Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]


AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 

Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Allemand
avatar

Messages RP : 70
Messages : 142
Âge du personnage : 29 ans

MessageSujet: Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]   Sam 4 Sep - 2:36

Dans le ciel de Montreuil volaient souvent des dragons. Parmi ces dragons se trouvait parfois un Goldehre aux ailes puissantes, au poitrail large et aux griffes acérées, aux écailles brillantes et aux cornes solides ; même celle qu'il portait brisée, sur la joue droite, ne faisait que rappeler qu'il était un fier et fort combattant. Ses ailes remuaient de grandes masses d'air à chaque battement et, quand il hurlait au dessus d'une ferme, tous les paysans du coin se recroquevillait d'une saine terreur. Car il était...

... Majestas ! Le chef d'escadrille de la Die Adler ! Le graaaaaaaand, le beau, le terriiiiiiiiible...

"FAUX FRUIT CULTIVE EN ITALIE, SIX LETTRES !"

... le graaaaaaaand, le beauuuuuuuuuuuuuu...

"MAJESTAAAAAAAAS !"

...

"Hans, je ne sais même pas comment tu arrives à faire des mots croisés assis sur mon cou, alors comment veux-tu que j'y pense en volant ?"

Il ne savait pas trop ce qu'il voulait insinuer. Les mots croisés, pour Majestas, étaient une des multiples inventions bêtes des humains, et Hans-Rüdiger était encore plus bête d'essayer de lui demander conseil : Majestas ne savait pas lire, alors comment aurait-il pu savoir combien de lettres avaient tel ou tel mot ? Oh, ses pilotes précédents avaient bien essayé de lui apprendre, mais comme personne ne pensait jamais à écrire des livres avec des caractères assez gros pour qu'un dragon puisse les déchiffrer, il avait renoncé depuis un moment à faire mieux que déchiffrer. Ensuite, un fruit ! Majestas ne mangeait pas de fruit, crotte !
Sans parler du fait qu'il avait bien mieux à faire.
Voler, par exemple. Bien plus passionnant. Il se sentait même insulté que Hans-Rüdiger puisse faire autre chose pendant l'un de leurs vols de loisir.
Et puis, s'auto complimenté. Et là, là...
... là, Hans avait cassé son groove.

"... comment est-ce que quelque chose peut être un faux fruit ? Soit c'est un fruit, soit ce n'est pas un fruit, non ?
-Je ne sais pas. Je n'ai jamais vu de faux moutons. Mais les rampants s'entrainaient avec des faux panzers, c'est peut être quelque chose de ce genre.
-Qu'est-ce qui pousse en Italie et a six lettres ?
-Hans. Je vole.
-Utiliser tes ailes ne te prive pas de ton cerveau.
-Apfel* ?
-Ca finit par un "n". En plus tu n'as que cinq lettres dans Apfel.
-Apfeln ?
-Apfel ne prend pas de n au pluriel, Majestas."


Le dragon gronda légèrement, ce qui, chez lui, équivalait à un haussement d'épaules. Le pire, c'est que Hans-Rüdiger allait le soûler jusqu'à ce qu'il trouve la solution. Non qu'il aimât tant que ça les mots croisés : il était juste très mauvais perdant.

C'est alors que, de loin, Majestas aperçut son salut en la personne d'un autre dragon. C'était petit et donc probablement con (comme un Schnellen), inutile pour ce problème (comme un Mauerfuchs) ou français (et donc con ET inutile), mais au moins, il ferait semblant d'essayer.

Le Goldehre vira donc assez fortement sur l'aile et fonça vers le petit point bleu foncé qu'il avait aperçu, lançant sa pas très rapide mais assez imposante masse à l'assaut du petit truc, ignorant la plainte sonore de Hans-Rüdiger ("Tu aurais pu me prévenir, sale bête !") pour se diriger vers le courrier...


[*Pomme]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Allemand
avatar

Messages RP : 3
Messages : 7
Âge du personnage : 24 ans

MessageSujet: Re: Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]   Dim 5 Sep - 14:34

C’était un beau jour pour voler. Alois n’avait guère eu le choix, son dragon ayant décidé pour lui. Vesper avait minaudé. Ce serait si bien de passer une journée tous les deux, pilote et dragon, la main dans la patte, unis comme des frères, loin de l’agitation de cette maudite base militaire. Même qu’Alois pourrait somnoler s’il voulait : Vesper ne demandait qu’un peu de compagnie. Une oreille attentive à ses malheurs de pauvre dragon qui avait besoin de se dégourdir les ailes, fut-ce en journée. Alois s’était solidement harnaché, avait laissé décoller son dragon et profitait de sa permission de somnoler un peu. Un vague bruit de fond ayant la voix de Vesper lui expliquait la différence fondamentale entre côte de porc et côte d’agneau crues, et le fait que ce soit une véritable infamie de servir de la côte de porc à des dragons qui devaient faire d’aussi longs trajets et que, mince, ça commençait à bien faire. Concentré uniquement sur ce bruit de fond, les yeux fermés, Alois acquiesçait de temps à autre pour bien montrer qu’il écoutait. Il disait toujours écouter lorsqu’il rouvrit les yeux et sortit du sac qu’il avait à portée de main une pomme. Il en proposa à Vesper qui refusait de manger quoi que ce soit qui ne soit pas de la viande. Parce que la viande, c’était sans surprises, c’était honnête, une bonne pièce d’entrecôte. Hein ?

« Bien chûr. » acquiesça Aloïs, la bouche pleine.

Il fallait toujours répondre à un dragon voulant vérifier qu’on l’écoutait. Pour éviter que le dragon ne se plaigne d’un manque d’attention. A l’occasion, le pilote du Natchfalken se dit qu’il pourrait acheter une babiole pour détourner l’attention de son dragon quelques jours. Vesper prenait de mauvaises habitudes à son goût, et il était convaincu que le dragon finirait par grignoter entre les repas. D’ailleurs … Etait-ce une impression ou ils perdaient de l'altitude précipitamment ?

« Non. Ne pense même pas à faire un piqué, Vesper.
- Il est tout petit. Seul. Sans berger. Sans défenses. Perdu dans la montagne. Il va finir au fond d’un ravin, de toute façon ! Tout seul. Mort. Sans personne pour savoir qu’il est mort, alors que si moi, courageux, vaillant, à l’écoute du petit peuple, j’interviens …
- Non. On ne descendra pas pour que tu puisses manger ce mouton.
- Rabat-joie. »
gromella-t-il « Toi tu t’en fiches, tu peux te nourrir des trucs aussi verts que cette pomme, mais moi, j’ai besoin de viaaande. De viande. Vi-han-deuh. »

Alois soupira, jeta son trognon de pomme par-dessus son épaule et sortit ses jumelles de sa sacoche. Il fallait trouver une distraction, quelque chose qui sorte Vesper de sa boulimie, et accessoirement qui le fasse changer de sujet de conversation. Le pilote ne supportait plus d’entendre parler de viande rouge depuis qu’ils étaient partis. Il avait bien cru que la conversation avait dévié à un moment. Vesper avait parlé de poulet. Mais il était revenu à la viande rouge. Peut-être pouvait-on faire glisser la conversation sur l’une de leurs connaissances communes ? Il songea un instant à parler de Nobilitas, de la place des dragonnes dans l’armée, ou de tout autre sujet qui ne puisse plus se rapporter à la nourriture.
Il y avait forcément une échappatoire. Hormis la possibilité de dégrafer son harnais et d’en finir avec ses jours –et le blabla de Vesper- puisque le dragon volait trop haut. Alois était lâche, il ne se sentait pas prêt à en finir, même pour échapper à un débat sur l’entrecôte. Décidément, il se méfierait des vols de ce genre. Même en veillant à mettre dans la sacoche qui contenait d’habitude le courrier un encas, c’était insupportable. Valait-il mieux demander à Vesper s'il ne souffrait pas trop de voler en jour ?
Non. Il en profiterait pour se plaindre. Le pilote scruta le ciel, profitant de ses jumelles. Il allait forcément trouver quelque chose d’intéressant à faire remarquer, et le Natchfalken cesserait de parler de nourriture.

« Attends … Vesper, arrête de faire du bruit. Chut.
- Comment ça, chut ? D’où tu me dis chut, toi ? »


La diversion, personnifiée par un gros dragon doré vira brusquement vers Vesper. Lequel s’empressa de perdre précipitamment de l’altitude pour s'enfuir. En volant en rase-motte, il échapperait peut-être à la terrrrible menace ! Mais l’instinct de survie céda un instant le pas à un minimum de réflexion, par le biais d’une flemme tenace qui lui rappelait qu’avant de fuir un danger –ce qui était fatiguant- il valait mieux s’assurer que ce soit un danger. Hé, on était en sol français. Les dragons sauvages étaient presque tous disparus. Un dragon aussi gros et aussi bariolé ne pourrait d'ailleurs certainement pas être sauvage. Ajoutons à ce "calcul de dangerosité" des chances très faibles de tomber sur un dragon ennemi dans un coin perdu comme ça. Donc c’était un « collègue », celui-là.
Ce qui n’empêcha pas de Vesper de vociférer. Que ce dragon soit plus gros et plus costaud, ce n'était pas important.

« Mais qu’est-ce que c’est que cette manie de foncer sur les gens ? »

Ne tenant pas compte des plainte de son dragon, Alois salua l'autre pilote d'un "bonjour" un rien gêné.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Allemand
avatar

Messages RP : 70
Messages : 142
Âge du personnage : 29 ans

MessageSujet: Re: Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]   Sam 11 Sep - 1:32

Il ne vint pas à l'esprit de Majestas que le petit truc bleu pouvait avoir peur de lui ; en tout cas, pas avant qu'il ne se retrouve devant le fait accompli : la bestiole fuyait. Vite. Sans être particulièrement lent, Majestas avait le sang d'un Goldehre et les capacités qui allaient avec... niveau vitesse, il savait qu'il n'avait pas de grandes chances de rattraper un courrier.

Le grand dragon doré gronda de frustration sans ralentir. Pour qui se prenait cette sale bête, à la fin ? Et puis il voulait juste poser une question ! Qu'est-ce qu'il croyait, qu'il allait le manger, faire des cures dents avec ses os et une veste pour Rudy avec la membrane de ses ailes ?

Il vira subitement quand le petit dragon ralenti et se porta à sa hauteur. D'abord outré par la réponse de la Bestiole (sans blague ! c'était qui le héros de guerre ici ?), il gronda encore avant de juger que c'était totalement sans importance... et la Bestiole était un falken ! Une race lâche mais cultivée ! A cela, Majestas décida de passer sur l'insolence pour arriver directement à LA question.

"Je suis ton supérieur, petit machin, je te fonces dessus ce quand je veux !"

... bon. La question venait après la séance de gonflage de crâne, mais après tout, il fallait qu'il affirme son autorité ! Qu'il montre qui était le chef !

"Faux fruit d'Italie ! ... six lettres !"


Puis il ajouta, même s'il c'était évident : "En allemand, bien entendu."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]   

Revenir en haut Aller en bas

Le petit machin bleu et le gros truc jaune [Lundi 30 Juin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Die Adler :: Les alentours :: L'arrière pays-