Charlotte Von Fehrenbach


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Charlotte Von Fehrenbach

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Allemande
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MessageSujet: Charlotte Von Fehrenbach   Sam 23 Mai - 20:43

Nom : Von Fehrenbach princesse de Hohenzollern-Hechingen

Prénom : Charlotte

Âge : 22 ans

Nationalité : Allemande, la région du Bade Wuntenberg, plus précisément de la ville d'Hechingen

Religion : Catholique romaine

Métier : Pilote Luftwaffe Leutnant

Description physique :

Charlotte est une belle jeune femme athlétique, une taille moyenne pour une femme (1m62), mince sans être maigrichonne, mais de morphologie allemande, c'est à dire très féminine.
Elle arbore de beaux, longs et frisés cheveux roux. Elle est très fière de ses cheveux et se dispute souvent avec ses supérieurs qui lui reprochent sa coquetterie mal placée en temps de guerre.
Elle a la peau très pâle, avec quelques tache de rousseur au dessus du nez. Elle a de très beaux yeux verts, très clair. Son nez est mutin et délicat.
Charlotte est d'un maintient impeccable, elle se tient droit, son regard est vif est toujours dirigé vers son interlocuteur. Elle porte en permanence un teint hautain sans être méprisant. Elle est le produit classique de la vieille aristocratie du Wunterberg.
Lorsqu'elle parle, sa voix est douce et très ténue. Elle n'élève jamais la voix, et reste polie en toute circonstance.
Charlotte est très coquette et aime se coiffer, se maquiller et porter des beaux vêtements. Féminine, elle ne dédaigne pas les uniformes du parti nazi dans lesquels elle voit une fulgurante beauté baroque. Toutefois lorsqu'elle enfile son uniforme, elle devient une digne représentante du reich.


Description mentale :

Charlotte est une jeune femme un peu contradictoire.

En premier lieu, ce qui la définie, c'est son appartenance à la noblesse Hohenzollern. C'est une aristocrate de haut rang, sachant manier à la perfection les codes de sa classe. Elle est distante, hautaine et ne se prive jamais de poser les distances avec les gens, surtout si ces derniers sont de basse extraction. A de nombreux aspect, sa mentalité s'est arrêtée avant les bouleversements sociaux de ce siècle.
De plus, Charlotte est une nazie, une vraie, une pure, une dure. Elle croit en la révolution nationale et voue une admiration sans borne au Führer. C'est une nationaliste convaincue, qui croit en la supériorité de la race aryenne, dont elle croit, évidement, faire partie.
Elle est le produit de son éducation, de sa classe sociale et de son époque.

Ceci étant dit, Charlotte est aussi une personne aimable, très à l'écoute, gentille et sensible, une fois qu'on a réussit à percer sa carapace sociale et culturelle. Elle n'est pas le moins du monde raciste dans le sens où si elle croit à sa propre supériorité, elle n'a rien contre les autres.
En fait, elle se fait une image extrêmement romantique du nazisme (sic!), dans laquelle elle a naturellement sa place. Lorsqu'elle évoque le parti, ses premières pensées vont aux beaux uniformes sombres et baroques, au décorum et grandes messes collectives imaginée par Göebels. L'aspect politique vient bien après. Toutefois, elle reste une profonde conservatrice.
Si elle était née dans des milieux populaire, il est fort probable qu'elle se soit engagée dans le parti communiste pour chasser ces salopards de nazis.
L'image qu'elle se fait des choses est bien plus importante que la réalité. Par bien des aspects c'est une romantique idéaliste.
La guerre lui apparaît comme une grande aventure humaine et non pas comme quelque chose de brutal ou dégradant. Le fait qu'elle n'ai jamais participé à un combat, même de loin, y est pour beaucoup.

Charlotte est honnête, droite, douce, décidée et volontaire. Elle peut toutefois se montrer colérique et très sensible. Lorsqu'elle est énervée et se heurte soit à la méchanceté soit à la bêtise (c'est à dire à un comportement humain qu'elle en comprend pas) elle peut se mettre à pleurer, d'abord de rage puis de tristesse. Son comportent émotif la discrédite beaucoup auprès de ses supérieurs...
Sensible, elle aime avant tout qu'on l'aime et cherchera à plaire. Toutefois, à cause de son éducation elle heurte souvent ses interlocuteurs au premier contact. Si elle s'aperçoit qu'on ne l'aime pas, elle en sera triste, mais aussi blessée qu'on ne comprenne pas combien elle est merveilleuse..
Elle aime la musique, la poésie (allemande bien sur), la littérature et toute autre activité culturelle. Elle ne dédaigne toutefois pas le sport ou le pilotage, sa seconde passion.
Elle déteste par dessus tout la vulgarité, les gens qui ne savent pas se tenir, surtout les gens ivres. Elle déteste également ce qui est laid, et ne correspond pas à son idéal romantique. Évidement elle déteste les juifs, mais ça, elle ne sait pas trop pourquoi, sans doute parce que le parti le dit.
Naïve, elle a placé sa confiance dans le parti nazie et croira la moindre énormité que ses chefs (politiques) lui asséneront.

Charlotte est fière, mais alors fière, de son grade de lieutenant, de servir son pays dans une unité active, la seule qui lui fut autorisée. Elle vit son rêve avec une grande détermination, une joie chaque jour renouvelée et surtout beaucoup d'innocence. De par son statut un peu particulier, ses chefs la préserve du front, et elle vit la guerre comme une grande aventure romanesque.

En résumé, Charlotte est sensible, naïve, romanesque et nazie...

Histoire :

La famille des Hohenzollern-Hechingen est une très ancienne famille de princes de Bade-Wuntenberg dont les frontières de leur royaumes se sont confondus avec celles de la Prusse au milieu du XIXeme siècle. Lors de la république de Weimar, les privilèges nobiliaires ont été abolis mais la famille a eu le droit de conserver le titre, désormais honorifique de prince de Hohenzollern-Hechingen.

Charlotte né le 06 janvier 1919 à Heshingen, dans le vaste domaine familial. Elle est la fille de Franz Joseph et Marina, princes et princesses de Hohenzollern-Hechingen. Elle est la sœur cadette de la famille, les nobles parents ayant déjà eu un fils, Ferdinand.

Héros de la guerre de 14-18, Franz Joseph s'illustra dans la chasse aux cotés de « Apatura Iris », une Schwalbe de toute beauté attachée depuis des années au prestigieux nom des Hohenzollern. Il fut toutefois grièvement blessé dans la dernière année de la guerre et a du passer la main à son fils.
Ferdinand s'engagea dans la légion condor en 1936 mais disparu en Espagne dans des conditions à la fois tragiques et mystérieuses.

Charlotte grandit dans un cadre très agréable, qui sans être d'une richesse excessive, n'en était pas moins confortable. Bien que le titre de princesse ne représente, dans l'Allemagne Nazie, pas grand chose, les habitants du Bade-Wutenberg y reste très sensible et c'est au milieu d'un climat de dévotion et de respect que la jeune fille a pu s'épanouir.

Bien que préférant ostensiblement leur fils, les parents de charlotte ne purent qu'être fiers de cette charmante enfant douée pour toutes les activités germaniques.

Sportive de haut niveau, Charlotte fut surtout remarquée lors des jeux de Berlin, en 1936, en remportant la médaille d'argent d'escrime face à Ilona Elek, sans doute la plus grande escrimeuse de l'Histoire. Elle se montre très douée pour cette discipline pourtant réservée aux hommes dans le milieu aristocratique bavarois.
Elle montre également des compétences pour le tir au pistolet et au fusil.
Bien plus patriote que son frère, largement plus enclin au militarisme que ce grand dadet poète et intellectuel, elle lui en voudra beaucoup d'être choisi par la famille pour monter Apatura Iris bien qu'il ne démontrait aucune capacité en ce sens. Sa disparition en Espagne plongea Charlotte dans des remords épouvantable, elle qui avait souhaité secrètement sa mort, ivre de jalousie.

Charlotte a fait la fierté de ses parents, en s'engageant dès le départ dans les jeunesses Hitlériennes, démontrant de nombreuses qualités, une assiduité aux études remarquable, et un penchant notable pour l'amour de son pays. Elle sait parler le Français, noblesse oblige, mais également l'Anglais et le Russe.

Lorsque Apartura Iris demanda à avoir Charlotte comme pilote, ses parents ne purent refuser et le rêve de la jeune femme se réalisa alors : entrer dans l'armée.
Au départ, Charlotte désirait plus que tout entrer dans le corps d'élite de la SS, mais son père s'y opposa. De plus, la présence de femme dans ce corps politique est rarissime et les dirigeants SS lui ont signifié une fin de non recevoir. En vérité, Franz Joseph, politicien apprécié par le Reich a demandé à ses amis bien placés de débouter la demande de sa fille.

Charlotte entre dans la lutwaffe en 1938, après ses classes directement au grade de Lieutenant. Même si nul ne prévaut des qualités de la jeune femme, il se dit que sa facile intégration dans ce corps d'élite n'est pas sans rapport avec son nom prestigieux et les appuis de son père. Ce sont ces mêmes avantages qui vont l'écarter de tout conflit, même après septembre 1939. Charlotte se voit confier au mieux des rôle de courrier très en retrait des lignes de front, tâche à laquelle elle s'acquitte avec enthousiasme. En deux ans de guerre, Charlotte n'aura jamais participé au moindre combat, et, presque, vu le moindre mort. Son image irréelle et romantique de la guerre ne n'en est que plus accrue.
Son père, en sous main la protège le plus possible et ce genre d'intervention se sait en chez les officiers. Charlotte, elle, croit dur comme fer à son rôle, ne s'apercevant pas de la comédie dans laquelle elle tient le premier rôle. Ses pairs l'aiment bien, comme une mascotte, mais personne ne la prend, au mieux, au sérieux, au pire, les vrais combattants la considèrent comme une fille à papa, pistonnée et stupide.

Après la campagne de France, à laquelle elle n'a participé que de très loin, elle se trouve stationnée à Montreuil, sans doute le coin le moins dangereux d'Europe. Tout le monde s'y ennuie ferme, sauf elle, convaincue de gagner la guerre à elle toute seule en occupant l'ennemi héréditaire.
Elle vient juste d'arriver et ne connait encore personne.

Charlotte a donc eu une enfance très heureuse, ponctuée seulement par le drame de la disparition de son frère, et a très bien vécu la crise, comme tous les gens riches. La guerre est une grande aventure pour elle, qu'elle apprécie énormément. Dans ce cadre, elle n'a guère eu le temps d'avoir une vie amoureuse, même si sa présence ne laisse que rarement indifférents ses camarades de promotion. Charlotte n'est-elle point belle ? Et encore plus attirant, n'est-elle point riche ?


Relations : Charlotte a toujours ses deux parents avec qui elle entretient des relations d'autant plus agréable qu'elle fait tout pour les rendre fier. Même mort, elle est toujours en compétition avec son frère pour s'attirer l'affection de son père.
Elle est très proche d'Apatura Iris, sa seule vraie amie et cette affection est fortement réciproque. Elle a conservé une forte relation épistolaire avec ses anciens camarades de promotion, qui eux, n'ayant pas la chance d'avoir un père influent, se sont retrouvés au front. Ces derniers, qui la connaissent bien, l'apprécie beaucoup pour son caractère bienveillant et sa chaleur, mais ceux qui ne la connaissent que superficiellement ne voient qu'une noble arrogante et nazie.


Dragon : Apatura Iris est une Schwalbe d'une grande beauté. On dirait réellement un papillon grâce à ses superbes ailes de multiples couleurs. C'est une dragon calme, posée,très affectueuse. Elle adore charlotte autant qu'elle détestait Ferdinand. D'ailleur, certaines mauvaises langues disent qu'Apatura ne serait pas totalement étrangère dans la disparition de son ancien pilote.
Elle reste attachée au nom des Hohenzollern-Hechingen. Dès sa naissance, au début du siècle, elle a vécu sur les domaines familiaux. Même si elle « n'appartient » pas officiellement à cette famille, elle y passe le plus clair de son temps de repos.
Elle a vu Charlotte grandir et a participé à son éducation.
Apatura est loin d'être couarde, mais elle répugne au combat direct. Elle le fera toutefois pour faire plaisir à Charlotte qui ne désespère toujours pas de charger sabre au clair.
Elle est d'accord avec son père pour la protéger avant tout contre son enthousiasme.
Apatura est secrète et semble toujours distraite, rêveuse.
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MessageSujet: Re: Charlotte Von Fehrenbach   Sam 23 Mai - 20:44

L'Hauptmann Herman Schliemann et le Unterfeldwebel Johan Möelche se tenaient debout, par ce matin frais, sur la piste d'envol scrutant le ciel depuis déjà une bonne heure.
Chaudement emmitouflés dans leurs grands manteaux réglementaires, ils ne savaient que faire pour tenter de se réchauffer ou même pour récupérer un peu de sang dans les jambes. Le Hauptmann Schliemann détestait accueillir ces pilotes prétentieux et jamais à l'heure. Celui ci était prévu pour l'aube, mais une heure après seul un ciel gris et bas s'offrait à leur vue. Le vent, bien que léger, transperçait les vêtements. Tout dans ce pays déplaisait au Hauptmann , les gens, comme les éléments semblaient hostiles à sa présence.
Les rumeurs d'attaque de la Grande Bretagne enflammait son imagination... De toute façon, il aurait aimé être ailleurs plutôt qu'ici, dans ce bled paumé, à végéter tandis que d'autres prétendaient à une gloire éternelle.

Le Unterfeldwebel Johan Möelche souffrait le même calvaire mais il ne semblait pas en ressentir ni l'ennui ni le froid de cette situation.
Il semblait imperturbable, ne sortant occasionnellement les mains de ses poches pour souffler dessus une longue vapeur de buée.

Le Hauptmann Schliemann fut soulagé lorsque son subordonné, sans doute lassé de cette attente, engagea la conversation.

- Her Hauptmann ? Savez vous qui nous attendons?
- Non...


Herman comprit vite que le Unterfeldwebel se moquait comme de son premier balais à racler les écailles de qui ils attendaient, et qu'il ne désirait juste que faire un peu de causette. Evidement, sa réponse laconique n'aidait pas. Il prit sur lui de continuer cette conversation.

- Sans doute un de ces pilotes médiatisés qui nous vient du Haut commandement. Je parie sur un baron ou un comte quelconque... Ce genre de personne qui considère qu'arriver avec plus d'une heure de retard est une marque de leur supériorité...
- Je vois le genre... Mais pourquoi viendrait-il se perdre ici ?
- Sans doute protéger l'espace aérien du Juras en cas d'attaque surprise de la Suisse...


Les deux hommes marquèrent un moment de silence avant de rire de bon cœur, le ridicule de la situation s'y prêtant à merveille. Ni l'un ni l'autre ne comprenait leur présence dans un endroit si peu vital, si loin de tous fronts...
Le silence retomba vite, à peine troublé par les grognements des dragons qui finissaient de s'éveiller dans les grandes écuries proches de la piste.

- Là ! lança soudain Johan en poitain le ciel du doigt.

Le Hauptmann Schliemann porta ses jumelles à ses yeux et chercha immédiatement le point du ciel que lui désignait son subordonné. Non pas que la chose l'intéressait mais cela lui permettait de tromper quelque peu son ennui.

- C'est un Schwalbe ! Un petit...

Il passa la paire de lunette à l' Unterfeldwebel Möelche qui resta un moment vissé dans son rôle de vigie.

-Il est drôlement coloré, pas très discret tout ça...
- L'état major a décidément accepté un peu n'importe quoi dans les ranges des Adler.
- Mais... mais...


Schliemann resta interdit devant l'expression de surprise de Johan. On aurait cru qu'il avait vu le fantôme du Hindenburg.
Il n'eut pas le temps de vérifier par lui même l'origine de son trouble que le petit dragon amorçait son virage en vu d'atterrir. Il se rapproche d'un pas ferme pour se présenter au pilote et comprit vite la source d'émotion de son subordonné.

Le Dragon était petit pour sa race, peut être 6 mètres de long, d'un panel de couleur passant du noir au blanc via toutes les nuances de gris. Ses ailes dessinaient comme d'étranges desseins mystiques, volutes et triskels réunis.. On aurait dit un papillon géant cherchant à attirer l'attention de tous les oiseaux prédateurs de la région (pour peu que ces dernier aient un solide appétit).
Mais le plus étonnant était le pilote... la pilote...

Le Hauptmann savait que la lutwaffe permettait aux femmes de chevaucher des dragons, mais c'était la première fois qu'il en voyait une. Il fit tout son possible pour ne pas laisser transparaitre tout le mépris qu'il ressentait pour ces jeunes pilotes inconscientes qui croient réellement avoir leur place dans l'armée alors qu'elles n'étaient, eu mieux, qu'une belle propagande de l'état.

La pilote était bizarrement harnachée sur sa bête, les deux jambes du même coté de la selle, comme pour un cheval. Elle portait non pas l'uniforme réglementaire, le lourd pantalon de cuir et de toile, mais une longue jupe qui tombait jusqu'aux cheville. Mise à part cette étrange originalité, son uniforme noir ne se différenciait pas du sien. Il s'amusait à imaginer combien cette tenue incongrue devait être peu pratique. Les pilotes savent qu'il ne fait déjà pas chaud en vol, alors avec ça...
Comble de l'étrange, sur le coté de la bête, la pilote y avait accroché son épée, une longue rapière Reitschwert, qui était certes un bel objet, mais incongru à cette place. Ils e demandait si elle croyait vraiment se servir d'une épée pour les combats aériens.

La jeune femme mit pieds à terre tout en flattant le museau de son dragon, le remerciant de sa célérité.
Le Hauptmann Schliemann se demandait si elle se moquait de lui ou si elle était sérieuse. Elle fit immédiatement quelques pas dans sa direction, faisant claquer au sol les talons de ses grandes bottines. Il n'en croyait pas ses yeux devant la coquetterie de cette femme qui portait des talons haut pour voler.
Arrivée à sa hauteur, la jeune femme tendit le bras droit comme pour tenter de toucher le ciel et vociféra un tonitruant « Heil Hitler ». Après un bref moment de surprise, mêlant hésitation et étourdissement, le Hauptmann répondait mollement à son salut.

De près, la jeune femme était belle, le visage rond et gracieux, des cheveux attachés en chignon d'un roux éclatant se mariaient gracieusement à d'étonnants yeux vert clairs. Sa peau pâle n'était ponctuée que de quelques petites tâches de sons au dessus de son nez adorable. Le Hauptmann Schliemann se surprit à détailler avec ce genre de qualificatif cette jeune femme, symbole pourtant de tout ce qu'il détestait dans les nouvelles politiques de ses chefs : la primauté de la propagande, le copinage, les planqués, etc... Mais il est vrai que la dame était charmante.

La jeune femme se présentât alors d'une voix incroyablement douce, ce qui détonnait après son cri primal se salutation :

- Lieutenant Charlotte Von Fehrenbach princesse de Hohenzollern-Hechingen à vos ordres Hauptmannführer. Apprenez que je suis ravie et honorée de servir sous vos ordres.
- Je... je... je suis ravi également, Hauptmann Herman Schliemann, soyez la bienvenue Lieutenant.


Le jeune Unterfeldwebel osa interrompre ces présentations.

- Unterfeldwebel Johan Möelche... vous êtes vraiment une princesse?

La jeune femme ne fit même pas attention à cette remarque, ni même au subalterne qu'elle ignora royalement. Elle chercha quelque chose dans sa besace en cuir et remit une lettre au hauptmann.

- Voici ma lettre de mission, Hauptmannführer !
- Je vous remercie.


Schliemann rangea la lettre dans la poche de son lord manteau sans même la lire et s'écarta d'un pas.

- Si vous voulez bien... je vais vous montrer vos quartiers.
- Avec plaisir, le voyage a été éreintant.


La jeune femme s'avança alors devant le regard médusé des deux hommes, qui, à leur grande honte, laissèrent tomber leur regard d'officiers expérimenté sur les courbes avantageuse de la jeune pilote dont les hauts talons accentuaient si bien le galbe.
Il donna rapidement des ordres à son Unterfeldwebel pour qu'il s'occupe du dragon, lourdement chargé de nombreux bagages... Son esprit vagabonda un bref moment, où ses préjugés concernant les femmes dans l'armée se heurtaient à la chaleur humaine qu'il ressentait soudain dans ce sinistre endroit perdu au milieu de nul part.

Finalement, peut être n'allait il pas mourir d'ennui...
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