Thomas Krieg, Feldprediger de la place d'armes de Montreuil


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Thomas Krieg, Feldprediger de la place d'armes de Montreuil

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Allemand
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Âge du personnage : 47 ans

MessageSujet: Thomas Krieg, Feldprediger de la place d'armes de Montreuil   Jeu 26 Aoû - 18:27




Nom: Krieg

Prénom: Thomas

Âge : 47 ans

Nationalité : Allemande, Heidelberg, Baden-Württemberg

Métier: Feldprediger (aumonier militaire protestant)

Description physique: Plutôt petit avec son mètre soixante-dix et qui plus est un peu bedonnant, on peut dire que ce n’est pas la carrure du Feldprediger qui impressionne. . Il porte généralement son beau costard noir, avec la classique chemise blanche, le pantalon noir et les chaussures marrons. Sa pipe à la bouche, sa moustache, son crâne qui commence gentiment à se dégarnir de ses cheveux blonds, devenant peu à peu grisonnants, et son sourire chaleureux, ses lunettes de lecture cerclant ses yeux bleus en font une des incarnations du papa gâteau, l’homme dont on ne se méfie pas trop tellement il paraît sympathique. Il parle également très bien français, bien qu’il le fasse avec un léger accent. Lors d’événements officiels ou d’offices, il porte bien entendu la traditionnelle soutane avec le petit col blanc qui va bien, qui indique par ailleurs son attachement à l’Eglise Luthérienne et non au courant Réformé.

Description mentale: Reconnu par tous comme un homme généreux, le vieux Feldpredi est également reconnu comme n’étant pas du genre à renoncer facilement à ses convictions. Il restera tout à fait calme, mais refusera d’avoir tort, ne faisant aucune concession. En dehors de cela, il se montre plutôt sociable, toujours accueillant, bien qu’il soit par ailleurs très clairement favorable à la suprématie allemande et un fervent défenseur de la Wehrmacht. Toutefois, cela ne l’empêche pas d’avoir de la compassion pour le peuple français, qui subit le joug de l’Occupation. Concernant son travail, il est très méticuleux, se faisant régulièrement livrer par la Feldpost des ouvrages de théologiens, dûment autorisés par le Reich, mais cela va de soi, n’est-ce pas ? Il possède une bonne connaissance biblique, comme tout pasteur de son époque et s’intéresse surtout aux domaines liés à la philosophie que sont l’éthique et la dogmatique, bien que peu de théologiens allemands osent encore publier dans ces domaines. Il ne célèbre pas d’office régulier, laissant cette tâche au curé local. De plus, il n’officie que pour des Allemands, surtout pour des enterrements, mais également pour des mariages ou pour des événements officiels ou un message d’un dignitaire religieux est attendu. En dehors de ses rares moments d’office, on peut le trouver à Montreuil, dans une des demeures du quartier bourgeois où il se fera un plaisir de recevoir des soldats allemands pour des questions d’ordre privé ou de deviser avec les Français.

Histoire :

1894 Naissance du petit Thomas Johannes Krieg à la maternité d’Heidelberg. Fils de Martha et Paul, couturière et entrepreneur dans le bâtiment pour le second.

1900 Entrée dans une école tenue par des religieux protestants où il effectuera tout son cursus obligatoire, s’intéressant beaucoup à la philosophie et à la théologie.

1911 Mort de Paul Krieg, emporté par une pneumonie. Sa femme a de la peine à trouver de l’argent pour financer les études de son fils.

1912 Fin des études de Thomas, qui décroche son Abitur avec d’excellents résultats en philosophie. Il décide alors de se lancer dans des études de théologie, travaillant comme veilleur de nuit pour financer ses études.

1914-1918 Thomas Krieg, alors étudiant en 2ème année de théologie à Heidelberg est enrôlé dans l’armée allemande, en temps que fusilier. Il survivra à cette dure guerre, mais sera marqué à vie par les images des tranchées. Il finira au grade de Gefreiter, n’ayant jamais brillé par ses compétences martiales et sans décoration particulière pour la même raison. Lorsqu’il retourne à la vie civile, il reprend son cursus de théologie et devient engagé dans la mouvance pacifiste.

1920 Il se marie avec une charmante enseignante du nom de Clara Künzler, rencontrée deux ans plus tôt lors d’un bal.

1921 Le jeune Thomas termine ses études et commence son vicariat auprès de la paroisse d’Heidelberg.

1922-1941 Suite à la réussite de son examen, il est ordonné pasteur de l’Eglise Luthérienne de l’État libre populaire de Wurtemberg et exercera dès lors à Heidelberg. Il commence également à rédiger une thèse sur la pensée de Blondel. Pour cela, il apprend le français et se rend régulièrement à Aix-en-Provence pour assister à des cours de Blondel et maintient une correspondance soutenue avec divers intellectuels de l’époque, pour la plupart français.

1926 Sa thèse est reçue et est jugée comme très intéressante par les protestants plus axés sur la philosophie. Il s’arrêtera toutefois là dans sa carrière universitaire, jugeant son pastorat comme plus important.

1928 Naissance de Ludwig, son premier fils.

1930 Naissance de Daniel, son second fils.

1939 La guerre l’ébranle profondément dans ses convictions, le tiraillant entre son désir de servir le pays et son refus farouche de toute forme de violence.


1941 Après deux ans à hésiter, il décide finalement de demander au Feldprobst s’il lui est possible de servir le Reich en tant que Feldprediger, malgré son âge avancé, car il veut contribuer à l’effort de guerre sans pour autant se battre. Il lui est répondu que oui et immédiatement après sa formation et malgré son refus de confesser Hitler comme son guide, il est affecté à Montreuil.




Relations : Krieg est une personne plutôt sociable, qui a donc de nombreux amis, bien qu'il ait du se distancer de nombre d'entre eux suite au tour de vis opéré par le régime nazi dans le domaine culturel et religieux. Il est père de deux enfants et marié, mais sa famille est restée au pays et il leur écrit souvent. Il correspond également régulièrement avec des amis en Allemagne, en Italie,en Suisse et en France. Il écrit notamment souvent à un de ses anciens camarades d'études, Heinrich Klug, dont il est resté proche. Pour ce qui est de Montreuil, le Feldprediger vient d’arriver et ne connaît donc personne. Toutefois, son attitude sympathique l’aidera sans doute à s’intégrer. Il est rattaché à la place d’arme, ce qui inclut le château mais obéit à l’Oberst Krüger et n’a pas de compte à rendre à Klegerman.

Texte personnel :

Dehors, la pluie tombait en ce jour de juillet 1941 tandis qu’à l’intérieur de la bâtisse avait lieu un drôle d’interrogatoire, qui durait depuis plus de deux heures maintenant. Face au pasteur, un officier, portant clairement la marque de la SS et lui demandant l’air lassé sur un ton un rien agressif:

- Pour la dernière fois, mein Herr, vous devez dire: « Adolf Hitler est mon guide! » !

En face de lui, le pasteur, pipe à la bouche sourit et répond d’un ton calme:

- Je vous l'ai déjà dit Herr Hauptmann: je n'ai qu'un seul guide et c'est Jésus Christ! Que ne comprenez-vous pas dans cette phrase?

Là, le capitaine commence clairement à perdre patience, oubliant totalement les règles de politesse en vigueur, il hurle:

- Verdammte Scheisse ! Vous ne pouvez pas devenir aumônier si vous ne dites pas cette vérité!

Le pasteur rit doucement et répond, toujours aussi calme:

- Mais Herr Hauptmann, ce n'est pas une vérité pour moi !

L’officier pousse un énorme juron, au moment où la porte s’ouvre sur un autre officier, cette fois de la Wehrmacht. Le capitaine se lève et l’air confus salue tandis que l’officier en question demande, l’air visiblement contrarié :

- Que faites.vous, Hauptmann Fuchs ? J'attends monsieur Krieg depuis une demi heure! Une demi heure! Cela est inacceptable !

Visiblement très mal à l’aise, le SS répond :

-Entschuldigung, Herr Oberst !Mais il ne veut pas dire qu'Adolf Hitler est son guide et cela aussi est inacceptable!

Le colonel sourit un bref instant puis dit, l’air visiblement très agacé :

-Cela m'est totalement égal, Herr Hauptmann! Il ne peut pas dire que notre guide est au-dessus du sien et c'est tout à fait logique ! Donc il vient avec moi.

L’officier en noir, l’air surpris proteste :

- Aber Herr Oberst! Vous ne pouvez pas...

L’officier en vert le fusil du regard et lui répond :

- C'est un ordre, alors taisez-vous!

Le SS toise une dernière fois le pasteur puis soupire et le confie à son supérieur.

Thomas Krieg se lève souriant et après avoir salué le capitaine suit le colonel, qui le mène vers sa nouvelle vie d’aumônier militaire.

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