Hubert Maquereau


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Hubert Maquereau

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Âge du personnage : 36 ans

MessageSujet: Hubert Maquereau   Mar 15 Juin - 19:11

Fiche de personnage

Nom : Maquereau
Prénom : Hubert
Âge : 36 ans
Nationalité : Française
Métier : Capitaine dans l’armée de l’air

Description physique :

Hubert se prétend blond aux yeux d’un vert intense et lumineux, la réalité tend toutefois plus vers une chevelure châtain clair, à la rigueur blond très foncé, et à des iris proche d’un vert caca d’oie teinté de quelques touches de marron beaucoup moins flatteur que ce qu’il argue parfois de façon éhontée sans rougir le moins du monde. De carnation claire il bronze toutefois relativement facilement et vite, sans être pour autant à l’abri d’un vilain coup de soleil sur le nez dans le cas d’une exposition prolongée sans avoir halé son teint au préalable. Il dénombre peu de grains de beauté mais son corps est marqué par une grosse tache de naissance café au lait d’environ cinq centimètres de diamètre dans le bas du dos.

Un peu plus grand que la moyenne sans être toutefois un colosse, Hubert avoisine les 1m77. Il possède une silhouette massive, à la musculature bien présente même si elle n’est pas dépourvue d’un tout petit bidou et de légères poignées d’amour dont il ne parvient pas à se débarrasser à son plus grand dam (il est très tatillon sur le sujet).

Son visage est anguleux, avec une petite cicatrice au coin gauche de la mâchoire. Il a pour hantise de se faire un jour casser le nez et d’écoper ainsi d’une vilaine bosse. Sans être véritablement coquet, le pilote se rase toutefois de près avec soin, négligeant cette tache uniquement les mauvais jours (un Hubert barbu est donc à éviter si vous ne voulez pas subir son humeur massacrante).

L’homme est plus à l’aise en uniforme qu’en costume, ces derniers étant, sans être totalement vieillots, quelque peu touchés par l’usure. D’une posture très rigide lorsqu’il travaille, il se laisse aller à une étonnante nonchalance quand il se sait isolé lors de ses périodes de repos. Il a des mains calleuses qu’il aurait préférées toutefois un peu plus larges et viriles. Enfin une très vieille marque de brûlure s’étale sur une bonne partie de son avant-bras gauche (il raconte partout que c’est une blessure de guerre mais il s’agit en réalité des séquelles d’un accident domestique quand il n’avait encore que onze ans).


Description mentale :

Hubert n’est pas du genre à fanfaronner et à afficher des prétentions injustifiées au sujet de son rôle dans l’armée. Heureux d’avoir un dragon équilibré, il ne recherche que modérément la gloire personnelle même s’il ne crache pas sur une promotion. Ce n’est pas un génie de l’aviation et il n’en sera jamais autrement. Son humilité apparente n’est probablement que la simple conséquence de sa prise de conscience qu’il n’a ni l’étoffe, ni les relations, pour oser espérer prétendre à une carrière exceptionnelle, il s’estime en cela déjà très chanceux d’être au poste qu’il occupe aujourd’hui.

Bien que tout ce qu’il y a de plus correct sur le dos de son dragon, c’est une toute autre histoire en tant que personne pour peu que l’on gratte un chouia. Au premier abord jovial et franc, il tarde rarement à envoyer des piques plus ou moins claires à tout le monde, y compris aux gens qu’il apprécie, les seules personnes épargnées étant ses supérieurs qu’il flattera souvent avec une subtilité très variable. Pointilleux, il se fait un réel plaisir de reprendre les autres dès que l’occasion se présente. Pour peu que votre tête ne lui revienne pas il fera de la contradiction tout un art de vivre. Bien qu’il s’en défende, il faut bien avouer qu’Hubert a un sacré côté fouineur. Ne le laissez jamais fourrer son nez dans vos affaires, surtout s’il vous aborde à coup de grandes claques fraternelles dans le dos, car il n’aura aucun scrupule à ressortir à n’importe quel moment des informations retenues pour vous nuire (c’est que cette saleté a de la mémoire pour ce genre de chose). Au moins il brille dans quelque chose, son pire cauchemar restant au final tout simplement l’indifférence la plus totale.

C’est un minutieux à la patience assez étendue pour une personne aux idées étroites comme lui et au tempérament fondamentalement sanguin. Il s’agit en fait de sa meilleure défense envers l’hostilité verbale de ses pairs et il faut bien avouer que cette dernière lui en coûte assez, son poing le démangeant très vite. Hubert tire d’ailleurs une grande fierté de l’autodiscipline qu’il a su s’imposer au fil des années même si ses permissions ne sont pas exemptes de quelques rares dérapages. Le pilote passe néanmoins la majorité de son temps libre à pêcher tranquillement dans les environs de la base ou à trifouiller les mécanismes de sa bonne vieille montre à gousset capricieuse, mais toujours en plein air. Le bricolage en tout genre en extérieur est pour lui une véritable passion donnant des résultats à l’utilité très variable.

Hubert souffre aussi d’une légère cleptomanie. Ceci expliquant en partie sa recherche des espaces ouverts et sauvages, de la nature, où par définition, il est difficile de chaparder quoi que ce soit. Bien qu’il s’agisse de vols d’objets insignifiants et stupides qui pourraient prêter à sourire, il déploie de gros efforts pour essayer de cacher cette pathologie et devient rapidement très hostile à l’encontre de ceux qui s’approchent un peu trop de la vérité.



Histoire :

C’est au printemps de 1905 que vit le jour Hubert Maquereau à Dijon, deuxième enfant d’une future fratrie de trois enfants. Son père était un petit commerçant, tandis que sa mère alternait différentes petites occupations comme des travaux simples de couture, un peu de ménage, pour finir par devenir secrétaire et ce malgré la désapprobation passive de son époux qui aurait préféré subvenir à lui seul aux besoins du foyer (mais force était de constater qu’ils ne pouvaient pas se payer ce luxe, surtout avec les quelques dettes qu’ils avaient sur les bras). Arrivée deux ans avant la naissance d’Hubert la petite Solange vit s’agrandir sa famille avec la venue de George encore quatre années plus tard après le cadet. Bien que ne croulant pas sous l’or, les Maquereau parvinrent à s’en sortir globalement avec un peu d’astuce et un bon sens pratique. Très joueurs dans leurs premières années, les trois enfants furent relativement soudés malgré les différences d’âge jusqu’à l’entrée d’Hubert au lycée qui se calma fortement et commença à prendre très au sérieux les études (sans être un cancre, comme beaucoup d’enfants il préférait les jeux aux lectures studieuses).

Il est important de noter la coïncidence de ce changement soudain de comportement avec la première rencontre entre l’ainé des Maquereau et Louis, le frère de Clémence, sa mère, qui était membre d’un équipage sur un poids léger, un Roi-de-Vitesse en l’occurrence, une paire d’années après la fin de la première guerre mondiale. Bien que très enthousiaste et plein de bonne volonté à chacune de ses visites, le neveu ne parviendra jamais à s’attirer l’affection de son oncle et ne se rendra d’ailleurs jamais compte de l’indifférence de ce dernier à son égard. Quoi qu’il en soit c’était décidé, plus tard il serait aviateur et rien d’autre.

Après avoir obtenu son bac Hubert intégra une prépa malgré les difficultés financières que cela posa à la famille, provoquant sans aucun doute possible le mariage précipité de Solange et peu de temps après l’entrée dans la vie active de George de façon expéditive. Autant l’ainée ne lui en tint guère rigueur, autant le benjamin pointa du doigt l’égoïsme de son frère qui ne lui avait laissé aucun choix en agissant de la sorte. Il faudra attendre dix longues années avant que la rancœur se dissipe suffisamment pour permettre une amélioration de leur relation (cependant indiscutablement entachée de façon irrévocable).

Au terme de ces deux années de prépas le français tenta le concours de l’Ecole de l’Air de Lyon qu’il réussit à sa plus grande joie. Il passa donc un an en tant qu’aspirant sur le terrain, découvrant de façon concrète la carrière qu’il avait décidé d’embrasser plusieurs années auparavant. Même si les tâches déléguées n’étaient que peu palpitantes et le dragon en question modeste, Hubert ressortit de cette année de service plus motivé que jamais. Il ne ménagea pas ses effort durant les deux ans que dura l’enseignement à l’EAL, au point que certains de ses camarades aspirants lui reprochèrent son comportement de fayot. Malheureusement pour lui ses résultats furent très insuffisants pour être directement éligible à l’obtention d’un œuf ou la reprise d’un dragon.

Il servit alors dans différents équipages, prenant son mal en patience et apprenant petit à petit les ficelles du métier, sur un poids moyen puis essentiellement des poids légers. C’est finalement à l’âge de 27 ans qu’il finit par obtenir son propre dragon après quelques relances de demande dans ce but. Cette promotion fut plus l’œuvre de la volonté de Poena, un Bleu-de-Pascal sur lequel il avait déjà servi, que de ses supérieurs, qui lui avaient demandé de se présenter sans grand enthousiasme, surtout parce que le gros reptile avait débouté déjà quelques candidats.

L’entente entre ce binôme nouvellement formé releva beaucoup du respect révérencieux que témoigna un Hubert ne parvenant pas à croire en sa chance, à l’encontre du dragon. La rigueur et la régularité de l’homme remplacèrent par la suite cet émerveillement premier. L’aviateur étant sans attache, ne pas compter ses heures ne lui posa nul problème. Oh bien sûr il reçut durant un petit moment à intervalle régulier des lettres d’une bonne femme qu’il avait fréquenté vers la fin de la prépa, missives qu’il déchira systématiquement sans prendre la peine de les lire. Le passé n’avait pas de place dans sa vie et c’était surtout bien commode pour lui de nier ainsi en bloc d’éventuelles responsabilités.

Envoyé rapidement dans les colonies, où il resta durant plusieurs années, il doit sa promotion au grade de capitaine à un tout petit peu de talent et surtout beaucoup de chance lors de quelques affrontements au début de la guerre suite à son rapatriement en métropole (il se trouvait en Algérie). Peu de temps après Poena sera blessé comme tant de dragons et restera cloué au sol jusqu’à la signature de l’armistice. Il vient tout récemment de recevoir son ordre de mutation sur Sarnand.

Relations :

Louis Brunet : Décédé lors des premiers affrontement de la seconde guerre mondiale, Hubert l’admirait beaucoup, c’est à lui qu’il doit sa vocation de pilote.

Adèle Borel (40 ans) : Aventure de quelques mois avant son départ pour Lyon, la malchance a voulu que la jeune femme à l’époque tombe enceinte de lui. Abandonnée de façon peu élégante, elle a nourri dans un premier temps une vive amertume vis-à-vis d’Hubert, puis, les années effaçant peu à peu le sentiment d’humiliation et sa nature indulgente faisant le reste, elle en est venue à ravaler sa rancœur. Actuellement mariée, elle est installée à Montreuil depuis six ans et possède une ferme aux environs de la ville.

Antoine Borel (14 ans) : Bien que le pilote ait énormément de mal à y croire, il s’agit bel et bien de son fils. Ne l’ayant rencontré qu’une poignées de fois il le connait encore très mal et ne semble d’ailleurs guère emballé à l’idée d’établir un lien plus poussé que la simple connaissance. Sa corpulence lui fait honte, surtout en vue du contexte actuel, aussi on ne peut pas vraiment dire qu’il prenne des pincettes à ce sujet. Jugeant sa progéniture de surcroit d’une intolérable impolitesse, leur relation s’annonce difficile.


Dragon : Bleu-de-Pascal dénommé Poena, âgé de 79 ans, éclos en septembre 1862.

D’envergure dans la moyenne de son espèce, comme tout Bleu-de-Pascal son corps est gris-bleu parsemé de quelques taches bleu-foncé proche du noir et de diverses irrégularité attestant de son expérience du combat. C’est un dragon peu orgueilleux ou vantard réclamant toutefois un respect sans faille de la part de son équipage et surtout de son pilote. Nerveux, presque craintif une fois laissé seul, il redoute à chaque séparation effectuée dans des conditions inhabituelles que ce soit la dernière fois qui lui est donnée de voir ses aviateurs. Bien que ce trait de caractère ne soit que peu surprenant chez cette espèce il est spécialement présent chez lui depuis la disparition d’un pilote auquel il était particulièrement attaché – porté disparu dans d’obscures conditions – il y a de cela une quarantaine d’années. C’est souvent d’un mauvais œil qu’il accueille le moindre changements de routine. Poena a donc tendance à pomper un peu l’air de son équipage, exigeant parfois d’être rassuré et des cajoleries dignes d’un dragonnet (le dernier scandale en date étant au sujet de son nom). Néanmoins il fait preuve de bonne volonté une fois dans le feu de l’action, laissant de coté ses caprices. D’une intelligence raisonnable (mais loin d’être une lumière), ses caractéristiques tirant tous invariablement dans la moyenne, et sa nervosité handicapante au combat, lui ont valu un léger mépris de la part de quelques autres congénères plus gros et même aviateurs. Pourtant c’est un dragon commençant à avoir une honorable expérience. Gravement blessé lors de son tout premier combat en 1870 il lui faudra beaucoup de temps et d’efforts avant de lui faire vaincre ce traumatisme. La première guerre mondiale l’aidera à reprendre confiance en lui. Plus tard il sera envoyé dans les colonies avec Hubert durant quelques années avant de rentrer en métropole en catastrophe. Pas vraiment germanophobe malgré la reproduction d’affrontements tout au long de son existence, Poena témoigne plus de la méfiance que de la franche hostilité.


Texte personnel :

C’était jour de permission, le ciel était clair, la température douce, pourtant Hubert se sentait d’une humeur affreuse. Poena l’avait encore harcelé la veille au sujet de son patronyme, exigeant de savoir pourquoi il portait un nom de fille alors qu’il était un dragon tout ce qu’il y a de plus viril. Le pilote avait dû s’escrimer à lui expliquer que les genres en français et en latin n’étaient pas toujours les mêmes et que son premier aviateur avait dû penser à la traduction dans la langue de Molière, à savoir « châtiment » et non au fait que les terminaisons en « a » marquaient le féminin dans l’antique langue morte. Ah s’il avait pu mettre la main sur celui qui lui avait mis cette idée en tête il lui aurait volontiers collé son poing dans la figure, ou non mieux, il aurait pris son temps à essayer de trouver une faille à exploiter et là il aurait pris son pied. Vraiment, on n’avait pas idée de perturber ainsi un dragon, SON dragon de surcroit, c’était un tel manque de respect…

Allongé dans l’herbe près d’une rivière, il regardait donc les rares nuages défiler mollement, sa canne à pêche abandonnée à coté de lui. Dans cet état le français était incapable d’attraper le moindre poisson, il fallait attendre que son dégoût se distille suffisamment. Cette histoire de prénom le contrariait mais sa rencontre malencontreuse avec une de ses ex l’avait encore plus renfrogné. Non pas que revoir cette femme, qui n’avait pas trop mal vieilli en plus, le gênait fondamentalement. Le problème c’était surtout ce qu’elle lui avait claironné. Il lui aurait soi-disant donné un fils, c’était tout bonnement ridicule, elle voulait lui soutirer de l’argent oui. Quels que soient les airs qu’elles se donnaient, les femmes étaient bien toutes les mêmes : vénales.

Hubert se passa la main sur le visage avec lassitude, Poena n’était pas le seul à détester les changements, cet endroit avait de quoi lui donner des cauchemars. Avec cette ville de péquenaud il pouvait aussi être sûr d’avoir droit à des blagues d’un goût douteux sur son nom de famille. Flegme, il comprenait sans mal que « capitaine Maquereau » sonnait affreusement mal, il avait suffisamment de recul pour en sourire si les taquineries n’étaient pas excessivement lourdes et répétées… S’étirant paresseusement, l’aviateur songea que si ça avait été possible il aurait sans hésitation effectué une démarche administrative afin de changer ce patronyme préjudiciable à l’exercice de son autorité, mais bien évidemment quelques années plus tard sans quoi on l’aurait pris pour un type louche. Il n’aurait plus manqué qu’on le suspecte d’être un terroriste ou un communiste en fuite pas très futé, c’était à en frissonner d’horreur…

Comme piqué par on ne sait quelle mouche, le français se redressa vivement. Il était temps de se reprendre en main s’il ne voulait plus avoir à supporter la vue écœurante de sa bouée de graisse naissante au niveau de la taille. Après avoir récupéré ses affaires, il entreprit de trouver un ruisseau plus escarpé, afin de faire un peu de marche sportive.
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