Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]


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Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]

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Allemand
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MessageSujet: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Sam 5 Juin - 14:22

[Louise Vannier !]

Viiiiiive le dimanche, ses grasses mat', ses églises qui braillent en vain (comme si Hans-Rüdiger allait y aller pour autre chose que son mariage et le baptême de ses gamins !) et surtout... la gueule de bois après la fête du samedi soir ! Bon, c'était exagéré : von Warlau ne faisait pas la fête tous les samedi soir, d'autant que son jour de congé ne tombait pas toujours le dimanche. Toujours est-il que le 25 mai, il s'installa dans un fauteuil du salon des officiers avec un bon mal de crâne.

Qui disait mal de crâne disait mauvaise humeur. Le blond se massa la tempe en regardant le plafond.

Aller dire bonjour à Majestas : fait. Prendre sa douche : fait. Se brosser les dents : fait. Tout ce qui était important à faire le matin était fait... donc il pouvait feignasser dans son fauteuil en espérant que personne n'ai l'idée de venir hurler à côté de son oreille.

Après quelques minutes la tête en l'air, Hans-Rüdiger se redressa dans son fauteuil. Pas question de s'endormir. Il tira de sa poche quelques enveloppes un peu froissées ; une lettre de sa mère, sans doute écrite en cachette de son père. Une lettre d'une "amie" qui aurait aimé être sa "petite amie", mais qui lui cachait un quart de sang juif sans savoir qu'il était parfaitement au courant. Il se demandait souvent si elle savait qu'il ne la fréquentait que pour le sexe et ne l'épouserait jamais. Une lettre de son père. Il l'ouvrit d'abord, découvrit rapidement quatre lignes pour demander si Majestas allait bien et une phrase de froides salutation. Hans la plia et la posa sur la table près de celle de l'amie ; celle qui l'intéressait était de la main de sa mère.
Il déchirait le haut de l'enveloppe lorsqu'une femme entra dans son champ de vision. Et voilà, il aurait dû le savoir : c'était toujours quand on ne voulait voir personne qu'on venait vous embêter !
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 3:37

Elle était arrivée la veille au soir, avec une petite heure d'avance : Tour juste le temps d'installer correctement Tamerlan, de défroisser et d'enfiler un meilleur uniforme, puis de se débarbouiller rapidement avant de monter se présenter à de Marceau.
L'avantage d'avoir les cheveux courts, c'est qu'une main vaguement passée dedans suffisait à les rentre présentables.

L'impression que lui avait laissée le colonel était relativement bonne. Cynique mais souriant, il n'avait en apparence rien du collaborateur soumis servilement à l'Allemagne qu'elle avait supposé rencontrer en arrivant. Il l'avait accueillie poliment et ne lui avait transmis aucun ordre précis pour le moment, si bien qu'elle était retournée un moment auprès de son dragon avant de prendre possession de ses quartiers. Déballer ses affaires ne lui prit pas longtemps. Elle n'était pas du genre a s'encombrer, et sorti des uniformes et des tenues de vol, sa garde-robe était assez limitée.
Un long bain chaud et une rapide collation plus tard, elle dormait comme un loir.

Le lendemain était un dimanche, mais ça ne l'avait pas empêchée de se lever aux aurores : l'habitude était tellement ancrée en elle qu'elle n'imaginait même pas faire autrement. Après avoir bu un café et vérifié que le dragon et son équipage étaient effectivement bien installés, (Les étables étaient vastes, plus vastes que celles de sa précédente affectation, mais également plus froides), elle décida de profiter de son temps libre pour faire rapidement le tour des lieux, et passa une partie de la matinée à déambuler dans le château, jusqu'à pouvoir s'y repérer sans trop de difficultés. Les regards la suivaient fréquemment, mais elle évita d'y prêter attention.

Elle termina sa visite par le salon des officiers, qui était occupé par un allemand. Elle eut une demi-seconde d'hésitation. Bien que les signes de la présence allemande soient visibles partout à Sarnand, c'était le premier officier de la Luftwaffe qu'elle rencontrait personnellement a la base. Se morigénant intérieurement, elle avança calmement jusqu'à l'homme installé dans le fauteuil.

Il lui parut jeune, plus jeune qu'elle au premier abord. Son regard exercé repéra cependant immédiatement les galons de major, et elle le salua avec toute la politesse requise, cachant efficacement son malaise derrière som impassibilité coutumière et tâchant de faire abstraction du sentiment de révolte que la situation lui inspirait.

Bonjour, Major, lança-t-elle en français.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 12:28

... et c'était quand on avait la gueule de bois que les Français décidaient de pas vous snober. Un micro sourire gêné passa sur le visage poupin du major (micro seulement, parce qu'il avait trop d'orgueil pour que ça dure) avant que la lettre de sa mère ne rejoigne les deux autres ; ce n'était pas le moment de lire sa correspondance. Puis, il se leva et salua correctement. Habitude oblige, même bourré, il ne savait pas comment il aurait pu rater un salut militaire.

"Capitaine," répondit-il également en français. Il n'était ni assez vif, ni assez motivé pour effacer au maximum son accent allemand et, si la suite devait être prononcée avec une aisance visible, la prononciation n'avait pas l'élégance de celle d'un Français de souche. Ses yeux pas très éveillés se baladaient sur le visage pour en reconnaitre les traits, mais sans succès : celle là, il ne la connaissait pas. D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, il ne connaissait pas de capitaine français féminin à Sarnand. Donc... "Je ne crois pas que nous ayons déjà été présentés... êtes vous une nouvelle arrivante ou, par malheur, seulement de visite ?"

Il se fendit d'un vrai sourire et se félicita de s'être brossé les dents en profondeur. Face à une femme, avoir mauvaise haleine était toujours rédhibitoire. Déjà qu'il n'était pas bien vif et qu'il avait de belles cernes (ce qui le rendait moche, forcément !), s'il voulait se pavaner, Hans-Rüdiger avait intérêt à faire quelques efforts sur d'autres tableaux.

"Je suis le Major von Warlau, sur Majestas, du Staffel Die Adler. Si vous avez besoin d'aide pour quelque chose..." parce que vous êtes une femme et que forcément c'est motivant, ajouta-t-il dans sa tête, parce qu'il n'avait encore jamais essayé de séduire une aviatrice française et que celle ci n'était pas un thon, ce qui en faisait une cible potentielle, "... je suis là."

Nouveau grand sourire, genre pub Colgate des années 90. La mauvaise humeur était finalement bien vite oubliée...
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 15:43



DRRÉ & RACAILLE (Pygmées)

C’était indubitablement la plus délicieuse des jouvencelles de Sarnand. Il suffisait de regarder ses beaux yeux sombres, l’éclat de sa peau, la grâce de chacun de ses mouvements, pour s’en convaincre. Jeune, en bonne santé, altière, et aussi féroce qu’une louve si on avait le malheur de s’en prendre à elle. De bonne compagnie, charmante, et assez belliqueuse pour défendre sa couvée envers et contre tout. Oui. Indéniablement, Drré était la plus belle femelle de Sarnand. Son corps vert pistache était finement musclé et ses mâchoires jaune or, adorablement bien dessinées, associaient élégance et puissance. Naturellement, elle était beaucoup courtisée. Mais aucun mâle n’avait été capable de la battre à la course, et elle n’avait aucune ponte à son compteur. Visiblement, elle n’était pas pressée de trouver un partenaire, et l’idée de s’approprier un compagnon, comme Clarita avec Ornatus, ne semblait même pas l’avoir effleurée. Son célibat semblait l’enchanter – et Racaille en était désolé.

Racaille avait déjà réussi à séduire une femelle mais celle-ci l’avait chassée après la ponte, visiblement peu satisfaite par ses talents de chasseur – à moins qu’elle ne le trouve trop bavard. Auprès de Samson Jäger, Racaille avait augmenté son vocabulaire de plusieurs dizaines de mots, parmi lesquels se trouvaient une proportion plus qu’honnête d’insultes fleuries, et avait tendance à jacasser sans cesse. Par chance, son baratin ne semblait pas déplaire à Drré. Elle semblait même plutôt intéressée par son bavardage qui mêlait joyeusement noms de fleurs, insultes et promesses, aussi bien en allemand qu’en français, bâtardé d’alsacien, au-dessus duquel le mâle soupoudrait des commentaires de leur propre langue. Tous deux volaient de concert lorsque leur route croisa deux bipèdes-dragons. Drré poussa aussitôt un petit cri d’excitation et piqua vers eux. Très intriguée, elle décrivit un cercle autour de Louise, en gazouillant, enthousiasmée.

"Ooooh ! Ooooooh !" s’écria-t-elle, admirative. "Piiii-lote fffemelle ?"

Racaille, vexé d’avoir été snobé ainsi, descendit également pour voir Louise. Ce n’était pas un « pilote ». Il en avait vu plein, des pilotes, et il n’avait pas de protubérances sur le poitrail.

"Emmaémma" corrigea le mâle.

Mais Drré ne se laissa pas impressionner.

"Piii-lote femelle ?" insista-t-elle d’un ton énamouré.

Repérant les barrettes de capitaine, elle fit mine de se poser sur le bras de Louise en poussant des « Ooooh ! Ooooh ! » impressionnés.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 16:36

Elle inclina la tête tandis que l’allemand parlait, notant calmement les informations et tentant d’évaluer l’âge qu’il pouvait bien avoir. Pas plus de vingt-cinq ans, à première vue, et probablement moins. Mais déjà Major. Les allemands nommaient donc leurs officiers si jeunes ?! Elle fronça imperceptiblement les sourcils. Soit elle avait affaire à un surdoué, un foudre de guerre, soit le jeune homme avait des appuis de poids au niveau politique. Nazi convaincu, probablement, et aryen jusqu’au bout des ongles malgré ses yeux sombres. Héros ou pistonné, dans les deux cas, c’était dangereux. Prudence, donc.

« Capitaine Vannier, sur Tamerlan . » Son expression était polie sans être particulièrement chaleureuse. « Je suis arrivée hier soir et je viens d’être incorporée à l’Escadrille Lafayette. »

Le sourire de l’allemand la mit légèrement mal à l’aise. Elle connaissait ce genre de regard, et l’expression intéressée de son interlocuteur ne lui avait pas échappé.

« Merci de votre proposition, Major », répondit-elle un brin plus froidement. « Mais je… »

Elle interrompit sa phrase, car c’est a ce moment-la qu’elle vit arriver en volant sur eux deux… Papillons ? Oiseaux ? Tandis que les créatures se rapprochaient, elle réalisa qu’il s’agissait de dragons. De tout petits dragons.
Elle écarquilla les yeux tandis qu’ils s’approchaient.

« Grand Dieu, qu’est-ce que c’est que ça ? »
Elle se désintéressa de l’allemand tandis que la petite chose voletait autour d’elle et s’accrochait finalement à son bras.

« Piii-lote femelle ? »

L’expression de la créature lui arracha un sourire presque attendri tandis qu’elle la contemplait, stupéfaite. Il était évident a sa morphologie que ce n’était pas un bébé dragon, mais bien une créature adulte et parfaitement formée, si on faisait abstraction de sa taille minuscule.

« Oui, je suis un pilote femelle. » Elle parlait avec douceur et approcha ses doigts pour caresser légèrement la nuque de la petite créature, fascinée. « Et toi, ma jolie, qu’est-ce que tu es ? »
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 17:40

Hans-Rüdiger était en fait bien plus âgé qu'elle ne le pensait -même s'il restait très jeune pour un major-, mais son visage juvénile lui jouait sans doute encore des tours. Non qu'il ne soit pas pistonné (en plus d'être un vicieux voleur de dragons d'après son frère cadet), mais il aurait été outré qu'elle l'ai pensé... s'il avait pu lire dans sa tête. Heureusement ce n'était pas le cas de l'Allemand, et comme il n'était pas très frais, il resta hermétique à l'attitude réservée du capitaine.

"Vraiment ? Vous êtes ici pour un moment alors," répondit-il d'un air ravis, pas encore douché par la réplique qui suivit et surtout, par l'arrivée des Parasites Volants.

Certaines personnes appréciaient les dragons pygmées. Après tout, ils étaient exotiques, étranges, nouveaux. De quoi en faire des curiosités qui attiraient la convoitise et excitaient la populace. Mais Hans-Rüdiger ne faisait pas partie de la populace : pour commencer, il était noble, aryen et Major, ce qui excluait tous les airs béats et crétins qui vous faisaient passer pour des prolo qui n'ont jamais vu la mer (sauf si c'était pour lécher les bottes de votre supérieur ou draguer une femme, sinon autant avoir l'air digne et blasé) ; et pour finir, le point le plus important : ces sales bêtes préféraient Nobilitas à Majestas, ce qui était impardonnable. Le Goldehre avait beau détester les dragons pygmées, il n'admettait pas qu'ils trouvent sa rivale plus impressionnante, ce qui par extension l'amenait à les détester encore plus.
Autant dire que Hans-Rüdiger, comte de Warlau, voyait cet intrusion dans son espace d'influence comme un outrage personnel.

Décidant de se la jouer blasé à qui on ne la fait pas, il se réinstalla dans son fauteuil, récupéra une enveloppe -celle de l'amie, elle n'exigeait aucune concentration et ça montrerait bien à la capitaine que lui non plus ne s'intéressait absolument pas à elle- et entreprit de l'ouvrir.

"Oh, ça ?" dit-il, peu impressionné. "Ce sont des dragons pygmées... vous n'en aviez jamais entendu parler ?"

L'air de dire "mais c'est suuuuuuuper connu, tout le monde sait ce que c'est à moins d'avoir passé sa vie à Trifouillou-les-Pralinettes, caché dans la cave de Tata Jeannette !".
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 18:57



DRRÉ & RACAILLE (Pygmées)

Drré avait déjà réussi à s’attirer les bonnes grâces de quelques pilotes, en battant coquettement des paupières et en hérissant les superbes plumes de son cou, aussi douces que légères, mais le succès qu’elle rencontra auprès de Louise la combla. Enchantée de voir que la jeune femme s’intéressait à elle, elle se posa gracieusement sur son bras et entreprit de l’observer des pieds à la tête, examinant chaque bouton de sa tenue, chaque couture, la courbe de son cou, la forme du col et la poitrine qui la différenciait de tous ses collègues mâles. Chaque nouvelle découverte était ponctuée d’un petit « Ooh » et d’un ou plusieurs bruits de gorge caractéristiques de l’espèce. Quand les doigts de Louise effleurèrent puis touchèrent sa nuque, Drré roucoula un encouragement et frotta son front contre le pouce de l’aviatrice. Un peu surprise par sa question, elle poussa un pépiement interrogatif, tandis que Racaille, jaloux de l’attention dont Louise était l’objet, se chargeait de répondre.

"Drré, Drré ! L’est Drré, L’est Drré !"

Comprenant de quoi il était question, la pygmée gonfla fièrement le poitrail et confirma :

"Drré !"

Elle se demanda si elle devait présenter Racaille, aussi, puis décida de le laisser faire, s’il en avait envie. Enfonçant ses griffes dans la veste de Louise, Drré se balança un peu, d’avant en arrière, puis vice-versa, sans déployer sa voilure. Ses petits yeux, sombres et vifs, continuaient à balayer la capitaine de Tamerlan, tandis que son cou gracile se tendait, se ployait, se tordait, dans toutes les directions. Hans-Rüdiger, tout comte qu’il soit, n’avait pas droit à un seul gramme de son attention, sans parler de Racaille. Passablement offensé, le pygmée cessa rapidement de décrire des cercles autour de Louise et alla se poser sur le dossier du fauteuil occupé par le Major. Il souffla par les naseaux, visiblement exaspéré.

Ces femelles !
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 20:12

Louise ignora placidement le ton blasé et méprisant de von Warlau. L’air hautain et supérieur des officiers allemands, elle en avait suffisamment bouffé avant la signature de l’Armistice, après la capture de Tamerlan, pour que ce genre de réactions ne lui fasse plus ni chaud ni froid. Et elle savait parfaitement qu’elle n’avait pas passé les derniers mois à Trifouillis-les-Pralinettes ni enfermée dans une cave, mais bien à Paris, ou personne de sa connaissance n’avait encore entendu parler de « dragons pygmées ». Prenant l’attitude hautaine du Major pour ce qu’elle était, elle haussa les épaules et préféra s’intéresser au dragon – ou à la dragonne – qui s’accrochait à sa veste.

Voyant sa maque d’attention bien accueillie, elle gratta gentiment la tête de la petite créature, passant ses doigts sur les épailles lisses comme elle aurait caressé un chat. Des chats, elle en avait eu plusieurs lorsqu’elle était gamine, et elle savait s’y prendre pour se les attacher. Cette bestiole-là semblait réagir plus ou moins de la même façon. La comparaison l’amusa, et elle se demanda fugacement, tout en gratouillant le cou de la pygmée, si Tamerlan apprécierai ce genre de cajoleries.

« Enchantée, Drré », répondit-elle à la créature en appuyant sur le r, s’appliquant a répéter le son qu’elle avait entendu à l’identique. « Je suis Louise Vannier. »

Si von Warlau n’était pas plus que ça surpris de leur présence, la pilote se demanda tout de même ce que les créatures pouvaient bien faire dans cette base. On pouvait probablement trouver quelques utilités a des dragons pygmées dans un cadre de guerre, porter des messages ou jouer les éclaireurs, mais a Sarnand, ça restait tout de même limité. Et a bien observer les deux spécimens qu’elle avait sous les yeux, il lui semblait improbable qu’ils aient réellement un rôle militaire. Leurs mouvements et leurs réactions étaient plus que chaotiques, ils pépiaient sans cesse. Non, Drré et son compagnon n’avait probablement pas été réellement dressés.

Avec douceur, elle décrocha les griffes de la créature qui s’enfonçaient dans sa veste (un bon uniforme qu’elle n’avait pas envie de ruiner) et la posa sur sa main. Quelques écorchures n'avaient jamais tué personne.
Exactement comme un chat, songea-t-elle a nouveau. Elle se tourna vers l’allemand.

"Ils sont à quelqu’un ?"
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 20:34

Mais qu'est-ce que c'était moche ! Et pourquoi pas "Ach" et "Hem", tant qu'on y était ? Et ce n'était pas mignon ! D'ailleurs cette chose n'était pas mignonne ! Von Warlau détestait quand on ne s'intéressait pas à lui. Surtout quand on ne s'intéressait pas à lui pour des trucs aussi nuls ! D'ailleurs, entendre le prénom de la dame offert d'abord à ce truc à plumes était encore plus vexant.
S'il avait été immature, Hans-Rüdiger aurait croisé les bras et fait la gueule.
En l'état, il se contenta de faire la gueule.

D'ailleurs, il n'était pas le seul : d'abord agacé que le second lézard se soit installé sur son fauteuil (ils étaient vraiment décidés à tout lui voler ou quoi ?), il se sentit presque rassuré de voir que la bestiole (mâle ou femelle) avait l'air aussi agacée que lui. Il décida, au pif, qu'il s'agissait d'un mâle. Il commença donc par lui jeter un regard genre "interdit de griffer mon uniforme, sale bête", mais ne fit aucun geste pour le chasser. La mésaventure de Peter Hessler à ce propos avait déjà fait le tour des lieux... puis, comme il trouvait des similitudes entre sa situation et celle de Mâle Sans Nom, il décida que sa présence n'était pas si désagréable.

Il se demanda s'il devait la snober et ne pas répondre à sa question (histoire d'être aussi malpoli qu'elle !), mais comme il était hors de question de s'abaisser au niveau d'une Française garçon manqué, autant continuer à être classieux.

"Le premier couple appartient à un officier de votre escadrille, le capitaine Galerne. Herr Jäger, homme d'équipage sur Nimue, et Herr Constantin, vétérinaire, possèdent également un de ces dragonnets. Quelques autres en ont et j'ai entendu dire que des oeufs étaient en vente -à prix fort- à Montreuil. Les autres sont en liberté et se conduisent comme des chats de gouttière."

Bon, voilà, il avait répondu... elles pouvaient arrêter de s'envoyer des déclarations d'amours maintenant ?
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 6 Juin - 21:17



DRRÉ & RACAILLE (Pygmées)

Racaille soutint le regard d’Hans-Rüdiger, pas du tout impressionné par la menace contenue dans ce regard-là. Ce n’était pas le premier ni le dernier bipède qui cherchait à l’effrayer ou à le chasser de son territoire, et comme tous les autres, celui-ci ne gagnerait pas cette guerre-là. Racaille n’était pas un déplumé. Il ne craignait ni ses congénères, ni les bipèdes-dragons, ni même la Reine de la Nuit, et avait appris à parler à ceux qui le cherchaient. Ce n’était pas par hasard que sa liste personnelle d’insultes s’était allongée si vite. Il hérissa sa collerette de plumes en guise d’avertissement – il avait des griffes, un bec et des dents, et n’hésiterait pas à s’en servir, d’autant plus que le joli minois d’Hans-Rudïger ne se trouvait qu’à quelques centimètres de sa propre tête. Heureusement pour le pygmée, et heureusement pour le Major, Louise et Drré détournèrent rapidement leur attention, et ils cessèrent de se toiser sur-le-champ. Drré adressa un bref coup d’œil à Racaille, puis reporta son attention sur Louise, comme si de rien n’était.

Tandis que son congénère mâle fulminait près de von Warlau, Drré continuait à faire connaissance avec la capitaine du Verdun. Un pépiement enchanté salua la tentative de la jeune femme, qui n’était pas très loin de la bonne prononciation. Oh, elle répétait ! Comme eux ! Une fois, seulement. Sans doute, elle n’avait pas encore eu d’œufs. Pourtant, ce n’était pas les mâles qui manquaient.

"Drré !" répéta la femelle, pour que Louise puisse dire son nom correctement.

Puis elle inclina le cou pour pouvoir regarder le ventre de Louise. Il ne semblait pas plus rond que celui des mâles, ce qui lui confirma que la pilote n’attendait pas d’œufs. Complètement absorbée par ses observations et ses réflexions, elle n’avait pas fait bien attention à la réaction de Louise et redressa vivement la tête lorsque l’intéressée se présenta. Un peu surprise, Drré battit des paupières, puis comprit que sa nouvelle camarade de jeu venait de faire les présentations. C’était une « pilote femelle » que ses congénères appelaient « Louise ».

"Louiiii-ze" siffla la petite créature.

Ce jeu commençait à devenir vraiment amusant, mais elle couina, contrariée, lorsque Louise attrapa ses pattes. Son premier réflexe fut de montrer les dents, mais elle se calma instantanément, car la jeune femme se montrait douce et calme. Une fois installée sur la main de Louise, elle déploya à demi les ailes pour garder l’équilibre et enroula sa queue autour du poignet de la Capitaine, effleurant son uniforme du bout de son éventail plumeux.

Quant à Racaille, il se redressa en entendant la réponse d’Hans-Rüdiger. Il connaissait bien ce ton. Le Major cherchait à communiquer.

"Déplumé !" glapit le pygmée. "Herbe-à-Rrrrobert ! Chaton !"
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Lun 7 Juin - 2:56

Chats de gouttière, hein ? En d’autres circonstances, il aurait pu être amusant que l'allemand soit arrivé à la même association d'idées qu'elle. Mais au ton de sa voix, il ne l'entendait probablement pas comme un compliment ou même une comparaison divertissante. Visiblement, l'arrivée des petites créatures ne l'enchantait pas. Il avait même l'air de faire franchement la gueule depuis qu'elles étaient entrées dans la pièce.

Tant mieux, décida-t-elle avec morgue. Qu'il boude. La compagnie des dragons miniature avait certainement plus d'intérêt que celle de ce blondinet de boche. Assis sur son fauteuil avec l'autre pygmée, l'air pas très frais et les yeux cernés, il avait l'air un peu minable, décréta-t-elle arbitrairement. Ce n’était peut-être pas totalement le cas, mais malgré l’arrivée des deux créatures, le sentiment de malaise que la situation provoquait en elle continuait, et penser du mal de ce type lui permettait de ce concentrer sur autre chose.
A voir les deux mâles se regarder, elle aurait presque pu éprouver une pointe de pitié. Presque. Disons que ça aurait pu être le cas s’il n’avait pas eu l’air aussi hautain, s’il ne s’était pas montré aussi méprisant tout à l’heure et s’il n’avait pas été aussi… Aussi allemand.

Car c’était bien là le fond du problème, si l’on essayait d’être honnête : ce type n’avait rien a foutre là. On était à Sarnand, c’était une base française, pas un endroit ou un Major de la Luftwaffe aurait du pouvoir se pavaner en toute impunité avec de grands airs et un sourire charmeur à deux sous. Ce n’était pas… normal. Pas bien. Pas juste.

Les souvenirs des derniers combats étaient encore trop frais.

Elle garda cependant ses réflexions pour elle. Si elle avait ces derniers temps du mal à définir ce qui était bien et ce qui était juste, il lui restait néanmoins une chose à laquelle se raccrocher : les ordres. Et ceux du colonel de Marceau avaient été clairs : Pas de vagues avec les fliegers. Elle préféra reporter son attention sur la pygmée toujours accrochée à son bras.

Si Drré l’examinait sous toutes les coutures, l’inverse était aussi vrai. Fascinée par la petite dragonne, Louise continuait à la caresser du bout des doigts tout en l’observant attentivement. Des plumes. Elle n’avait jamais vu de dragon avec des plumes. D’où pouvaient-ils bien venir ? L’idée l’effleura de demander à l’allemand, mais elle préféra s’abstenir. Malgré sa réponse presque courtoise à sa première question, elle préférait ne pas avoir avec lui plus de contacts que nécessaire.

C’est alors que le deuxième pygmée se mit à glapir à son tour. Perplexe, Louise releva la tête.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Lun 7 Juin - 23:48

C'était peut être pas juste, mais c'était franchement le cadet des soucis de Hans-Rüdiger. Au contraire ! Il trouvait même que c'était un parfait retour du bâton : les Français avaient beau jouer les victimes, rien de tout cela ne serait arrivé s'ils n'avaient pas tenté de saigner l'Allemagne. Car il n'avait pas suffit qu'ils leur volent l'Alsace, il fallait en plus leur faire porter le chapeau pour une guerre qu'ils n'avaient même pas voulu ! Occupé la Ruhr ! Les années d'inflation avaient si sûrement brûlé la fortune des von Warlau qu'ils avaient dû brader des terres pour rembourser leurs dettes, un geste humiliant qui avait profondément marqué l'aîné de la famille. Alors plaindre les Français ? Jamais ! Ils n'avaient que ce qu'ils méritaient. Hans-Rüdiger ressentait de la satisfaction à se pavaner ; cette guerre réparait un véritable traumatisme d'enfance. Il l'avait attendu longtemps.

Mais toutes ces considérations étaient bien loin, à présent, car il s'intéressait plutôt au non-intérêt de la capitaine envers lui, ainsi qu'à la petite créature qui avait décidé de venir squatter son fauteuil. Comme s'il en manquait dans le salon ! Puis, la chose cru bon de s'adresser à lui, pour raconter... eh bien... des choses franchement étranges, du genre mot de code à la con. Il savait ce que voulait dire déplumé, n'avait aucune idée de ce pourrait signifier "herbe à robert" (peut être qu'un type qui s'appelait Robert lui avait craché une chique de tabac dessus ?), et l'usage de "chaton" était pour le moins mystérieux. L'intervention de la bête avait au moins ramener l'attention de la jeune femme sur la bonne partie du salon des officiers ; c'est à dire, celle où se trouvait Hans-Rüdiger.

Perplexe, ce regain d'attention ne lui disait pas quoi répondre.

"... tu as quelque chose contre les chatons ?
" finit-il par demander. Il avait pesé le pour, le contre, le tout et le rien et décidé que vraiment, c'était le troisième mot qui l'intriguait le plus.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Mer 9 Juin - 18:32

Les deux dragons miniatures ne semblaient pas vouloir répondre, et un silence plombé s'étira un moment. Louise haussa les épaules et avança jusqu'à un fauteuil proche, pas tout à fait en face de l'allemand, tout en prenant garde a l'équilibre de la petite pygmée. Elle s'installa précautionneusement, surprise par l'épaisseur des coussins dans lesquels elle s'enfonça. Elle était bien plus accoutumée à s'asseoir sur le cou écailleux et dur de son dragon que dans d'épaisses couches de ouate moelleuse, et elle mit quelques secondes a retrouver son équilibre.

Furieuse d'avoir pu se laisser voir dans cette position quelque peu ridicule par un officier allemand, hautain de surcroît, elle se composa a la hâte un sourire d'excuse ironique, puis repris une expression indifférente et neutre, tentant de recouvrer un peu de dignité tout en évitant de croiser son regard. L'espace d'un instant, elle souhaita ardemment être ailleurs, n'importe ou ailleurs. Certaine qu'il la fixait de son petit air supérieur, elle ne décolla plus les yeux de la petite pygmée.

Mais tout cela ne dura qu'une poignée de secondes. Elle se reprit rapidement et fronça imperceptiblement les sourcils, contrariée par sa propre réaction. Elle n'était plus une gamine, bon sang, et depuis longtemps. Elle était un officier de l'armée de l'air, et elle avait déjà affronté des situations bien plus difficiles et périlleuses que celle qu'elle vivait a présent. Ca n'était pas un petit blondinet de la Luftwaffe qui allait lui faire perdre ses moyens et s'il voulait jouer a ce petit jeu... elle pouvait parfaitement lui montrer ce que valaient les français.
Elle releva donc les yeux d'un air décontracté qui pouvait parfaitement faire illusion, s'installa plus confortablement et croisa le regard du major avec un demi sourire. Elle s'apprêtait a ouvrir la bouche pour émettre une remarque spirituelle lorsque la porte s'ouvrit avec fracas sur son second.

Le jeune homme aux cheveux châtains sembla la chercher des yeux pendant quelques secondes, et son regard s'éclaira légèrement en se posant sur elle. Il semblait néanmoins soucieux. Il s'avança en la saluant rapidement... et aperçut von Warlau.

Il se figea instantanément, et la température générale de la pièce sembla descendre de quelques degrés. Son expression passa de l'inquiétude a une sourde colère. Il reporta les yeux sur la jeune femme sans prendre la peine de saluer l'allemand et articula avec un calme forcé :

"Capitaine, il semblerait que Tamerlan ait pris froid hier soir avec cette pluie et ces écuries glaciales. Il m'inquiète. Il s'est mis a tousser tout à l'heure et je ne suis pas encore parvenu a trouver un vétérinaire...."
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Mer 9 Juin - 22:45

Oui, non, pas de réponse ? Si : un regard genre "mais t'es débile ou quoi ?". Pff ! Quand on était pas débile, on répondait aux questions. Encore une preuve que ces sales bêtes étaient inutiles et bêtes ! Puisque c'était ça, il allait le snober aussi.

L'Allemand revint donc à sa lettre, découpa le papier, laissa l'enveloppe tomber sur ses genoux. Il déplia les papiers -deux pages- et fit mine de s'intéresser aux hiéroglyphes d'Anke. Celui qui avait dit que les femmes écrivaient bien avait menti, il suffit de voir ce torchon pour prouver que ces dames avaient une graphie aussi dégueulasse que celle des hommes quand l'envie leur en prenait.

Evidemment, son pseudo intérêt ne l'empêchait pas d'observer l'officier français. Avec plus ou moins de discrétion et, il fallait l'avouer, plus ou moins de réussite puisqu'il avait les yeux baissés lorsqu'elle le donna une occasion inespérée de se foutre d'elle. Mais lorsque les yeux s'étaient remis dans une position permettant l'observation, Vannier se remettait déjà d'aplomb. Voyant le petit sourire qu'elle lui jetait, von Warlau se demanda ce qu'il avait raté d'intéressant.

Sûrement rien, comme si elle pouvait être intéressante ! D'ailleurs, il ne voulait pas le savoir. Il lisait sa lettre, sans se soucier d'elle le moins du monde. Elle pouvait se mettre à danser toute nue sur la table basse, il continuerait à lire sans broncher ! Pour la peine, il allait baisser les yeux et recommencer à lire. Parfaitement.
Et il n'agissait pas comme un gamin. Tss.
De toute façon il n'aimait pas les brunes.
D'ailleurs il n'aimait pas les pilotes tout court ; elles avaient des cuisses énormes et toutes dures. Aucun intérêt, vraiment !

Bien enfoncé dans sa détermination au snobbisme, von Warlau leva à peine le regard quand un inconnu -sûrement un Français, vu son uniforme !- entra. Lire sa lettre. Il était occupé, exactement. Il n'était absolument pas vexé que le machin ailé sur son siège ne lui prête aucune attention, que le truc écailleux femelle en fasse de même, ou encore que la pilote ai décidé de le faire avant même qu'ils ne soient arrivés. Alors quand il entendit que le dragon de la dame était malade, il se contenta d'un sourire en coin et resta résolument penché sur sa feuille.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Dim 13 Juin - 2:56



DRRÉ & RACAILLE (Pygmées)

Racaille n’avait rien contre les chatons. Sous la dent, c’était plus tendre que les vieux matous, et surtout beaucoup plus facile à abattre. C’était de petites créatures vagissantes, avec un instinct de survie réduit et des défenses qui s’écroulaient aussi facilement que les châteaux de cartes des officiers bipèdes-dragons. Amusantes créatures, en un mot, et repas tout trouvé pour les pygmées affamés qui sillonnaient les rues de Montreuil aux heures les plus chaudes de la journée. Racaille ne voyait aucun point commun entre un chaton et le Major, mais n’en voyait pas plus entre un chat de gouttière et lui-même. Il s’apprêtait à sortir quelques insultes allemandes (parmi lesquelles un superbe « vase fêlé ») lorsqu’il constata que Drré avait commencé à faire sa toilette, visiblement peu intéressée par le manège des bipèdes qui l’entouraient. Sa langue râpeuse frottait l’épaule, ses pattes, ses griffes, tandis que les plumes de sa queue époussetaient vaguement la membrane pâle de ses ailes. Vexé que la femelle lui porte si peu d’attention, le pygmée resta coi et enfonça ses griffes dans le rembourrage du dossier.

Drré cessa de se bichonner lorsqu'un nouveau-venu prit la parole. Vivement intéressée, elle redressa immédiatement la tête, en hérissant les plumes de son cou et de sa queue. Elle n’avait pas tout compris dans la tirade du jeune homme (qu’était donc un tamerlan ? et Glassial, qui était-ce ?) mais le dernier mot ne lui était pas inconnu. Il y en avait un à Sarnand, parmi les bipèdes-dragons. Il donnait à manger, des fois, et des caresses, tout le temps. Et même que grâce à lui, Vnéé, la sœur de couvée de Drré, avait pu se resservir de son aile, qui avait été abîmée par les crocs d’un chien. Vét’rinaire était un bon bipède.

"Vét’rinaire !" couina Drré.

Sur son fauteuil, Racaille souffla par ses naseaux.

"Pas vét’rinaire, pas vét’rinaire !" caqueta le pygmée. "Gabrrrrriel, Gabrrrriel !"

Gabriel, cousin de Sam, vétérinaire de Sarnand. Racaille songea brutalement que Sam était laissé livré à lui-même, et qu’il devait aller le surveiller.

"Saaam, Sam !" claironna-t-il à l’attention de Drré.

Il lui roucoula dans leur langue qu’il allait rejoindre Sam, et manger, est-ce que Drré voulait venir ? Après un instant d’hésitation, et un long regard pour Louise, Drré prit son envol, vite imitée par Racaille. Tandis que le mâle filait vers la porte, la femelle décrivait une large cercle autour de la pilote, en chantonnant :

"Louiii-ze ! Revoir ! Drré varevenir, plutar !"

Elle adressa une dernière œillade coquette à la femelle pilote, battit insolemment de la queue à l’attention du Major puis se lança à la poursuite de Racaille.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Mar 15 Juin - 18:33

Louise bondit sur ses pieds au moment ou son second mentionna Tamerlan. Elle aurait du se méfier, On était peut-être en juin, mais la température restait basse, surtout en altitude, et avec cette pluie...

"Merci, Thomas", fit-elle en approchant du jeune homme. Elle remarqua du coin de l'œil que les petits pygmées s'en allaient, mais eux aussi étaient passés au second plan dans l'ordre de ses priorités.

Elle réfléchit rapidement. Bien qu'elle ait passé une partie de la matinée a visiter le château, elle n'avait pas encore tout mémorisé, et elle eut beau se creuser la tête.... non, impossible de se rappeler ou elle pourrait trouver un vétérinaire.
Elle hésita. L'Allemand faisait mine de n'avoir rien entendu et l'ignorait superbement. Il y a une minute, ça lui aurait parfaitement convenu, mais en l'occurrence...
Thomas Faure, lui, gardait le regard droit, braqué sur sa capitaine, évitant autant que faire se peut de voir le major allemand. Il gardait un air neutre, mais Louise le connaissait suffisamment pour reconnaitre la tension de ses traits Il allait pourtant bien falloir qu'il admette la présence de l'occupant. Courir à travers tout le château en espérant tomber par hasard sur un vétérinaire ne l'enthousiasmait pas, et puis si Tamerlan n'allait pas bien, il n'y avait pas de temps à perdre avec des bêtises.

Elle se retourna donc vers von Warlau, inquiète et préoccupée, et articula avec toute la politesse dont elle était capable :

"Major ? Je viens d'arriver et je n'ai pas la moindre idée d'où je peux trouver un vétérinaire ici. Pourriez-vous m'orienter ?"


Elle tenta par son attitude de faire oublier qu'elle avait précisément refusé son aide une quinzaine de minutes plus tôt.
Derrière elle, elle sentit Faure se tendre un peu plus. Tant pis pour lui. Certaines choses passaient bien avant l'orgueil, personnel ou national, et son dragon était l'une de ces choses.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Mer 16 Juin - 0:59

Parfaitement concentré sur son but, Hans-Rüdiger parvint à ignorer complètement le manège des deux dragons. Il devait même se retenir de tripoter sa chevalière ou sa mèche de satisfaction ; si elle se rendait compte qu'il jubilait, la victoire ne serait pas aussi totale.

Mais il fallait bien avouer que ce n'était qu'apparence : quand von Warlau se rendit compte qu'il venait de lire trois fois de suite une phrase sur la disparition du saucisson à la boucherie du coin. Il prit le temps de se dire que c'était complètement idiot -comment pouvait-elle croire que ça pouvait l'intéresser ?-, puis cessa d'essayer de se contenta de regarder la lettre sans la voir, tendant l'oreille au cas où quelques informations intéressantes filtraient. Allait-elle tenter de se débrouiller toute seule ? Il l'imaginait sans peine faisant trois fois le tour des lieux pour trouver un véto. La plupart des grands dragons avaient au moins un médecin de bord, mais avec toutes les restrictions imposées à l'armée française et le retour de la paix, celui de Tamerlan avait sans doute été retiré...

... pas celui de Majestas. Combattant, membre d'une Luftwaffe au plus fort de ses effectifs, le Goldehre avait son propre soigneur. Et il n'aimait pas partager. Ce serait pourtant teeeeeeeellement pratique s'il acceptait de prêter le Leutnant Braun à Tamerlan, n'est-ce pas ?

"Le Leutnant Braun, affecté à Majestas, se débrouille assez bien dans son domaine,"
commença par dire von Warlau en pliant lentement sa lettre, prenant le temps avant de regarder la pilote dans les yeux. Il était très satisfait d'être la solution disponible la plus rapide et entendait profiter de son avantage. "Il ne parle pas français, mais je pense pouvoir fournir une traduction satisfaisante. Le seul soucis..."

Il acheva de plier le papier entre ses doigts et se retint de ne pas sourire.

"... c'est que Majestas est assez possessif et que, puisque Tamerlan est un Verdun, il risquerait de se sentir un peu... défié."

Mais si Tamerlan voulait bien laisser Majestas manger d'abord sans faire mine de discuter, évidemment, Majestas accepterait sans doute d'aider un pauvre camarade souffrant, non ?
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Ven 18 Juin - 17:57

Un vétérinaire, elle en avait eu un. Jules Maquard, un grand type taciturne mais compétent qu'elle avait apprécié, au fond. Le genre a ne pas se gêner quand il s'agissait de donner son avis. De gueuler son avis, plus précisément. Il avait cependant été affecté ailleurs juste avant le transfert de Tamerlan, à l'instar de deux autres de ses hommes, notoirement germanophobes. On n'envoyait pas dans une base partagé avec l'occupant des types qui pouvaient poser trop de problèmes. Bien sur, ils lui avaient promis de lui renvoyer sous peu des remplaçants, mais par les temps qui courraient, ce genre de choses demandait un minimum de patience.

Louise en avait à revendre, en temps normal, de la patience. Quand vous êtes nommée pilote d'un dragon aussi tête de mule que le sien, vous avez intérêt à vous en armer. Mais en l'occurrence, elle aurait volontiers collé une bonne rouste au fonctionnaire mielleux qui lui avait expliqué, comme on fait la leçon à un enfant de cinq ans, que de toute façon "Rien de grave ne pouvait vraiment arriver dans une base retirée comme Sarnand, voyons". Foutus gratte-papiers.

Enfin, au moins l'allemand acceptait de l'aider. Elle avait espéré pouvoir trouver un vétérinaire affecté à la base même, mais il venait de proposer d'emblée son propre vétérinaire.

La bouffée de gratitude qu'elle ressentit tout d'abord à son égard se dissipa rapidement quand elle croisa son regard. S'efforçant d'ignorer l'expression de satisfaction profonde de son interlocuteur, elle écouta la suite. Elle-même restait impassible, ne laissant se refléter sur son visage ni son inquiétude, ni son aversion. Elle connaissait ces petits jeux, et s'il voulait croire qu'il marquait des points... grand bien lui fasse.

"Si vous acceptiez d'expliquer la situation à Majestas, peut-être daignerait-il accepter qu'on vous emprunte le Leutnant Braun ? Nous vous en serions vraiment reconnaissants."


Malgré ses paroles, aucune note suppliante dans sa voix. Le ton était calme et professionnel.

"S'il refuse, et bien... j'imagine qu'il doit y avoir d'autres vétérinaires affectés à cette base ?"

Elle ne lâcha pas le major du regard. Derrière elle, son second semblait changé en statue.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Mar 22 Juin - 18:36

"Peut être," répondit von Warlau en espérant secrètement que Majestas ferait des difficultés tout en conservant une grande dignité. Son dragon n'avait pas d'amour particulier pour la finesse mais, fierté oblige, il avait compris depuis bien longtemps que la politesse impressionnait plus certains humains que la violence. Certes, il fallait encore qu'il s'en soucie et, comme il méprisaient souverainement une partie de l'humanité, ce n'était pas toujours le cas. "Nous pouvons aller le lui demander, si vous le souhaitez."

Il se doutait assez bien qu'elle n'en avait pas l'envie. Elle n'était pas grossière, pas plus qu'elle n'affichait une aversion particulière à son égard, mais Hans-Rüdiger se vantait souvent d'assez bien comprendre les femmes. La réserve de celle-ci trahissait peut être de la timidité, mais c'était peu probable : les faibles femmes ne devenaient pas pilote, tant il était plus facile de les marier, surtout quand elles venaient des milieux militaires. Quant à savoir si elle se sentait seulement gênée d'une quelconque attirance envers lui, il en doutait sérieusement, ne serait-ce que parce que les militaires français étaient mauvais perdants ; elle ne voyait sans doute en lui que l'image de la défaite, et cela devait la faire enrager. Il espérait qu'elle était plus âgée que lui et se promit d'apprendre son âge de sa bouche. Au besoin, si l'envie l'en prenait de l'agacer, il agiterait sous son nez qu'il possédait un grade supérieur tout en étant plus jeune.

En attendant, il ne fit aucun geste pour se lever ou ramasser ses lettres. Parfaitement conscient de sa supériorité, il entendait en profiter.

"Bien entendu. Mais il faudrait être sûr qu'ils sont ici et pas de sortie avec un équipage, ou à Viers en train de s'escrimer sur un dragon postal. Il y aurait bien le soigneur de Puritas -je sais qu'il est à terre en ce moment-, cependant je peux vous assurer que le Major Klegerman vous claquera la porte au nez, quelle que soit la façon dont vous le lui demanderez."
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Mer 23 Juin - 0:18

Il adorait ça. Ca se sentait rien qu'à l'entendre, à le voir encore prétendument occupé par sa lettre, qu'il avait eu le temps de relire probablement trois fois, à observer son petit air supérieur.

Si elle crevait d'envie de le gifler, mais elle n'en montrait rien. Afficher ouvertement ses émotions était un signe de faiblesse, et il était hors de question de faire preuve de faiblesse devant ce type-là. Elle entendit son second bouger dans son dos, et le cloua sur place d'un regard noir. Faure s'imobilisa, les poings serrés.

"Allez retrouver Tamerlan, Lieutenant", fit-elle d'un ton ferme. "Je vous rejoindrai aussi rapidement que possible avec un vétérinaire, en attendant, veillez à ce qu'il soit bien installé."
Le jeune homme salua d'un geste sec les deux officiers.
"Bien, Capitaine", répondit-il avant de tourner les talons. La seule réponse admissible dans cette situation, mais certainement pas celle qu'il aurait aimé donner. Louise l'ignora et reporta son attention sur l'allemand. Son expression polie n'avait pas changé.

"J'apprécierai que l'on aille lui demander, dans ce cas Major, effectivement. Vous et Majestas nous rendriez un grand service.

Il suffisait de se concentrer sur le fauteuil, derrière lui, plutot que sur l'homme lui-même.

"Pouvons-nous y aller dès maintenant ? Tamerlan est de bonne constitution, mais je n'aimerai perdre de temps au risque que son état s'aggrave."

Calme. Polie. Elle gardait les yeux braqués en direction de von Warlau, mais elle parlait au fauteuil. Elle n'avait rien à lui reprocher, au fauteuil, hormis le fait d'être occupé par un abruti.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Lun 28 Juin - 0:01

Tout ça pour un dragon qui tousse ; pauvre petite bête, aurait remarqué Majestas, le ton moqueur ! Il faut dire que Majestas aimait se moquer. Ca passait le temps, qu'il disait, quand il n'avait rien de mieux à faire et qu'il fallait qu'il passe ses nerfs. On ne devait pas faire des racontars sur les camarades de combat ; les Français, par contre, étaient des cibles de choix pour le Goldehre. Hans-Rüdiger se prit à espérer qu'il se retiendrait devant l'officier. Rien n'indiquait qu'elle parlait Allemand, mais rien ne disait qu'elle ne le parlait pas. Il ne pouvait même pas espérer que les plaisanteries tomberaient dans l'oreille d'une sourdre.

Pourquoi s'en soucier, après tout ? Il se leva et s'imagina haussant les épaules, les lettres à la main. Il n'avait pas honte de Majestas et de toute façon, tout cela serait sans conséquences.

"Bien sûr, nous y allons," répondit-il joyeusement malgré son mal de tête persistant. Il n'y avait plus fait attention depuis que les sales bestioles à plume l'avaient détourné de ses malheurs du matin mais, pour une raison tout à fait mystérieuse, il se sentait de nouveau patraque rien qu'en pensant au chemin à faire jusqu'à l'étable de Majestas.

Les lettres disparurent dans sa veste d'uniforme, qu'il entreprit de reboutonner d'une main en dépassant la femme. C'était pas qu'il ne voulait pas être galant mais bon, il savait mieux qu'elle où se trouvait le gros machin jaune, non ?

"Je vous en prie, suivez moi. En général il dort à cette heure ci, mais avec un peu de chance, il aura dérogé à ses habitudes !"
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Lun 12 Juil - 16:30

Tout ça pour un dragon qui tousse, oui, mais la jeune femme n'aimait pas prendre des risques avec son dragon quand les circonstances ne l'exigeaient pas. Être audacieuse et courageuse au combat, mettre leurs vie en jeu quand l'objectif en valait la peine, oui. Mais en dehors de ces situations particulières, elle avait tendance a faire preuve d'une prudence parfois un peu excessive. Le contrepoint que cette attitude formait avec le caractère trop téméraire de Tamerlan était l'un des éléments expliquant que leur paire fonctionnait si bien.

Aussi suivi-t-elle le major von Warlau sans rien montrer de son impatience a travers les couloirs de la base, se contentant d'un "Merci, Major" poli.

Elle était soulagée qu'il la guide, par ailleurs, car malgré son exploration matinale elle peinait encore à se repérer dans le dédale qu'abritaient les murs de Sarnand. Elle se fit la réflexion qu'elle ignorait de quelle race pouvait bien être le fameux Majestas. Avec un vétérinaire à son bord, probablement un poids moyen...

C'était le Goldhere, découvrit-elle en entrant dans l'étable. Une belle bête, couturée de cicatrices dont certaines paraissaient anciennes, signe que l'homme qu'elle accompagnait n'était probablement pas son premier pilote. Il semblait réveillé, au moins, ce qui était une bonne nouvelle.

La jeune femme salua poliment le dragon et resta en arrière, laissant son pilote lui parler : il était surement plus à même de convaincre la bête de l'aider.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   Jeu 15 Juil - 1:40

Majestas s'était -malheureusement- réveillé de très bonne humeur ET disputé avec un membre d'équipage, ce qui signifiait qu'il faisait la tête à à peu près tous les hommes qui l'entouraient. Il n'avait donc ni envie d'embêter quelqu'un, ni le désir de se montrer jaloux de ses hommes. Hans-Rüdiger cacha sa déception et se contenta de faire signe au véto de les suivre. Il s'efforça de ne pas avoir l'air agacé lorsqu'ils passèrent dans les couloirs à la suite du capitaine Vannier pour rejoindre l'étable de Tamerlan. Il s'acharna également à ne jamais sembler frustré ou ennuyé lorsqu'il joua les traducteurs et, surtout, lorsqu'il apprit que le gros machin rouge n'était pas malade.

Petite nature, aurait dit Majestas.
Sans blague, aurait répondu Hans-Rüdiger.
Et Majestas aurait répondu que lui, d'abord, il les gardait pour lui, ses rhumes.

Les mains dans les poches, le major profita de son devoir du jour pour observer Tamerlan, jauger sa taille, sa force, son âge. Traduire lui donnait un impression étrange, celle d'être une espèce d'être invisible avec une double personnalité : une française, une allemande et, bizarrement, une troisième qui, détachée, détaillait le dragon pendant que les autres discutaient. Il passa le harnais et l'équipage au crible pendant que le vétérinaire écoutait la respiration de la bestiole, jusqu'à ce que Tamerlan fut déclaré simplement enrhumé. Von Warlau n'avait plus rien à faire ou à apprendre ici, Vannier n'avait aucune envie de les voir rester.

Les deux Allemands saluèrent et quittèrent l'étable dès que l'examen fut terminé.
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MessageSujet: Re: Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]   

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Dans le brouillard [Dimanche 25 mai]

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