante, en d'autre situation, le visage de son camarade aurait surement fait rire Jochen, mais pour l'heure, le jeune allemand restait sur la défensive : Hessler avait sorti son arme.

"Je peux savoir à quoi vous jouez ! Vous ne savez vraiment dans quoi vous mettez les pieds. Vous avez eu de la chance que je n'ai pas tiré...."
Vous avez eu de la chance que je n'ai riposté. Jochen savait bien que si Hessler avait tiré, il n'aurait pas bougé d'un pouce pour éviter que Louise ne soit blessée ou tuée. Et si, je sais pertinemment dans quoi je mets les pieds...

"Rentrez à Sarnand. Vous n'avez rien à faire ici."


Aussitôt il enchaîna en s'adressant à Louise :

"Vous devriez le convaincre.... Le mêler à cette histoire, ce n'est pas l'aider.... Vous dites être prête à mourir. Mais est-ce que cela doit inclure la vie de cet homme aussi ? "

Jochen se sentait calme à présent. Il sentait toujours les bras de Louise autour de lui et Hessler avait rangé son Luger. Il s'adressait maintenant à Louise. Jochen répliqua, en français lui aussi.

- Petite rectification, VOUS n'avez rien à faire ici... Et sachez qu'elle a essayé de me convaincre... mais, comme disait un auteur français "l'amour a ses raisons que la raison ignore" et au final c'est moi qui l'ai convaincue. Et c'est mon choix que de mettre ma vie ainsi en jeu...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Mer 2 Juin - 22:29

L'infirmière sentait bien que la situation allait dégénérer si rien ne venait interrompre les deux hommes. De plus, elle sentait la colère monter, au vu du léger tremblement qui agitait Jochen.

-Jochen, calme-toi... S'il-te-plaît...

Le soldat ne répondant toujours pas, elle détacha ses bras et vint s'interposer entre les deux hommes, face à Peter.

-Leutnant, mes relations et mon entourage ne relèvent en rien de mon rôle. Je ne me sers de personne, soyez-en sûr. Dès qu'il a voulu partager ma vie, j'ai tenté de l'en dissuadé, mais il a ignoré mes avertissements. Croyez-moi ou non... Il a accepté de me suivre, mais il ne participe en rien à mes "activités", il reste un soldat servant sa patrie. Et je sers la mienne...

Sa main serrait à présent celle de Jochen derrière elle. Oui, ils s'aimaient, mais leurs pays rivalisaient. Il avait courrut le risque de s'exposer à sa propre armée, il risquait beaucoup pour son grade, mais il restait avec elle. C'était un couple insolite, pour un temps d'Occupation, mais personne n'était au courant de leur liaison. Peter en était le premier témoin. Gênant pour un Flieger, que de se faire surprendre avec une résistante par un collègue. Hessler ne l'avait pas dénoncée elle, mais si Jochen était un rival pour lui, le faire couler était facile. Très facile...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Ven 4 Juin - 21:59

Peter regrettait un peu d'avoir rangé son arme. Jochen avait les nerfs à fleur de peau, oubliant un peu le fait qu'il se trouvait face à un officier et que même s'il ne portait plus l'uniforme, il n'avait pas à faire des menaces aussi directes. Heureusement qu'Hessler était....lui-même et pas quelqu'un qui serait ravi d'avoir déniché un traître dans les rangs. Il sourcilla.

- Visiblement pas assez ! Et oui en effet, on peut parler de chance quand au fait que je n'ai pas appuyé sur la détente. Je rate rarement ma cible quand je tire.

Une menace déguisée sans nul doute, pour montrer qu'il n'allait pas se laisser impressionner par les vaines menaces du jeune Flieger.

Louise tenta de calmer l'affaire. La pauvre se retrouvait entre deux hommes qui avaient monté d'un ton, mais rien encore n'était fini encore. Non pas encore. Peter manqua de soupirer quand elle eut fini sa tentative d'apaiser tout le monde.

- Fraülein, Jochen ne participe sans doute pas à vos activités, mais il sera soupçonné de complicité avec les résistants si vous êtes vu avec lui. Rappelez-vous ce que vous m'avez déjà dit... Pensez-vous toujours de la même façon maintenant qu'il est avec vous ? Il met peut-être sa vie volontairement en danger, mais il met celles des autres fliegers en jeu également.

Il toisa presque Jochen.

- Vous êtes prêt à provoquer des tumultes à Sarnand pour une affaire de coeur Jochen ? Et si vous êtes pris, que se passera-t-il seulement vous ?

Lui-même se mettait en danger. Certes, il le faisait en acquis de conscience, lui aussi. Mais ce n'était pas pareil. Il continuait de regarder le jeune pilote.

- Oui je sais comme vous. Il n'y a rien d'autres à dire.

Il lui fallait prendre les choses en main rapidement. Il n'était pas bon de rester ici....Il n'avait pas le choix, pour le bien de tous.

- Jochen, rentrez à Sarnand c'est un ordre. Et pour vous Fraülein Desfontaine...

Là il soupira.

- Rentrez aussi à Sarnand... Il y a mon bras à voir...

Il était clair que ce n'était guère délicat de sa part, mais il savait l'infirmière professionnelle et elle ne pourrait guère se dérober pour un patient... Même si ce n'était pas dit avec grande délicatesse. Mais s'il fallait agir de la sorte pour les mettre les deux jeunes gens à l'abri....Autant le faire de cette manière.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Mer 9 Juin - 22:39

Qu'il ne rate rarement sa cible, Jochen en avait cure... Louise étant derrière lui, il n'aurait même pas bougé le petit doigt pour évité une, où plusieurs, balle. Mais après tout Hessler ne faisait que répondre à une provocation gamine de la part du jeune flieger. Louise tenta de s'interposer, le jeune flieger posa une main sur la taille de sa compagne, plus pour se rassurer lui que pour lui signifier qu'il maîtrisait la situation, ce qui était complètement faux. Pour l'heure, le jeune allemand aurait tué son camarade si ce dernier avait menacé son aimée...

- Fraülein, Jochen ne participe sans doute pas à vos activités, mais il sera soupçonné de complicité avec les résistants si vous êtes vu avec lui. Rappelez-vous ce que vous m'avez déjà dit... Pensez-vous toujours de la même façon maintenant qu'il est avec vous ? Il met peut-être sa vie volontairement en danger, mais il met celles des autres fliegers en jeu également. Vous êtes prêt à provoquer des tumultes à Sarnand pour une affaire de cœur Jochen ? Et si vous êtes pris, que se passera-t-il seulement vous
- Si je suis pris, je serais le seul à blâmer... je n'implique en rien mes camarades, et vous le savez très bien, ils seront peut être interrogés, mais l'affaire en restera là, et vous le savez très bien aussi. Quand à ce qu'il m'arrivera, je suis près à en payer les conséquences...

Jochen marqua une pause, prit Louise par les épaules, puis reprit.

- De plus, à voir votre attitude, vous êtes aussi au courant pour ses activités, vous représentez au moins autant que moi un danger pour nos camarades.
- Oui je sais comme vous. Il n'y a rien d'autres à dire.

Cherchant visiblement une "excuse" pour amener les deux jeune gens à aller dans son sens, Hessler resta un moment silencieux. Puis, après quelques secondes il reprit.

- Jochen, rentrez à Sarnand c'est un ordre. Et pour vous Fraülein Desfontaine... (il soupira) Rentrez aussi à Sarnand... Il y a mon bras à voir...


Jochen resta un moment sans voix... on ne faisait pas de visites médicales à deux heures du matin, de plus le jeune pilote était en permission jusqu'au lendemain matin... et il comptait bien passer une autre nuit aux côté de Louise, Hessler ou pas Hessler.

-Vous n'avez pas d'ordres à me donner, Hessler... de plus je suis en permission pour raison médicale jusqu'à demain matin. Et j'ai bien l'intention de passer cette permission auprès de ma compagne, que ça vous plaise ou non...


il respira profondément. Ce qu'il s'apprêtait à dire allait lui écorcher la gueule, mais il le devait. il s'écarta doucement de Louise et vint se planer devant Hessler.

- Et puis pourquoi serais-je plus dangereux que vous pour nos camarades, je vous le demande? N'est-ce pas plutôt pour autre chose que vous êtes inquiets ? Pour une autre raison?
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Jeu 10 Juin - 20:51

La jeune femme craignait vraiment que la situation ne dégénère et que les deux soldats n'en viennent au mains. Et la jalousie de Jochen ne faisait qu'empirer les choses. Il pensait sans doute qu'Hessler avait un faible pour elle, et sans doute avait-il raison, mais l'infirmière n'avait jamais songé à cela. Pour le moment, elle devait empêcher les deux hommes de vider leur chargeur l'un sur l'autre.

-Jochen, ne commence pas, je t'en prie...

Elle avait doucement prit le bras du Flieger mais cela ne sembla faire aucun effet. Elle ne voulait pas se confronter à Hessler car elle savait qu'au fond, il avait raison. Mais la raison, ce n'était pas le coeur...

-Quant à vous, Peter, si je n'avais ne serait-ce que le moindre soupçon sur vous, je vous aurai déjà abattu. Mais comme vous n'avez pas affaire avec une résistante bornée qui ne cherche qu'à tuer de l'allemand, vous pouvez constater que vous êtes toujours en vie. Bon nombre de mes compagnons auraient pu le faire à ma place et bien d'autres de votre côté auraient pu vous dénoncer. La discrétion est le maître mot dans notre organisation, aucune chance que les autorités allemandes remontent à vous. Et quand bien même, si cela arrivait, et bien...

Elle hésita un moment, puis lâcha avec un soupçon de regret:

-...vous n'aurez qu'à dire que je menaçais votre famille pour ne pas que vous parliez.

Elle savait que ce qu'elle disait était lourd de sens, mais Peter n'était pas un homme à dénoncer ceux qui oeuvraient pour le bien. Du moins, elle l'espérait. Elle avait plongé son regard d'émeraude dans ceux d'Hessler, le suppliant du regard de s'éloigner de Jochen. Elle savait qu'il était prêt à tout pour la protéger, et dans ce cas-là, elle ne donnait pas cher de la peau de Peter, même si elle le savait apte à se défendre honorablement. Le problème était qu'elle ne voulait voir souffrir ni l'un ni l'autre.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Sam 12 Juin - 19:51

La tension montait d'un cran avec Jochen. Et il ne voulait pas lâcher le morceau. Hessler savait se montrer aussi têtu à ses heures et il commençait à se faire doucement piéger par les arguments des deux tourtereux. Même si c'était louable, le fait d'être là tous les deux suffisait pour mettre tout le monde en danger. Il n'allait pas déchanter comme cela. Jochen ne voulait pas lâcher l'affaire visiblement et ne comprenait vraiment pas les risques qu'il faisait recourir à tout le monde. Mais est-ce qu'il s'en rendait au moins compte ?

- Vous ne savez décidément rien... Pensez-vous réellement que vous serez le seul à subir les conséquences de vos actes. Ne pensez-vous pas que certains de vos potentiels amis ne chercheront pas à plaiser votre cas, ne comprenant pas vos raisons réelles ? Ils penseront sans doute que c'est une erreur et ils se retrouveront dans le même circuit que cela. Déjà que nous avons eu un Flieger qui a provoqué des émois après avoir été violenté, alors qu'il ne prétextait qu'une jambe cassée.... Les rumeurs vont vite et les conséquences aussi. Qu'elle soit directe ou indirecte... Et Louise dans cette histoire ? Elle pourrait se faire tuer en cherchant à vous libérer !

Il la regarda rapidement avant de fixer toujours aussi sérieusement Jochen.

- Ne me dites pas qu'elle ne cherchera pas à venir vous secours. Louise, ne me dites pas le contraire. Jochen ferait la même chose pour vous si pareille chose se produisait et qu'il venait à l'apprendre.

Jochen avait soulevé le point sur le fait que lui-même était un danger. Mais pass sur le même plan.

- Vous ne pouvez pas me comparer à vous Jochen. Je ne suis pas dans votre position.

Cela voulait tout dire en fait... Il était un officier, il était un éclaireur... Et c'était le jeune pilote qui se retrouvait aus bras de la Française. Pas lui. Louise entra dans la partie, tentant par ses moyens de calmer la chose. Les deux hommes bataillaient verbalement, elle les entendait parfaitement. Elle tenta d'argumenter. Et quand elle le regarda, Hessler plongea ses yeux dans les siens.

- Bien des choses peuvent se passer Fraülein...Rien n'est écrit à l'avance et si c'est pas aujourd'hui que je me prends une balle, ce sera un autre jour. Je sais que ce jour-là, vous auriez pu tirer pour éviter une possible arrestation. J'aurai pu vous dénoncer. Mais vous avions décidé d'agir autrement. Si vous aviez sorti votre arme ce même jour dans ce quartier, nul sait ce qui aurait pu vraiment se passer.

Il ne la quitta pas des yeux.

- Votre menace malheureusement ne tient pas debout... Vous le savez tout autant que moi..

Une menace pour qu'il garde le silence sur sa situation de résistance ? Il est vrai qu'il aurait été facile de faire une brève allusion à son sujet, mais Peter n'était pas un salaud. Louise l'avait découvert au jour où lors de soon transport d'armes dans une petite malette, elle l'avait croisé et qu'il avait découvert la vérité. Mais cela s'était arrêté là. Elle savait qu'il savait. et quoi d'autres ? Il n'y avait rien d'autre à faire....

Jochen vint s'approcher de lui pour carrément lui faire face, lui soutenant le regard et cherchant à lui tenir tête... Il n'avait pas de raison de lui obéir ? Il oubliait un peu ce qu'il était ! Mais sa dernière réplique manqua de le déconcerter un peu. N'avait-il pas le droit de s'inquiéter pour deux jeunes fous comme eux ? Qui prenaient des risques inutilement !

- Vous refusez d'obéir à l'ordre d'un supérieur Jochen ? N'oubliez pas ce votre instruction ! Vous êtes peut-être en permission, mais si on vous donne un ordre, permission ou pas, vous devez vous y plier. Même en persmission, un militaire reste un militaire, même s'il n'a pas d'uniforme. Ai-je besoin de vous le rappeler ?

Ses traits se durcirent un peu.

- Je peux, si je le juges nécessaire, révoquer cette permission ! Il serait navrant que si vous refusez toujours de vous y plier, que vous prenez des jours d'arrêt pour refus d'obéissance.

Il manquait en agissant comme cela de mettre Jochen au pied du mur. Des jours d'arrêt, c'était se retroiver enfermer à Sarnand le temps de les passer, en allant pointer chez l'officier de permanence ou le service de garde pour signer sa présence. Et là il allait pouvoir répliquer à la dernière remarque du jeune pilote.

- J'ai déjà répondu à votre question sur la dangerosité de l'affaire... Pour ce qui est de mon inquiétude, n'ai-je point le droit de m'inquiéter du sort de Louise, tout comme vous ?

Louise avait pensé que le Leuntant avait un faible pour elle. C'était fort probable, mais plus sur le sentiment protecteur qu'affectif. Sinon, pourquoi l'aurait-il protégé alors qu'il avait découvert sa nature de résistance ? Le sens de l'honneur d'Hessler sans doute. Même si elle était une jolie jeune femme, Peter pensait avant tout avec sa raison et son coeur et non par les sentiments, même s'il le pensait vraiment. Des fois, on ne croit que ce que l'on veut bien croire. Cela se trouvait, il était question d'autre chose ?
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Lun 14 Juin - 23:49

S'était-il trompé? Hessler ne pensait-il vraiment qu'à la sécurité des deux jeunes gens? Jochen commençait à douter sérieusement. Certes, il n'avait rien oublié de son instruction, certes, il connaissait le respect qu'il devait à un supérieur, mais il était hors de question pour lui de retourner à Sarnand. Il n'écouta que d'une oreille distraite le laïus de son camarade sur le danger qu'ils courraient. Ce que Hessmler ignorait sûrement, c'était que Jochen n'avait pas vraiment d'amis à la base, tout au plus les quelques hommes qui s'occupaient des dragons avec lesquels il aimait bien plaisanter. L'attitude des autres Flieger à son endroit n'était qu'arrogance au pire, ignorance au mieux, sans que Jochen ne sache pourquoi. Il avait émit bon nombre d'hypothèses, le fait par exemple qu'il au eu un œuf de dragon réservé pour lui après son coup d'éclat, ses camarades jaloux de son dragon, de sa médaille, ou de ses "exploits". De fait, s'il lui arrivait d'être considéré comme traître parce qu'ayant pactisé avec une résistante, il n'y aurai personne pour chercher à le défendre, peut être plus pour chercher à l'enfoncer. La seule personne susceptible de le faire était à quelques milliers de kilomètres de là, jouant les trouble fête auprès des résistants Norvégiens.

De fait, il n'y aurait que des personnes éloignées ou ses amis et sa compagne français pour chercher à le sauver. Il eut un sourire triste à l'évocation de ses amis qui risquaient d'être entraînés dans sa chute. certains étaient déjà bien bas pour l'Allemagne nazie. Hessler savait aussi que Louise comme Jochen risquerait tout pour sauver l'autre, et il essayait de jouer dessus. Peine perdu? Pas vraiment, mais ils en avaient déjà longuement discuté, et ce dialogue s'était avéré être un dialogue de sourd.

Hessler parti ensuite sur une envolée, en allemand, sur le fait qu'il pouvait, s'il le souhaitait, révoquer sa permission et le mettre aux arrêts à Sarnand, il s'enquit aussi de son droit de s'inquiéter pour la compagne de son jeune camarade, ce que Jochen n'apprécia que très modérément. Il ne dit pas mots pendant le laïus de Hessler, tout au plus regarda-t-il sa montre, d'un air fatigué.

-Fini? s'enquit-il lorsque Hessler lui donna l'impression d'avoir tout dit. Certes, Leutnant, vous avez le droit de vous inquiéter pour Louise. Certes, je suis au fait de la discipline de notre armée pour y être depuis six ans maintenant... mais vous n'êtes peut être pas sans savoir que je ne suis que très modérément apprécié du personnel volant allemand de la base, et qu'ils ne risquent pas de tenter de m'aider. De fait, les seules personnes susceptibles de m'aider sont où trop loin pour pouvoir le faire, ou déjà considérées comme des ennemis par les nôtres...

Il se retourna pour prendre Louise dans ses bras.

- Il n'y aura aucun dommage collatéral chez les nôtres lors de mon arrestation, ne vous en faîtes pas...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Sam 19 Juin - 11:28

Lorsqu'il la prit dans ses bras, Louise se détacha de lui, il ne manquait plus qu'un soldat allemand débarque et voit la jolie française dans les bras d'un Flieger. Et puis aussi parce qu'elle sentait le regard réprobateur d'Hessler sur elle. Jochen ne semblait pas faire le poids contre lui, au niveau du pouvoir que leur conférait leur grade. Elle décida donc

-On ne devrait pas rester ici, je devrais être à Sarnand...

Elle se tourna alors vers Peter avec un soupire.Elle ne voulait pas attirer d'ennuis à celui qu'elle aimait, elle préférait encore occuper l'autre Flieger pour qu'il l'oublie.

-Allons-y Leutnant, puisque vous tenez à y retourner.

Ca la bouleversait de voir que le destin de Jochen était en quelque sorte entre les mains d'Hessler. A tout moment, il avait le pouvoir de détruire leur vie, une tension quasi permanente planait au-dessus de leur tête, telle une épée de Damocles. Elle savait qu'il n'avait pas un mauvais fond, mais le mot de trop pouvait partir à tout moment, la gaffe du siècle pouvait leur coûter la vie... Elle allait partir avec le Leutnant, quand elle adressa un dernier regard à Jochen. Il y avait du regret dans ce regard, et sûrement un peu de haine pour le Flieger avec qui elle partait pour le laisser seul. Elle revint alors à lui et déposa sur ses lèvres le plus tendre des baisers en caressant son visage.

-Il faut que je m'en aille, ne m'en veux pas.

Elle avait l'impression de le trahir en s'enfuyant de la sorte, mais cela faisait partie des risques que comportait leur relation.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Sam 19 Juin - 18:36

Jochen cherchait de façon plus modérée et sans doute presque dans un air de personne s'ennuyant, à braver l'autorité d'Hessler. Peter manqua de répliquer, mais s'abstint, juste au moment où Louise prit la parole ; elle avait presque esquivé les bras de son jeune amant pour ne pas rajouter sans doute à la tension présente entre les deux hommes. Elle avait compris la position hiérarchique qui se jouait. Voir Jochen prendre des jours d'arrêt était sans doute ce qu'elle ne voulait pas lui infliger, pour espérer le revoir le plus tôt possible après cette entrevue un peu houleuse entre les deux Fliegers. Cela n'allait sans doute pas faire plaisir au jeune pilote, qui l'aimait par-dessus tout. Se retrouver à passer la nuit seul alors qu'il voulait la passer avec sa tendre infirmière... De quoi légèrement monter la pression de la colère dans les veines. En tout cas Louise prit la décision de rentrer sur Sarnand, comme c'était la logique même à la fin de cette conversation, rentrant dans les directives du Leutnant.

Quand elle lui adressa un certain regard, mêlé de regret et surtout de haine à son égard, Hessler serra un peu les dents. Il avait conscience qu'il se montrait dur envers elle et comme pour Jochen, mais c'était pour leur bien, à tous les deux. Sans doute qu'il allait de cette manière leur éviter des ennuis pour ce soir. Mais de cela personne n'en sera rien désormais, puisque tout rentrait dans l'ordre ; à la convenance presque du Leutnant.

Peter avait conscience qu'il ne se montrait pas agréable du tout et il en était peiné. Il n'agissait pas ainsi en général. Mais quand la dureté s'imposait, il ne fallait pas avoir d'état d'âme. Il était certain qu'il n'allait pas s'attirer les bonnes faveurs de Louise de toute manière, en l'écartant pour ce soir de Jochen. Il fallait bien faire des concessions.

S'il avait pu lire les pensées de la jeune femme, pour y apprendre que leur relation d'amants se jouait à pas grand chose avec lui, qu'il devenait le maître de leur destin, il aurait senti son coeur se serrer de honte. Mais quand il fallait agir pour leur sécurité à tous le deux, il ne fallait pas faire de sentimentalisme... Juste à bonne dose. Juste ce qu'il fallait. Tant pis donc si à partir de maintenant, l'infirmière le voyait d'un autre oeil, même si c'était peinant.

Et dans un dernier baiser pour Jochen, elle lui souffla son regret de le laisser là, avant de commencer à partir, pour être raccompagner par Hessler.

- C'est la bonne décision que vous prenez Fraülein...

Nul besoin de rajouter quoi que ce soit pour Jochen. Peter lui adressa un regard qui signifiait presque qu'il regrettait presque d'agir de la sorte. Nul besoin de dire qu'il devrait partir aussi, il en avait assez dit. Dur.

Maintenant, tout dépendait de comment aller réagir Jochen, suite à ce qui pourrait lui paraître comme une victoire pour l'officier.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Sam 19 Juin - 22:10

Dire que Jochen fut blessé serait un doux euphémisme. Il fut mortifié, anéanti... il jugeait déjà les occasions de voir sa compagne trop rares à son goût, malgré le fait qu'ils essaient de se voir plusieurs fois par semaine, et se retrouvait tout seul à cause d'un enfoiré d'officier trop douillet pour supporter la douleur de sa main... oui, maintenant, son opinion de Hessler avait complètement changé. Il serra les poings. S'il avait eu son plâtre, nul doute qu'il l'aurait cassé tellement il serra fort. Ses ongles percèrent la peau de sa main et du sang commença à perler de ses phalanges. Louise, qui commençait à s'éloigner, revint vers lui pour l'embrasser en s'excusant. Le jeune allemand ne desserra pas les dents au contact des lèvres de sa compagne. Il avait ses yeux braqués au sol, et il tremblait de rage.

D'ordinaire, il en fallait beaucoup pour mettre le jeune homme dans cet état, mais qu'Hessler le prive consciemment d'une nuit avec son aimée lui était proprement insupportable. D'ailleurs il le regardait maintenant, un air apparemment désolé dans le regard. C'en fut trop pour le jeune homme. Il s'approcha de l'officier et lui décocha un violent crochet du droit, qui le cueilli en plein visage. Avant que sa victime ne tombe au sol, Jochen l'agrippa par le col, amena sa tête à hauteur de la sienne et chuchota d'une voix calme :

- N'allez surtout pas croire que nous sommes quittes pour autant, Leutnant... d'une manière ou d'une autre, vous me paierez ça au centuple...

Et il s'en alla à grands pas, sourd au reste du monde. Il avait frappé un supérieur. Il l'avait frappé et menacé, presque assommé, mais il n'en concevait aucune culpabilité. Juste un petit sentiment de honte d'avoir ainsi cédé à la colère, et d'avoir agit tel un barbare devant les yeux de son aimée... Il massa, chemin faisant, la main qu'il avait utilisé pour frapper son camarade. C'était la main blessée, en bonne voie de guérison grâce aux soins particuliers de Louise, et il espérait que se geste n'avait rien endommagé. Par contre il remarqua les traces sanglantes que ses ongles avaient laissé dans sa paume. Un mouchoir jugula l'épanchement d'hémoglobine peu de temps avant qu'il ne rentre de nouveau chez Louise.

Il ne se coucha pas, pas tout de suite. Il savait où la jeune femme mettait ses bouteilles d'alcool et s'envoya deux verres de Bourbon culs sec, avant de savourer le dernier. Il n'aimait pas cet alcool, mais dans la situation présente, il s'en foutait royalement... quand il se f calmé, il fit quelques mouvements avec sa main, tout semblait en ordre, puis il monta se coucher, espérant que Louise ne lui en voudrait pas trop, qu'elle ne tarde pas trop avec cet idiot de Hessler, et surtout, que le diable emporte ce dernier dans les charniers éternels...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Dim 20 Juin - 0:19

Lorsque les lèvres de la jeune femme éffleurèrent celles de Jochen, elle sentit bouillonner sa rage en lui. Jamais elle n'aurait pensé agir si mal... Mais tel ne fut pas son effroi de le voir frapper avec violence Hessler et de le mettre dans cet état. Quand il lâcha son supérieur, il s'éloigna avant même qu'il ne retombe à terre. Insinctivement, Louise le rattrapa avant que sa tête ne subisse un second choc. Le Flieger était sonné, le coup avait été si violent qu'un simple civil serait tombé inconscient. Mais pas lui, son statut de Flieger l'avait assez entraîné pour lui forger une réelle résistance aux coups. A genoux près de lui elle ne l'avait pas lâché, malgré la rancoeur qu'elle avait envers lui.

-Leutnant, vous m'entendez ?

Il avait les yeux dans le vague, et cela l'inquiétait de ne pas le voir la fixer pleinement. Son regard flou semblait encore sous le choc.

-Peter, répondez-moi.

Sa respiration commença à s'emballer, non pas qu'elle ai perdu le contrôle face à la situation, mais elle avait peur que le coup que lui avait administré Jochen soit grave. Assez grave pour être sanctionné et condamné par le tribunal militaire pour faute professionnelle et manque de respect à un supérieur. A ce stade-là, manque de respect était un euphémisme...
Jochen lui-même en voulait-il à la jeune infirmière pour l'avoir laissé pour Hessler ? Y avait-il de la jalousie mêlée à sa colère ? Ses questions sans réponse tournoyaient dans son esprit. Elle avait envie de pleurer, de se cacher comme la petite fille qu'elle avait été. Décidément, l'amour était une bien mauvaise chose, cela ne menait à rien et ne causait que des ennuis...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Dim 20 Juin - 14:00

Peter aurait du s'y attendre. Mais il n'avait pas vraiment prévu la réaction violente du jeune pilote. Même si Jochen était plus jeune que lui, il avait un sacré coup de poing. L'uppercut fut des plus percutants et presque assommant. Jochen ne laissa même pas le temps au Leutnant de s'étaler sur le sol qu'il l'avait rattrapé par le col, pour lui dire sa façon de pensée, en une bonne menace. Malgré le coup reçu, qui manquait à tout instant de lui faire tourner de l'oeil, Hessler put entendre ses mots. Oui une menace. Là, il n'était pas vraiment en état de répliquer. Jochen le lâcha brutalement avant de se retirer en ruminant sa colère.

Ce fut Louise qui le rattrapa presque ; enfin sa tête avant qu'il ne rencontre le sol. Le pilote s'était à peine senti tombé de toute manière, au bord des vapes. Déjà qu'il luttait pour ne pas avoir complètement le voile noir de l'inconscience... Il avait tapé fort le bougre, avec toute la hargne de sa rage à son égard. Heureusement que le Flieger en effet était assez robuste, pour encaisser. Enfin là, il avait manqué d'être viré au tapis de façon complète.

Il entendit Louise, mais il n'arrivait pas à réagir, essayant plutôt de repousser la brume grise où il avait par moment l'impression de voir un voile noir lui tomber devant les yeux. Elle l'appela encore.

Sans doute l'appela-t-elle encore, il n'en sut trop rien. Quand il put commencer à reprendre un peu plus contenance, ce fut pour mieux la voir, avec un état d'au bord des larmes. Il grommela presque pour sa douleur, mais intérieurement, il soupirait. Il le méritait pleinement ce coup-là. Cela lui apprendra une fois encore qu'il devait se mêler que de ses affaires et pas celle des autres. Il chercha déjà à se relever que l'infirmière le retint. Il comprit en effet que c'était peut-être encore trop tôt pour se relever. En tout cas, il sentait qu'il était réveillé maintenant, il avait un mal de chien là où le poing de Jochen l'avait durement frappé.

Quand il tenta de se relever pour la seconde fois, cette fois l'infirmière ne l'empêcha pas. Il dut quand même se retenir un peu contre le mur pour ne pas tomber à cause du reste de son étourdissement. Il se contenta de faire un geste de la main pour dire que cela allait. Ca passera.

- Je vais bien. Ca passera...

Il regarda Louise. La pauvre était au bord des larmes. Elle devait s'inquiéter des conséquences des actes de son amant. Pour la menace et pour le coup porté sur un supérieur, il était clair que Jochen risquait un court petit moment d'enfermement. Ce n'était pas le but recherché par Hessler. En aucun cas, il n'avait voulu en arriver aux mains. C'était pourtant Jochen qui avait porté le coup, perdant le contrôle de ses nerfs en frappant l'officier. D'un revers de la main, le Leutnant essuya le peu de sang qu'il avait à la commissure de ses lèvres.

- Jochen a de la force à revendre... J'ai pu le sentir.

Son étourdissement passa presque. Il prit quand même une petite précaution en reprenant sa coiffe par terre. Il n'y avait plus qu'à espérer que le coup porté ne le marque pas trop... Il avait déjà une excuse au besoin. Bon et pour Louise.... Il était clair qu'il avait presque été abjecte...

- Fraülein... Une fois à Sarnand, vous n'aurez qu'à signer le registre de présence. Cela suffira pour vous couvrir pour la soirée. Cela fait, vous pourrez vous en retournez chez vous...

Devait-il agir comme officier ou comme être humain pour le cas de Jochen ? Agir en militaire apporterait certaines conséquences pour le jeune couple, c'était certain.

- Si vous possédez quelque chose qui me permettrait t'atténuer la possible marque du coup de Jochen, je suis preneur.... De cette façon, il sera plus facile de taire ce qui s'est passé là ce soir... La faute m'incombe. Il n'y aura pas de répercussions à son égard.

Si cela permettrait à la jeune femme de se détendre...

- Après tout. je l'ai bien cherché.


Dernière édition par Peter Hessler le Lun 21 Juin - 0:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Dim 20 Juin - 15:02

Jochen n'arrivait pas à trouver le sommeil il se tournait et se retournait dans le lit de la jeune Louise. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il avait fait. C'était stupide, il le savait. Il ne regrettait rien, mais s'inquiétait de la réaction de sa compagne. Il se leva et passa un pantalon. En sortant de la chambre à coucher, il prit une chemise, hésita et la reposa. Il avait déjà trop chaud, pas besoin d'en rajouter. Il descendit au salon et fit un crochet par la cuisine pour se servir un grand verre de lait. Arrivé dans le salon il s'installa dans un grand fauteuil. Sur une table juste à côté de lui se trouvait une photo du défunt mari de Louise. Elle avait tenté une fois de dissimuler la photo à l'Allemand, sans doute de peur qu'il la fasse disparaître un jour, mais le jeune allemand lui avait fait comprendre qu'il ne le ferait jamais. Quand il ne se sentait pas très bien, ou quand il ne savait quoi faire ou dire à Louise, il aimait venir dans ce fauteuil et interrogeait souvent la photo de l'officier français.

Cette fois, le jeune pilote se sentait vraiment perdu. Il n'avait pas peur des conséquences militaires de son acte, mais plutôt de celles sentimentales. Une grande gorgée de lait descendit dans son œsophage alors que son regard se posait sur le cadre abritant le compagnon muet de ses angoisses d'amoureux.

- Tu aurais réagi comment toi?

Il regarda la cheminée. Elle était pleine de cendres, il faudrait surement la nettoyer très prochainement.

- Peut être que tu ne serais pas sorti aussi facilement de tes gonds? continua le jeune allemand à l'adresse de la photo. Peut être aussi qui tu l'aurait tué?

Jochen y avait pensé aussi, son C96 était à porté et une balle à bout portant aurait réglé le problème Hessler, mais en aurait amené un tas d'autres.

- J'ai réagit comme un con... tu crois qu'elle pourrait me quitter pour ça?

Il crispa ses mains sur le verre qui grinça. Si par malheur cela arrivait le jeune allemand risquait bien de se foutre en l'air. La vie sans Louise ne vaudrait sûrement pas la peine d'être vécue.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Lun 21 Juin - 20:34

Le ton compatissant de Peter fit comprendre à la jeune femme que son désarrois était plus que visible. Elle respira donc un grand coup et résista à son envie de fondre en larmes. Elle se rapprocha de lui quand elle le vit se rattraper au mur.

-Laissez-moi vous aider, je vais vous raccompagner à Sarnand...

Il faisait tout pour les disculper tous les deux, et malgré le coup de sang dont il avait été victime. Il aurait pu repousser l'infirmière, jurer qu'il allait se venger et achever Jochen devant ses supérieurs. Mais il n'en fit rien, il se sentait même responsable de ce qui était arrivé, et lui demandait à masquer le coup pour le cacher à ses supérieurs... Chacun ici se croyait coupable de l'incident, et la jeune femme se dit alors qu'elle aurait mieux fait de ne pas suivre le Leutnant.

-Vous aurez peut-être un hématome visible pendant quelques jours, et pour le masquer, la seule solution est de maquiller le tout avec du fond de teint..

Elle passa son bras sous celui du Flieger tout en marchant pour éviter qu'il ne titube. C'est alors qu'elle réalisa que non seulement, à moins d'être marié, l'officier ne disposait pas de fond de teint chez lui, mais également que si elle avait à le lui fournir, elle devait passer chez elle pour le chercher...

-Je... J'en ai chez moi, mais... Jochen doit sûrement m'y attendre, je ne veux pas vous attirer plus d'ennuis que je ne l'ai déjà fait.

Elle ne trouvait plus les mots. Les deux fliegers comptant énormément pour elle, elle ne parvenait pas à haïr l'un et disculper l'autre, et inversement.

-Leutnant, je suis désolée de ce qui vous est arrivé.

Elle baissa le regard, se disant que s'y elle n'avait pas été sur leur chemin, les deux hommes ne se seraient pas déchiré de cette façon.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Lun 21 Juin - 22:34

Il n'avait pas songé au fond de teint... Mais cela se ferait s'il s'en chargeait. Et il n'allait pas demandé à la soignate de le maquiller. Un oeil expert verrait de toute manière la grosseur du coup. Le coup de poing avait été rude, donc si ce n'était pas enflé. Avec de la chance, cela passerait comme elle le disait en quelques jours. Des contusions, il en avait déjà eu. On pourrait peut-être pensé qu'il se serait en effet battu, mais comme il n'y avait pas vraiment de témoin, il pourrait plus facilement arrangé la vérité. Pour le bien de tout le monde. Une chute était facile dans les escaliers de la forteresse, surtout quand on était pressé.

Il voulut protester quand elle passa un bras sous le sien pour le retenir si jamais il venait à vaciller. Au moins n'abusa-t-il pas et ne chercha pas à s'appuyer sur elle, car elle agissait en temps qu'infirmière. Et rien d'autres. Mais cela mit mal à l'aise le Flieger. Il aurait presque souhaité qu'elle parte en avant pour aller signer le registre et se sauver. Décidément...

- Pour le fard, laissez....

Il ne voulait pas lui causer plus de tort encore avec un Jochen encore sans doute en proie à la colère. Si elle repassait chez elle pour repartir, il allait encore être dans un bel état haineux, quitte à revenir sur le chemin pour terminer ce qu'il avait commencé. Peter le sentait bien agir comme cela. Puis Louise commençait à culpabiliser. Pour elle, tout était de sa faute. Il la regarda au moment où elle baissa la tête. Il retira doucement son bras après s'être assuré qu'il ne risquait plus de tomber faute d'un équilibre sûr.

-Fraülein....

Il attendit qu'elle le regarda à nouveau.

- Vous n'avez pas à être désolée. Vous n'êtes pas en cause dans ce qui s'est passé. Je l'ai cherché, Jochen n'a pas su se contrôler. Un écart, rien de plus...Après tout, les ennuis, je me les attire souvent...

Il tenta bien de sourire, mais il ne tenta pas plus quand il sentit la crispation douloureuse de sa mâchoire. Déjà que de parler, ce n'était guère simple... Mais sourire...Et en plus d'avoir ce sale goput de sang sur la langue...Encore une bonne soirée qui se terminait bien tiens.

- Une fois à Sarnand, signez le cahier et retournez chez vous. Rassurez Jochen qu'il n'y aura pas de répercutions et rassurez-le surtout d'un fait... Que vous avez des sentiments pour lui. Après son coup de poing, il va culpabiliser d'avoir été violent devant vous. Je ne pense pas que c'est qu'il aurait voulu sincèrement.

Un bon moment de rattraper les choses sans doute
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Mar 22 Juin - 14:20

Le jeune allemand se leva du fauteuil pour aller se resservir un grand verre de lait. La boisson avait pour avantage de le calmer presque aussi bien qu'un grand verre d'alcool, pour une ivresse largement moindre en cas d'abus, et Jochen ne voulait pas dépasser ses limites, qu'il ne connaissait pas encore d'ailleurs. En arrivant dans la cuisine, il regarda machinalement sur le sol -il était habitué chez sa mère, à la présence quasi continuelle de petites boules de poils miaulant joyeusement dans la cuisine- pour constater qu'il n'y avait rien de plus qu'un carrelage blanc. Il ne s'attarda pas dans la cuisine et alla vite retrouver le fauteuil et le compagnon muet de ses détresses.

De fait, le mutisme de la photo avait pour avantage de laisser Jochen réfléchir par lui même tout en accueillant les questions et problèmes sentimentaux du jeune homme. Mais des fois, le jeune allemand avait quand même plus besoin de conseils que du mutisme d'un confident. Il se demandait souvent si Louise ne l'avait pas déjà surpris en flagrant délit de discours avec une photo dans un cadre, mais de toute façon, qu'est-ce que cela pouvait faire? Du moment qu'il n'avait pas de velléités de se débarrasser de ladite photo, Louise s'en moquait surement non?

Il reporta son regard sur le visage souriant de l'homme sous verre. Il se sentait des fois coupable. Après tout, il faisait partie du peuple qui était responsable de cette guerre, et par conséquent, il faisait partie des assassins du mari de sa bien aimée, et bien des fois, il venait s'excuser longuement auprès du défunt, via la photo toujours.

-Pas très causant, comme d'habitude, hein? s'enquit l'allemand après deux grandes gorgées de lait.

Il regarda sa montre. Presque une heure et demie qu'il était rentré... Louise devait être en train de soigner Hessler à cette heure. Il crispa de nouveau la main sur son verre, qui grinça derechef, sentant à nouveau une colère bouillonnante contre son supérieur monter. Il fini son verre de lait pour étouffer le brasier colérique qu'il sentait poindre, et alla s'en resservir un autre. Il fini la bouteille précédente et alla en chercher une autre pour terminer de remplir son verre. Il grimaça en voyant le stock de bouteilles de lait, il allait falloir songer à aller au ravitaillement très prochainement...

Il retourna une nouvelle fois s'asseoir sur le fauteuil. Il avait encore chaud malgré le fait d'être torse nu. le jeune allemand n'avait jamais comprit pourquoi il supportait aussi mal la chaleur. Mais pour l'heure cette considération était secondaire dans son esprit, il était plus inquiet par la réaction de sa belle après ce qu'il s'était passé.

-Est-ce que toi aussi tu as déjà été dans ma situation? Non, tu devais avoir plus de sang froid que moi pour le coup...

Jochen se perdit dans la contemplation de son verre plein de lait...
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Jeu 24 Juin - 10:39

Le Flieger faisait tout pour la réconforter, mais elle ne savait si elle devait y croire ou non. Il avait toujours été correct avec elle et Louise se disait que même s'il était en rage contre elle, il ne le lui aurait jamais montré. C'était quelqu'un de bien.

Arrivés à Sarnand, une de ses collègue laissa transparaître son inquiétude en les voyant arrivé. Ce qui la choquait n'était pas la pomette quelque peu enflée du Flieger, car ça, elle en voyait tous les jours. Le pire était de voir une Louise aussi pâle et bouleversée qu'elle l'était. Louise laissa le Flieger pour aller lui inventer quelque chose.

-Heu... Par ma faute, il a trébuché dans les escaliers. Je... j'avais laissé ma mallette pars-terre et il ne l'a pas vu. Il a roulé jusqu'en bas, j'ai bien crut l'avoir tué...


Elle avait dit cela assez fort pour que Peter l'entende et se conforme à son mensonge. L'autre informière jeta un coup d'oeil au pilote son regard revint sur Louise.

-Tu pourrais t'en occuper pour moi, s'il te plaît ? J'ai d'autres patients à aller voir, je suis suffisament en retard...

Sa collègue acquiesça, compréhensive, puis demanda à Hessler d'aller l'attendre dans son bureau. Louise l'y conduit et referma la porte derrière elle. Puis elle se tourna vers le Flieger.

-Vous verrez, elle vous arrangera un peu...

Elle ne savait pas vraiment quoi dire, il était temps pour elle de le laisser et de régler le problème avec son homme. Elle enlaça le pilote pour lui montrer que le coup qu'il avait reçu ne l'avait pas laissée indifférente.

-Merci Leutnant, je vous revaudrais ça...

Elle ne voulut pas s'attarder plus, les larmes de fatigue commençaient à monter. Elle évita la porte principale pour sortir de Sarnand et se hâta de rentrer chez elle. Des milliers d'interrogations dansaient dans sa tête. Comment Jochen allait-il réagir en voyant que plus d'une heure s'était passée avant qu'elle ne rentre ? Avait-il choisit de ne pas revenir chez elle ? Pensait-il à une éventuelle idylle entre elle et Peter ? Elle avait peur que ce ne soit le cas, mais elle l'aimait trop pour le laisser croire à de telles histoires... Elle laissa claquer la porte derrière elle lorsqu'elle entre chez elle. Elle voulait qu'il sache qu'elle était rentrée, si toutefois il était encore là.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Lun 28 Juin - 23:30

L'excuse fut assez facile à donner, surtout à la collègue de la jeune femme. Que de mieux que cette histoire là. Une chute dans les escaliers et le risque de provoquer la mort d'un Fliger, même par accident, avait de quoi rendre blanc un homme à la peau sombre. L'autre jeune infirmière ne semblait pas se poser de questions et elle prit en charge l'officier, acquiesant pour soulager la charge de travail de Louise. Mais en attendant, avant de voir ce qu'elle pourrait faire, elle demanda au pilote Allemand d'aller dans son burerau. Peter s'y rendit donc sans protester et fu rejoint par Louise qui referma la porte derrière elle. Elle le rassura sur les soins qu'il allait recevoir.

- Je ne doute pas des compétences des infirmières de Sarnand.

Elle ne savait pas quoi dire d'autres, encore bouleversée par ce qui s'était passé dans le quartier. Heureusement aussi que les gardes ne s'étaient pas trop posé de question en les voyant arriver. Dans l'ombre, on voyait difficilement certains détails....A bien y penser.

Pour combler le silence, elle l'enlaça tout en le remerciant et qu'elle lui rendrait un jour ce service. Il manqua de rougir. Il ne demandait rien. Il voulut le lui dire, mais préféra se taire. Elle partit rapidement. Il la regarda s"éloigner. Il espérait qu'elle ferait attention et que Jochen la traiterait bien après cet épisode... L'autre soignate arriva et commença son travail... L'examen fut rapide et elle sourit en lui disant qu'il n'aurait pas de traces par la suite. Elle s'était assurée que la pommette n'était pas cassée ou fissurée. Une chute dans les escaliers, il avait eu de la chance. Il put repartir après avoir remercier l'infirmière, en un tranquille sourire, avant de rejoindre ses appartements.

[fin pour moi, je vous laisse à vos retrouvailles x). Jochen, au prochain coup de poing xD]
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Mar 29 Juin - 19:22

Un nouveau verre de lait acheva la deuxième bouteille. Le jeune allemand retourna au mutisme du défunt mari de son aimée, le verre de lait en main. Il consommait beaucoup de lait quand il n'était pas tranquille et en ce moment il avait peur que son geste ne lui coûte son histoire avec Louise. Anxieux, oui il l'était. Il tenait à Louise plus qu'à sa propre vie, et ne supporterait pas que ce geste d'humeur ne détruise ce qu'il avait créé avec la jolie française. Le regard posé sur la vitre, il se leva après avoir cru voir du mouvement derrière les rideaux. Mais c'était juste le voisin qui faisait sortir son chien. Tardif comme sortie, à deux heures et demi du matin, mais le jeune allemand s'en foutait pour le moment.

- Himmel... je ne savais pas que l'amour c'était aussi compliqué... tu as été dans le même cas toi aussi?

Il prit une nouvelle gorgée de lait. Bien sûr, la photo ne répondit pas, l'image resta figée dans sa posture, droite fière, et ce sourire en coin et se regard amoureux posé sur la personne derrière l'appareil, sans doute Louise. Pour sa part, Jochen était affalé dans le fauteuil, perdu dans la contemplation de son verre de lait. La porte d'entrée claqua, le tirant de son verre de lait. Louise venait de rentrer. Le jeune homme se leva du fauteuil d'un bond et se précipita dans l'entrée.

Il était toujours torse nu, mais s'en fichait. Débouchant dans le vestibule, il se précipita vers Louise pour la prendre dans ses bras.

-Je suis désolé ma chérie, je me suis emporté... je n'ai pas réfléchi, je me suis laisser submerger par la jalousie... Il la serra plus fort contre lui. J'espère que je ne t'ai pas blessé...

Le jeune allemand glissa ses mains dans les cheveux de la belle française et en respira le parfum. Il se sentait calme avec sa belle infirmière dans les bras...

- Tu m'en veux? Je ne veux pas te perdre...

[ Au prochain gnon Pet' ^^]
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   Jeu 1 Juil - 23:15

La jeune française ne savait comment réagir face à lui. Ce qui c'était passé quelques heures auparavant, n'avait rien à voir avec le Jochen habituel. Certes, elle comprenait ce qu'était la jalousie, mais il ne ressemblait pas à l'homme qui la prenait doucement dans ses bras pour l'embrasser.Pour elle, il aurait décroché la Lune et frôlé la Mort sans ciller. Et c'était bien ça le problème, cela aurait pu lui coûter sa place à l'armée. Mais il refusait qu'elle agisse de même en son nom, et être passive, c'était bien le contraire de Louise. Elle décida alors qu'il était temps qu'il comprenne que jouer avec sa vie de la sorte allait très mal finir.

-Hessler aurait pu te faire arrêter et exécuter, tu le sais, ça ? Le jour ou ils décideront de te loger une balle dans la tête, je ne pourrai rien y faire. Tu te rends compte de ce que tu as fait ?


Non, visiblement, il ne le comprennait pas. Il était aveuglé par l'amour et ne voyait pas ce qui se passait autour. Tout ce qu'elle avait sur le coeur sortait peu à peu, et cette fois, ce n'était pas par les larmes qu'elle déversait toute la tension qu'elle venait d'accumuler.

-J'ai fait croire à mes collègues qu'il était tombé dans les escaliers par ma faute et Hessler est entré dans mon jeu pour que ça ne te retombe pas dessus. Il ne te dénoncera pas, estime-toi heureux... Il me l'a promis. Je lui en serai reconnaissante toute ma vie.


Sa colère apaisée, elle avait l'impression de s'être vidée de son énergie. C'était toujours comme ça, et dans quelques dizaines de minutes, elle se mettrait à pleurer.
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MessageSujet: Re: (25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.   

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(25 Mai 1941) Quand les opposés s'attirent.

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