Louise Vannier


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Louise Vannier

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Française
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Âge du personnage : 29 ans

MessageSujet: Louise Vannier   Ven 4 Juin - 20:06

Fiche de personnage

Nom : Vannier

Prénom : Louise

Âge : 29 ans

Nationalité : Française (Vosges)

Métier : Capitaine de l'Armée de l'Air.

Description physique :
Louise est un petit bout de femme d’un mètre soixante et un, aux cheveux d’un noir de jais, raides, qu’elle porte relativement courts pour des raisons pratiques. Elle arbore un teint clair que même les heures de vol ne sont pas parvenues à rendre réellement bronzé, quelques taches de rousseur sur les pommettes, un nez légèrement retroussé et de grands yeux gris-bleu. Son apparence physique pourrait la faire paraître plus jeune qu’elle ne l’est réellement, mais elle compense généralement ce fait en affichant un air grave, sévère et impassible, de bon ton pour un officier de l’Armée de l’Air, qui fait qu’on ne s’y trompe pas.
Fine et légèrement musclée, ses formes sont discrètes (et peu discernables dans ses tenues d’officier et de pilote). Elle est jolie sans être particulièrement belle. Une touche de maquillage pourrait probablement améliorer les choses, mais ce n’est de toute évidence pas son genre. D’ailleurs son attitude raide, ses enjambées rapides et sa démarche n’ont pas grand-chose de féminin.
Si elle prend peu soin d’elle, ce n’est certes pas le cas de son équipement. Ses uniformes sont toujours impeccables, sa tenue de vol entretenue, les lanières son baudrier graissées avec soin


Description mentale :
Lorsqu’on est une femme et que l’on veut réussir une carrière dans l’armée de l’air, on se doit d’être irréprochable, et Louise a donc décrété très tôt que c’est ce qu’elle serait.. Elle a mémorisé très jeunes les qualités d’un bon officier, et s’est efforcée de les appliquer durant tant d’année qu’elles font désormais partie intégrante de sa personnalité. Droiture, discipline, obéissance, ponctualité sont devenues les habitudes. Elle serait probablement l’officier que tout commandant rêverait d’avoir sous es ordres… si elle était de sexe masculin.
Cette rigueur presque excessive la fait souvent passer auprès de ses collègues pour une femme hautaine et arrogante. Elle semble cependant ignorer ce genre d’opinions.
Enfant, elle était plutôt solitaire, mais cette tendance a en grande partie disparu lorsqu’elle est devenue le pilote de Tamerlan. Très liée a son dragon mais également a son équipage, c’est un capitaine chaleureux avec ses hommes bien que très strict. Il n’y a guère que son dragon qu’elle peine toujours à discipliner.
Fidèle a sa hiérarchie, elle n’a encore jamais remis ouvertement en question ses ordres. Cependant, c’est également une patriote, et l’idée d’une France occupée la révolte intérieurement et la met profondément mal à l’aise. Quant à la façon dont elle réagira à Montreuil, et supportera la proximité avec l’occupant, elle-même n’en a aucune idée.

Histoire :
Louise Vannier est née en 1912 a dans un petit village des Vosges.
Sa mère, Marguerite Tellurier, anciennement Vannier, née Andrieu, était une fille du sud montée à Paris dans sa jeunesse pour y être serveuse dans un café. Elle y rencontra son premier époux, Francis Vannier, pilote de l’armée de l’air sur le Fleur-de-Nuit Honestus. Celui-ci l’installa dans la ferme familiale, dans les Vosges. Si la jeune mariée souffrait des absences répétées de son époux, elle n’en montrait rien, et leur enfant, la petite Louise, naquit un matin de janvier 1912.

Peu après le début de la première guerre, Marguerite partit se réfugier chez ses parents, dans le Gard. C’est la que la petite Louise passa ses premières années, dans un mas isolé et relativement calme.
Francis Vannier mourut au combat en 1916, tout comme son dragon. Il ne laissa comme souvenir a sa fille que quelques photos défraîchies.
Les Vannier, mère et fille, passèrent encore trois ans dans le Gard avant de remonter dans les Vosges en 1919.

La gamine y passa son enfance. Elle avait 8 ans lorsque sa mère se remaria à un homme de la région, François Tellurier. Un petit frère, Martin, naquit deux plus tard.
Marguerite, son nouvel époux et leur fils étaient très heureux. Louise, elle, se sentait souvent de trop. Solitaire et malheureuse, elle songeait beaucoup à son père, mort quelque part plus au nord, aux dragons et à l’armée de l’air. Rêveuse et étourdie, elle avait de régulières et violentes prises de bec avec son beau-père, qui tolérait de plus en plus mal cette jeune effrontée.
Le seul homme qui semblait la comprendre était son oncle, Frédéric Vannier, qui travaillait a l’époque comme assistant vétérinaire à la base de Sarnand, plus au sud.
Lorsqu’elle eut 13 ans, il accepta de l’emmener une journée avec lui à la base. Voir les dragons d’aussi près eut l’effet d’un déclic dans l’esprit de la jeune fille. Elle rejoindrait l’armée de l’air, décida-t-elle, et elle ferait tout pour monter elle aussi un jour l’une de ces bêtes magnifiques.
Elle se lança a corps perdu dans les études. Elève acharnée, elle eut son bac avec brio, travaillant d’arrache-pied pour surmonter ses difficultés, principalement en mathématiques. Elle passa les deux ans de prépa, puis le concours de l’Ecole de l’Air d’Evreux.

Son parcours par la suite fut relativement classique. Elle servir quelques temps sur des poids légers et moyens, ainsi que quelques mois sur un dragon lourd. Elle ne fut pas majeure de sa promotion (Toujours ces enquiquinantes mathématiques), mais ses résultats étaient très honorables.
Elle avait vingt-trois ans lorsqu’elle entra en service actif, et passa sur divers dragons, généralement loin des endroits véritablement intéressants. Elle obtint le grade de lieutenant au bout d'une année et demi, mais elle se fit rapidement à l’idée qu’elle mettrait probablement très longtemps à obtenir son propre dragon.

Deux ans plus tard, pourtant, à sa grande surprise, elle reçut une convocation : On lui assignait Tamerlan, un Verdun qui avait perdu son capitaine quelques mois plus tôt. A condition que le dragon veuille bien d’elle…
Elle ne su jamais s’il s’agissait d’une faveur ou d’un coup bas. Tamerlan avait déjà sa petite réputation auprès des quelques hommes qui avaient servi à son bord. C’était un dragon difficile, indiscipliné, caractériel. « Tamerlan le cinglé » comme disaient à voix basse les aspirants officiers.
Tamerlan l’accepta, à la surprise de tous (elle comprise). Et bien vite, le bonheur de partager la vie de la créature et d’être son pilote lui firent oublier tout ressentiment quand à son assignation.
Elle n’eut pourtant pas la partie facile, loin de là. Tamerlan était aussi têtu d’indiscipliné, et son entraînement était a reprendre de zéro, ou presque. Il fallut toute la fermeté et la patience dont elle était capable pour le convaincre de voler en formation, de ne pas en faire qu’a sa tête, d’attendre les ordres. Volant aux cotés de dragons sensiblement plus jeunes que lui, dans les centres d’entraînement, le Verdun était de surcroît vexé d’être ainsi éloigné des combats et parqué avec les « gamins ».
L’équipage non plus n’était pas un cadeau. On avait assigné à Tamerlan les fortes têtes, les punis, ceux dont on ne voulait plus ailleurs. Faire de ceux-là un groupe soudé et performant n’était pas une mince affaire.

Avec le temps, cependant, les choses s’arrangèrent peu à peu. Tamerlan se calma (même si le diriger n’est toujours pas des plus simple) et les hommes s’habituèrent à leur capitaine. Les éléments les plus perturbateurs furent renvoyés et remplacés par des hommes dignes de confiance. Au bout de deux ans, ses efforts furent récompensés par une promotion au grade de capitaine.
Etonnamment, les difficultés initiales et le défi que représentait le fait de bien voler ensemble les soudèrent efficacement, plus que bien des équipages. Et malgré sa dureté et son attitude stricte, le capitaine Vannier était juste, profondément dévouée à son devoir, et elle finit par gagner leur respect et même leur estime.
Cela fait aujourd’hui quatre ans qu’ils volent, et Tamerlan et son équipage forment un ensemble disparate et parfois un peu turbulent, mais tout à fait honorable. L’ambiance y est un peu particulière, mélange de discipline sévère et de relâchement vaguement toléré, le tout teinté d’une camaraderie bon enfant.
En poste à Alger en 1939, ils furent rapatriés juste à temps pour être cueillis par l’armée allemande et capturés avec tant d’autres. Relâchés à la signature de l’Armistice, ils furent d’abord réaffectés dans une base non loin de Paris.

Tout récemment, et en raison de la bonne connaissance de la langue allemande (et de la région) de son capitaine, Tamerlan a changé d’affectation. On l’envoie à Sarnand, dans les Vosges. Louise n’a vu que très peu de cette base lors de sa seule visite, il y a presque 15 ans. Mais elle est heureuse, au fond, de rentrer au pays

Relations :
Marguerite Tellurier, sa mère
Une jolie femme de 48 ans aux cheveux chatains clairs bouclés et aux yeux bleus D’un naturel doux et timide, elle n’aime pas les confrontations. Elle réside toujours dans les Vosges avec son époux.

François Tellurier, son beau-père
55 ans, une longue moustache poivre et sel et des yeux gris et durs. Tellurier est un homme du pays, dur à la tâche, opiniâtre mais manquant de courage. Il t’ache d’éviter les ennuis en s’arrangeant avec l’occupant. Quincailler de profession, il vit toujours dans un petit village des Vosges avec son épouse.

Martin Tellurier, son frère
Jeune homme de 19 ans, aux cheveux châtains et aux yeux clairs, il étudie pour passer le concours de l’école de l’Air d’Evreux, suivant les pas de Louise contre les vœux de son père. Souriant et facile a vivre, il s’entend bien avec sa sœur

Lt. Thomas Faure, second sur Tamerlan
Jeune homme de 25 ans aux cheveux brun sombre et aux yeux noisette, Thomas est quelqu’un de fiable sur qui Louise sait pouvoir compter, mais c’est également une forte tête. Patriote, germanophobe mais surtout amoureux de Marie Cohen, jeune juive réfugiée en France Libre, il a été dûment chapitré par son capitaine sur la conduite à tenir face à l’occupant. Quand a savoir s’il s’y tiendra, ça…


Dragon :
Nom : Tamerlan

Race : Verdun

Age : 7 ans

Physique :
Il est plus brun que rouge, un brun chaud que viennent assombrir des rayures chocolat. Seules quelques stries, autour de ses yeux et de ses griffes, sont réellement rouge vif. D’une taille tout a fait correcte pour sa race, le poids moyen est bien soigné, l’œil vif et les écailles brillantes.

Mental :
Tamerlan est notoirement l’une des pires têtes de pioche de l’Armée de l’Air. D’une intelligence moyenne, il est cependant doté d’un fort tempérament. Téméraire, indiscipliné et extrêmement têtu, il donne régulièrement des maux de tête à son capitaine.
Ce n’est pourtant pas qu’il fasse preuve de mauvaise volonté ou qu’il manque de capacités, loin de là : c’est un dragon courageux, loyal et un bon combattant. Simplement, il ne voit pas pourquoi il lui faudrait toujours suivre ces ordres ennuyeux et inutiles, respecter ces formations compliquées, et attendre de longues fastidieuses minutes avant de charger l’adversaire.

Histoire :
Le premier capitaine de Tamerlan, Anne Guérin, avait énormément de peine à le maîtriser et à le discipliner. La pauvre femme est malheureusement morte dans l’incendie de la maison familiale, dans le sud de la France, pendant une permission, alors que le dragon n’avait que deux ans.
Suite a cela, et au vu des résultats catastrophiques du dressage de Guérin, l’état major décida de le confier a un pilote masculin, qu’on supposait plus a même de mater et s’assagir la bête. Peine perdue : Tamerlan refusa de façon systématique, et parfois sans même un coup d’œil, tous les hommes qu’on lui présenta.
En désespoir de cause, on finit par lui envoyer Louise Vannier, que le dragon accepta enfin.
La jeune femme parvient semble-t-il a de meilleurs résultats que celle qui l’a précédée. Toutefois, malgré tous les efforts de son pilote, Tamerlan reste un dragon difficile.

Texte personnel :

- M’est avis qu’on va se prendre une rincée, Capitaine !

Faure criait pour se faire entendre dans le vent glacial qui soufflait a cette altitude, et Vannier dû se retourner pour lui répondre.

- Ce n’est pas une petite pluie qui va nous faire peur, tout de même, Lieutenant ?

Il lui sourit en réponse, mais son expression était légèrement crispée. La chose n’échappa pas à la jeune femme. Mais si son second lui sourit, Tamerlan, lui, la pris au pied de la lettre.

- Peur ? Qui a peur ? Personne n’a peur, ici ! Nous ne sommes pas des lâches !

Comme pour appuyer son propos, le Verdun battit vigoureusement des ailes, accélérant l’allure en direction des nuages qui barraient l’horizon. Vannier lui flatta les écailles, songeuse.

Elle avait reçu ses ordres quelques jours plus tôt et était sommée de se présenter au colonel Claude de Marceau le soir même. Elle consulta sa montre : ils étaient dans les temps. Même l’averse qu’ils s’apprêtaient à traverser ne les ralentirait pas énormément.
Observant le paysage de plus en plus familier qui s’étalait sous eux, la jeune femme se remit a songer à Faure. Il faudrait le tenir à l’œil. Il n’appréciait pas d’être muté si près de la frontière allemande, elle le savait. Il avait déjà failli se battre avec un jeune officier de la Luftwaffe à Paris, mais ses compagnons de bord étaient arrivés juste à temps pour éviter le désastre. Leur présente assignation risquait de poser des problèmes.

Elle soupira intérieurement. Eh bien, il faudrait que son officier apprenne à se contrôler. Leur rôle n’était pas de faire les ordres, mais de s’y conformer, et s’il n’était pas prêt à…

- A quoi tu penses, Lou ?
- Louise. Ou Vannier. Pas Lou.

La réponse avait jailli du tac au tac. Un réflexe.

- Tamerlan, tu dois m’appeler par mon nom, au moins lorsqu’on est en service. Ou par mon prénom, à la rigueur.
- Ta mère t’appelle Lou. Je l’ai entendue
, répliqua le dragon d’un ton boudeur.

La jeune femme secoua la tête. Depuis que sa mère était passée les voir, l’été dernier, à Paris, c’était la vingtième fois au moins qu’ils avaient cette conversation. Les regards amusés de l’équipage ne l’agaçaient même plus.

- Ca n’est pas pareil, tu le sais très bien.
- Je ne vois pas pourquoi elle aurait le droit de t’appeler Lou, et pas moi.
- Nous sommes des militaires en service, Tamerlan, il y a certaines choses à respecter. Et on va arriver dans une toute nouvelle affectation, en plus. Il faut faire bonne impression.


Plus insidieusement, elle ajouta

- Tu ne voudrais pas qu’on te prenne pour un gamin et qu’on te renvoie directement à l’entraînement, n’est-ce pas ?

- Bon, bon
, capitula-t-il en grommellant. Louise.

Le dragon s’ébroua légèrement pour bien marquer son mécontentement, mais n’ajouta rien. Sur sa nuque, le capitaine commença à sentir les premières gouttes de pluie.


Dernière édition par Louise Vannier le Sam 5 Juin - 2:16, édité 2 fois
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