Confrontation [Vendredi 6 Juin/Samedi 7] [Scénar 1 -Fin - 2/3]


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Confrontation [Vendredi 6 Juin/Samedi 7] [Scénar 1 -Fin - 2/3]

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MessageSujet: Confrontation [Vendredi 6 Juin/Samedi 7] [Scénar 1 -Fin - 2/3]   Ven 18 Juin - 18:43

Pierre enroula ses bras autour de ses jambes. Ce n'était pas la première fois qu'on le mettait au trou, mais il y avait une différence entre se faire mettre en tôle parce qu'on était revenu bourré pour un entrainement et... ça. Il n'arrivait pas à s'imaginer, à comprendre que Pierrot était mort, même s'il avait vu des soldats allemands trainer son corps jusque dans la cellule d'à côté. Il aurait voulu demander à ses gardes ce qu'il allait lui arriver, mais il ne parlait pas allemand, ne parlait pas tout court : une énorme boule avait fait son nid dans sa gorge. Même s'il avait voulu dire quoi que ce soit, rien ne serait sortit.

Il releva la tête lorsqu'il entendit des pas et la lourde porte qui s'ouvrait. Klegerman entra en tête, puis Pierre reconnu l'adjudant Dreyfus et le colonel Marceau, encadrés par trois soldats. Quoi, ils n'allaient pas les mettre en tôle aussi ? L'adjudant était le chef d'équipage au sol, mais il n'y était pour rien !

"Celui là, c'était votre équipage embarqué,"
dit Klegerman en désignant sans doute le cadavre de Pierrot. "Et l'autre, à côté, c'est un homme de votre équipe au sol.
-Je ne vois pas en quoi ça concerne l'adjudant Dreyfus,
" répondit Marceau. "Ces hommes ont agit sous mes ordres, l'adjudant n'y est pour rien."

Pierre le regarda avec des yeux ronds, voulait crier que c'était faux, absolument faux, que le colonel n'avait rien sut de ce qu'il se préparait. L'affaire en était restée à Pierrot, Pierre et Albert, le deuxième classe qui conduisait le camion poubelles. Il ne comprenait pas pourquoi le colonel disait ça, parce qu'il n'avait pas remarqué que l'adjudant avait déjà des menottes aux poignets.

"Les oeufs sont à Londres, un Mauerfuchs polonais-libre est venu les chercher.
-Tous ?
-Tous.
-Combien ?
-Six.
-Nous en comptons 8 manquant."

Marceau répondit : "Vous avez dû compter avec la liste de 1939. Je suis redescendu compter le nombre exact quand vous avez parlé de prendre les oeufs, je connais le nombre exact.
-Ou vous mentez.
-Si je voulais mentir, je dirai que je suis innocent, major. Mais croyez moi, nous avons fait cela à trois, le première classe Ramint, le deuxièm classe Ducand et moi. Le reste de l'équipage est innocent.
-Il y aura une enquête,"
répondit Klegerman.

Il se tourna vers les soldats qui l'accompagnaient.

"Mettez le en cellule avec le crevé. L'adjudant aussi, c'est un juif, on s'en fiche."

Il quitta la tour pendant que ses hommes s'exécutaient.

Pierra passa une nuit blanche et silencieuse, entrecoupée seulement par les murmures des deux gardes, l'odeur de leurs cigarettes et celle qui, émanant des murs, empestait l'humidité et la moisissure. Au matin, ses cernes marquaient tant son visage qu'il les sentait sans avoir besoin d'une glace.

On les sortit sur l'aire d'atterrissage, rendue étrangement vide. Nobilitas, qui revenait souvent à cette heure, était absente. Aucun Waldoheule n'était là non plus. Avait-on donné des ordres pour que les lieux soient déserts ? Où était Austerlitz ? Savait-il ce qui était en train d'arriver ? Un fourgon de la gendarmerie, encadré par deux voitures noires marquées d'insignes de la Wehrmacht, attendait près de l'entrée terrestre. Un grand officier allemand portant un grade de la Luftwaffe attendait près du convoi.

"Major," dit-il en serrant la main de Klegerman.
"Oberstleutnant Witsenhausen," répondit Klegerman. "Vous n'oublierez pas de joindre mon rapport au votre.
-Evidemment,"
répondit Witsenhausen. "Je vais y aller, il faut que je sois à Paris avant ce soir. Faites les monter.
-Ce sera dommage de ne plus vous avoir ici. Je suis sûr qu'il y en a d'autres d'Edelweiss.
-Je ne pense pas qu'ils fassent partie d'Edelweiss. Ce n'est plus de mon ressort de toute façon."

Il salua et entra dans la première voiture.
"Bonne chance pour la suite, major."

Klegerman salua sans répondre.

"Je pense bien que je vais avoir de la chance, oui,"
ajoutat-il quand le convoi se fut éloigné.
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