Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]


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Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]

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MessageSujet: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Ven 18 Juin - 23:37


Oberstleutnant Horst Klegerman

Ces derniers jours n'avaient guère été amusants pour tout le monde. Si l'arrestation de Marceau s'était faite dans un calme imposé, la nouvelle n'était pas restée cachée longtemps : le colonel accusé de vol aggravé avec deux membres de son équipage, dont l'adjudant Dreyfus, l'Oberst Wienke débarqué par Berlin pour négligence... il y avait des questions à se poser, d'autant plus que les nouveaux accords de coopération franco-allemands ne simplifiaient pas les choses.

Horst Klegerman avait passé ces quelques jours de flottement un air satisfait collé aux lèvres. Mais malgré ses bravades et le fait qu'il se soit aussitôt octroyé le bureau de Wienke, il était resté légèrement inquiet : avec cette affaire, il était peu probable que Vichy souhaite récupérer la base. Mais si cela excluait un commandant français à la place de Wienke, rien ne disait que ce serait lui qui prendrait la place. Berlin pouvait envoyer quelqu'un d'autre ou, pire, faire monter à sa place cet abruti de von Warlau. Peu probable mais possible, ce qui ne le rassurait pas. Le blond n'avait donc pas caché son bonheur lorsque, dans la solitude du grand bureau, il avait eu confirmation des changements récents.

Ses pouvoirs récents étaient montés au cerveau sans attendre ; dans l'instant, tous les officiers et sous officiers de Sarnand, incluant ceux des dragons nocturnes, furent appelés à se rendre au salon des officiers.
Le nouvellement nommé Lieutenant-Colonel Klegerman avait des choses à leur dire.

Quand ils furent tous -ou un nombre qui ressemblait à un tous- installés, Klegerman entama son discours. Debout à côté de lui, légèrement en retrait, von Warlau se chargeait de la traduction. Klegerman parlait français, mais il restait mal à l'aise dans cette langue et tenait à ne pas se ridiculiser en achoppant le premier jour.

"Messieurs, mesdames," dit-il en accordant un regard appuyé au capitaine Vannier. Des femmes dans l'armée, qu'est-ce que c'était ridicule !

"Comme vous le savez, les évènements récents forcent à une réorganisation de Sarnand. Les hauts commandement allemand et français m'ont donc transmis les ordres suivants.

A la tête de Sarnand, l'Oberstleutnant Wienke est remplacé par l'Oberstleutnant Klegerman -c'est à dire moi. La direction de son escadron revient au Major von Warlau. Le colonel Marceau ne sera pas remplacé à la tête de son escadrille qui est désormais dissoute dans la Die Adler et la Bayern, qui se nommera désormais Strasbourg. Les escadrilles nocturnes disparaissent également pour se fondre dans l'escadron Euclide, sous le commandement du Commandant Wilson -Commandant, mes félicitations pour votre promotion."

Il retourna son papier avec la liste des trucs à dire et attendit que von Warlau ai tout traduit pour reprendre.

"Le haut commandement m'informe également que le Leutnant Jochen von Waldenstein est promu au rang d'Oberleutnant. L'Oberleutnant Hessler est promu au rang de Hauptmann -apparement, il y avait eu une erreur de la poste et votre promotion précédente ce serait perdu en chemin. C'est à se demander à quoi sert la Luftpost, parfois."

Von Warlau s'abstint de traduire la dernière phrase.

"Le commandement français m'a informé qu'ils avaient choisi l'officier remplaçant du traitre Marceau. Cependant, il sera occupé au Liban actuellement et nous ne savons pas encore quand il arrivera -en attendant, merci de vous adresser au Commandant Wilson qui assure le commandement français en son absence. Pour savoir dans quelle escadrille vous vous trouvez, cette annonce,"
il agita une autre feuille, "sera placardée ici même. Vous en aviserez vos équipages de la façon qui vous plaira."

Autrement dit : moi, j'en ai rien à cirer.

"La Luftpost et le SPA restent non concernés par ces mesures. Pour toutes questions, adressez vous au major von Warlau," à qui refila l'annonce en question, "ou venez me trouver dans mon bureau si besoin est. Bonne soirée !"

Puis, il tourna les talons et parti vers le bureau en question, avant que quelqu'un ne remarque qu'il avait horriblement sué de la nuque.


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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Sam 19 Juin - 1:55

Calme, impassible.

Le capitaine Louise Vannier sentir se poser sur elle les yeux de Klegerman et se força à ne pas détourner les yeux. Elle resta de marbre, cillant a peine, toute la durée du discours. Des faiblesses, tout le monde en a. L'essentiel est de ne pas les laisser voir, sous aucun prétexte, surtout lorsqu'on est une femme qui veut faire carrière dans l'Armée de l'Air.

Ou était-ce la Luftwaffe ? Difficile a dire, au vu des nouvelles, songea-t-elle avec une ironie amère. Elle laissa ses pensées divaguer quelque peu tandis que le fraichement nommé dirigeant de la base poursuivait son discours.

Elle s'était trompée sur toute la ligne au sujet de Marceau, et elle en ressentit une pointe de honte. Elle avait cru trouver en arrivant un collaborateur servile et avide, un type détestable. Elle s'était trouvée obligée de réviser son jugement une première fois après l'avoir rencontré.

Et maintenant ça.

Chaparder des oeufs sous le nez des allemands... il fallait admettre que le type avait du courage. Pour être honnête, elle admirait le geste qu'elle croyait être celui du colonel. Lui, au moins, avait fait quelque chose. Suffisamment de tripes pour agir, discrètement certes, mais agir quand même, quand d'autres avaient trop peur pour bouger le petit doigt et se contentaient de suivre docilement les ordres...

Tandis que Klegerman terminais son discours, quelque chose d'imperceptible changea dans l'expression du capitaine Vannier. Difficile de définir ce qui avait évolué exactement. Peut-être ses traits étaient-ils légèrement plus durs, son dos plus droit, son maintiens plus assuré. Quelque chose brillant dans son regard. Toujours calme, toujours impassible. Mais également... déterminée ?

Elle se leva calmement, avec les autres, et jeta un œil sur l'affiche. Elle volerai sous le commandement de von Warlau ? Eeeh bien...
Si c'était les ordres, hein. On n'y pouvait rien.
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Sam 19 Juin - 23:26

Jochen avait été tiré d'un petit somme sur le ventre de sa monture par un de ses camarades, qui, plus pour l'emmerder qu'être utile, avait cru bon de lui verser un seau d'eau fraîche sur la tronche. Il avait fini à l'infirmerie avec le nez cassé dans la seconde. Depuis quelques temps, ses camarades devaient le remarquer, le Flieger était de très mauvais poil. Après son altercation avec Hessler, il réagissait au quart de tour, et en général violemment, à toute remarque de ses camarades. Celui qui venait de se faire refaire le nez avait eu le temps de lui dire, d'une voix nasillarde, que le nouveau chef faisait un discours. Un grognement accompagna cette information.

Une fois installé, il attendit la suite des évènements. les discours avaient toujours le don de l'ennuyer profondément, et le jeune homme n'avait qu'une envie, rejoindre Louise, le soir même. Son esprit, occupé par les images de son aimée, n'enregistrèrent que partiellement le contenu du discours ... sauf lorsque son nom fut prononcé. Le jeune homme venait d'être nommé Oberleutnant. en d'autres temps, cette nouvelle aurait pu lui tirer un grand cri de joie, mais curieusement, là, elle lui faisait ni chaud ni froid... Il tendit l'oreille pour Hessler, qui se voyait bombardé Hauptman. Grimace de la part du jeune allemand.

Quand le discours fut terminé, le jeune allemand n'eut rien de plus pressé que de quitter les lieux. Il esquiva les camarades lèches bottes qui souhaitaient s'attirer ses bonnes grâces en le félicitant. Mais Jochen n'était pas dupe, il n'avait jamais été complètement intégré dans sa nouvelle formation.

Trop occupé à éviter ses bon dieux de profiteurs, il bouscula légèrement une jeune femme en uniforme de pilote français qui regardait le tableau des effectifs. Il s'excusa en s'inclinant légèrement, et regarda le tableau à son tour. Qui pouvait bien être cette femme se demanda-t-il après s'être trouvé sur le diagramme. Le seul nom féminin qu'il trouva était celui du Capitaine Louise Vannier. Il se gratta le menton. Pour une étrange raison, il se sentait plus proche des français que de ses camarades allemands, et cela le poussa à aller à la rencontre de la jeune femme. Après tout, ils allaient bientôt travailler ensemble, il ne perdait rien à tenter de faire connaissance avec quelques uns de ses futurs camarades.

Une fois à sa hauteur, il s'assura de marcher au même rythme qu'elle.

- Ennuyeux ce discours, pas vrai Capitaine Vannier ?

Il supposait que, comme beaucoup de ses camarades, la jeune femme détestait les allemands et tout ce qui avait trait, de près ou de loin, à eux. Au premier abord, elle semblait incroyablement distante à son endroit, mais Antoine avait bien menacé le jeune homme d'un fusil, pour protéger Louise il est vrai, et maintenant les deux hommes s'entendaient comme larrons en foire. Cependant, si elle n'avait nullement envie d'entamer la conversation, Jochen s'en retournerait à ses occupations, guettant une meilleure occasion d'entamer la conversation...
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Dim 20 Juin - 0:42

Lorsque le jeune homme la bouscula, la première réaction de Louise fut une vague bouffée de colère, rapidement ravalée dès qu'il daigna s'excuser. Elle accepta ses quelques mots avec un hochement de tête distant. Son esprit était occupé par tout autre chose, et elle n'y prêta pas vraiment attention.

Elle était encore plongée dans ses pensées quand on l'interpella quelques instants plus tard. Relevant la tête, elle reconnut celui qui l'avait heurtée.
Elle détailla l'aviateur rapidement, tentant vainement de se rappeler si elle l'avait déjà croisé, et quel était son nom. Peine perdue. Ils se ressemblaient tous, de toute façon, ces grands allemands blonds. Quoique celui-là était vraiment très grand.
Renonçant, elle haussa les épaules d'un air flegmatique.

"La plupart des discours le sont, je crois."


Il fallait bien lui laisser une chose, à ce grand blond : Il paraissait plus sympathique que la plupart des officiers de la Luftwaffe qu'elle avait rencontrés jusqu'ici. Encore qu'il soit difficile de juger un homme sur une seule phrase. Néanmoins, il manquait a son ton la note hautaine et méprisante de Von Warlau ou de Klegerman, ce qui était un bon point. La seule chose, probablement, qui empêcha Louise de couper court a la conversation de façon brusque.

Au lieu de cela, elle se permit un sourire en coin. Il connaissait son nom, bien entendu, il n'y avait pas 50 femmes pilotes à Sarnand. La jeune femme inclina légèrement la tête.

"Il semblerait que vous ayez un avantage sur moi, Monsieur... ?"
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Dim 20 Juin - 1:16

La Capitaine sembla accepter la conversation, à la grande joie du jeune Flieger qui laissa apparaître sur son visage son fameux sourire enfantin. Il se senti détaillé et ne se gêna pas pour en faire de même. La jeune femme avait une allure sportive, ses vêtements ne mettaient pas son corps en valeur, mais tel n'était pas leur but de toute manière, ils devaient être fonctionnels avant tout. Elle avait de très beaux yeux elle aussi, moins attirants que ceux de son aimée, mais de beaux yeux, c'était indéniable. Elle sembla se dérider quelque peu avant de répondre.

"Il semblerait que vous ayez un avantage sur moi, Monsieur... ?"


Il se rendis compte qu'une fois de plus, il avait manqué à tout les devoirs de politesse élémentaire. Confus il se mit en devoir de réparer sa bourde.

- Je m'appelle Jochen von Waldenstein, éclaireur sur la Mauerfuchs Eva, en service dans la même unité que vous, Capitaine. Enchanté de faire votre connaissance.

Il ponctua cette dernière phrase d'un large sourire en tendant une main amicale à la jeune capitaine, dans l'optique qu'elle la serre.

- Que pensez vous de cette restructuration des unités combattantes ? Je suis sûr que vous désapprouvez, et je vous comprends...


Il fit une petite pause et reprit.

-Pour ma part je m'en réjouit...
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Dim 20 Juin - 2:17

Von Waldenstein, von Waldenstein...
Ah, oui. Klegerman l'avait cité. Elle fit rapidement appel à sa mémoire. Malgré son air distant et quoique les noms des officiers allemands lui fussent pour la plupart inconnus, elle avait retenu la majeure partie du discours de leur nouveau supérieur. Ca avait son utilité.

"Mes félicitations, Oberleutnant"
, répondit-elle, prononçant le mot allemand avec un accent presque irréprochable. Puis elle serra la main tendue d'une poigne ferme, sans violence toutefois. Amicale, elle ne l'était pas réellement cela dit, contrairement au jeune officier. Polie était un mot plus juste.

Son demi-sourire gagna d'ailleurs en froideur lorsque le jeune allemand l'interrogea. Plutôt direct, le type. Ce n'était pas vraiment le genre de question qu'un officier de la Luftwaffe posait à un homologue de l'armée de l'air s'il souhaitait détendre l'atmosphère. Ce qu'elle pensait sincèrement de cette "restructuration", elle ne l'aurait jamais formulé tel quel en public.

Von Waldenstein sembla réaliser que ça tombait sous le sens, puisqu'il répondit de lui-même à sa propre question. Elle en profita pour l'éluder de son coté avec un haussement d'épaules.

-Pour ma part je m'en réjouit...


Ca, elle s'en serait douté. La base sous contrôle allemand, les escadrilles françaises dissoutes... sûr, il y avait la de quoi réjouir les bons petits officiers de la Luftwaffe. Elle se força néanmoins a garder une expression polie et répondit d'un ton calme, légèrement curieux.

"Vous vous en réjouissez, vraiment ? Pourquoi donc ?"
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Dim 20 Juin - 14:17

Oups... c'était bien du Jochen tout craché ça, mettre les deux pieds dans le plat comme ça... la discution risquait de s'envenimer d'un coup sans qu'il ne l'ai voulu. Il devait se rattraper rapidement. Il chercha à toute vitesse une réponse qui ne risquait pas de braquer la française. Mais comment une patriote tel qu'elle pourrait elle comprendre que le jeune allemand se réjouissait de l'opportunité qui lui était offerte de travailler non pas contre, mais avec les pilotes et équipages français, comment le tourner de façon à ce qu'elle ne prenne pas ça comme une tentative de museler encore d'avantage l'armée française?

- Je m'en réjouis parce que cela me donne l'opportunité de travailler avec vous, pas en tant qu'occupant, mais en tant que camarade... bien que j'imagine que pour vous, ceci relève du domaine de l'inconcevable.

Même si l'attitude de la jeune femme restait courtoise et polie, le jeune allemand se doutait qu'elle n'en pensai pas moins, comme beaucoup de ses compatriotes. Le jeune allemand connaissait bien le ressenti des français face à l'occupation. Après tout, il partageait la vie d'une résistante, et avait souvent de longues discutions avec les amis qu'elle lui avait présenté, bien que le jeune allemand ai souhaité en savoir le moins possible sur ses activités, et bien des fois il avait constaté la haine et le profond mépris qu'avaient les occupés sur les forces d'occupation. Cela le désolait, d'une parce que les forces d'occupation traitaient les occupés avec un tel mépris que la réciproque était obligée, et de l'autre parceque cette situation l'empêchait de vivre son amour au grand jour.

Comment la Capitaine aurait-elle réagit en sachant qu'un occupant vivait avec une résistante? Elle aurait sans doute cru qu'elle trahissait la France, alors que Louise était tiraillée entre son devoir et Jochen. Bien des fois le jeune allemand l'avait surprise en pleurs et avait tenté de la consoler.

- J'espère que je ne vous ai pas blessée, Capitaine...
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Dim 20 Juin - 14:46

Sarnand était dans une passe un peu contraignante...Suite à une affaire de vol d'oeuf, certains des dirigeants de Sarnand s'étaient vu retiré de leurs commandements, pour la faute... De ces soucis, Hessler en avait suivi comme d'autres les ragots, mais gardait pour lui certains détails. Comme tous, il avait ses opinions, mais il les gardait pour lui et lui seul.... Là aujourd'hui, c'était une journée particulière. Tous les officiers et sous-officiers étaient convoqués dans le grand salon. A savoir pourquoi ? Sans doute des mesures prochaines prises pour Sarnand et parler des conséquences des vols...

Une fois que tout le monde s'était installé, l'acte de présence fut expliquée par l'Oberstleutnant Horst Klegerman... Outre le remaniement des escadrilles, il y avait l'annonce des nouvelles promotions. Certains noms connus sortirent du lot, dont le sien. Il haussa un sourcil. Hauptmann ? Klegerman avait énoncé son grade par Oberleutnant ? L'excuse trouvée était celle du courrier perdue en cours de route... Ben voyons... Il n'était pas stupide lui pour penser à pareille fable. Il savait la véritable raison... et au regard de Von Warlau, nul doute sur le sujet. D'ailleurs, le jeune officier devra lui éviter les remarques à ce sujet. Hessler en grinçait assez les dents comme cela.... Se prendre deux grades d'affilé, même avec l'excuse du retard, c'était un peu dénigrant ! Encore le paternel qui avait mis son nez dans l'affaire, une fois de plus. Mais quand allait-il le laisser ? Il en soupira. A la prochaine rencontre familiale, il y allait avoir des explications en bonne et du forme....

La liste des escadrilles furent affichées.... Hessler découvrit sans étonnant qu'il était toujours dans l'escadrille de Hans... Oulala... Super la joie. Il en bondissait....Hans allait être intenable....Puis il vit qu'il y avait Jochen aussi dans la même escadrille...Il le vit d'ailleurs du coin de l'oeil, en train de parler à une pilote, Louise Vannier, qui faisait aussi partie de l'escadrille ; mélanger Français et Allemands, il fallait espérer qu'il n'y aurait pas de tension...

Le nouvel Hauptmann se permit de regarder le nouvel Oberleutnant qu'était devenu Jochen. Les deux hommes ne s'étaient pas reparlé depuis l'altercation et Jochen avait eu de la chance qu'Hessler ne fasse pas de rapport à ce sujet... Oui de la chance. Est-ce que le jeune officier prenait mesure de la décision d'Hessler. Chose certaine, l'affaire n'était peut-être pas encore si terminé que cela, car Jochen tenait en général ses paroles. Le lui faire payer au centuple. Peter demandait à voir... Mais pour le moment, le temps pouvait changer...
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Lun 21 Juin - 21:40

Droit, les bras croisés, Hubert regardait avec indifférence la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il ne connaissait presque personne, ou du moins avait juste échangé quelques mots de formalités avec certains aviateurs mais sans plus. Il appréciait la traduction en français car ce n’était pas avec son maigre niveau en allemand qu’il aurait eu la moindre chance de comprendre ne serait-ce qu’un quart de ce qui avait été déclaré (à une époque il en aurait compris la moitié cependant ce temps était bien loin). Visiblement cette réorganisation était due à une histoire qui s’était passée avant son arrivée. D’après ce qu’il avait entendu une affaire de vol d’oeufs. Quelle honte, comme si l’armée de l’air française n’était pas déjà suffisamment discréditée…

Il se laissa aller à repenser à sa dernière rencontre avec Antoine Borel, son « fils » de quatorze ans. A vrai dire chacune de ces entrevues se soldait par un douloureux sentiment de désespoir et de terrible énervement. Non mais vraiment, il était impossible que ce maudit rejeton soit son enfant, c’était une idée tout bonnement inacceptable. Hubert n’était pas un grand amateur de littérature mais il aurait été prêt à prendre un crayon et une feuille pour se lancer dans la rédaction d’un recueil de toutes les bêtises qu’il avait réussi à lui sortir en si peu de temps. La dernière perle en date résonnait sans fin dans son crâne. En effet l’aviateur se serait presque tapé la tête contre les murs lorsque le petit Borel lui avait répondu « qu’ils travaillaient trente-et-un » à la question sur la manière dont son foyer s’en sortait. Interloqué, il avait demandé un éclaircissement. Avec une grande fierté, le morveux avait expliqué sur le ton de l’évidence que c’était l’addition de vingt-quatre heures et de sept jours, donc trente-et-un pardi !

En fait il valait mieux reporter son attention sur autre chose, comme la fin du discours par exemple. Tiens, il allait savoir dans quelle escadrille il se trouvait, enfin une nouvelle intéressante !

Hubert modéra cependant son impatience, hors de question de se jeter sur l’affiche comme la misère sur le pauvre, il allait attendre mais pas trop non plus, histoire de ne pas passer pour un je-m’en-foutiste devant ses nouveaux collègues. Après avoir attendu un bref délai il partit à son tour consulter la feuille. Personnellement il ne se sentait pas plus ennuyé que cela du mélange des nationalités, seule la réaction de Poena le préoccupait, il faudrait le rassurer durant un bon nombre d’heures avant de lui faire entendre raison (et espérer que les dragons étrangers soient un minimum courtois). Bon, il n’allait pas tourner les talons tout de suite pour une fois, il était temps d’arrêter de faire le sauvage. Le français ne tarda pas à repérer deux pilotes échangeant quelques mots : un allemand et une femme… Ravalant le mépris que lui inspirait ce qu’il estimait être une pure aberration (autant prendre ses repères avant de se montrer odieux), il se porta à leur encontre et lâcha d’une voix forte.

« Vous n’êtes pas le seul à vous en voir réjoui, Oberleutnant, toutes mes félicitations ! »

Tendant une main franche à l’éclaireur puis à son homologue féminin, il compléta avec un large sourire.

« Capitaine Maquereau. Ne vous retenez pas de sourire si l’envie vous en prend, je commence à avoir l’habitude. »
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Mar 22 Juin - 14:41

Tiens un nouveau venu, français de surcroit. Jochen serra la main tendue avec un large sourire, il aimait quand les français venaient vers lui, cela prouvait qu'ils n'avaient pas peur de lui, malgré les problèmes que posaient sa taille sa carrure et surtout sa nationalité. Il haussa cependant un sourcil interrogatif suite à la remarque du Capitaine Maquereau. Jochen ignorait évidemment que le maquereau en français désignait soit un poisson, soit, en langage courant, le "protecteur" de certaines "filles de joie". Après quelques seconde de réflexion, il répondit enfin au salut amical du français.

-Enchanté de faire votre connaissance Capitaine, et ravis de voir que je ne suis pas le seul à me réjouir de la combinaison de nos forces ici. Cependant, j'ai du mal à saisir en quoi votre nom pourrait prêter à sourire...

Le vocabulaire ne posait plus de problème à Jochen, à quelques exceptions près évidemment, mais son accent était toujours aussi atroce. Le malheureux Jochen se donnait beaucoup de mal pour essayer d'effacer cet accent. Quand il était avec sa compagne, ils parlaient essentiellement français, Jochen l'interrogeant souvent sur la signification de tel ou tel mot qu'il avait saisi au hasard d'une conversation, et certains faisaient rosir les joues de sa belle qui se refusait à lui donner les significations des-dit mots...

Le jeune allemand entreprit, en attendant la réponse du français, de détailler le nouveau venu. D'assez grande taille par rapport à la Capitaine Vanier, mais plus petit que lui, il affichait un air assez content, peut être forcé? Jochen espérait que cet homme n'était pas un collaborateur patenté, il préférait se lier d'amitié avec des français qui pensaient que la France devait être libre, ceux là étaient les vrais patriotes...
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Mar 22 Juin - 23:59

Si elle avait appris la relation de Jochen avec une française, comment l'aurait-elle pris ? Ni bien ni mal, probablement. mais elle n'aurait certainement pas pensé du bien de sa pauvre homonyme, et aurait très certainement supposé que le sois-disant amour était intéressé. Après tout, sortir avec un occupant devait avoir ses avantages, pas vrai ?

Cela dit, la réponse du jeune Oberleutnant l'intrigua. Camarades, hein ? Elle chercha vainement une trace d'ironie ou de condescendance dans l'expression de son interlocuteur. Si elle trouvait ça inconcevable ? Peut-être.

"L'amitié et la camaraderie me paraissent requérir une certaine égalité entre les parties pour être réellement possibles. Difficile, effectivement, entre occupants et occupés..."

Le coup de l'égalité, ça n'était pas forcément tout à fait vrai. Une certaine forme de camaraderie existait entre elle et ses hommes, et son second était probablement pour la jeune femme plutôt solitaire ce qui se rapprochait le plus d'un ami, ou du moins aimait-elle le penser. Mais au moins là cette inégalité était volontaire, acceptée par les deux parties. Rien à voir avec l'occupation.
Cela dit, elle jouait la avec l'allemand un jeu potentiellement dangereux. Dire ce que l'on pensait pouvait se retourner contre vous a tout moment, par les temps qui courraient. Aussi se força-t-elle à sourire à nouveau et reprit-elle d'un ton léger :

"Mais non vous ne me blessez pas, Oberleutnant, voyons. Votre façon de voir est probablement la meilleure à avoir à l'heure actuelle, au fond."

Elle mentait bien. Et puis le capitaine Maquereau arriva à point nommé pour détourner l'attention. Elle lui serra la main avec franchise, et lorsqu'il se présenta, son sourire resta poli, sans trace de moquerie.

"Capitaine Vannier, enchantée."

Puis elle se tourna obligeamment vers Jochen.

"Son nom signifie makrele."

Autant en rester au poisson pour le moment.
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Mar 29 Juin - 16:47

Le grand blond ne le snobait pas, ça c’était un bon point, il n’aurait pas aimé avoir à chercher querelle et la bagarre. Même s’il paraissait jeune, c’est qu’il était bien bâti le gaillard ! Avoir à goûter à un de ses crochets ne devait pas être une partie de plaisir, il en aurait presque grimacé à cette pensée. Restait à espérer qu’il ne soit pas allergique aux français comme cela semblait l’être à priori, et surtout guère nerveux. N’étant pas pessimiste de nature, le capitaine se dit qu’il n’y avait pas de raisons pour que les phalanges de l’éclaireur ne viennent fracasser son nez qu’il aimait tant. Son allégresse, jusque là inaltérée, se dissipa bien vite toutefois à la fin de ses déclarations.

L’allemand ne saisissait pas ? C’était ennuyeux à présent qu’il avait abordé le sujet directement, très ennuyeux… Hubert, malgré l’impression qu’il voulait donner, avait un sens de l’humour et de l’autodérision limité, pour employer un doux euphémisme. Et encore, le peu de recul dont il était aujourd’hui capable ne lui était pas venu comme ça en un jour, il lui en avait couté beaucoup. Sacrebleu ! Il ne se voyait vraiment pas entrer dans des explications avec des balbutiements d’allemand tout ce que l’on pouvait faire de plus pitoyable. Se promener en bombant le torse comme un jeune coq n’était pas dans ses habitudes, il n’avait globalement cure de toutes ces attitudes de gamin mais il tenait malgré tout un minimum à faire une première impression potable. Un brin superstitieux, le pilote craignait qu’une image trop négative (faute de pouvoir être positive, il fallait pas non plus déconner) ne lui portât malheur.

Heureusement, ou plutôt malheureusement pour l’aviateur qui n’avait pas une très haute opinion des membres du sexe opposé, et s’en voyait donc embêté, le capitaine Vannier intervint à ce moment opportun, le tirant d’un embarras ne faisant pas de doute. Maquereau commenta malgré tout avec une relative bonne humeur.

« Exactement comme l’a dit le capitaine Vannier. »

Quelqu’un ne manquerait pas d’informer le Flieger de l’autre sens possible bien assez tôt, c’était certain. En fin de compte, s’adresser normalement à cette femme pilote était moins difficile que ce qu’il avait redouté. La coupe courte, le sérieux, l’absence de maquillage outrancier et les formes peu accentuées devaient probablement y être pour quelque chose. Le trentenaire n’en pensait cependant pas moins, ça l’aidait juste à ne pas se comporter comme un mufle… pour le moment. Un œil avisé remarquerait cependant son trouble trahi par un sourcil un peu trop raide, les tendons saillant d’une main un tantinet crispée ou des yeux qui ne clignaient plus sous l’effet de la concentration.

« C’est tout de même une bien triste affaire qui nous a amené ici… »


Hubert avait beau secouer la tête avec un air mortifié, le ton et l’impression générale n’étaient guère convaincants et ne tromperaient personne. Déjà que la compassion n’était pas le point fort de l’homme, si on ajoutait en plus son avis personnel… Il valait mieux conclure avant de déraper.

« Eh bien, eh bien… ayant fort à faire je crois que je vais vous laisser. J’imagine qu’on se reverra sous peu. »


Après avoir salué les deux officiers Maquereau quitta la pièce à son tour, méditant sur ces premiers contacts.
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Dim 4 Juil - 17:19

et s'il allait faire parler avec les autres pilotes maintenant ? Il était peut-être Hauptmann, mais il restait Hessler. Outre le fait que maintenant, il découvrait une ou deux têtes nouvelles, il estimait que les pilotes devaient se connaître pour mieux travailler ensemble. Une escadrille même s'il y avait des différents ne pouvait pas se permettre d'avoir des pilotes individualistes. Sinon, c'était toute une intégrité qui volait en éclat et les ennemis n'auraient plus qu'à terminer le sale boulot pour les achever.

Quand il se rapprocha du trio, le hasard voulut que Maquereau parte le premier. Restait plus que la femme pilote et Jochen. Il se demandait comment ce dernier allait réagir à sa présence. Depuis leur petit rixe, ils ne s'étaient plus vraiment parlé. Voir même évité serait la plus stricte vérité. En fait c'était plus Jochen qui l'évitait, sans doute pour éviter de lui redire certaines de ses pensées en face. Pour une femme qu'on aimait, la jalousie pouvait pousser à des extrémités affolantes. D'où le coup de poing sans doute que Peter avait bien cherché ce soir là. Sa mâchoire s'en rappelait encore un peu. Mais ce n'était pas cela qui allait le faire reculer. Il y a une pilote qu'il devait connaître. Il était clair qu'il allait arriver comme un cheveu dans la soupe. Une femme pilote.... Certains de ses pairs ne devaient pas être ravis de l'avoir dans les rangs.

"Pardonnez moi mon intrusion. Capitaine Vannier, c'est un plaisir de voir que vous commencez déjà à intégrer l'escadrille. Bienvenue dans la Die Alder"

Histoire d'entrer en matière de façon assez hiérarchique. Normal en quelque sorte. Comme elle discutait avec Jochen. D'ailleurs, il n'allait pas l'oublier celui-là.

"Oberleutnant, félicitations pour votre promotion3
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MessageSujet: Re: Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]   Jeu 22 Juil - 22:49

Le pauvre Jochen en resta comme deux ronds de flan en apprenant la signification du nom de son camarade français... les noms... étranges choses que les noms... après tout, le sien traduis en Français donnait "la pierre de la forêt", et un de ses amis portait même le nom d'une ville du sud de la France. Et pourquoi se moquer d'un nom au fait? Attitude peut être typiquement française? Jochen n'eu pas le temps d'exprimer le fond de sa pensée que le Capitaine maquereau prit congé d'eux et qu'Hessler arrivait.

Le jeune pilote se raidi. Il n'avait pas adressé la parole à son supérieur depuis l'affaire du coup de poing, il avait même cherché à l'éviter, ne voulant pas qu'une altercation verbale avec lui ne le fasse encore sortir de ses gonds et devenir violent. Depuis ce fameux soir, Jochen, d'ordinaire si sur de lui et de son sang froid, à quelques exceptions près, ne savait plus quoi penser de lui. Il était devenu un peu nerveux, et passait de longues heures à faire de l'exercice lorsqu'il se sentait prêt à exploser. Eva ne s'en plaignait pas, vu qu'elle était en général présente, mais s'inquiétait quand même de l'état de son pilote, qui éludait toujours les questions, pourtant légitimes, de sa dragonne.

Hessler se présenta au Capitaine Vanier, et se tourna ensuite vers lui pour le féliciter de son nouveau grade. La politesse exigeait que Jochen en fasse de même, et ce dernier n'était pas un rustre, et tenait à une certaine forme de politesse. Il répondit donc :

- Merci, Herr Hauptman, félicitation à vous aussi. Mais cette promotion, je ne la mérite pas, sans doute certains évènements ont-ils été passés sous silence? Dans quel cas, je me trouve être votre débiteur.

Certes, il l'était de fait, et cette situation ne l'enchantait pas du tout, débiteur de celui qui avait peut être failli "foutre en l'air" son couple avait en effet de quoi rendre dingue... mais Jochen se força à un sourire presque convainquant. La hache de guerre était momentanément à demi enterrée...
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Oyez Oyez : le nouveau Chef parle [Mercredi 11 Juin]

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