Au pied de l'estrade, une nuit de Juin


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Au pied de l'estrade, une nuit de Juin

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Allemand
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MessageSujet: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Mar 2 Juin - 19:43

2 Juin 2009.

Le bar est encore en construction : le faux plafond n'est pas posé, et il y a de la poussière partout. Les travailleurs et travailleuses sont allés dormir depuis longtemps, fermant derrière eux la porte à clochette.

On attendit, presque longtemps, d'être sûrs qu'ils ne reviendraient pas avant le matin. Ils, les admins, les futurs joueurs, cette sale bande de vicieux profiteurs et sadiques ! Evidemment, ils ne savent pas que Stéphane a trouvé comment ouvrir le frigo où on les gardait ; et ils ne se doutaient sans doute pas que Charlotte aurait assez d'épingles dans les cheveux pour, à la vingt troisième tentative, parvenir à ouvrir la porte menant à la pièce principale.

Et maintenant, voilà ! Ils sont libres, en dehors du frigo très très froid où ils ne pouvaient tous que subir sans rien dire l'établissement de leur état civil et des plans tordus de leurs joueurs. Evidemment, ils savent tous, sans avoir à se le dire, que le désastre arrivera à l'ouverture. Normalement, ils avaient jusqu'à Juillet pour rester tranquillement à se les geler ; mais grâce sa compétence spéciale "La Gestapo sait toujours tout", Herr Siedler connait la triste vérité : ces barbares osent avancer la date.

Désespoir au pied de l'estrade poussiéreuse. Et grand silence.

"C'est quant même injuste,"
hasarde l'Allemand avec hésitation, parce qu'il n'aime pas parler en premier. "Je suis sûr que vous avez tous récolté des patrons sympas !"

Évidemment, en disant cela, il regarde Charlotte : noble, riche, belle, c'est sûr, sa joueuse l'aime, elle !


[Alors, d'accord, pas d'accord ? Qui sera la Miss Maltraitée de Die Adler ? ^^]
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Grand Vizir
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Jeu 4 Juin - 0:56

Première étape : trouver une chaise.

Difficile de jouer au gars nonchalent et je-m'en-foutiste sans une chaise ou un bout de comptoir sur lequel s'appuyer. Or, Stéphane tient à cette réputation peu flatteuse. Peut-être que parce que c'est la première chose à laquelle a songé l'auteur quand est venue l'heure de le créer, juste après avoir pensé à la Fleur-de-Nuit et aux cheveux roux. Peut-être parce que cette attitude lui permet de tromper la vigilance de l'adversaire, et de paraître moins dangereux qu'il ne l'est en réalité. Ou peut-être parce qu'il se fiche réellement de tout, allez savoir.

Après avoir trouvé, et tiré jusqu'à lui, une chaise en assez bon état, Stéphane ôte sa veste de capitaine et l'abandonne négligemment sur le dossier, avant de s'asseoir, les jambes étendues devant lui. Seconde étape : allumer une cigarette, quitte à incommoder les personnages les plus proches. Il tapote les poches de sa veste, à la recherche de son paquet, le repère, puis marque une hésitation. Son auteur est anti-tabac, il ne l'a pas oublié, et il se demande une seconde si une araignée, une punaise, une blatte, ou une autre bête du même genre, ne va pas lui bondir à la face quand il ouvrira le paquet. L'appel du tabac est le plus fort, il s'empare de son briquet, puis d'une cigarette, sans déclencher la foudre, ou quoi que ce soit du même ordre.

Il ne lui faut qu'un instant pour allumer la cigarette, mais Heinz profite de l'instant en question pour commencer à pleurnicher. Comme de bien entendu. D'entrée de jeu, le voilà en train d'essayer d'attirer la pitié sur lui. Stéphane souffle un peu de fumée, en cherchant François et Deborah du regard. Ce sont les seuls représentants de la glorieuse Armée de l'Air pour le moment, et il aimerait compter sur leur soutien.

"Ouais" lance-t-il à Heinz. "Mais ta patronne, c'est l'Admin. Avec un A majuscule. Si ça se trouve, tu seras clairement avantagés par rapport à nous. Elle va peut-être mettre sur pied des scénarios rien que pour toi, et p'têt même que tu t'en sortiras moins amoché que nous autres"

Lui avait hérité de la Fonctionnaire de base. Pas forcément toute-puissante, pas forcément très imaginative, mais présente au moins. Il avait peu de chances de disparaître dans l'Interstice, et aux dernières nouvelles, sa patronne avait même l'intention de le garder en vie jusqu'à la fin du jeu.
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Mar 9 Juin - 19:17

François s’extirpe à son tour du frigo à personnage et regarde autour de lui. Il ne sait pas encore tout ce que sa joueuse lui a préparé, mais il est quasiment prêt à tout – ou du moins l’espére-t-il. Mais se renseigner sur le décor ne peut pas faire de mal. Il se sent d’ailleurs un peu soulagé de voir que tout n’est pas encore terminé : au moins, il lui reste encore un peu de temps pour souffler avant de commencer à subir les délires jeu-de-rôlesques de sa créatrice. Observer les alentours ne l’empêche pas de regarder les autres.

Heinz commence d’ailleurs à se plaindre. Un gestapiste qui chouine, on aura tout vu ! Non seulement ça ne fait pas avancer le shmilblick, mais en plus il ne raconte que des bêtises. Sa joueuse l’aime, lui ? Hahaha, la bonne blague ! Tout d’abord, elle l’a fait paysan. Il y a quand même plus glorieux comme départ… Mais bon. D’accord, elle l’a quand même incorporé dans l’Armée de l’Air et dans une équipe avec un dragon, mais, toute belle et grande qu’elle soit, Nobilitas n’est pas son dragon. Elle a déjà un capitaine et lui n’est qu’aviateur de seconde classe. Oui, oui, de seconde classe. Quitte à ne pas lui donner de dragon, sa sadique de joueuse aurait pu au moins le faire élève officier, non ? Mais non, il ne fait que partie de la troupaille de base… et sous les ordres d’un capitaine très spécial, en plus. Tout ça parce que l’autre sadique est amie avec celle de Stéphane.

François jète un coup d’œil vers le rouquin qui s’est déjà trouvé une chaise pour se vautrer dessus, une cigarette à la bouche. Ca c’est au moins quelque chose de sûr dans ce monde d’incertitudes pré-RP : le Capitaine Wilson a un don pour repérer les sièges inoccupés. Dommage que… Non. François secoue la tête et détourne le regard. Il ne dira rien à propos de son capitaine. Il ne pensera même pas. Il va plutôt prendre part à la discussion, tiens, et même appuyer son supérieur.

« Je vois pas de quoi tu te plains, rétorque-t-il à Heinz. Ils ont raison, ajoute-t-il en faisant un large geste de main pour englober Stephane et Hermeline, tu risques pas grand-chose. Alors que les aviateurs sont quand même en contact avec pas mal de dangers. »

Surtout que, comme pour Hermeline, sa joueuse n’est pas vraiment un dieu tout puissant. Présente et motivée, ok, mais c’est presque plus effrayant que rassurant : il ne risque pas de se retrouver abandonné mais plutôt de se retrouver très vite dans les problèmes jusqu’au cou. Et quand on la connaît un peu, sa créatrice, on n’a vraiment pas envie d’en savoir plus sur lesdits problèmes. A tous les coups, elle va pondre des idées tordues avec l’aide des deux maîtres joueurs et s’y jeter dedans avec enthousiasme, sans avoir une vision qui porte loin…


Dernière édition par François Drisslet le Sam 27 Juin - 15:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Jeu 11 Juin - 1:50

Seule, triste, entre ennuie et abandon, Charlotte ne sait rien faire d'autre que de regarder les volutes étranges et pourtant si familière de son thé. Elle n'existe même pas, mais se sent déjà malheureuse. Elle songe que son alter égo littéraire ne semble pas beaucoup s'occuper d'elle.

Autour d'elle le décor se met en place pour une farce qu'elle devine tragique. Elle espère pouvoir y trouver un peu d'amour. Mais nous sommes en guerre, et qu'attendre d'autre que la douleur et le néant.
Charlotte connait bien sa créatrice. elle sait combien son âme trouve écho dans la sienne.

On ne va pas rire tous les jours...

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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Jeu 11 Juin - 21:06

Et bien voilà !

C'était toujours pareil ! Heinz aurait dû se taire, comme d'habitude. Il aurait dû se douter que de toute façon, ils seraient tous comme les salopards de PNJ qui lui servent de collègues. Et voilà qu'on l'accuse d'être un futur avantagé, et patati, et patata... et pourquoi pas le traiter de collabo, aussi ? Il n'y est pour rien, lui !

Pire encore, il est sûr que ça ne l'arrangera absolument pas. Mais il se voit mal expliquer que sa joueuse va forcément le crétiniser exprès pour être sûre qu'il ne profitera pas de sa place. Il se prendra probablement toutes les balles perdues, tous les râteaux et en prime, quand un chieur de Berlin viendra déclencher un scénario un peu angoissant, c'est lui qui devra aller accueillir les gros bonnets.

Sauf que Heinz est l'ennemi du lot ; inutile de se défendre, les autres irontt aussitôt répliquer par un tas d'arguments saugrenus, peut être même méchants, et on finira par se taper sur la tête à coup de chaise. Un silence vaguement hautain est la seule réponse à la fois peu dangereuse et digne.

Alors il croise les bras et s'enfonce dans une rancoeur un peu boudeuse. Que les autres aillent se plaindre sans lui, tiens, il faudra aller le chercher pour qu'il socialise de nouveau !

Il pense même à aller rejoindre Charlotte, qui a l'air bien triste. Mais cela voudrait dire qu'il doit passer au milieu de l'adolescente puérile et des français agressifs. En plus, il y aura forcément quelqu'un pour croire qu'il y va pour lui faire des avances. Aussi, plutôt que de passer pour un gros dégueulasse en plus d'être dans le pire groupe jouable possible, Heinz se tait et ne bouge pas.
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Jeu 18 Juin - 18:25

Doucement, tout doucement et le plus discrètement possible, Madeleine passe la tête hors du frigo et jette un coup d’œil à la foule – oui, la foule, plus d’une ou deux personnes, c’est une foule – qui se trouve dehors. Jamais elle n’aura le courage de s’avancer et encore moins celui d’ouvrir la bouche. Elle va retourner dans le noir, derrière, au froid… Mais il fait vraiment très très froid… Alors, elle prend son courage à deux mains et fait trois pas en avant. Juste le nombre suffisant pour s’éloigner du noir et du froid, mais sans s’approcher trop des autres pour autant. Et elle essaye de faire la première chose à laquelle sa joueuse a pensé quand elle l’a créée : passer inaperçu, se fondre dans le décor.

Mais ça ne l’empêche pas d’écouter la conversation, même si elle préfèrerait se faire couper la langue que d’y participer – après tout le décor ne parle pas. De toute façon, elle n’aurait rien d’intéressant à dire puisqu’elle est plutôt d’accord avec tout ce qui a été dit, et aucune de ses paroles n’aurait fait avancer la discussion. Elle ne peut qu’acquiescer mentalement : les joueurs s’en donnent à cœur joie ; ça a l’air de les amuser énormément de créer des personnages uniquement pour les faire tourner en bourrique. Et dans le genre faire tourner en bourrique, elle trouve qu’elle est quand même une des mieux loties. Outre le fait que sa créatrice est très loin de l’Admin ou du MJ tout puissants, comme l’a dit François, elle semble avoir poussé le sadisme encore plus loin qu’avec l’aviateur.

Pour commencer, sa joueuse doit avoir un faible pour les gens au pied de l’échelle hiérarchique puisque, après avoir créé un aviateur de seconde classe, elle a choisi une domestique. Enfin, si ce n’était que ça encore… Mais il a aussi fallu qu’elle est comme première idée de la voir timide et maladroite ; et ça, elle s’en serait bien passé ! Et, comme si ça ne suffisait pas, elle a papoté avec les joueuses du Capitaine Wilson et de Hermeline pour finalement se dire que ça pourrait être drôle – drôle, oui drôle, certains ont un sens de l’humour très spécial – qu’elle travaille au même endroit que le premier et qu’elle soit cousine avec la seconde.

Fataliste, Madeleine secoue la tête machinalement, avant de se rappeler qu’un décor ne bouge pas. Flûte ! Elle s’immobilise aussitôt mais est sûre que c’est trop tard et que les autres l’ont déjà repérée. Elle ne peut plus rester où elle est alors. Elle songe un instant à rejoindre Charlotte qui a l’air triste mais renonce très vite : d’une, c’est trop loin et il faudrait qu’elle passe devant les deux aviateurs ; de deux, elle ne sait pas ce qu’elle pourrait dire à le jeune femme et est persuadée qu’elle se ferait rembarrer ; de trois, Charlotte est une Allemande. Ca fait beaucoup, beaucoup trop d’obstacles à surmonter. C’est d’ailleurs plus ou moins pour les mêmes raisons qu’elle ne va pas parler à Heinz qui ne paraît pas très joyeux non plus, à ceci près qu’elle n’aurait pas besoin de passer devant les aviateurs mais que c’est un homme.

Madeleine opte donc finalement pour la seule solution logique qui lui reste : elle va voir sa cousine. Au moins, avec Hermeline, elle sera un peu moins gênée qu’avec les autres. Sauf que pour atteindre les jupes de la pensionnaire, il faut avancer parmi les autres… Yeux fixés au sol, un pas. Avec un peu de chance, si elle ne voit personne, personne ne la voit. Un autre pas. La distance diminue mais la température de ses joues croît de façon inversement proportionnelle. Au jugé, elles doivent osciller entre un joli rose pivoine et un très visible rouge tomate, en se rapprochant du rouge tomate à chaque pas. Merci, chère joueuse ! Encore heureux qu’il n’y ait pas des tonnes de PNJ prêts sortis du frigo eux aussi ; et que sa sadique de créatrice ne lui ait pas mis de vaisselle dans les mains, parce que le fracas de la vaisselle cassée, c’est pas terrible pour passer inaperçu.

Un dernier pas, et la jeune femme s’écroule à côté de sa cousine.

« Ouf ! » souffle-t-elle.


Dernière édition par Madeleine Rollin le Sam 27 Juin - 16:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Sam 20 Juin - 13:57

Peter finit lui aussi par s'extirper du frigo, tombant au beau milieu d'une conversation très agitée, il préfère aller s'exiler à quelques mètres du groupe, le temps au moins de faire le point sur lui même. Alors déjà, c'est un gosse. 14 ans, génial... Son joueur varie beaucoup les archétypes tiens, pas un seul perso en dessous de 25 ans en trois ans de jdr! Après le soldat starwarsien de 21 ans, le flic de 18 ans, le bagnard de 18 et les deux apprentis footballeurs SF de 14 et 15 ans, le résistant de 14. Moyenne d'âge de tous ses persos : 16 ans et huit mois, refaites le calcul si vous voulez... Ah si, yen à un un qui contrebalance, 29 ans, le seul vrai Français de tout le lot d'ailleurs, et aussi le seul qui vient d’un jeu avec des dragons en plus ! Mais bon il compte pas il vient d'un jdr papier, et encore heureux qu'il compte pas sinon il faudrait encore compter tous les autres des jdr papier qui eux aussi n'excèdent pas 25 ans... Ah si! Chose surprenante, il est blanc, les persos asiatiques étaient à la mode en ce moment chez son joueur, influence très manga donc... Quand on pense qu'il en lit jamais...

Les cheveux blonds reviennent à la mode pour lui tient, par contre les cheveux longs, à part le vieux schnock de 29 ans, tous les cheveux longs, ça change tient. Oh!!! Et quel hasard! Lui aussi à perdu un parent!! Alors là! Quelle originalité!! Jamais un seul perso qui soit pas orphelin d'au moins un parent sur la douzaine qu'il à crée tous jeux confondus.

Seule chose qui varie à peu près toujours : le caractère, enfin ya toujours des ressemblances, comme la timidité ou la répugnance à tuer. Reflet de la propre personnalité de son joueur en fait. Un type qui est fou de flingues mais qui est pacifiste, déjà vu çà vous ? Ben maintenant c’est fait… Enfin pacifiste çà dépend des jours, des fois il aime bien se défouler. Le coup de l’assaut d’un immeuble au lance grenade automatique avec le vieux de 29 ans, c’est resté en travers de la gorge de son MJ quand même… D’ailleurs il rejoue avec ce perso ce soir, croisons les doigts pour qu’il ne fasse pas péter toute la belle ville de Seattle (même si elle est déjà dans un piteux état en 2070).

Mais bon, revenons en à Peter, fraîchement (c’est le mot) sortit du frigo à personnages. Il se fraye un chemin, en évitant de s’approcher des Allemands en fait, il paraît qu’il les déteste, il voit pas vraiment pourquoi, il est d’origine Allemande et puis il à pas l’air trop méchant ce type en train de bouder… M’enfin bon, les voix de joueur sont impénétrables. Il va donc s’asseoir du côté Français, timidement, e essayant lui aussi de se faire discret et il s’assoit à mi-chemin du rouquin et de la pensionnaire, évitant soigneusement de regarder cette dernière, se concentrant de toutes ses forces pour ne pas en venir à rougir si elle décide de le regarder. Quand elle prit la parole pour leur dire à quel point elle était indignée de devoir se coltiner le programme de 1941, il leva la main en lâchant un timide et presque chuchoté

- Moi aussi
Toujours en fixant ses chaussures pour ne pas avoir croiser son regard.
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Dim 21 Juin - 1:47

La tête emprisonnée entre ses mains, Hermeline ânonnait avec difficultés la liste impressionnante des membres de sa familles, choisissant de se concentrer sur celle présente à Montreuil pour l'instant. Il y en avait partout !! Si jamais elle décidait d'aller boire un chocolat au café de la place un après-midi, son père serait au courant avant même qu'elle n'ai posé ses fesses sur une chaise du troquet... Sa joueuse était une sadique ! D'abord la pension, les bonnes sœurs, le petit frère plus grand qu'elle, le père allemand et maintenant, la famille tentaculaire qui allait pouvoir l'espionner à toute heure du jour et de la nuit !

Relevant le nez de son drame personnel, le jeune fille vit approcher Madeleine. Souriant de toute ses dents, elle tapota gentiment le siège à coté d'elle pour inviter sa cousine rougissante à venir s'y assoir. Dès qu'elle l'eut rejointe, elle lui enlaça la taille et posa sa tête sur son épaule.

"Courage Mado, je viendrais te voir à Sarnand pour pas que tu sois toute seule. Et je dirais à papa de surveiller qu'on t'embête pas... Puisque ma joueuse m'a refilé un major allemand comme géniteur, autant que ça serve à la famille !" Soupira-t-elle, avant de jeter un œil sur l'assemblée. Il y avait de plus en plus de monde.

Elle aperçut même un garçon de type collégien qui semblait s'abimer dans la contemplation excessive de ses chaussures. Il lui avait bien semblé tout à l'heure, qu'une sorte d'échos avait acquiescé à son discours enflammé sur le programme scolaire de l'année 1941.

"Eh ! Toi, le garçon ! Le jeune français, pas le vieux, tu es à quel école ? Saint-François ou le collège public ?"
Demanda-t-elle à la cantonnade, avant de se tourner vers une table, l'air agacée.

" Et vous Heinz, allez consoler Charlotte, vous voyez bien qu'elle est encore sous le choc de sa sortie de frigo !" Grinça-t-elle, exaspérée après un énième soupir poussé de concert par les deux soldats, murmurant des tas de choses sur la galanterie qui se perdait et les pôôôôvres fille incorporées dans l'armée.
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Dim 21 Juin - 20:27

Peter, perdu dans ses pensées se demandait qu'elle teinte il devrait choisir pour ses chaussures la prochaine paire qu'il achèterait. L'interpellation de Hermiline lui fit relever la tête, toujours assez effacé, il répondit d'une voix un peu brouillée après s'être raclé la gorge.
- Heu, le public, j'suis au collège public. Mon joueur à pas voulu me faire riche. J'aurais pourtant pas été contre.
et non, pas aujourd'hui, le seul perso à peu près riche c'est encore celui de 29 ans. Décidément il à tout pour plaire celui là! Tous les autres persos ont ou ont eut une situation difficile, c'est dingue çà! Quel joueur sadique... Après tout pourquoi se taire plus longtemps? Laissons aller la protestation puisque c'est ce que tout le monde fait.
- Mon joueur à voulu que je sois fils d'ouvrier, d'ouvrier mort de surcroit...
Quelqu'un à l'oreille entraînée pouvait distinguer son très léger accent Allemand, accent qu'il ne perdrait sans doute jamais. Elle en revanche n'en avait pas, ou du moins il ne s'entendait pas.
- C'est trop fort çà, j'ai que des Allemands dans ma généalogie, moi y compris, j'suis Allemand au départ et pourtant je suis quand même marqué comme Français. Non pas que je m'en plaigne...
Il se tût, mais qu'est-ce qu'il racontait? Elle devait sans doute s'en ficher, ah c'était tout lui çà, étaler sa vie comme çà...
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Mer 24 Juin - 22:16

Ledit Heinz aurait bien aimé qu'on le laisse tranquille. Il jeta un regard noir à la jeune Hermeline qui, avec la grâce d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, avait réussit à focaliser de nouveau l'attention sur lui. Et pour lui dire d'aller... s'asseoir à côté d'une fille ! C'était malin, ça ! Mais comme Charlotte avait tout l'air d'être allemande, qu'elle était effectivement toute seule, et que de toute façon il n'y avait que des traitres ou des français dans cette pièce, l'homme se leva, traversa le groupe en ayant l'air aussi neutre que possible, puis s'installa près de Charlotte.
A côté. Mais pas trop. Qu'elle n'aille pas croire qu'il lui faisait des avances ! Parce que Charlotte avait une joueuse et que les joueuses essaient toujours de caser leurs personnages.

Il n'avait jamais su parler aux femmes.

Il eu bientôt envie d'alcool, comme toujours lorsqu'il se trouvait dans un bar sans avoir rien à dire. C'était peut être le lieu, ou l'ennui de ne rien avoir entre les mains. Et puis il sent qu'il va en avoir besoin, comme un frisson de clairvoyance... et si l'ouverture du frigo n'avait pas été un accident ?
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Jeu 25 Juin - 0:34

Charlotte suivit l'homme du regard, de sa chaise à celle qui était à coté d'elle avec une sorte de panique dans les yeux, panique contenue grâce à une éducation sans faille.

Mon dieu, que me voulait-il ? C'est un homme, il veux sans doute une quelconque faveur sexuelle. Non, il semble tout timide, n'ose pas parler. de plus dans ce repaire de français, Charlotte devinait un comportement grégaire.
L'homme était élégant et portait beau, mais elle n'arrivait pas à le trouver séduisant. Elle trouvait peu d'homme séduisant.
Mais comme il était gradé, elle se contenta d'un mou : "Heil Hitler, Hauptsturmführer " en levant péniblement sa main droite.

Charlotte se demandait pourquoi elle était, de par la volonté de sa créatrice, une sorte de rouge parmi les rouges, une nazie convaincue. Sa créatrice déteste par dessus tout les fascistes jusqu'à aller gueuler contre les CRS dans les manifestations, alors pourquoi un tel rôle?

Pour l'esthétique gothique bien entendu.

La jeune femme sourrit timidement au jeune homme et lui proposa, par un simple geste, un thé tiède.
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Ven 26 Juin - 0:22

Peter grimaça en voyant la femelle potelée dans son uniforme de nazi lever le bras en laissant échapper son "heil hitler". Cela venant d'une femme en plus, il trouva la chose savoureuse et ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire narquois tout en s'appuyant sur sa chaise. Il se laissa balancer sur les deux pieds arrières de la chaise tout en croisant ses bras sur la poitrine.
- Vous trouvez pas que ça sent mauvais par ici vous?
Tandis qu'il continuait de narguer le couple du de ses jolis yeux bleus, une sonnerie stridente le déstabilisa et il eût juste le temps de lâcher un petit cri de surprise avant de se retrouver les fesses par terre.
- Ouch! Scheisse...
Il se massa ces dernières et se releva, le visage légèrement rougit par le gêne et la honte. La sonnerie retentit à nouveau ensuite suivie d'une voix.
- Attention à tous! Les personnages sont attendus dans la zone de jeu pour la première partie du roleplay intitulée "prologue"
- Ouais bon c'est bon! On à compris...
Il éprouvait une subite envie de se soulager sur quelque chose, et pas de chance, çà tombait sur cette voix innocente.
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Grand Vizir
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Ven 26 Juin - 0:39

Décidément, l’oisiveté avait des effets étranges sur l’être humain. Certains personnages étaient au frigo depuis des semaines, d’autres n’étaient là que depuis quelques jours, mais tous étaient fébriles, ou inquiets, ou d’humeur geignarde, quand ils n’étaient pas les trois à la fois. Stéphane, lui, frémissait d’impatience, tout simplement. Ses doigts frissonnaient autour de sa cigarette, et ses yeux brillaient, comme ceux d’un môme. Mais il n’avait pas peur, et n’avait pas particulièrement envie de se plaindre. Il était plutôt verni, comme personnage, en fin de compte. Il se serait volontiers passé des cheveux roux, qui allaient sans doute lui attirer de nombreuses réflexions hors jeu, mais il existe des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter. Tant pis. Il avait une magnifique Fleur-de-Nuit, qui était sans doute le plus grand dragon de Sarnand, une certaine prestance, et même le droit de fumer, alors que sa joueuse était résolument contre. Asthmatique, elle supportait mal la fumée de cigarette, et Stéphane adressa à Heinz un regard qui ne présageait rien de bon. Comme l’Allemand s’était éloigné, pour rejoindre sa collège, il souffla simplement un rond de fumée, avant de balayer une nouvelle fois l’assistance du regard.

Quand il entendit l’annonce, il bondit sur ses pieds, et récupéra sa veste. Incapable d’attendre, il la jeta simplement sur son épaule et marcha à grands pas vers la porte de sortie, enfin déverrouillée. Pas trop tôt ! Il commençait à penser que les Grandes Chefs les avaient oublié.

« François ! » appela-t-il. « On y va, let’s go ! Je crois qu’on commence tous les deux, non ? »

Il siffla entre ses dents, et la tête de Nobilitas se dessina dans l’encadrement de la porte. La dragonne était également impatiente de commencer. Sa queue balayait nerveusement les pavés, et elle clignait des yeux beaucoup plus souvent que d’habitude, en dardant sa langue fourchue vers les personnages qu’elle était censée connaître. Elle avait été plutôt gâtée par sa joueuse, même si cette ingrate imaginait déjà diverses manières de la faire mourir, contre la muraille de Sarnand, ou dans un bombardement. Mais ils n’en étaient pas là, et le Grand Vizir était si sentimentale qu’elle changerait sans doute d’avis avec le temps.

Stéphane écrasa sa cigarette sur sa botte, puis empoigna une lanière du harnais de Nobilitas. Fini, la rigolade, les choses sérieuses commençaient !
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Sam 27 Juin - 15:52

Debout à côté de son capitaine, François ne s’amusait pas, lui. Il n’écoutait pas distraitement les paroles des autres personnages et ne se moquait pas des geignements qui atteignaient ses oreilles. Il se contentait de penser que, lui, ne se serait jamais plaint comme ça, quelles que soient les circonstances. Pourtant, en son for intérieur, il trouvait qu’il en avait aussi des raisons de râler après sa joueuse. Contrairement, à Stéphane, il ne se sentait pas du tout impatient. Il n’avait pas peur, non, mais il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une pointe d’inquiétude quant à ce qui pouvait lui arriver. Il savait que sa créatrice ne tenait pas vraiment à le voir mourir, mais elle était suffisamment tordue pour décider de lui infliger pas mal de choses. Entre une petite vie plus ou moins tranquille et la mort, il y avait toute une palette de jeux possibles et, hélas, la sadique derrière son clavier espérait bien en expérimenter un bon nombre.

Enfin, le jeune aviateur ne dit rien et se contenta d’observer les autres en restant à proximité de son capitaine. Les personnages sortaient tous peu à peu du frigo et échangeaient leurs impressions. Sauf une pilote allemande à l’écart et le gestapiste de tout à l’heure qui avait apparemment décidé de bouder. Grand bien leur fasse, il n’aimait pas les Allemands de toute manière, et encore moins les membres de la Gestapo. Avant qu’il ne puisse s’attarder sur le jeune collégien et sa collègue pensionnaire, ainsi que sur la jeune femme rougissante à côté – elle, elle avait la même joueuse que lui, la pauvre ! – une sonnerie retentit, bientôt suivie par une annonce.

« Je viens », répondit François à son capitaine quand il se leva et l’appela.

Et il suivit le rouquin avec nettement moins d’enthousiasme. Oui, ils commençaient tous les deux… Et à tous les coups, c’était lui qui allait s’en prendre plein la figure.
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Sam 27 Juin - 16:08

Un sourire timide étira légèrement les lèvres de Madeleine quand sa cousine posa sa tête sur son épaule. L’accueil de Hermeline ne suffit pas à faire disparaître la rougeur de ses joues – elle était sûre que tout le monde l’avait remarquée, peut-être qu’il regardait encore vers elle, mieux valait ne pas lever les yeux – mais il lui faisait plaisir et la rassérénait un peu. De même que les paroles de la pensionnaire. Si Hermy venait la voir de temps en temps et que son oncle était là, ça serait sans doute plus supportable. Sa joueuse ne pourrait pas la tourmenter complètement, puisqu’elle veillait toujours à conserver une certaine dose de réalisme.

« Merci », souffla-t-elle donc à sa voisine, avant que celle-ci ne s’intéresse aux autres personnages qui arrivaient.

Madeleine osa finalement relever la tête et put repérer le jeune garçon qui discutait avec sa cousine, un collégien, et observer Heinz qui obéissait aux injonctions d’Hermy et allait voir Charlotte. Hermeline réussissait même à faire obéir les gestapistes ! C’était aussi bien : quoi que sa joueuse lui prépare, la pensionnaire ne se laisserait pas marcher sur les pieds et pourrait aider les autres – comme sa domestique de cousine par exemple.

Madeleine en était là de ses réflexions, réflexions qui avaient presque permis à ses joues de reprendre une couleur normale quand une sonnerie stridente la fit sursauter. L’annonce qui suivit la fit se tordre les mains d’anxiété. Ca y était. Ca commençait…

« Faut y aller, Hermy », indiqua-t-elle à sa cousine dans un murmure presque inaudible.

Les autres se mettaient déjà en route. Le supplice commençait. Heureusement, sa joueuse avait décidé de faire preuve de mansuétude pour une fois : c’était avec Hermeline qu’elle commencerait, ça aurait pu être pire, bien pire…
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MessageSujet: Re: Au pied de l'estrade, une nuit de Juin   Dim 28 Juin - 13:11

Et bien on ne pouvait pas dire que chacun ici débordait d'enthousiasme. L'allemand donnait l'impression que quelqu'un lui avait piqué ses jouets, la fille en uniforme donnait autant d'énergie dans son salut que si elle y avait risqué d'y perdre un bras, le petit mi-frog/mi-schleu (oui, un accent allemand quand on est bilingue, ça se remarque...) semblait vouloir se jeter sur les deux uniformes noirs pour leur ronger les mollets et les français... ben ils s'ennuyaient. Pas étonnant qu'on ait perdu la guerre si l'armée prenait les choses avec autant de légèreté !

Soupirant bientôt avec autant de conviction que le reste de la troupe, Hermeline sursauta quand, dans un même mouvement, Peter se cassa la figure et Stéphane bondit sur ses pieds. Le bruit métallique de la voix artificielle qui les enjoignait à rejoindre la zone de post lui arracha un petit frémissement d'excitation. A part les bonnes sœurs et la pension finalement, tout cela promettait de belles aventures !

Se levant avec empressement, elle attrapa la main de sa grande cousine et l'attira vers la porte de sortie en gazouillant.

"Oui, oui allons-y ! En plus on est ensemble, tu vas voir, on va bien s'amuser ! Roooooh et j'adoooooore le surnom que tu m'as donné, il est vraiment trop mimi ! Je suis sûre qu'on vas vivre de grandes choses toi et moi !"
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