Personnages secondaires des joueurs


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Personnages secondaires des joueurs

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MessageSujet: Personnages secondaires des joueurs   Dim 19 Avr - 18:21

Frederick Wiencke
Officier allemand [joueuse : Ruth]

Constance Méliès
Secrétaire française d'Heinz Siedler[joueur : Twi]

Elisabeth Deresko
Postière sur dragon rouge-pompier [joueuse : Flo]

Philippe Galerne
Officier français [joueuse : Kal]

Hans Pfeffel
Sous officier du SD [Joueuse : Kal]


Dernière édition par L'Admin le Mar 31 Aoû - 18:48, édité 3 fois
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MessageSujet: Frederick Wienke   Sam 11 Juil - 0:02

Fiche de personnage

Nom : Wienke

Prénom : Frederick

Âge : 42 ans

Nationalité : Allemand de Bade-Wurtenberg (Heidelberg)

Métier : Oberstleutnant - Staffelkapitän de la S4-G4 Metz-Geschwader et dirigeant allemand de Sarnand

Description physique :
Un regard. Frederick est avant tout un regard, intense, fixe, pénétrant et pourtant froid. Aussi ténébreux et séduisant que les acteurs de films en noir et blanc, il n’en a pourtant pas l’aspect au quotidien et se montre plutôt sous le jour d’un homme élégant certes, mais fatigué, concentré et absorbé par son travail.
S’il est grand et de belle stature, ses épaules ploient néanmoins régulièrement sous le poids des responsabilités qui lui paraissent parfois trop lourdes à porter, il est rare de le voir prendre plus attention qu’il ne faudrait à son aspect et à sa tenue : il fait en sorte d’être propre sur lui, correctement vêtu et d’une apparence respectable, sans pour autant chercher les fioritures dans sa mise et son aspect.
Malgré cela il ne manque pas de charme, un charme dont il sait très bien user à coups de sourires et de regards, de paroles prononcées de sa voix grave, très douce, peut-être trop… Il n’aime guère devoir faire appel à de tels artifices pour se faire entendre mais sait hélas que souvent, c’est nécessaire.

Description mentale :
Frederick est un homme calme, posé, minutieux, réputé pour la qualité de ses discours et de ses œuvres. Il ne laisse jamais le moindre détail au hasard et profite bien de ses talents d’observateur, à tel point que certains le qualifient de voyeur – mais c’est très exagéré, allons. Il aime donc le travail bien fait, à cela s’ajoute son amour des qualités morales d’un « bon allemand », les valeurs familiales, l’amour de la patrie et de son travail. Il réprouve catégoriquement tout comportement déviant.
Ce qui fait de lui… un hypocrite. En effet, Frederick n’est pas tout blanc et sous ces dehors apparemment parfaits on peut pointer du doigt son amour du jeu et ses quelques aventures – innocentes, bien sûr, des amourettes… Mais quand on prône soi-même le parfait ordre moral, ces quelques libertinages sont déjà des insultes à sa propre doctrine.
Dans sa vie quotidienne, il garde ce principe d’hypocrisie, de mensonge, il nomme cela diplomatie sans paraître voir le problème de son comportement ; il préfère échaffauder une fable plutôt que de dire la vérité si celle-ci est gênante. De même, il ne semble détester personne et se montre souriant et aimable avec tout le monde, sans jamais hausser le ton, il semble impossible de déterminer qui il apprécie réellement ou pas.
C’est en partie parce qu’il a souvent été déçu dans ses relations sociales qu’il agit ainsi. Il n’a jamais été heureux en amour – jamais assez pour se marier – ni en amitié, sa froideur apparente décourageant bien des gens qui ne lui trouvent que l’attrait de son grade, de son apparence ou de sa morale théoriquement irréprochable. S’il fait un bon mentor, un bon conseiller ou une relation très bien à citer, il n’est ni un bon ami, ni un grand amoureux.
Non qu’il ne soit pas passionné, il ne cache pas lui-même éprouver des amours flamboyantes, mais jamais celles-ci ne sont payées de retour – ou presque jamais.
Pour compenser, il se jette à corps perdu dans son travail qu’il adore. Il a déjà passé des nuits blanches lorsque cela paraissait nécessaire, il passe également un temps fou à s’occuper de sa dragonne, Sigrun. Cette ardeur au travail combinée à sa minutie en font un homme qui supporte mal l’échec et apprécie très moyennement l’idée qu’on remette ses capacités en cause. C’est une des rares choses qui peut le faire sortir de ses gonds et devenir très désagréable. Dans ses moments de colère, il est plus froid que jamais, jusqu’à l’explosion, souvent violente.
Il ne s’autorisera jamais aucun commentaire sur les agissements d’Hitler et la politique nazie, même si ses opinions tendent à « légèrement » différer de la doctrine actuelle.

Histoire :
1899 : naissance de Frederick Wienke, fils de Magda et Oskar Wienke (sous-officier de la marine allemande).
1902 : naissance de Julia Wienke, sa sœur.
1910 : entrée de Frederick au Gymnasium de Heidelberg
1914 : Début de la première Guerre. Oskar Wienke monte en grade jusqu’à mourir lors d’une bataille en 1917.
1916 : Magda Wienke devient infirmière avec l’aide de sa fille.
1918 : Défaite allemande. Magda devient enseignante et a du mal à s’occuper de sa famille.
1920 : Frederick obtient l’Abitur et entre à l’école de l’air de Breslau.
1921 : Année de service militaire.
1923 : Mariage de Julia Wienke avec Konrad Abendroth.
1925 : Major de promotion, reçoit l’œuf de Sigrund. Entre dans la Luftwaffe au grade de Hauptgrefeiter sur un courrier. Naissance de Wolfgang Abendroth, son neveu.
1928 : Eclosion de Sigrund. Obtention du grade de Leutnant, puis, dans la même année, de celui de Oberleutnant.
1930 : Epouse Katja Laarman.
1932 : Divorce.
1934 : Rencontre par l’intermédiaire d’un ami de Marius Hélier, un français de Sarnand.
1935 : Devient Major.
1938 : Obtention du grade d’Obersleutnant suite aux succès en Tchécoslovaquie.
1941 : Obtention du commandement de Sarnand et de sa propre Staffel.

Frederick était clairement prédisposé à faire partie de l’armée : issu d’une grande famille de militaires qui s’était déjà illustrée maintes fois, il avait déjà un pré-requis d’importance à sa naissance. Son père, Oskar, était un jeune sous-officier de la Marine qui ne demandait qu’à faire ses preuves ; sa mère était une institutrice de riche ascendance aux tendances très nationalistes. Il est probable que même sans ce milieu propice, il aurait décidé d’intégrer la Luftwaffe ; toutefois son éducation l’a clairement influencé dans ses choix.

Il a grandi à Heidelberg avec sa sœur cadette, la jolie Julia, qu’il appréciait beaucoup sans vraiment s’y attacher. Elève brillant, appliqué, il fit une belle carrière scolaire au Gymnasium d’Heidelberg puis, après son Abitur obtenu avec les honneurs, à l’école de l’air de Breslau. Ses aptitudes physiques, cultivées par son père, lui permirent rapidement de briller dans ses études qu’il adorait ; son naturel calme et minutieux en fit un excellent élève. Son année de service fut irréprochable.

Son père mourut en 1917 lors d’une bataille navale, son décès fut qualifié d’héroïque et permit au jeune Frederick de pouvoir prétendre encore plus aux honneurs d’une carrière militaire. Quant à sa mère, infirmière pendant la guerre, elle manifesta le désir de voir son fils suivre la voie de son père – sans pour autant trop y croire, la passion de Frederick étant clairement l’air et non la mer.

Ce parcours fut légèrement assombri par un incident, un soir dans une taverne : au poker, contre trois habitants de Breslau, il perdit une somme d’argent assez rondelette et dut se débrouiller pour rembourser ses dettes, travaillant pendant un temps en plus de ses études. Il sortit néanmoins major de sa promotion et obtint dont l’œuf de Sigrun, dont il s’occupa avec le plus grand soin.

Guidé par sa passion, il fit une carrière la plus exemplaire possible, sans jamais laisser sa réputation s’entacher de quelque scandale que ce soit. Il assista fièrement au mariage de sa sœur, puis à la naissance de son neveu, Wolfgang, sans jamais se douter que leurs relations seraient pour le moins tendues par la suite.

En 1930, il fit la rencontre de la charmande Katja Laarman qu’il épousa, sans se rendre compte que la demoiselle ne s’intéressait qu’à son grade, son argent et sa notoriété. Ils divorcèrent dès 1932, ajoutant une nouvelle ombre au tableau de la vie de Frederick Wienke. On dit que cette rupture aurait pour raison un adultère, mais rien n’a jamais été prouvé et Frau Laarman n’en a jamais parlé à personne, se murant dans un silence outré à chaque évocation de son ex-mari.

Depuis la solitude de Frederick n’est ponctuée que de vagues amitiés, dont l’une avec un certain Wormann qui lui présenta Marius Hélier, un français résidant à Sarnand. Leur rencontre marqua énormément Wienke et aujourd’hui qu’il vit dans la même ville que le Français, il semble qu’il soit très frileux en la présence de Hélier, là encore sans que personne sache pourquoi. Très discret sur son passé, Frederick refuse d’évoquer les raisons de sa discorde évidente avec Hélier, tout au plus évoque-t-il froidement une « divergence d’opinions ».

Le temps passant, Frederick s’illustra à plusieurs reprises aux côtés de Sigrun, sa dragonne, une belle Schmetterling très caractérielle. Son ascension fut pourtant relativement lente et il ne devint Obersleutnant qu’en 1938, grâce à ses succès lors de la campagne en Tchécoslovaquie en tant que Major. Toujours aussi brillant, ses initiatives en France lui firent obtenir le poste de commandant de Sarnand et de Staffelkapitan.

Autant dire qu’il n’est pas ravi de son affectation, même s’il est fier de son poste, il aurait sans doute préféré être partout ailleurs qu’à Sarnand… absolument partout.

Relations :
- Très respectueux envers sa mère et son père qu’il admire, communique beaucoup par lettres avec Magda et se recueille chaque année sur la tombe d’Oskar.
- Il apprécie sa sœur, sans être vraiment attaché à elle.
- Il semble détester cordialement Marius Hélier, sans que nul ne sache pourquoi.
- Il a globalement de bonnes relations avec tout le monde, même s’il voit d’un relativement mauvais œil la présence de femmes dans la Luftwaffe. Conséquemment, il est très froid et exigeant avec ces dernières, parfois même légèrement injuste – mais il ne faut pas le dire.
- Son neveu, Wolfgang, est une perpétuelle source de soucis. Il tente tant bien que mal d’éviter tout favoritisme et de le traiter comme n’importe quelle recrue mais les suppliques pressantes de Julia l’empêchent de vraiment le sanctionner, même quand il le mérite. Il le trouve particulièrement énervant, mais au fond, il doit bien l’aimer. A sa manière.
- Il fréquente peu les cabarets et autres lieux de plaisirs.

Dragon : Sigrun est une Schmetterling de taille et d’envergure moyennes. Joueuse et orgueilleuse, elle s’ennuie facilement et n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds.

Texte personnel :
Ma chère Mère,
Comme vous avez dû l’apprendre déjà, la France a capitulé. Nous sommes maîtres du pays et pouvons donc nous targuer d’une nouvelle victoire. Je crois que les idéaux du Führer vont être atteints, bientôt nous gouvernerons toute l’Europe de l’Ouest et pourrons étendre l’empire à l’Est, comme nous l’espérions. Plus que jamais, je suis fier d’être allemand, fier d’appartenir à la Luftwaffe et fier de mon pays. Bien sûr, je déplore que des innocents doivent pâtir de nos victoires, mais c’est là le seul moyen de réaliser ce si beau rêve. De tous les maux il faut choisir le moindre et ma foi c’est un mal pour un plus grand Bien.
Une nouvelle que les journaux ne vous ont peut-être pas appris et qui vous fera sûrement plaisir : je suis nommé commandant à Sarnand, une base en France. J’ai obtenu mon propre Staffel, ma grande fierté et désormais je suis plus haut gradé que je ne l’aurais espéré. Je ne reviendrai donc pas vous voir dans l’immédiat, je ne sais même si je pourrais passer à Noël, aussi vous transmets-je mes salutations les plus douces par avance. Embrassez Julia pour moi. Son fils veut-il toujours s’engager dans la Luftwaffe ?
Je ne cesserai bien sûr pas de vous écrire. La guerre se terminera bientôt, nous serons maîtres de l’Europe ; peut-être pourrez-vous venir me voir de temps à autres ?
Je vous embrasse,
Frederick.


Frederick relut sa lettre. Sangdieu, qu’elle était courte, formelle et enfantine à la fois ! Il avait l’impression d’être revenu à l’époque de ses douze ans, lorsqu’il annonçait fièrement une bonne note à sa mère. Aujourd’hui ce qu’il avait à dire était nettement plus brillant et pourtant bien plus difficile à supporter.

Sarnand… la France. Un beau pays, certes, attirant en bien des points, une fierté aussi, obtenir un commandement et un Staffel n’étant pas des succès négligeables… Néanmoins Frederick avait l’impression, la très désagréable impression d’être pris au piège. Sarnand, c’était aussi la ville où vivait Marius, cet homme qu’il détestait au-delà de ce que sa raison lui permettait.

Avec un peu de chance, il ne croiserait jamais la route de Hélier. Peut-être celui-ci ignorerait-il sa présence longtemps, encore que ce fût là un espoir passablement vain ; peut-être aussi déciderait-il de le laisser en paix. Après tout, il était Français et un Français par les temps qui couraient se devait de faire profil bas face à un Allemand, particulièrement face à un Allemand haut-gradé, mais Frederick connaissait l’insolence de l’homme. Une insolence fort désagréable en bien des points.

Il ne pouvait pas se plaindre. Il n’en avait pas le droit. N’importe quelle autre base lui aurait mieux convenu, s’il fallait que ce fût celle-ci, ma foi, il n’y pouvait rien et c’était malgré tout une fierté de voir ses efforts reconnus par le Reich. Il espérait déjà s’illustrer assez pour monter encore en grade, non qu’il fût ambitieux, mais son désir de briller aux yeux de son défunt père était amplement suffisant pour le pousser à agir comme tel. Un léger sourire aux lèvres, il referma l’enveloppe et la scella. Elle partirait dès le lendemain vers sa mère, sa charmante mère qui serait si fière.

Rêveur, il s’accouda au rebord de sa fenêtre. Devant lui se déroulait les magnifiques paysages français qui lui arrachèrent un sursaut de nostalgie, sans qu’il se l’explique. Peut-être que cet endroit lui apporterait des réponses, au final. Peut-être trouverait-il enfin ce qu’il cherchait.

Peut-être aussi serait-ce le lieu de sa destruction… Mais il préférait ne pas y penser.
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MessageSujet: Constance Méliès   Mer 19 Aoû - 0:47

Fiche de personnage

Nom : Méliès

Prénom : Constance

Âge : 38 ans

Nationalité : Française

Métier : Secrétaire d’Heinz Siedler

Description physique :
Constance est une femme admirable, elle est toujours tirée à quatre épingles et elle ne paraît jamais débraillée devant les autres. Ses longs cheveux bruns cascadent sur ses épaules avec un effet des plus envoutants pour les hommes qu’elle croise. A cette époque où les femmes portent leurs cheveux plus courts, elle ne peut passer inaperçue. Ses yeux bruns sont également remarquables, ils ne se froissent jamais, ne laissent passer que tendresse et que l’air maternel qui semble l’entourer en permanence. L’âge n’a pas eu de traces encore sur son visage, elle reste, malgré les ans, toujours aussi belle. Elle est aussi assez grande et assez menue, on ne dirait pas qu’elle a eu quatre enfants. Mais en tout cas, c’est certain qu’elle ne restera pas veuve très longtemps. Cependant, elle porte encore très souvent du noir comme pour empêcher les hommes de s’intéresser à elle.

Description mentale :
Tous ceux qui la connaissaient pouvaient dire la même chose d’elle, c’était une mère avant tout. Et si son mari n’était pas mort lors de l’attaque allemande, nul doute qu’elle aurait eu d’autres enfants. Ce côté maternel était cependant parfois pesant pour son entourage, car non seulement elle passait tout ou presque à ses enfants, mais en plus elle considérait tout le monde comme ses enfants. C’était presque instinctif chez elle, dès que quelque chose semblait ne pas aller pour quelqu’un, il fallait qu’elle le console. Et si au contraire elle trouvait une situation déplaisante du fait d’une erreur, elle la soulignait et finissait presque par gronder la personne en cause et ce même s’il s’agissait d’un haut gradé de la Gestapo. Un point important restait à souligner, jamais elle n’élevait le ton outre mesure, pour elle une bonne remontrance ne pouvait pas s’accompagner de cris, c’était inutile et cela faisait du bruit pour rien. Donc non, elle n’élevait pas la voix mais savait se faire obéir ou respecter. Cependant, elle faisait tout de même attention à ne pas trop materner les officiers présents, c’étaient des soldats et ils pourraient mal le prendre.

Histoire :
Chronologie :

  • 3 avril 1900, naissance de Théophile Méliès, fils de Pierre et Marie Méliès et neveu de Georges Méliès.
  • 28 mai 1902, naissance de Constance Thamain.
  • 3 décembre 1920, mort des parents de Constance dans un accident de train, départ pour le couvent.
  • 30 mai 1923, Constance s’établit à Montreuil dans la maison familiale.
  • 5 juin 1923, première rencontre entre Théophile Méliès, soldat à Sarnand et Constance.
  • 14 juillet 1923, début de la romance entre les deux jeunes gens.
  • 25 avril 1924, mariage de Constance et Théophile à l’église de Montreuil
  • 12 juin 1929, naissance de Pierre Méliès
  • 5 septembre 1931, naissance d’Adrien Méliès
  • 8 août 1934, naissance de Rose Méliès
  • 20 octobre 1937, naissance d’Alexandria Méliès
  • 30 janvier 1940, mort de Théophile Méliès alors lieutenant dans l’armée française


Voici son histoire racontée par l’un de ses fils.
    Constance Méliès, née Thamain, a toujours habité auprès de Montreuil. Elle a passé une enfance heureuse entourée de ses parents. Elle regrette par contre de ne pas avoir eu de frères et de sœurs et que ses parents soient morts si jeunes. Elle n’avait que 18 ans lorsqu’ils sont morts et elle partit pour trois ans dans un couvent. Elle ne voulait pas être bonne sœur, mais elle avait besoin de calme et de tranquillité. Elle rencontra là bas une sœur qui allait devenir son amie. Elles avaient le même âge et adoraient toutes les deux s’occuper des enfants.
    Quand elle est sortie du couvent, elle est retournée à Montreuil et elle a rencontré son mari. Il s’appelait Théophile et il était soldat. Je ne sais pas si elle aimait ça ou pas. Mais en tout cas il était pas souvent à la maison et il partait souvent dans des batailles. Par contre tous les deux avaient des sous et ils ont acheté une belle maison où elle vit toujours.

    Elle a mis longtemps à avoir un enfant alors qu’elle le voulait. Et quand elle était enceinte de Pierre, il a été obligé de s’en aller. Pour ne pas rester toute seule, elle a demandé à son amie bonne sœur si elle pouvait passer sa grossesse dans son nouveau couvent. C’est là qu’est né Pierre. Ensuite tout s’est accéléré, elle a vite voulu un autre enfant qui est né, toujours au couvent, deux ans plus tard, c’était Adrien. Puis une fille trois ans après, Rose et une dernière fille encore trois ans après Alexandria.

    Elle aurait aimé avoir une plus grande famille, mais quand la guerre a commencé, il est mort, on ne sait pas bien comment. Tout le monde était très triste, mais la vie devait continuer. Et comme elle n’avait pas abandonné ses études, elle était très qualifiée pour devenir secrétaire. C’est ce qui s’est passé quand les allemands sont arrivés, elle est devenue la secrétaire d’un allemand, Heinz Siedler.



Texte personnel :

Un garçonnet courrait dans la rue, un appareil photo à la main et un sourire éblouissant aux lèvres. Certains auraient qualifié l’air qu’il arborait de chafouin, d’autres de résolument malin et enfin ceux qui le connaissaient de particulièrement démoniaque. Mais en tous les cas, il se dirigeait vers le lieu de travail de sa mère et ne s’occupait pas le moins du monde de la déranger éventuellement.

Il était seul pour une fois et il aimait bien ça, autant Pierre ou Rose aimaient la compagnie, autant lui était comme Alexandria et adorait passer du temps seul, parfois dans le laboratoire photographique qu’il avait eu l’autorisation d’installer dans le garage. Sa mère était assez riche, ce n’était pas une millionnaire, mais tout de même, elle semblait avoir assez d’argent pour leur permettre à chacun de satisfaire à leurs passions. Pour lui c’était la photographie. Il passait presque tout son temps en dehors de l’école à photographier une grande partie des habitants de Sarnand, mais également une partie des monuments, quelques lieux insolites et parfois les dragons quand il avait la chance de les voir passer.

Il continua à marcher dans la direction des bureaux de la Gestapo, en effet, sa mère Constance était secrétaire d’un allemand, il s’appelait Heinz Siedler et elle était, aux yeux d’Adrien, la plus belle maman du monde. Il pouvait la décrire de mille manières, mais jamais avec des mots complexes comme Pierre l’aurait fait. Il s’arrêta en y pensant et sortit un petit papier de sa poche. Son frère lui avait donné pour qu’il prenne modèle, c’était une description de Constance. Il s’allongea sur un muret, les coudes posés sur la pierre et la tête dans les mains et il déchiffra les mots qui ne lui étaient pas encore familiers.

Constance est une femme admirable, elle est toujours tirée à quatre épingles et elle ne paraît jamais débraillée devant les autres. Ses longs cheveux bruns cascadent sur ses épaules avec un effet des plus envoutants pour les hommes qu’elle croise. A cette époque où les femmes portent leurs cheveux plus courts, elle ne peut passer inaperçue. Ses yeux bruns sont également remarquables, ils ne se froissent jamais, ne laissent passer que tendresse et que l’air maternel qui semble l’entourer en permanence. L’âge n’a pas eu de traces encore sur son visage, elle reste, malgré les ans, toujours aussi belle. Elle est aussi assez grande et assez menue, on ne dirait pas qu’elle a eu quatre enfants. Mais en tout cas, c’est certain qu’elle ne restera pas veuve très longtemps. Cependant, elle porte encore très souvent du noir comme pour empêcher les hommes de s’intéresser à elle.

Un sourire heureux naquit sur les lèvres d’Adrien alors qu’il rangeait le papier. Il adorait réellement son frère et même si la solitude lui plaisait, il ne manquait que très peu d’occasions d’être en la compagnie de son ainé. Leur famille était particulièrement soudée, la présence de Constance semblant atténuer toutes les tensions éventuelles liées à la relative promiscuité qui régnait chez eux. Leur maison n’était pas très grande, seulement 4 pièces principales, cela pourrait paraître immense, mais au-delà de la salle à manger, de la chambre de Constance, les quatre enfants s’entassaient dans les deux chambres mansardées au grenier, les filles à droite et les garçons à gauche.

Adrien se trouva bien vite devant le siège de la Gestapo. Il tremblait un peu quand il frappa à la porte et quand un homme assez massif lui ouvrit il se recula avec prudence. L’homme parut étonné de voir un enfant à la porte. Un enfant au visage à moitié caché derrière un appareil photo. Mais il connaissait tout de même l’enfant pour l’avoir déjà vu en compagnie de la secrétaire de l’Hauptsturmführer. Un petit gars brun, cheveux court, yeux verts qui brillent en permanence d’un éclat démontrant l’innocence de l’enfance, ça ne courait pas les rues, ou plutôt ça ne courait pas souvent à la porte de la Gestapo.

- Y’a un gamin à la porte ?

Le gamin sembla se recroqueviller sous la voix grave de l’homme, il n’avait rien compris même s’il avait quelques notions récentes d’allemand. Heureusement pour lui sa mère arriva et regarda la scène avec un soupir désabusé.

- Adrien, tu sais que tu dois me prévenir, imagine que je ne sois pas là. Schütze Lüback, je vous ai déjà dit de ne pas faire peur aux enfants, surtout à cet âge. Allez, je vous pardonne pour cette fois. Et si vous avez besoin que je reprise votre veste d’uniforme n’hésitez pas surtout.
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MessageSujet: Re: Personnages secondaires des joueurs   Mer 19 Aoû - 0:48

Adrien se jeta dans les bras de sa mère et sembla prêt à fondre en larmes. C’était le plus craintif de ses enfants et le plus émotif aussi. Il n’avait pas le caractère difficile, il était adorable, mais pouvait pleurer avec facilité et sans raison apparente. Elle lui ébouriffa les cheveux ce qui entraîna un petit rire amusé et elle l’entraîna dans les locaux de la Gestapo. Ce n’était certainement pas le lieu de prédilection pour un enfant aussi jeune, mais s’il était venu la voir c’était certainement pour une bonne raison. Oh, pas une raison capitale mais quelque chose d’important pour lui et même pour un simple bisou à sa maman, cela justifiait son geste.

Ils entrèrent dans le bureau et elle prit son fils sur ses genoux. Elle le regarda alors qu’il se blottissait contre elle, encore visiblement apeuré par l’accueil peu agréable qu’il avait reçu. Elle le garda contre elle tout en continuant à trier les papiers qu’elle devrait donner d’un instant à l’autre à son chef. Il sortirait certainement et verrait la situation mais elle n’en avait visiblement rien à faire.

Tous ceux qui la connaissaient pouvaient dire la même chose d’elle, c’était une mère avant tout. Et si son mari n’était pas mort lors de l’attaque allemande, nul doute qu’elle aurait eu d’autres enfants. Ce côté maternel était cependant parfois pesant pour son entourage, car non seulement elle passait tout ou presque à ses enfants, mais en plus elle considérait tout le monde comme ses enfants. C’était presque instinctif chez elle, dès que quelque chose semblait ne pas aller pour quelqu’un, il fallait qu’elle le console. Et si au contraire elle trouvait une situation déplaisante du fait d’une erreur, elle la soulignait et finissait presque par gronder la personne en cause et ce même s’il s’agissait d’un haut gradé de la Gestapo. Un point important restait à souligner, jamais elle n’élevait le ton outre mesure, pour elle une bonne remontrance ne pouvait pas s’accompagner de cris, c’était inutile et cela faisait du bruit pour rien. Donc non, elle n’élevait pas la voix mais savait se faire obéir ou respecter. Cependant, elle faisait tout de même attention à ne pas trop materner les officiers présents, c’étaient des soldats et ils pourraient mal le prendre.

Elle terminait de classer les papiers quand son chef sortit de ce qui lui servait de bureau. Il fut visiblement étonné de voir Adrien pelotonné contre sa mère mais ne fit pas de remarque immédiate. Elle prit immédiatement la parole.

- Excusez moi de ne pas me lever, mais j'ai les genoux occupés, les documents les plus importants sont sur le bord du bureau.

Il ne dit rien, prit les documents et ressortit. Elle lui suivit des yeux puis reporta son attention sur son fils.

- Alors poussin, ça va mieux ? Tu sais, personne ne te veux de mal ici, ils sont impressionnants mais ils sont gentils si tu cherches bien au fond.

Le gamin leva la tête pour plonger ses yeux dans ceux de sa mère. Elle lui sourit et il retrouva lui aussi un petit sourire toujours un peu apeuré cependant. Mais bien vite il retrouva sa joie de vivre et il décrit à sa mère tout ce qui justifiait sa présence dans les locaux Gestapistes. C’était une affaire aussi capitale que l’absence de pains au chocolat à la boulangerie !

Quelques minutes plus tard on entendit comme un grognement en allemand. Constance ne bougea pas et conserva Adrien sur ses genoux. Le grognement se répéta et une voix grave bien qu’enfantine sembla répliquer. Suivirent quelques autres alternances entre le grognement et la voix, puis enfin, la porte s’ouvrit sur un autre enfant, un second garçon, plus âgé qu’Adrien et surtout nettement moins craintif. Il avait environ onze ans et était visiblement comblé. Il avait les cheveux noirs, courts, les yeux marron comme Constance et il se retenait de rire.

- Maman, c’est quoi ce cerbère à la porte ? A quoi est-ce qu’il sert si les bons citoyens ne peuvent entrer sans se faire insulter en allemand ?
- Pierre, tu devrais faire attention. Ce n’est pas parce que je travaille ici qu’on te passera tout !
- Si seulement on devait tout me passer ! Allez, fait pas cette tête p’tit frère, il est adorable en fait et il adore m’apprendre des nouveaux mots. Il parait que mon accent s’améliore déjà.
- Sur les injures certainement, mais sur la conversation mondaine je doute. Ah ! Qu’est-ce que je vais faire de toi ?

Elle sourit à son fils ainé et il l’embrassa sous le regard admiratif de son frère. Pierre reprit la parole, en direction d’Adrien cette fois.

- Allez gamin, debout, on rentre. Les petites nous attendent je pense.

Le plus jeune se releva et sortit de la pièce en donnant la main à son frère. Constance sourit en regardant ses deux garçons et se remit au travail.

Les deux enfants sortirent des bureaux de la Gestapo en discutant l’un avec l’autre. On voyait bien qu’ils s’adoraient et qu’ils étaient particulièrement proches. Ils marchaient dans Montreuil en direction du quartier bourgeois. Leur mère était assez riche pour posséder une demeure assez belle dans le beau quartier et son poste lui permettait de la conserver.

Ils arrivèrent devant la maison et furent accueillis par des hurlements de joie de la part de deux petites filles. La plus jeune demandait après son ‘dien et la plus âgée voulait des bisous pour la remercier d’avoir été aussi sage. Pierre sourit à la nourrice qui avait la charge de garder ses deux sœurs. Rose, six ans était espiègle, casse cou et avait souvent des écorchures aux genoux. Elle avait les cheveux châtain clair, assez longs et s’ornant de brins d’herbe ou de poussières diverses. Ses yeux bleus étaient rieurs et pouvaient sans problème vous annoncer d’office que vous aviez des problèmes. Car elle était aussi dangereuse qu’imprévisible. C’était une véritable petite peste capable du pire pour semble-t-il énerver ceux qui avaient la lourde charge de les garder.

Adrien l’embrassa avant de recevoir dans les bras la plus petite, Alexandria, celle de laquelle il était le plus proche. Un amour de bébé, toujours plongé dans ses pensées. Elle était admirablement sage et parfaitement capable de raisonnements avancés. Il faut dire qu’avec trois frères et sœurs plus âgés, elle était à bonne école. Son côté encore poupin était renforcé par ses cheveux bruns, ses grands yeux marrons et ses mains potelées. Elle était en tout point mignonne et, contrairement à sa sœur, sage comme une image.

La nourrice, mademoiselle Jeanne, une femme assez jeune pour être la cousine des enfants, mais trop pour être leur mère, était une femme calme et patiente. Comme Constance, elle n’élevait pas la voix pour se faire obéir, il préférait se contenter de leur parler et de leur expliquer les problèmes avec les bêtises éventuelles.

Elle fit signe aux deux garçons d’aller faire leurs leçons. Pierre grommela pour la forme mais savait bien qu’il devait y aller. Adrien, lui, se précipita dans la maison. Le travail scolaire était pour lui un passe temps des plus agréables. Surtout que sa leçon portait sur la généalogie et qu’il devait remonter dans ses ancêtres et écrire un petit texte sur le passé de l’un de ses parents. Il demanderait à Pierre de l’y aider si jamais il ne trouvait pas, mais il commença à écrire seul.


    Mes frères et soeurs

    • Pierre, 11 ans, il sait tout faire, c’est le plus fort des grands frères ! Et il sait même parler allemand comme maman, moi je sais pas trop bien.
    • Adrien, 9 ans (moi), je fais des belles photos que des fois les gens ils veulent achter.
    • Rose, 6 ans, elle fait que des bêtises mais c’est amusant.
    • Alexandria, 3 ans, je l’aime beaucoup, c’est comme un bébé tout gentil.

    Mes parents

    • Théophile, mon papa, il est mort à la guerre.
    • Constance, ma maman, elle est toujours gentille avec tout le monde.

    Les parents de papa

    • Pierre, il est mort aussi papy, mais il était très gentil et il vendait des chaussures.
    • Marie, elle est vieille mamy, elle est resté avec tonton au magasin de Paris.

    Les parents de maman

      Ils sont morts tous les deux, maman elle est triste quand on en parle alors je sais pas comment qu’ils s’appellent.


    La vie de maman

      Constance Méliès, née Thamain, a toujours habité auprès de Montreuil. Elle a passé une enfance heureuse entourée de ses parents. Elle regrette par contre de ne pas avoir eu de frères et de sœurs et que ses parents soient morts si jeunes. Elle n’avait que 18 ans lorsqu’ils sont morts et elle partit pour trois ans dans un couvent. Elle ne voulait pas être bonne sœur, mais elle avait besoin de calme et de tranquillité. Elle rencontra là bas une sœur qui allait devenir son amie. Elles avaient le même âge et adoraient toutes les deux s’occuper des enfants.
      Quand elle est sortie du couvent, elle est retournée à Montreuil et elle a rencontré son mari. Il s’appelait Théophile et il était soldat. Je ne sais pas si elle aimait ça ou pas. Mais en tout cas il était pas souvent à la maison et il partait souvent dans des batailles. Par contre tous les deux avaient des sous et ils ont acheté une belle maison où elle vit toujours.

      Elle a mis longtemps à avoir un enfant alors qu’elle le voulait. Et quand elle était enceinte de Pierre, il a été obligé de s’en aller. Pour ne pas rester toute seule, elle a demandé à son amie bonne sœur si elle pouvait passer sa grossesse dans son nouveau couvent. C’est là qu’est né Pierre. Ensuite tout s’est accéléré, elle a vite voulu un autre enfant qui est né, toujours au couvent, deux ans plus tard, c’était Adrien. Puis une fille trois ans après, Rose et une dernière fille encore trois ans après Alexandria.

      Elle aurait aimé avoir une plus grande famille, mais quand la guerre a commencé, il est mort, on ne sait pas bien comment. Tout le monde était très triste, mais la vie devait continuer. Et comme elle n’avait pas abandonné ses études, elle était très qualifiée pour devenir secrétaire. C’est ce qui s’est passé quand les allemands sont arrivés, elle est devenue la secrétaire d’un allemand, Heinz Siedler.



Il regarda son petit texte et fit un grand sourire, c’était parfait et il n’avait pas eu besoin de son frère.
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MessageSujet: Philippe Galerne, capitaine du Bleu de Pascal Vendémiaire   Sam 17 Oct - 23:13

Nom : Galerne

Prénom : Philippe

Âge : 44 ans

Nationalité : Français

Métier : Capitaine du Bleu de Pascal Vendémiaire

Description physique :

Galerne est grand, osseux et grisonnant. Quand on dit grand, c'est grand : 1m89, à l'époque, cela suffit à vous donner presque une tête de plus que beaucoup d'hommes. Quand on dit osseux, c'est que son visage a les pommettes hautes, la mâchoires carrée et qu'entre les deux, et bien... y'a pas beaucoup de gras. Pour le reste, oreilles dans la moyenne, front classique quoi que commençant à s'élargir là où les cheveux reculent sur les bords, menton fendu et bouche qui ricane. Ce qu'on remarque surtout, c'est son nez en bec d'aigle qui semble avoir été cassé plus d'une fois et a le bout pointu, histoire de rendre la ressemblance plus visible. Ajouté à son aspect dégingandé, à ses coudes et à ses genoux noueux, tout cela achève de ne pas en faire une "bel homme", en tout cas certainement pas comme ceux que l'on voit à Hollywood. Il a toutefois des yeux très bleus qui, en quelque occasions, ont compensé le reste...

Niveau vestimentaire, Philippe, c'est le genre de mec qui a laissé l'Armée l'habiller depuis vingt ans et n'entends pas changer cela. Il porte l'uniforme 90% du temps diurne et les 10% restant, il les passe dans des vieilles fripes d'aventurier baroudeur. Evidemment, quand il se trouve dans un coin plus exotique que Montreuil, la proportion s'en trouve sensiblement modifiée...

Description mentale :
Philippe Galerne n'a jamais l'air tout à fait là. Son équipage le sait, il a toujours rêvé de voyages et d'exploration. C'était son grand truc, dans la coloniale : au fond, ce n'est pas un combattant. Plutôt solitaire, un brin rêveur, il ne se soucie pourtant pas de ce qu'il appelle des "trucs pour intellectuels". La vie doit être faite de choses simples et Philippe déteste se la compliquer. On mange, on boit, on tient la santé, on dort et on découvre des coins bien à soi. Cette simplicité, malheureusement, on ne la trouve tout à fait qu'avec les animaux. Philippe adore les animaux, qui deviennent facilement les enfants qu'il n'a jamais eu et commence à regretter de ne pas avoir. Mais ce n'est que passager : il n'a pas envie de se fixer.

Quand on ne l'embête pas, Philippe Galerne est plutôt souriant, un peu évaporé mais prompte à sortir des phrases incisives (mais parfois peu liées avec la conversation en cours) et à sa montrer très bavard quand il émerge. Quand on l'embête, par contre, il devient rapidement cassant, distant... surtout s'il ne peut pas s'éloigner physiquement. Bien qu'il ne soit pas supra culturé, il tient à une certaine politesse et à ce que ses hommes soient toujours correctement habillés et se conduisent correctement, même avec les Allemands. Car après tout, la guerre finira un jour et, si Philippe est un peu dégoûté qu'ils aient perdu, il est sûr que quelques boches ne peuvent pas faire grand chose pour changer l'essence de la France...


Histoire :
Philippe Galerne est né en Algérie d'un père et d'une mère originaires d'Alsace. Comme beaucoup de pieds-noirs, il n'étaient pas riches : un petit élevage dans les montagnes, de quoi habiller leurs enfants et les nourrir correctement... fils aîné de la famille, il eu la chance d'être assez bon élève pour espérer continuer ses études. Son frère cadet ne lui pardonna jamais d'avoir été celui à qui on payait le Lycée, à la ville, alors que sa soeur s'était mariée tôt et que lui même devait reprendre une ferme qu'il avait appris à haïr par jalousie. Cela expliqua sans doute qu'après la mort de ses parents, Philippe n'ai pas gardé le contact avec le reste de sa famille.

Après avoir obtenu à Alger un bac relativement bon, il est incorporé dans l'armée de l'air comme sous officier, en 1915. Il passera les trois années suivantes dans divers équipages et, la guerre aidant, termine 1918 comme adjudant. en 1925, âgé de 28 ans, il reçoit enfin un grade de sous-lieutenant et un dragon : le Bleu de Pascal Vendémiaire. De l'armée de métropole, il est alors envoyé dans les colonies.

D'abord déployé en Indochine, il y connaît son premier amour. Mais la dame est mariée et lui, ni assez prêt à s'engager ni assez riche pour qu'elle ne quitte son mari. Ils se séparent définitivement lorsqu'il est envoyé à Dakar où, caserné dans un coin un peu paumé au milieu de la brousse, il mène avec son équipage et Vendémiaire sa petite vie d'aventurier jusqu'à la déclaration de guerre.

Son escadron reçoit l'ordre de gagner la métropole fin 39, mais ils ne sont qu'en Algérie lorsque la France capitule. Ils y restent jusqu'en Mars 1940, où ils passent enfin dans le Midi de la France.

Ils ne participeront toutefois qu'à quelques combats contre des unités avancées avant que l'armistice ne soit signée... retour en Algérie, puis à Dakar, où affluent des dragons refoulés depuis la Métropole.

L'ordre de mutation pour Sarnand lui arrive en Mars, alors qu'il soigne sa déception face à la défaite française en pouponnant le couple d'animaux le plus étrange qu'il ai eu sous la main. Et pourtant, il avait déjà tenté les perroquets, les tortues, les singes, le chien, le chat, et même un vieux fennec un peu sourd qu'il a trimbalé pendant toute la campagne de France et passe son temps à roupiller quand il ne gratte pas les meubles...

Relations :

Philippe aime les animaux. Et plus ils sont bizarres, mieux c'est ! Il a été l'heureux possesseur, au cours de sa carrière, d'un nombre assez impressionnant de bestioles. Actuellement, il n'en possède que trois : un vieux fennec qu'il a acheté en Algérie et qu'il appelle "Fennec" et deux dragons pygmées trouvés dans la forêt. Il en avait deux couples à l'origine, mais l'espèce n'étant pas répertoriée en détail, il a dû abandonner le premier. Il a appelé la femelle Clarita et le mâle Ornatus.

Niveau famille, c'est un peu le néant : Philippe n'a plus de contacts avec ses frères et soeur, ne connait même pas ses neveux et n'a pas d'enfant, légitime ou non.

Niveau amis, il s'agit surtout de ses sous off de bord et d'équipe au sol, les mutations fréquentes et son incapacité notoire à soutenir une longue correspondance épuisant rapidement le reste de ses relations.

Dragon :

Nom : Vendémiaire
Date de naissance : Novembre 1793
Race : Bleu de Pascal

Vendémiaire a été Montagnard, Bonapartiste, anti-Napoléonien, monarchiste, républicain et finalement plus rien du tout. Il dit souvent que cinquante ans suffisent largement pour décider que la politique des hommes est sans intérêt, ce qui explique qu'il se sente pour le moins peu concerné par la présence de Vichy. De taille moyenne, tirant sur le petit du fait de son âge et d'une certaine croissance des nouveaux dragons de sa race, il ne se distingue ni par un poids imposant, ni par une intelligence lumineuse. Il faut toutefois noter qu'il en remonte à un bon paquet de dragons légers et ne cède la place sur l'aire de pâture qu'aux dragons réellement plus grands que lui : Vendémiaire, lui, il a fait les guerres de la Révolution, lui, et les guerres de Napoléon, et toutes celles des Républiques et des Empires jusqu'en 1940. Ses ailes portent d'anciennes traces de déchirures, certaines de ses écailles ont l'épaisseur rude et caractéristique de blessures passées. Il a volé en Indochine, en Afrique et même en Amérique ; il est fier, très fier de tout cela.



Texte perso

Philippe sentit son coeur fondre, comme celui d'une jeune fille en fleur devant un homme absolument sexy. S'il n'avait eu quarante ans passé, s'il n'avait pas vadrouillé dans des coins où seule la Légion mettait les pieds quand les dragons n'y étaient pas, il se serait fendu d'un "c'est trop mignoooooooooon"... très mignon. Mais Philippe n'était pas comme ça, aussi il se contenta de frôler le grillage du bout des doigts. Il les retira vivement quand un quatuor de canines les effleura.
Ça aussi, c'était vraiment trop trognon.

"Il était à une amie. Mari mort, enfin, elle le veut plus. C'est cinquante francs."

L'arabe tendit une main noueuse, aux articulations gonflées. Cinquante francs, c'était pas ce qu'on faisait de moins cher, mais Philippe était a-mou-reux. Quelques coupures de papier plié cent fois passèrent de la peau blanche à la peau brune, puis la cage fit le chemin inverse. Il avait hâte de montrer sa nouvelle bébète à Vendémiaire. Et puis, il irait à merveille avec ses deux dragons perroquet d'Afrique Centrale...

***


"S'il urine sur moi, je le mange à la prochaine escale."

Il n'y eu aucun rire, mais Philippe était sûr que quelques lèvres s'étaient soulevées. Il faut dire qu'à chaque fois qu'il adoptait, Vendémiaire faisait preuve de la même -et souvent justifiée- appréhension à l'idée que le nouveau bébé ne sache pas se tenir en vol. Les deux dragon-perroquets s'étaient très bien tenus, mais le pauvre Fennec allait sans doute trouver son premier voyage un peu mouvementé.

"J'ai complètement matelassé sa cage, je te jure que tu n'auras rien," le rassura le capitaine en tapotant les écailles bleutées. Vendémiaire souffla par les naseaux mais n'ajouta rien. Il savait que son pilote faisait toujours son possible pour limiter les dégâts, mais cette passion restait sacrément envahissante. "Et puis Fennec est trop petit, si tu le mangeais tu ne le sentirai même pas passer.
-Je ne le mangerai pas parce que j'ai faim. Et même si j'avais faim, je saurai me retenir." Il n'ajouta pas qu'il avait déjà fait plein de guerres. Tout le monde savait déjà que Vendémiaire était un vétéran, aussi ne s'en vantait-il qu'il avait un public moins blasé.

Philippe termina de fixer la cage bien encartonnée, emmitouflée et matelassée sur le harnais.

"Fennec sera sage, je te le promets."

Ils avaient déjà eu cette discussion.

"Et puis il nous tiendra compagnie à Sarnand."

Ca aussi, ils en avaient déjà parlé.
Mais enfin, avec Philippe, c'était sans espoir. Et ce n'est pas comme si Vendémiaire n'avait pas l'habitude...
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MessageSujet: Re: Personnages secondaires des joueurs   Mar 31 Aoû - 18:46



SS-Oberscharführer Hans Pfeffel
SIPO-SD (gestapiste)

Pfeffel est grand, Pfeffel est costaud, et Pfeffel est une brute. On ne sait pas s'il est intelligent ou non, mais en tout cas il arrive très bien à avoir l'air bête. Il passe son temps libre à faire la tournée des bars, à manger ou à chercher des filles, faisant ses demandes avec trois de mots de français et un accent pour le moins déplorable. Si Pfeffel a réussi à avoir un grade équivalent à celui de caporal, c'est surtout parce qu'il aime beaucoup frapper et que, parfois, c'est d'une grande efficacité.

Pfeffel en connu ville comme quelqu'un de violent, de fanatique et de prompte à la bagarre.


Nom :  Pfeffel

Prénom :  Hans

Âge :  32 ans

Nationalité :  Allemande. Il est originaire de Hambourg.

Métier :  Oberscharführer au SD de Montreuil.

Description physique :  Si Pfeffel était beau, il représenterait probablement l’idéal de l’aryen : très grand (1m90), très large d’épaules, il a un petit ventre à bière qui ne suffit guère à cacher une carrure musclée. De courts cheveux blonds couvrent le haut de son crâne ; ses yeux sont peut être bleus, mais leur couleur est en fait assez indéfinissable, quelque part autour d’un bleu-vert-gris trop sombre pour qu’on le sache tout à fait. Il a des mains épaisses et ses pieds ne rentrent que dans les plus grandes tailles des bottes militaires. S’il a un cou bien dessiné et pas énorme, un visage arrondit et plutôt joufflu ne permet pas à ce trait de le rendre moins bourru.
Autrement dit, quand on croise Hans Pfeffel dans la rue, on a pas très envie d’avoir affaire à lui.
Pour ne rien arranger, Pfeffel a rarement l’air sympathique. Sa tendance à utiliser son corps à son avantage se ressent dans une démarche volontaire, la mauvaise habitude de faire craquer ses doigts et la non moins agréable tendance à faire rouler les muscles de ses épaules. Il parle souvent fort, d’une voix grave qui porte et qui conforte les français dans le cliché que les Allemands ne savent que crier ; il donne l’impression de ne même pas savoir parler sans avoir l’air agressif/ insolent/ menaçant/ à moitié bourré /en proie à la pire des flemmes.

Description mentale :  Si Pfeffel passe généralement pour l’abruti de service, il est en fait un peu moins stupide qu’il n’en a l’air, le problème étant qu’il le garde pour lui… tout à fait involontairement. Ayant bénéficié d’une éducation médiocre, d’une scolarité aussi courte que pathétique et d’une vie adulte avec plus de confiture que de culture (et pourtant, il n’y a pas eu beaucoup de confiture), Pfeffel a renoncé depuis longtemps à utiliser son cerveau. Après tout, les poings, c’est plus simple, et puis là, c’est clair, il y arrive bien. On ne lui demande pas d’avoir lu Goethe, comme un certain Siedler, ou de savoir qui est Victor Hugo,  toujours comme ledit Siedler. En fait, Pfeffel a plutôt une intelligence pratique, qu’il utilise rarement par flemme, par manque de confiance et par habitude.

Doté d’un égo plutôt incertain, Pfeffel déteste se sentir agressé, dévalorisé ou dans une position manquant de stabilité. Il aime le confort, le pouvoir pour les gratifications immédiates que cela procure, la bonne bouffe, le sexe et les sports virils (s’ils sont violents, c’est encore mieux). Assez lunatique niveau efforts, il est capable de dormir la moitié d’une journée ou, autre contraire, d’aller mettre le bazar quelque part au lieu de faire ses nuits ; au travail, cela se traduit par des moments de bonhommie plutôt inoffensive (il ne fait rien sans mauvaise grâce) et d’autres où il a envie de casser la gueule de tout le monde. Il est très rancunier et, s’il ne dispose pas d’un moyen droit et franc pour se venger (aka un poing dans la tronche), il fera preuve d’une imagination à laquelle on ne s’attendrait pas pour atteindre son but.

Il voue une affection bourrue et entière aux rares personnes qu’il apprécie, un peu comme un maitre chien avec son chiot favori. Le problème, c’est que justement, Pfeffel n’apprécie pas grand monde. Il est extrêmement méfiant, ne confie jamais ses soucis à personne (pas plus que ses plaisirs), préfère fréquenter des prostitués que se trouver une fiancée. Il semble s’être résigné depuis longtemps à ne jamais établir de liens solides et à n’être supporté par ses pairs que parce que, dans le cas contraire, il leur referait le portrait.

Histoire : Né à Hambourg à la fin de l’année 1911, Hans Pfeffel a bénéficié de premières années plates, ennuyeuses, peu joyeuses mais manquant cruellement d’originalité. Fils d’un matelot et d’une fille d’origine modeste, il vient d’un milieu social peu aisé et marqué par un père absent, une mère attentionnée mais transparente et des voisins alcooliques qu’il entend hurler à travers la cloison. La disparition de son père en mer en 1917 le mène directement au remariage de sa mère en 1919 ; le beau père veut des enfants, n’aime guère ce rejeton qui n’est pas de lui et n’entend pas s’intéresser à son éducation. Aussi, bien que la situation financière de la famille s’améliore (le beau père étant plus riche que le premier époux), c’est un Pfeffel en friche qui finit par quitter l’école à l’âge de 14 ans pour s’engager comme matelot. Il ne fait qu’un seul voyage avant de quitter le navire pour devenir ouvrier à la chaine, docker, videur de boite de nuit ou, plus généralement, tout travail qu’on lui offre après qu’il ai quitté le précédent par indifférence.

C’est la crise de 1929 qui pousse un Pfeffel de 18 ans à se demander ce qu’il veut faire de sa vie. La situation économie battant sérieusement de l’aile, les petits boulots se font rares et c’est un Pfeffel sans éducation, sans plus de contacts familiaux et assez solitaire qui se retrouve sur le carreau. Profondément déprimé par sa situation, il entrer à la SA en quête d’une chaleur humaine pour égayer sa vie de chômeur.

Indifférent autant à la religion qu’à la politique, Pfeffel ne se pose pas de questions sur certains pratiques douteuses de la SA, qu’il s’agisse des attaques organisées sur des meetings communistes ou de quelques soirées de camaraderie rapprochée à la hussarde. Pas vraiment choqué par l’homosexualité, il se contente d’être désintéressé par la question, de hausser les épaules et de demander qui voulait aller faire un match de boxe (en général, il y avait assez peu de volontaires). Assez heureux dans cette vie sans finesse, il mène tranquillement sa barque jusqu’en 1938. Etrangement, la nuit de cristal semble l’avoir dégoûté de la SA, à moins qu’il n’ai eu des problèmes internes avec certains de ses camarades. Toujours est-il que, aidé par son physique de viking sans barbe, il trouve une place exigeant un torse large et un minimum de cervelle et se retrouve donc à monter la garde dans le hall du SD de Berlin ou d’autres bâtiments du même genre. De temps à autre, il participe à quelques opérations de la gestapo nécessitant des biceps et pas de réflexion, tabasse quelques opposants dans des caves et, enfin, en 1940, est envoyé à Montreuil pour faire ce qu’il fait si bien : glandouiller en tapant sur des gens de temps à autre.

Depuis son arrivée, il s’est fait un nid confortable à Montreuil. Totalement indifférent au premier dirigeant du coin, il a par contre rapidement su imposer sa carrure après du plus craintif Hauptsturmführer Siedler…

Relations : La plupart des membres du SD de Montreuil trouvent Pfeffel bête et efficace ; le genre de personnes qu’il ne faut pas embêter mais qui ne mord pas si on le laisse tranquille (la plupart du temps).
Les habitants de Montreuil ont peur de lui quand ils connaissent son nom en raison de ses nombreux caprices, de sa tendance à casser des chaises de bar et à jeter son verre à la figure des autres clients des bars qu’il fréquente quand il est ivre. Il a très mauvaise réputation auprès des prostituées de la ville, mais on raconte que Madame Manon oserait lui tenir tête…
Il entretient une relation assez ambigüe avec Siedler : il est son subordonné, mais n’hésite jamais à abuser du nom de son supérieur et ne fait aucun effort pour lui faire honneur ; il admire sa culture et son éducation, plus raffinée que la sienne, mais méprise sa faiblesse physique. Plus généralement il trouve que Siedler se complique beaucoup trop la vie.


Texte personnel :
Pfeffel pensait avec nostalgie au petit Wolfchen. Pas qu’il aimait le gamin, mais la présence de la tête blonde pour cirer ses bottes lui manquait. Quand il n’était pas là, il devait le faire lui-même, le patron n’étant pas fan de l’option « demander à Fritz de le faire à notre place ».

Pfeffel cirait donc ses bottes, partiellement déprimé par ce coup du sort. Un sous officier, ça ne cirait pas ses bottes, bordel ! Ca avait des plantons pour le faire à sa place ! Siedler ne se rendait-il pas compte qu’il peinait horriblement son subordonné préféré en l’empêchant de déléguer ces tâches sans importance ? Au lieu de cela, Pfeffel aurait pu aller surveiller le chantier d’aménagement des pièces des étages, qu’on voulait changer en dortoir pour les hommes du SD afin d’avoir un environnement plus « sécurisé » qu’à l’hôtel. « Sécurité », c’était la nouvelle lubie de Siedler depuis les Rafles et l’assassinat de Darlan. Le pauvre petit asthmatique craignait pour la vie de ses hommes, mais franchement, d’après Pfeffel, les communistes avaient autre à foutre : après Darlan, il leur restait quant même tout le conseil des ministres français à charcuter avant qu’ils n’aient le temps de s’occuper de pauvres petits gestapistes désoeuvrés.

Un abruti de Français vint le déranger pendant qu’il cirait sa deuxième et, de fait, dernière botte. Pfeffel ne comprit rien à ce qu’il racontait, si bien que l’homme revint quelques minutes plus tard avec un alsacien d’une quinzaine d’année qui parlait un mauvais allemand. Il baragouina un truc du genre « plafond bruite fort » avant que Pfeffel ne décide qu’il avait autre chose à faire que de l’écouter raconter n’importe quoi : ranger son propre bureau, par exemple, parce que madame Constance risquait fort de péter un câble si « on ne voyait pas le bois avant ce soir, 18h ». Bien entendu, Pfeffel pouvait juste lui taper assez fort sur la tête pour qu’elle se taise, mais il avait pour habitude de ne frapper que les putes, les pétasses et les partisanes armées. Or, sauf innovation majeure, Constance ne répondait ni à l’un, ni à l’autre.

C’est ainsi que, par miracle, le 20 Juillet à 18h, aucun bureau au SD de Montreuil  n’était couvert d’un tas hétéroclite de plus de trente centimètres de hauteur.
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