[Yafran] Jawohl, Herr General ! [22 Juillet 1941] [Sang, sueur et sables]


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[Yafran] Jawohl, Herr General ! [22 Juillet 1941] [Sang, sueur et sables]

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MessageSujet: [Yafran] Jawohl, Herr General ! [22 Juillet 1941] [Sang, sueur et sables]   Mer 28 Juil - 19:13

C'était vraiment honteux qu'il fasse si chaud.

De tous les continents du monde, il avait fallu qu'on choisisse l'Afrique. "On", c'était les Italiens et les Anglais qui, par leurs joyeuses partouzes armées, avaient attiré de pauvres et innocents Allemands dans ce qui devait être, sans aucun doute possible, le pire coin où l'on aurait voulu passer des vacances. Et ne parlez pas de ce battre ! Hans-Rüdiger von Warlau trouvait qu'il transpirait déjà beaucoup trop quand il restait immobile et à l'ombre, alors produire un effort lui semblait complètement hors de propos.

Et puis il y avait les mouches, les punaises, la bouffe dégueulasse, le sable, bref, tout ce qui pouvait vous gaver au plus haut point. Autrement dit : présent à Yafran depuis un peu plus de six heures, von Warlau se demandait ce qu'il avait fait à Dieu pour être expédié là et pas au dessus de l'Angleterre.
Le bon point, tout de même, c'était qu'à force de suer comme un boeuf, sa mèche restait collée sur son front.

Il s'efforça de se rendre aussi présentable que possible, ce qui revint à écrabouiller ses cheveux des deux mains avant d'enfoncer sa casquette dessus, puis il entra dans le bureau.

Le General von Kreuzburg avait l'air malade : son uniforme pendait sur un ventre probablement moins rebondit qu'autrefois, il suait abondamment, avait le teint grevé et une joue couverte de points rouges, probablement des piqûres de puces. Un verre de thé à moitié vide tenait compagnie à sa main au dessus d'une carte de la région. Il ne se leva pas et ne fit pas d'efforts pour répondre au salut nazi de von Warlau.

"Il fait trop chaud pour ça, vous ne croyez pas ?" dit-il en haussant les épaules. "Bon, puisque vous êtes là, on va voir ce qu'on fait avec votre escadron. C'est calme, en ce moment."

Il commença à tracer du doigt la ligne de front, à plusieurs centaines de kilomètres vers l'est. Von Warlau toussota pour attirer son attention et, dès que le front luisant se fut tourné face à lui, répondit :

"Je tiens d'une source française que deux oasis de l'ouest libyen et l'est algérien auraient cessé de répondre. Les Français ne semble pas prévoir d'investigations et j'aurai voulu savoir, si c'était possible, si vous aviez eu des informations supplémentaires."

Von Kreuzburg se laissa aller sur sa chaise et commença à tripoter son menton.

"Je n'ai pas reçu de rapport, mais s'il y a une garnison dans ce coin là, elle doit être italienne. Ces imbéciles sont aussi nuls pour transmettre le renseignement que pour se battre, alors ça ne m'étonnerait pas qu'ils ne nous aient rien dit. Vous avez trouvé votre source à Djerba ?"

Von Warlau fit non de la tête.

"C'est un Français de métropole. Il doit se rendre à l'oasis algérienne.
-Je vais passer un coup de téléphone, on ne sait jamais. Il y a des Français Libres dans ce coin là et je pense que Rommel voudrait le savoir, s'ils s'amusent encore à avancer. Bon, attendez. Servez vous du thé en attendant, ça ne vous fera pas de mal."

Il reprit, quelques coups de fils plus tard : "Nos amis italiens ont déjà eu la merveilleuse idée de mener une enquête. Ils ont envoyé un courrier et il n'est pas revenu. Ils ont supposé que c'était dû à des tempêtes de sables... la garnison compte deux hommes, ils n'ont pas cru bon d'aller plus loin. Mais un courrier et deux oasis, ça commence à faire."

Il se leva, fit quelques pas, puis retourna s'asseoir, ayant visiblement décidé que faire les cent pas par cette chaleur n'était pas une bonne idée.

"Bon. Voilà ce qu'on va faire. Je vais transférer la moitié de la Die Adler dans l'escadron Wacht am Rhein. Vous prendrez l'autre moitié et vous irez voir ce qui est arrivé à ces foutues oasis. Si vous croisez des FFL, vous les flinguez. Faites juste gaffe à ne pas tuer des vichystes à la place. Le Drachemajor Storch est dans le coin, dites lui qu'il doit vous accompagner jusqu'à... ce coin," dit-il en pointant une oasis dans le désert, "il connait le désert, il vous donnera les conseils d'usages. Rommel est en Europe alors il n'en a pas besoin de toute façon. Si vous avez des problèmes en allant là bas, rebroussez chemin, je préfère ne pas savoir ce qui est arrivé à ces trous perdus plutôt que de perdre un demi escadron."

"Jawohl, Herr General !" répondit von Warlau en claquant des talons.
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