[23 Juin 1941] Vol de Marchandise


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[23 Juin 1941] Vol de Marchandise

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MessageSujet: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Sam 21 Aoû - 21:32

Un petit camion rempli de marchandise se dirige vers la ville de Montreuil, une camionnette robuste et sans prétention. Il transporte avec lui une belle cargaison de nourritures nécessaire au bon apprivoisement de l’épicerie Vaubert en particulier et des citoyens de la bourgade en général. Malheureusement pour les caisses à l’intérieur, le véhicule est sujet aux nids de poules sur la route. Quand la roue du camion passe sur un d’entre eux particulièrement béant. Une des boîtes en bois est tout simplement éjectée hors du véhicule et sur la route à cause des secousses. La nourriture à l’intérieur quelque peu endommagé, mais toujours parfaitement comestible. Le conducteur est tout à fait ignorant que Montreuil sera un peu à court de fèves en canne (et de quelques autres produits) cette semaine.

Pour le moment la seule personne qui pourrait rapporter la cargaison disparue est un pilote en plein entraînement, Alexis Mordin. Pendant qu’il fait des voltiges avec son dragon, il peut voir qu’un petit point sur la route est apparu derrière la camionnette qui s’éloigne. Il fait quelques petits vols au dessus de la zone, à répétition à cause de la vitesse de Roi-Fou. Il finit par reconnaître qu’il s’agit d’une caisse. Il prend en note mentalement la position de cette boîte. Il va devoir attendre un peu avant de pouvoir faire quelques emplettes pas chères.

Après son entraînement, il s’en va directement sur la route qui mène à Montreuil. La caisse est encore là. Le couvercle est un peu ouvert et il peut voir la nourriture qui a l’intérieur. Il doit faire attention quand même, il pourrait aisément devenir la proie de certains individus. Il ne serait pas du genre à la revendre de toute façon. Il n’est pas un profiteur et en plus s’il commence à vendre de la bouffe, les gens vont se mettre sur son cas pour en avoir plus surtout les Allemands. Heureusement pour lui la cargaison n’a pas l’air identifiée donc il se dit que la loi des trouveurs seront les preneurs est en application. Il s’en va de la scène du crime et partit en direction de la ville.

Plus tard on peut voir Alexis en train de transporter un sac en ville. Il commence à avoir faim et en plus une canne de fève commence à s’écouler sur lui. Elle a été quelque peu écrasé par l’impact et commence à fuir. Le trou dans le sac n’aide guère. Elle est même un peu ouverte, il n’aurait qu’à tirer pour l’ouvrir définitivement. Il lui manque qu’un ustensile, heureusement avec la présence des cabarets et des cafés. C’est assez facile de tout simplement rentrer discrètement voler une culière et tout simplement sortir à l’extérieur.

Présentement notre petit chenapan est donc assis contre un mur à manger la seule boite d’haricot en conserve baignant dans un jus brunâtre légèrement sucré.. Son sac rempli de produits de l’épicerie à ses pieds Ils ne sont pas réchauffé, mais le voltigeur à trop faim pour se plaindre. Il sera chez lui avec ses marchandises dans très peu de temps.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Dim 22 Aoû - 18:27

C'était un mercredi, le jour préféré de la petite commère de Montreuil qui profitait de ce jour là pour faire ce dont elle avait envie.Elle s'était réveillé tard, un sourire aux lèvres, loin de ses habituels grognements matinaux.

Le matin même n'avait été que délice et volupté. Avachie sur son lit alors que Montreuil s'était depuis longtemps réveillée, son père au comptoir, sa mère de sortie et son frère au lycée, les ouvriers sur leur chantier et les soldats sur le pied de guerre-enfin, ce qu'il en restait!-, l'ainée de la progéniture de Jean Vaubert écoutait les rumeurs s'échappant de la petite rue, la fenêtre ouverte accueillant en même temps les rayons du soleil , astre qui englobait ce jour là la ville des Vosges dans son territoire de prédilection. Les oiseaux faisaient entendre leur ram dam habituel et tout semblait être comme avant la guerre. Que les apparences étaient trompeuses.

Là quelque part, des juifs se cachaient, plus loin des femmes se donnaient aux allemands contre avantages, des familles étaient soupçonnées de ne pas adhérer aux idées de Vichy et se faisaient embarquer, mais tout cela, la jeune femme n'y pensait pas. Car dans son monde, son domaine, son épicerie, sa rue, tout allait bien. La bulle protectrice se fendrait, cela elle le savait, mais elle préférait ne rien savoir et laisser pour une fois ses oreilles et son imagination l'amener dans un Montreuil calme et agréable et vaguenauder dans l'allégresse onirique de ses jeunes années.

Une heure plus tard, il était l'heure de sortir un peu de chez elle, le déjeuner approchait bientôt mais il fallait s'ouvir un peu l'appétit. Arrivée en bas, elle entendit son père crier sur le petit jeune qu'il employait occasionnellement pour l'aider. Le pauvre n'y était pour rien, il s'avérait qu'une caisse pleine de provisions manquait à l'arrivée du camion qui livrait 2 fois par semaine l'épicerie. Le camionneur s'était empressé de dire la mauvaise nouvelle et de prendre ses clics et ses clacs pour éviter de se faire foudroyer par le propriétaire de l'épicerie, pour ça , MF voulait bien le comprendre. Laissant son père houspiller, elle sortit discrètement, enfourcha sa bicyclette rouge vif et dévala la pente de la rue Vaudeville pour arriver au chemin escarpé des Martyrs qui la mena directement dans le quartier de St Paul, traversant encore une longue rue, sous le soleil d'une chaleur heureusement toute matinale, la brunette(un peu trop chatain pour être appelée comme ça , enfin bon!) se retrouva directement dans le quartier du marais, quartier agréable mais un peu à la périphérie La route y était mauvaise et elle finit par bousiller une de ses roues.

Elle qui voulait rejoindre les massifs alentours pour une petite promenade c'était raté...Enfin, elle pourrait sans doute trainer sa bicyclette jusqu'à la sortie et la poser dans un lieu sûr..En même temps qui voudrait d'une bicyclette ne roulant plus?!Personne! L'idée n'était pas excellente mais bon!
En descendant elle s'aperçut qu'il y avait des fèves sur un bon périmètre, étalées , sans doute tombées d'un sac, suivant les fèves, curieuse qu'elle était, elle trouva d'abord une caisse complètement explosée et atterrit ensuite droit sur un mur..et une paire de jambes. Des jambes bottées. Dieu qu'elle aimait les bottes !Elles étaient belles, fines élégantes, épousant bien le pied de....Enfin, là n'était pas la question, relevant la tête, avec une mine certainement sherlock holmesienne, elle croisa le regard, un beau regard d'ailleurs, d'un individu en train de manger des haricots..froids..et dégoulinants de jus, une conserve à la main. Un sac aux pieds, plein à rabords, regorgeant sans doute des provisions qui manquaient cruellement chez les Vaubert.Intéressant.
Fixant encore l'homme, elle sortit sur un ton parfaitement neutre, et sans doute encore étonnée de voir une scène de ce genre:


-Vous savez, c'est dégoutant ce que vous faites, vous avez les doigts tout poisseux et vous vous êtes tâché. Dites vous êtes à ce point affamé?!
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Dim 22 Aoû - 22:48

Alexis restait visiblement peu marqué par les interrogations de Marie-France. Il n’avait probablement même pas remarqué qu’elle avait suivi la petite trace de jus de fèves qu’il avait laissée derrière lui. Même s’il le savait il resterait plutôt stoïque et apathique, il avait quand même réussi à avoir sa faim estompée pour absolument rien. Il pouvait délaisser le reste de la marchandise, mais au moins il ne donnerait pas ses fèves durement gagnées à la sueur de son front. Il tapa un peu sur le sol, pas vraiment impatient, mais elle venait percer sa bulle personnelle. En plus, elle annonçait de possibles ennuis. Ce qui est assez pour le met un peu de mauvaise humeur, mais au moins le fait d’avoir son appétit satisfait l’aide beaucoup à reste plus sympathique.

- Le jus de fèves et les taches peuvent facilement disparaître avec un torchon, mais la faim, ça ne peut qu’empirer à moins qu’on se nourrisse. Donc si je vous laisse le choix entre les tâches et la faim laquelle choisiriez-vous?

Il avait tout ça sur un ton qui n’était pas particulièrement agréable, un peu comme si on le perturbait dans son travail. Il n’arrêta pas de manger ses fèves, quelques gouttes de jus allant s’abattre sur les vêtements de Marie-France. Il leva un peu les yeux pour voir plus précisément son interlocuteur. Il put voir qu’il s’agissait d’une jeune dame. L’idée de la draguer ne le marqua pas particulièrement, surtout avec la canne dégoutante dans ses mains, mais au moins il lui vient l’idée d’être plus aimable. Il pouvait la reconnaître, elle venait de l’épicerie, il pouvait se souvenir de lui avoir donné quelques billets par le passé, mais il ne lui avait jamais adressé la parole plus que pour des raisons purement pratiques. Son visage était quand même assez familier à sa façon.

Malgré un visage qui reste surtout occupé à manger sa nourriture et qu’il donne l’apparence de ne pas être trop perturbée par la petite dame. Son esprit est un peu divisé à l’instant, il ne sait pas s’il doit donner la marchandise ou s’il doit essayer de la garder pour soi. Il pensa rapidement et en vient à l’idée qu’il devait probablement retourner les marchandises, sinon il se pourrait très bien qu’elle lâche les Allemands contre lui. Quoiqu’il se demande très bien si elle pouvait avoir des preuves contre lui et maintenant il se rappela que l’occupant n’a pas besoin de preuve pour faire inculper qui que ce soit. Alors, il réalisa qu’il pouvait marcher sur des œufs, mais bon les Allemands ne faisaient probablement pas leurs emplettes à l’épicerie, donc s’en ficherait. Il ne pouvait pas trop jouer la carte de la pitié avec ce qu’il portait sur le dos présentement et bon avec le père il était peut-être mieux de ne pas essayer de la séduire (de toute façon, elle n’était pas vraiment son style, donc son manque de sincérité lui empêcherait de bien faire le boulot). Il devait surtout s’assurer que cela reste entre les deux et que les accusations ne sortent pas de cette conversation et possiblement qu’il garde ses marchandises. Il pensait que s’il expliquait qu’il les avait trouvés sur la route et que la caisse n’était pas marquée il réduirait ses ennuis au total.

- Vous passez des heures dans une épicerie et maintenant vous avez une fascination pour les légumes en boîtes?

Il essayait de faire comme s’il avait dit une plaisanterie, mais il avait quand même passablement de sarcasme dans sa déclaration.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Lun 23 Aoû - 16:19

Elle aurait pu lui annoncer la mort d'Hitler, il n'aurait même pas pris le temps de la regarder, aussi stoïque qu'on pouvait l'être celui là, et sans aucun complexe! L'entendre crier une phrase du genre "je suis le roi du monde" ne l'aurait pas étonnée.Du reste elle aurait bien essayé de le baffer pour voir si il était capable de plus de réactions que celle là. Encore une tête à claque du genre de l'autre aviateur français.A croire qu'ils étaient tous ainsi!Les allemands étaient presque plus sympathiques, et Dieu sait qu'elle ne les appréciait pas les Boches pourtant!

-La faim est une torture, vous le savez aussi bien que moi, alors oui à tout prendre je choisirais les tâches. Mais encore mieux je choisirais de manger correctement et pas comme un gros porc. On ne vous nourrit pas à la base?Ou bien Monsieur est un gourmand ?!

Ce qui était certain, c'est qu'il n'était pas un fin gourmet.
Elle n'obtiendrait vraisemblablement pas de réponses à cette dernière question, il était du genre aussi loquace que l'autre âne de Drisslet.En plus il mangeait la bouche pleine. Quel crade! Franchement c'est à se demander si il avait été éduqué. Et voilà qu'il lui envoyait du jus dessus. De mieux en mieux.Elle s'essuya avec son mouchoir, d'un air dégouté.Il aurait au moins pu s'excuser, mais encore aurait il fallu qu'il s'en rende compte.
Maintenant qu'elle le regardait de plus près, elle le connaissait, bien qu'ayant l'habitude de le voir sous un jour plus flatteur et propre sur lui. Son nom par contre, aucune idée!C'était un client occasionnel, un militaire comme tant d'autres, avec un matricule, anonyme parmi la foule d'uniformes.

Dans d'autres circonstances elle l'aurait sans doute admiré et gloussé bêtement en le regardant de loin. Ou encore rêver de toutes sortes de choses avec lui. Mais là vraiment pas. Du reste elle n'avait pas que ça à faire et malgré son physique appréciable de gentleman, elle n'était pas complètement sous le charme. Puisque son temps de promenade était maintenant réduit, l'heure du déjeuner approchant, autant s'occuper de cette satanée caisse et la récupérer, du moins ce qu'il en restait.
Il allait falloir faire preuve de diplomatie et de tact. Autant dire que pour MF, c'était loin d'être gagné. Moins diplomate qu'elle, ça ne devait pas exister..quoique.Le voleur d'haricots semblait avoir la capacité de concourir à ce titre contre elle.

Il se fichait d'elle en plus l'autre demeuré!Rohhh, elle lui ferait ravaler ses paroles si elle le pouvait. Mais rien ne l'atteindrait, il semblait tellement immunisé contre toute attaque que c'en était exaspérant!Les coins de ses lèvres tiraient à présent vers le bas, indiquant clairement la rage de la petite bonne femme.
Si ses yeux avaient pu foudroyer le malotru, ils l'auraient fait à cet instant
.

-Non je crois que j'ai une fascination pour la démarche historienne que vous faites en ce moment: reproduire la façon de manger de l'homme de cro magnon. Plus sérieusement je contemplais juste mes possessions s'engouffrer dans votre bouche!

Ajoutant un sourire à sa mine pincée, elle compléta ses paroles d'une petite présentation:

- Je suis la fille de l'épicier, Marie France Vaubert, et une caisse nous étant destiné est tombé ce matin du camion de livraison..il me semble que c'est celle que vous avez entamé..il n'y a pas trente sept caisses perdues dans la nature.

Elle avait failli tendre la main pour faire une présentation toute parfaite, mais s'était rétracté en s'imaginant serrer la main poisseuse et juteuse de l'aviateur.De toute façon ce n'était pas le moment pour faire des ronds de jambes!
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Lun 23 Aoû - 19:56

- Je crois que ce qu’il a de plus important avec la bouffe est que ça passe par la bouche et à travers la gorge une fois mastiquée sans que l’on s’étouffe. Sinon je crois que, peu importe comment on mange quelque chose, ça termine souvent pareil, alors je crois qu’autant de décorum sur un acte aussi primaire n’est pas nécessaire. Il faut aussi penser qu’il s’agit là d’une boîte de fèves sucrée, je crois que les manger de façon distinguée va contre le principe pour lesquelles ils ont été inventés.

En finissant sa portion, il laissa sa cuillère dans la boite quelque peu abimée et ensuite passa sa main gauche sur sa bouche pour s’essuyer un peu. Alexis passa ensuite sa main sur le mur pour se laver encore. Il serait incapable de se faire passer pour un homme distingué, alors pourquoi devrait-il faire semblant d’en être un quand même. Il avait déjà fait son impression sur ses manières au sujet de l’alimentation alors pour quoi se forcer et essayé de faire semblant. Au moins, il prend son bain régulièrement, au moins il sent plutôt bon. Il a presque fini sa canne de fèves à ce moment, il est presque plus satisfait qu’il ait réussi une sorte de victoire morale plutôt qu’avoir sa faim satisfaite. Il avait gagné du temps ce qui lui permit de finir sa nourriture. Il n’irait toutefois pas dire à tout le monde qu’il a réussi à battre une fille 10 ans moins vieille que lui pour des fèves froides. Il fallait quand même qu’il se batte pour le reste de la marchandise. Il prit quelque peu incrédule quand elle l’accusa formellement.

- Donc voici une leçon d’histoire, L’homme de Cro-Magnon a survécu des millions d’années en mangeant de cette façon, les aristocrates avec leurs bonnes manières ont fini par se faire décapiter par ceux qui mangeaient comme des hommes de Cro-Magnon au bout de quelques centaines.

Il est plus hostile envers elle, mais c’est parce qu’elle essaie de lui faire la leçon sur quelque chose qu’il estime être son droit et sa liberté. Pas parce qu’elle l’accuse de vol. Bon ces notions ne marchent peut-être pas très fort dans un pays occupé par des fascistes avec une dent contre votre pays, mais si on ne réclame pas ses libertés on les rend tout simplement, comme ses marchandises volées d’ailleurs.

Comme il est un peu énervé, il décide de se venger de cette insolence. Il prend sa culière couverte de jus de haricot et s’en alla tout simplement mettre la partie creuse sur le nez de la petite dame et laissant une très jolie de dose de jus sur son nez et il ria un peu insolemment. Il serait probable que Marie-France soit plus mature que le pilote en général.


- Sinon pour ce qui est de vos marchandises…

Il regarde un peu sur le sol à la recherche de quelque chose qu’il sait qu’évidement n’est pas là.

- Je ne vois pas la moindre caisse à l’horizon. Comment pouvez-vous donc m’accuser de ce vol

Il avait bien fait de mettre le contenu de la caisse dans un sac, il avait quand même un peu d’expérience dans le vol. Bon peut-être plus qu’un peu d’expérience, mais en dehors de quelques larcins ici et là, cela faisait quelque temps qu’il n’avait pas dérobé qui que ce soit. Il ne se souvenait même pas d’avoir volé des trucs à l’épicerie par le passé. Il se disait qu’en plus il avait très peu de chance qu’elle sache le contenu précis de la caisse.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Dim 29 Aoû - 21:17

Crade mais pas complètement con. Ce n'était pas n'importe quel Quidam qui utilisait le terme "decorum", celui là gardait des traces d'une éducation sans doute ancienne et presque oubliée à en juger par sa façon de se tenir.Sa logique tenait la route, mais où allait on si on raisonnait de cette manière?! Elle tenta de le lui faire comprendre, sinon simplement de le souligner!

- Si on part de ce principe, pourquoi s'alimenter puisque de toute façon on finira sous terre un de ces jours, les chairs bouffés par les vers ? De plus, la boite de conserve a été inventée comme son nom l'indique pour garder la nourriture comestible plus longtemps, pas pour manger sur le pouce, sinon ils auraient trouvé une solution pour exterminer tout ce jus et permettre de manger ça sans avoir l'air d'un animal.

Le ton doctoral aurait dit son frère avec les yeux levés vers le ciel. C'était tout à fait ça du reste.Par contre elle devait bien concéder une chose à cet ancien client/voleur/ crado/ anarchiste/ révolutionnaire/original/excentrique/bel homme:

-Mais c'est vrai qu'étant avant seul, vous ne gêniez personne à manger ainsi,le decorum est prévu pour les relations sociales: faire civilisé et propre en face d'une autre personne. Vous le savez parfaitement à coup sûr, avec vos anciennes ou présentes Petites amies ou je ne sais quoi, je suis certaine que vous savez à quoi sert les deux éléments posés autour d'une assiette.

Il se moquait doucement d'elle, elle l'avait un peu cherché il faut dire. Tourner en ridicule sa façon de moraliser les gens autour d'elle était bien vu, il excellait même dans ce registre; il voulait jouer à ça? Parfait.

- Mais de cette horde de cro magnons, sortirent des ambitieux, désireux de s'élever qui prirent les habitudes des aristocrates et continuent aujourd'hui de profiter de leur fortune. Avec le temps les cro magnons, descendant du singe, singèrent donc les ambitieux et mangèrent de la même manière, de nos jours, ils sont toujours en vie!

Mais le coup de trop, ce fut tout de même l'affront qu'il lui fit de lui faire couler du jus de haricot, poisseux et nauséabond sur son nez si délicat. Il avait à présent atteint les tréfonds de l'estime de la petite épicière.En plus de ça, il osait dire qu'il n'avait vu aucune caisse, il la prenait littéralement pour une simple d'esprit. Il l'avait voulu, elle sortirait la carte qu'elle était peu désireuse jusqu'à présent de jouer.

- Si la caisse n'est plus présente, on aperçoit encore des petits débris de bois aux alentours, vous avez un gros sac à vos pieds, et une boite de conserve entre les mains , chose que les gens n'ont pas l'habitude de manger froid et dans la rue! Avez vous déjà vu un homme se promener avec un sac plein de provisions à midi en plein jour, et s'installer dans un endroit comme celui ci pour manger? Réponse correcte: Non.Vous êtes le premier. Surtout que bizarrement on a un approvisionnement constant en fèves qui aujourd'hui a été interrompu. Or pile le jour où il manque une caisse, je vous vois, vous l'hurluberlu en train de dévorer des fèves archi froides, et archi dégoutantes baignant dans leur jus immonde, chose qui n'est pas habituelle!

Elle n'avait pas d'autres preuves, il pourrait facilement la duper et s'en aller avec la cargaison , mais il restait la carte.

-Je vous vois arriver avec votre: " Prouvez le" et autre:"Vous m'accusez injustement" , faites votre innocent, mais au fond de vous, vous savez que j'ai raison et que vous faites un larcin. Ce n'est pas un de plus qui ternira votre conscience, si vous en avez une, je m'en doute!Mais écoutez moi bien: C'est Siedler,habitué de notre épicerie , que vous connaissez sûrement, qui va vous rendre la mémoire si vous refusez de me rendre gentiment ce sac.Vous vous doutez qu'il se fiche royalement de savoir si preuves il y a!D'ailleurs je pense que vous avez déjà amplement profité de ces fèves, elles étaient, dirons nous, un cadeau de la maison, alorssoyez gentils et rendez moi ce sac. Vous pouvez prendre encore une autre conserve si vous voulez.

Maintenant il allait falloir trouver une solution à ce nez dégoutant:

-Un mouchoir ne serait pas de trop, Monsieur.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Lun 30 Aoû - 1:42

Il ne peut s’empêcher d’essayer de conclure leur petit dialogue, beaucoup trop profond pour son goût, sur une petite boutade.

- Je crois que j’ai fait mon choix et je préfère être un homme des cavernes et avoir un gourdin entre les mains, qu’être un aristocrate et avoir un bâton directement dans le...

… il est peut-être mieux de ne pas compléter la phrase d’Alexis, elle peut être facilement complétée. C’est une belle façon de tout simplement lui clouer le bec, même s’il sait qu’il a été incapable d’empêcher qu’elle l’accuse de vol. Alexis sent qu’il a probablement utilisé toute l’intelligence donc il était capable aujourd’hui à discuter des valeurs de la haute société contrairement à celle prolétaire. Il pouvait penser que Marie-France en tant que propriétaire bourgeoise, elle aspirait à l’ascension social. Pendant que lui, en tant que prolétaire, ne pouvait être d’heureux que lorsqu’il se baigne dans sa crasse et sa bière.

Il soupira un peu et s’en prit le sac dans ses mains et ensuite le donna à Marie-France pour lui remettre ses marchandises. Visiblement, un peu énervez, mais comme il n’a pas de gin dans le sang, il ne sent pas le besoin de casser la baraque et de tout simplement détruire les marchandises pour que personne d’autre ne puisse les avoir. Il sent quand même le besoin de se faire une petite défense. Une défense honnête en plus.


-Si je vous disais que j’ai trouvé cette caisse sur la route sans la moindre petite identification, comment aurais-je pu la retourner sans savoir à qui elle appartenait? Je m’excuse si cela peut vous faire sentir mieux

Il lança la canne de fèves dans une poubelle proche tout en restant où il était. Il se dit qu’il devait trouver une façon d’amoindrir les répercussions de cet incident avec cette petite dame. Il devait rendre tout ce qui était arrivé plus qu’un vol qualifié. Il regarda autour de lui dans l’espoir de trouver le moindre petit indice qui aurait pu l’aider dans sa quête de rédemption. Il pressa un peu la culière qu’il avait dans sa main et réalisa quelque chose. Heureusement, il était dans le bon quartier.

- Comme je vous ai rendu votre marchandise, je vous propose que je fasse amende honorable à ma façon, je vous amène au café derrière moi. Cela vous donnera accès à une serviette de table qui vous permettra de vous astiquer le nez et ça devrait couvrir le prix de la boîte de conserve. En fait, ça me coûtera plus cher que cette boite.

Il lui faut un peu de liquide pour laver les fèves restantes dans sa bouche. Il passe un peu sa langue dans sa mâchoire. Toujours en manque de grâce, parce que c’est plutôt évident. Il se dit qu’aussi ça pourrait tellement l’embarrasser qu’elle bâtera en retraite. Il se rend compte comme elle a joué à la petite inquisitrice, il se doute qu’elle pourrait facilement décider de tout simplement ignorer son offre, ce qui lui causerait probablement quelques ennuis, parce qu’il n’avait pas de plan pour cette situation, mais être capable d’improviser était un de ses plus grands talents.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Jeu 9 Sep - 18:07

Et la petite plaisanterie grossière qui avait tant manqué à l'échange colorée était enfin arrivée sur le tapis. La petite épicière ne se laissa pas démonter,ce n'était pas la première ni la dernière fois qu'elle aurait droit à une réflexion de ce genre, contrairement à ce que celui là pouvait croire, elle n'était pas aussi petite souris effarouchée qu'elle semblait l'être. Un petit rire sonore s'échappa de sa gorge.

-Bien trouvé! Mais ce n'est pas un balai dans le postérieure que j'ai, ce sont des manières. Et puis j'ai déjà mangé avec les doigts comme tout le monde, mais franchement..des haricots dégoulinants, ça ne doit pas être très agréable au toucher.

Finalement il s'était radouci et lui avait tendu le sac..de mauvaise grâce, mais c'était déjà ça. A pleine main, elle s'en empara.Elle aurait détesté devoir faire appel à Siedler, il avait beau être sympathique,c'était un Allemand. Et elle n'était pas une collabo. Pour le coup il lui avait donc évité de déployer trop d'efforts et de lécher les bottes d'un Fritz trop soigneux et mielleux. Et puis de toute amnière, peut être qu'elle ne l'aurait même pas fait.Elle ignorait toujours le nom du soldat, mais au moins il avait l'intelligence de s'excuser. Réviser son jugement trop hâtif sur lui serait peut être judicieux.

-Je veux bien croire que vous n'étiez pas censé savoir qu'elle était à nous. Quand j'ai dit que vous étiez un brigand, c'était parce que j'avais la nette impression que vous n'alliez pas vouloir me donner la marchandise, que vous alliez me faire des difficultés, je vous prie de m'excuser.


Mieux valait clarifier le rôle qu'aurait pu jouer Siedler, parce que malgré tout, elle avait bluffé.


-Et pour l'Allemand, ce n'était que des menaces en l'air, je ne suis pas de ce genre et puis Siedler, je le connais à peine.

Il n'avait rien pour qu'elle s'essuie..pas étonnant, les soldats n'étaient pas vraiment au fait de l'hygiène..ils s'entrainaient toute la journée même quand la terre était boueuse et le ciel pluvieux, alors les tâches étaient le moindre de leurs soucis.Voilà qu'il l'invitait au café. C'était après tout une bonne idée , mais n'aurait ce pas été bizarre d'accepter.

-Oh. Je ne sais pas si je devrais. Je ne veux pas vous gêner. Pour la conserve, une de moins , ça n'est pas un drame. Et puis..je ne suis pas très loin de chez moi..à coups de pédale

Oui..là ce serait difficile étant donné que son vélo ne marchait plus.

-Enfin..même à pied. Je pourrais m'essuyer là bas, pas de panique, je peux survivre quelques minutes en tête à tête un liquide dégoutant.

De toute manière qu'est ce qu'il pouvait bien en avoir à faire de la proximité de son lieu d'habitation..qu'est ce qu'elle était gourde parfois!!

HJ :Désolée du retard!!!!! :a2:
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Ven 10 Sep - 5:08

- C’est pour ça que j’utilise une culière, non? Sinon je vous remercie de votre compréhension… et de ne pas envoyer les Allemands après moi

Il n’avait pas vraiment pris la peine d’apprendre les noms de l’occupant, donc il trouvait un peu particulier qu’elle en nomme un Allemand en particulier. Pour lui les Allemands sont essentiellement une couche additionnelle d’autorité anonyme donc il pourrait très ben se passer. Le cerveau d’Alexis a tendance à déshumaniser les gens qui se passent au-dessus de lui d’une façon ou d’une autre, c’est un réflexe de sa jeunesse. Il n’obéit qu’à l’autorité quand grinçant des dents. Les petites admissions d’humilité de Marie-France l’aidaient beaucoup à la rendre un peu plus sympathique et en plus il n’a plus vraiment d’enjeux à cet instant, si ce n’est que si les choses empirent on le sortira de l’épicerie à coups de balai à l’avenir.

- Oui vous pouvez attendre d’être chez vous et laisser voir toute la ville voir le jus de fèves , mais moi je suggère que je vous donne une petite serviette pour essuyer votre nez un café gratuit, et tout ça, avec le minimum de témoin

Il ne pouvait pas vraiment dire ce qui stimulait son envie de jouer avec la petite épicière, probablement parce qu’il le pouvait tout simplement.

- Je dois dire que je le savais depuis le début que vous ne faisiez pas de vraies menaces, si je vous avais cru, je me serais volatilisé il y a déjà longtemps, cela m’aurait enfin donné un prétexte pour prendre mon dragon et m’enfuir sur une île des caraïbes.

Il aurait probablement dû mentionner qu’il aurait balancé Marie-France sur Berlin en même temps, mais il sentait qu’il n’avait aucune raison d’envenimer les choses. Soudainement Alexis se positionna derrière Marie-France. Il commença à la pousser tout doucement vers la porte. Il l‘arrêta quelques centimètres près de la porte avant de finalement se glisser devant elle et de rentrer dans le café et allant s’assit sur la table la plus proche de l’entré. Son pied bloqua directement la porte pour la garder ouverte. Il fit un petit geste de la main pour l’inciter à venir à l’intérieur. Il avait un air sur son visage plutôt fantasque, il ne semblait pas vraiment se soucier qu’elle puisse venir ou non, mais au moins il essaie d’être un minimum accueillant.

Il se dit qu’il n’a pas vraiment d’incitatif à prendre un café, mais bon il a toujours un petit flacon rempli de lubrifiant social dans sa poche en cas d’urgence (ou tout simplement pour aider à l’ingestion de liquide). Il ne souvient pas d’une seule fois dans le passé ou il ingérer du café sans le moindre petit whisky, mais bon ce n’est pas vraiment ce qui préoccupe l’esprit d’Alexis à cet instant. Il sait qu’il pourrait facilement perdre le contrôle s’il se met à picoler, mais ce sont des considérations bien que secondaire. Il est borné dans toute chose, même si cela pouvait ruiner ses efforts précédents avec la petite épicière. Tout cela est si secondaire pour lui.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Jeu 16 Sep - 14:17

Envoyer les Allemands après lui...à part un berger allemand, elle aurait eu du mal à le faire. Il aurait fallu demander une faveur à l'insupportable Siedler, que beaucoup semblaient détesté. Certes il était insupportable, pas de doute, mais de là le trouver méchant...il y avait un grand pas à franchir!Il insistait...
Franchement c'était à se poser des questions! La minute d'avant il ne l'envoyait dans les roses et maintenant il se faisait gentleman.
Avait il des dédoublements de personnalité? Et il parlait de témoin, comme pour montrer qu'il serait de bonne foi. Vraiment pas net le bonhomme.


-Euh..à cette heure là, le soleil est au zénith ou presque, et les gens mangent à l'abri de la chaleur bien au frais chez eux, donc techniquement parlant, je 'risque pas de croiser quelqu'un!Et puis à moins de me fixer, on ne voit absolument pas ce truc dégueulasse que vous m'avez fichu sur le nez!

Néanmoins mieux valait être diplomate et accepter le café..surtout quand il était offert aussi gracieusement, l'occasion ne se présentait pas tous les jours!Et puis comme ça elle pourrait se rincer l'oeil discrètement. Un soldat pas trop mal qui vous accompagne pour un café, il faut en profiter, ça n'arrive qu'une fois!

Elle n'eut pas le temps de signifier sa décision, son soudain accord. Il avait déjà entrepris de la pousser vers la porte comme un vulgaire meuble que l'on déménage. Il ne manquait pas d'air celui là!Non vraiment, il faisait les choses bizarrement.
Espérons qu'il n'ait pas tâché ses vêtements à elle ce faisant.Ce serait le comble!
Comme un chat, il s'était glissé devant elle, avait poussé la porte, s'était assis d'un seul coup et de tout son poids sur une chaise située près de l'entrée et avait positionné son pied nonchalamment devant la porte, la retenant pour qu'elle puisse entrer.

Elle aurait presque eu envie de dire: qui êtes vous et qu'avez vous fait du grossier personnage qui se tenait devant moi avant?! Elle passa aussi rapidement que possible la porte et signifia sa reconnaissance au soldat en le gratifiant d'un petit sourire, avant de prendre en place en face de lui, un peu mal à l'aise, car c'était un parfait étranger.Lui adresser la parole dans la rue ne lui posait aucun problème mais devant les gens qui occupaient le café, elle n'était plus aussi sûre d'elle.Quelle conversation aurait il pu bien avoir?!Ils n'avaient rien en commun, avait commencé sur une mauvaise note. Bref.Ah si peut être une chose:


-Je ne voudrais pas paraitre curieuse mais je pense que j'ai bien le droit de poser cette question quand même: vous vous appelez comment?Et je me demandais aussi:vous n'êtes pas du tout de la région, n'est ce pas?Vous vous habillez un peu trop bien pour venir d'un petit patelin ,j'ai l'impression.
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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Sam 18 Sep - 9:40

Il lui semblait soudainement plus intéressé par lui qu’il ne l’avait jugé auparavant. Voilà quelque chose qui l’intéressait, quoi qu’il se dît qu’il aurait probablement quelques problèmes avec la parenté s’il essayait quoique ce soit trop rapidement. Les traits de Marie-France n’étaient pas repoussants et n’auraient pas dit non si l’opportunité se serait présentée (ils avaient déjà l’image en tête), peut-être dans le long terme qui sait. Malheureusement, peu de gens dans cette ville partageaient ses mœurs libertaires. Il avait été marié une fois, il ne voulait pas recommencer. Il n’essayera pas aujourd’hui avec elle, il pouvait être patient avec les dames. Il connaissait bien tous les endroits du patelin qui permettait d’avoir un peu d’intimité.

Il leva la main pour avoir l’attention du serveur, comme il n’avait personne d’autre dans le café aujourd’hui, il était assuré d’avoir la priorité. Il fixa un peu la tâche qui demeurait sur le nez de la petite dame. Il finit par prendre la serviette de table tant demandée et en gentil homme essuya le nez de Marie-France. Il semblait assez amusé par l’acte de politesse qu’il venait de faire probablement parce qu’il n’en avait pas l’habitude.


- C’est bon maintenant petite Vaubert, ma très chère la crise est terminée et maintenant votre honneur est sauf et votre nez tout propre

Le serveur arriva devant eux

- Deux cafés s’il vous plaît…donnez-moi en un noir… Des demandes particulières?

Le serveur est évidemment quelque peu déphasé par l’attitude désinvolte, d’Alexis, mais bon ça ne l’empêche pas de prendre sa commande et il sait qu’il est mieux d’avoir une bonne attitude s’il veut avoir un pourboire. Il est clair qu’il n’est pas préoccupé par l’autre le type qui prend les commandantes. En fait, il préfère largement taper son index et sa majeure sur la table dans une petite mélodie rythmée.

- Je suis de Lyon si vous voulez savoir, mais bon on j’ai jamais suivi le profil local peu importe ce que je faisais… c’est pour ça que j’ai rejoint l’aviation….J’ai plus d’espace ou je peux m’établir sans déranger qui que ce soit

Il semblait faire l’avance rapide, il n’était pas allé dans le Rhône depuis fort longtemps et il ne le regrettait pas le moins du monde. Certains hommes sont faits pour voyager, l’armée lui permettait de voyager sans dépenser le moindre sou. Les nuages sont probablement le plus beaux des pays selon lui.

Il l’ignore à ce moment c’est qu’un petit truc qu’il a fait la soirée, il a foutue une dérouillé de première a un type qui se trouve présentement au fond du café. Avec un peu de chance, sa victime ne l’a pas remarqué, mais il reste que c’est une menace à la petite paix qu’il a présentement.

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MessageSujet: Re: [23 Juin 1941] Vol de Marchandise   Sam 11 Déc - 23:22

Si Marie France avait été étonnée de le voir aussi transformé, que dire du moment où il s'était penché vers elle. Elle s'était demandée pendant quelques instants ce qu'il projetait de faire! Il ne la portait pas dans son coeur alors pourquoi se rapprocher ainsi d'elle... Elle eut la réponse quelques secondes plus tard, lorsqu'elle sentit un mouchoir lui effleurer le nez. Il réparait simplement les dégâts qu'il avait causés! Mais quand même! Quelle audace ... Un inconnu ne faisait pas de tel geste avec une demoiselle sans la prévenir de son intention. Diable qu'il était difficile à cerner, cet homme là!
En tout cas, il aurait pu oublier le Petite Vaubert! Elle avait un prénom bon sang.. et elle n'était pas petite. Il lui rappelait presque Siedler à la prendre ainsi pour une adolescente!
Réprimant une moue de désapprobation, Marie France se met en passe de lui faire part de ses remarques:


-Vous savez , je suppose que vous pouvez m'appeler Marie France, ça ne me tuera pas! Petite Vaubert c'est vraiment réducteur. Comme si je n'existais qu'en tant que fille de l'épicier! Enfin vous voyez!Mais merci pour.. pour mon nez.

Merci pour mon nez. Mon Dieu.. avait elle jamais sorti une phrase qui paraissait aussi bête?! Ce n'était pas qu'il la destabilisait, mais tout de même! En tout cas il avait commandé comme promis le café qu'il lui avait fait miroiter et elle s'était un moment demandé s'il elle n'aurait pas du fuir sa compagnie! Il ne lui inspirait pas vraiment confiance! Et puis se faire offrir un café dans Montreuil par un homme inconnu, ça finirait par se savoir.. et on lui poserait des questions!Mais MF était trop nerveuse pour avoir le cran de se lever et de s'en aller comme ça, sans prévenir.
C'était donc un Lyonnais, qui aimait le café bien noir..oui enfin elle ne savait toujours pas son nom. Et puis cette façon de dire qu'il n'avait jamais été vraiment comme les autres, qu'il avait besoin de liberté.. ça faisait tellement aventurier de roman. Qu'il était étrange. Qu'il était énervant! Qu'il était intéressant... au final peut être ne s'ennuierait elle pas avec lui?! Enfin.. elle ne devait pas perdre de vue que ce n'était qu'un type venu d'on ne sait où, pas fiable pour deux sous.


- Oui vous ne semblez pas le type d'individiu qu'on a l'habitude de rencontrer.. je m'en étais aperçu!

Et paf... dans la finesse. Bon Dieu quel manque de tact elle pouvait avoir parfois!

-Ce n'est pas parce que j'aurais votre nom et votre prénom que je m'empresserais de venir à votre caserne vous guetter tous les jours.. vous pouvez me révéler votre identité. Il n'y a pas de risque que je me pâme devant vous à un point qui mette en danger votre santé mentale, alors trêve de petits secrets!

Au fond pourquoi s'entêtait elle à vouloir savoir qui il était?! Ce n'est pas comme si c'était d'une importance flagrante. Elle ne le reverrait sans doute pas, ou presque. Parfois, elle même ne se comprenait pas!
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[23 Juin 1941] Vol de Marchandise

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