Pierre Tuot, curé de Montreuil


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Pierre Tuot, curé de Montreuil

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Âge du personnage : 56 ans

MessageSujet: Pierre Tuot, curé de Montreuil   Ven 30 Juil - 20:07

Nom : Tuot

Prénom : Pierre

Âge : 56 ans (né en 1885)

Nationalité : Française, originaire de Lorraine

Métier : Curé de la paroisse de Montreuil

Description physique : 1m76, 61 kg, les cheveux gris et le front largement dégarnis. Porte des lunettes pour lire. Ses yeux sont marron clair. Les paroissiens ont constaté que sont regard peut passer de la compassion à la sévérité en un instant. Il porte le costume noir des prêtres catholique avec le col romain quand il est en société. La tenue d’apparat blanche des prêtres quand il célèbre la messe. Sinon dans sa vie quotidienne au presbytère ou dans un autre établissement religieux il porte une soutane de vicaire ou de diacre. Quelque soi son accoutrement il porte toujours un crucifix en bois autour de son coup. Il a un mode de vie ascétique qui l’a amaigrie et viellit prématurément. Il se déplace très lentement et a le dos vouté. Sa voix d'un timbre grave est énergique contrairement à son apparence. Il a toujours aimé la marche et personne ne l'a jamais vu en voiture ou en vélo.

Description mentale : D’un naturel sympathique envers la plupart des gens de Montreuil (charité chrétienne oblige), il est toujours calme et discret sauf quand il se lance dans ses prêches passionnés les jours de messe.

Idéologiquement il soutien avec enthousiasme le régime du maréchal Pétain comme l’ensemble de l’église française à cette époque. En revanche il ne supporte pas les nazis à cause de leur antichristianisme affiché. Il déteste également les communistes depuis qu’il a entendus les récits du martyr des prêtres pendant la récente guerre civile espagnole. Ironiquement sa personnalité le rend bien plus proche des rouges que des conservateurs car il déteste la richesse et l’apparat depuis qu’il a lu les écrits de saint thomas d’Aquin ou d’autres théologien. C’est cette ambigüité idéologique qui peut le pousser à dénoncer avec violence aussi bien les allemands que les résistants.

Il est extrêmement obéissant envers sa hiérarchie. Si l’archevêque de la région lui ordonnait de cacher des communistes en cas de rafle dans les bâtiments religieux dont il a la charge il le ferait sans protester même s’il les déteste. Si le pape sortait une nouvelle encyclique critiquant le nazisme ou le fascisme il la réciterait sans peur en pleine messe même si l’assistance n’est composé que de soldat allemands !
Son intolérance religieuse peut le conduire à dénoncer sans aucunes pitiés homosexuelles ou témoin de Jéhovah à la gestapo mais paradoxalement il préférerait mourir plutôt que de livrer le moindre Juif, il considère ces derniers comme ses grands frères dans la foi car ils adorent le même dieu même s’ils ne reconnaissent pas Jésus comme prophète.

Il défend des positions conservatrice, il ne supporte pas les couples qui ont des relations sexuels avant le mariage par exemple, mais inversement il défend des positions progressiste, il est totalement opposé à la peine de mort qu’il considère comme contraire aux évangiles et s’oppose toujours publiquement aux exécutions par les allemands même s’il s’agit de communiste ou d’athées convaincu.

Sa personnalité peut donc en faire un précieux allié ou un cauchemar aussi bien pour les forces allemandes que pour les résistants.

Dernier détail mais d’importance : il se méfie des dragons. Si l’église n’a aucun préjugé là-dessus, lui, les perçoit comme des démons.

Histoire :Fils de paysans en lorraine, il parle quelques brides d’Allemand. Enfant il prend son rôle d’enfant de cœur très au sérieux. Alors que la plupart des jeunes enfants s’ennuient dans les célébrations religieuses, lui a au contraire donné des premiers signes de sa future vocation. A l’âge de 16 ans il avait déjà précocement rejoint le « rosaire vivant », une fraternité de plusieurs dizaines de personnes fondées par l’archevêque de la région. Les membres du Rosaire s’engageaient tous à devenir diacre et à méditer chaque jour un mystère de la vierge. Jeune homme, il n’a jamais rencontré d’âmes sœur, son austérité et son mysticisme n’ont jamais su séduire une femme. Il choisit la prêtrise à l’âge de 23 ans et fréquente le séminaire pendant 4 ans avant d’être ordonné prêtre. Il part alors pour Paris où il fait des études de théologie. Pendant les années 10 il est curé de campagne dans différentes paroisses. Pendant le premier conflit en Europe Il n’est pas partit au front comme aumônier mais se fera remarquer des autorités en se battant pour construire une église en pierre dans l’une de ses paroisses qui ne disposait que d’une église en bois. Puis dans les années 20 on lui attribue un poste de professeur de théologie à Lyon. Vers cette époque il manque à plusieurs reprises de quitter sa fonction pour entrer chez les frères franciscains et vivre un vie contemplative mais ses supérieur refuseront toujours en insistant sur le fait qu’on avait bien besoin de lui au diocèse.

En 1934 il est nommé curée de Montreuil. Il se fait remarquer par son dynamisme, il organise beaucoup de procession religieuse et participe aussi à un mensuel religieux dans la région qui est violement anticommuniste. Ce qui déçoit ceux qui ont des idées de gauche et qui l’avait prit pour un moderniste après qu’il ait été le seul prêtre de la région à dénoncer l’antisémitisme dans ses homélies. Avant les années 30 il n’avait pas vraiment de point de vue politique, mais avec la montée du nazisme et du communisme, il ne cesse de dénoncer ces deux idéologies. Il voit la première comme une idolâtrie de la « race » qui renverse l’ordre des choses voulut par dieu et la deuxième comme le prétexte dont se serve les athées pour mettre fin à la religion.

En 1939 il est radicalement opposé à la guerre et appelle les habitants de Montreuil à prier pour la paix. Depuis que la collaboration a débuté, il n’a pas perdus son temps et a caché dans son presbytère des juifs qui fuyaient vers la zone sud ou vers la suisse. Il continus à le faire d’ailleurs quand l’occasion se présente. Par contre il a rendus service aux allemands en ne cessant jamais de critiquer les coups de forces de la résistance à Montreuil, il s’oppose à toute violence même si c’est pour une cause.

Relations : Pas de famille à cause de son sacerdoce, en tant que figure publique de la ville comme le maire, il est connu de l’ensemble des habitants et les autorités allemandes sont obligées de garder un œil sur lui. Il ne cache à personne ses opinions politiques et idéologiques et tout le monde sait à quoi s’attendre de sa part.

Texte personnel :
Le dimanche matin. On en était à la fin de la messe et ça serait bientôt le sermon du prêtre, le moment qui avait le don de faire quitter certaines personnes de l’édifice si le discours du prélat ne plaisait pas. Et celui qu’il allait faire aujourd’hui risquait de ne pas avoir de succès, il allait viser la résistance.

« Mes bien chère frère, nous avons lu ensemble les paroles de l’apôtre Saint Marc sur la colère, l’un des 7 péchés et j’aimerais ajouter mes propres commentaires. Je sais très bien que vu la situation actuelle de notre ville, nous sommes tous en colère contre eux et je dis bien tous. »

Eux : les allemands, déjà dans l’église le silence était devenu inquiétant et les gens étaient mal à l’aise.

« La cause de cette colère nous échappe mais nous pouvons en maitriser sa manifestation. Ne rejoignez pas ceux qui vous demande de résister car ils n’apporteront rien d’autre que la haine, l’hostilité et le désir de revanche chez ceux qui nous occupent. »

4 personnes s’étaient déjà levé et avaient quitté l’église

« Il est bien naturel d’être fâché, et même indigné, scandalisé, quand on nous fait du mal, mais ce n’est pas une raison pour chercher à se venger et à faire souffrir le fautif. Nous ne devons pas faire justice nous même comme nous l’enseigne notre seigneur Jésus-Christ. Viendra le moment où il séparera les pécheurs et les justes, chacun recevra le châtiment qui lui est dû. »

Certains sourirent à ses paroles, la libération ne viendrait pas avant un bout de temps, d’autres au contraire était suspendus aux lèvres du prêtre.

« La patience est la vertu qui permet de supporter le mal subi sans nourrir en soi des sentiments destructeurs de haine. C’est le contrepoids de la colère. »

« Et combien de temps devront nous attendre avant de nous prendre en main contre les boches ? »

Cria un homme dans le fond de la salle avant de se lever et de sortir de l’église.
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