Pierre Accart


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Pierre Accart

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Âge du personnage : 36 ans.

MessageSujet: Pierre Accart   Sam 9 Oct - 23:53

Fiche de personnage

Nom :
Accart.

Prénom :
Pierre.

Âge :
36 ans.

Nationalité :
Française (Région lyonnaise).

Métier :
Directeur du cabaret du Soleil de Bourgogne, négociant, informateur, trafiquant, proxénète… Pour résumer, truand opportuniste.

Description physique :
Pierre a la classe. Non, mais vraiment. En pleine période de guerre, il est bien sapé et a la possibilité de se tenir rasé de près… Autant dire qu’en période de privation, c’est quand même rare. Il a un certain aspect « propre sur lui », caractérisé par des manières doucereuses et un certain tact... Même si les apparences sont trompeuses et que l’homme peut se montrer brutal. A vrai dire, ce n’est pas son physique qui peut inspirer la terreur, étant assez « passe-partout ». Par contre, bien qu’il montre rarement ces talents, il a une excellente droite et c’est un bon tireur.

De taille moyenne (environ un mètre soixante-dix-huit pour soixante-seize kilogrammes), il adopte une posture droite et volontaire. Accart peut être considéré comme bel homme, avec un visage ovale, plutôt fin, un nez droit et des lèvres ni trop épaisses, ni trop fines. Il a des cheveux noirs généralement coupés courts, dans la mode de son époque, et des yeux verts plutôt expressifs. Par contre, son teint est pâle, tout simplement parce qu’il n’a jamais voulu bronzer. Chacun ses goûts, en quelque sorte.

Pierre a une préférence pour les habits de couleur sombre, contrastant avec les chemises d’un blanc immaculé dont il est souvent vêtu. La cravate est, avec lui, toujours de vigueur. Ajoutez ceci à une veste noire et un chapeau mou et vous aurez « l’uniforme » du truand ; certains disent qu’il s’agit pour Accart de se rendre reconnaissable (et ils n’ont pas tout à fait torts). En ces temps difficiles, Accart a réussit à garder un budget vestimentaire important, et surtout, à l’utiliser. Cela lui permet de maintenir dans un excellent état sa garde-robe, et parfois même, à la renouveler.

Description mentale :
Sa devise, « Le monde entier est à vendre, il suffit de savoir s’y prendre », résume en quelque sorte la philosophie du personnage. Pierre Accart est le genre de rat roublard qui serait capable de vendre le désert aux Touaregs. Sa capacité à tirer profit de tous les individus et de toutes les situations en est sûrement la raison, mais il serait insultant envers Pierre de penser que ses talents s’arrêtent ici. Rusé comme un renard, doué d’une grande intelligence et d’un sens certain des affaires, il ne serait sans doute rien s’il n’était pas non plus diplomate. C’est un négociateur talentueux, agitant la carotte et maniant le bâton entre toutes les parties, il arrive toujours au compromis le plus favorable pour toutes les parties, surtout quand l’accord en question remplit le plus ses poches…

Au-delà de son goût certain pour les affaires et le pognon, Pierre Accart cultive un goût certain pour les belles voitures, la bonne cuisine, les soirées éthyliques et les belles femmes. Il mène ses affaires avec diligence et doigté, et entretient de bonnes relations avec la Wehrmacht, la police, les industriels locaux et les politiques de la ville. Il entretient une certaine discrétion autour de ses nombreuses activités (bien que d’une certaine façon, il soit couvert par certains officiers allemands) et navigue avec une certaine facilité dans les milieux de la ville. Il se méfie par contre de la Gestapo et de l’armée française, mais aussi des collaborationnistes.

En effet, Pierre est un apolitique et un athée dans une société engagée et en majorité croyante. Il ne porte que peu d’intérêt aux idéologies, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il a apprit, à raison, à se méfier des fascistes, et s’il soutient des politiques, c’est par simple opportunisme. Il se montre particulièrement critique envers les idéologies raciales, affirmant avec le sourire que « que tu sois noir, juif ou blanc, tu meurs quand même à la fin ». Toutefois, il ne fait que rarement part de ses opinions en la matière, et encore moins depuis l’occupation, afin d’éviter tout problème avec les Allemands ou les collaborationnistes. Une affaire d’apparence, en quelque sorte.

Au-delà de ces nombreuses considérations, Pierre est un homme charmant, de goût et avec un sourire enjôleur. Son caractère plaît beaucoup aux femmes, car s’il peut se montrer cruel et intransigeant en affaires, il se montre doucereux et sympathique, tout en conservant un certain côté plein d’entrain. Il est toutefois dangereux de lui marcher sur les pieds (voir même de tenter), car il a la mémoire longue et il sait se défaire avec subtilité (comme avec brutalité) des gêneurs en tout genre. Et à moins d’être plus puissant que ses amis, il faut simplement prier en espérant que Pierre vous oubliera… Peut-être.

Histoire :
Né dans la banlieue lyonnaise le 23 septembre 1904, la vie de Pierre fut longue et ennuyeuse avant la crise économique de 1929. Son père, Jean, était chef d’atelier, et sa mère, Catherine, d’extraction plus modeste et mère au foyer attentionné. Il eut également un frère, Philippe, de deux ans son aîné, et une sœur cadette, Marie. Son père mena une brillante carrière de conseiller municipal, représentant de la SFIO.

La scolarité de Pierre, classique sans être excellente, se termine par une courte période d’apprentissage et entre de plain-pied dans une usine de fabrication de moteurs à quatorze ans. Pierre devient rapidement chef d’atelier à la manière de son père et brille pour son efficacité. A la mort du père de Pierre en 1927, la famille se sépare définitivement ; Victoire, mariée à un employé de banque parisienne, subvient aux besoins de leur mère, tandis que Philipe s’engage dans la Marine. Il ne recevra que des nouvelles parcellaires des membres de sa famille ensuite.

La fin des années 20 et le début des années 30 sont marqués par le service militaire de Pierre dans l’artillerie. A son retour, la crise économique étant passé par là, il est sans boulot et, comme tout le monde, il est impossible de trouver quelque chose de stable et durable (voir même de trouver quelque chose tout court). Pierre décide d’exploiter ses quelques talents (intimidation, intelligence et bon crochet du gauche) pour devenir briseur de grèves dans le contexte social mouvementé des années 1930. Début 1934, il se lasse du métier de casseur de bras, et se lance dans des activités criminelles ; avec quelques connaissances, il se lance dans le proxénétisme et l’extorsion.

Avec la condamnation de l’invasion italienne de l’Ethiopie par l’inutile Société des Nations, Pierre trouve un nouveau filon à exploiter : la contrebande de mozzarella et de parmesan. L’activité se montre très rentable, et dans la région, Accart devient vite une référence dans la contrebande de produits italiens. L’invasion de la Pologne ruine cependant tous ses espoirs de puissance et de fortune. On ne sait pas ce que fait Pierre entre la mobilisation et son apparition à Montreuil, mais certains parlent d’intelligence avec l’ennemi. C’est ainsi, que fin mai 1940, il arrive dans la ville en compagnie d’un grand gaillard parisien se nommant Louis Bellin.

Profitant du vide crée par la mobilisation, la rapide invasion allemande et le tumulte des débuts de l’Occupation, il récupère en compagnie de son associé l’un des plus gros cabarets de la ville (son propriétaire, juif, étant officiellement « disparu »), devient patron de plusieurs filles et monte une affaire prospère avec l’aide diverses brutes. Et bien sûr, afin de s’attirer les bonnes grâces de la Wehrmacht, Accart dénonce quelques communistes et juifs, fournit des putes et de l’alcool aux soldats. Ce qu’on pourrait assimiler à une affaire « rondement menée », comme le dirait si bien Pierre…

Relations :
Avec près de quatorze ans sans grandes nouvelles de sa famille, on ne peut pas vraiment dire que Pierre soit proche de Philippe (actuellement lieutenant de vaisseau rallié à la France de Vichy) et Victoire (femme au foyer et épouse d’un banquier parisien). Bien qu’il ait voué une réelle affection à sa sœur cadette, leur correspondance est très épisodique. Quant à leur mère, Catherine, elle est morte en octobre 1940 d’une embolie pulmonaire. Au niveau amoureux, Pierre n’a eut que des relations plutôt courtes et n’a aucune relation sérieuse depuis maintenant trois ans.

Il entretient toutefois de relations cordiales avec celui qui est son second, Louis « le Parisien » Bellin. Ce fort gaillard, parlant avec un accent de titi parisien, a toujours fait parti du Milieu parisien. On ne sait pas comment Pierre et lui se sont rencontrés, mais il est sûr que c’était pendant la « drôle de guerre ». Autant dire que les poings et le Browning M1922 de ce dernier furent à l’origine de quelques disparitions mystérieuses. En tout cas, il s’est toujours montré loyal envers le « patron » et avait montré qu’on pouvait toujours compter sur lui.

L’Hauptmann Andreas Regel est quant à lui la relation d’Accart à la Wehrmacht. Issue de l’aristocratie sarroise, il parle un français excellent (ce qui contraste parfaitement avec la médiocrité de l’allemand parlé par Accart) et se montre plutôt compatissant pour un officier allemand. Toutefois, Andreas voit également l’occupation comme un moyen de s’amuser et de profiter de la vie ; il achète diverses choses à Pierre, il fréquente avec assiduité son cabaret et a des relations amoureuses avec des françaises.
Andreas est connu pour, à côté de cela, ses excellents états de service et être un bon tireur. De belle stature, il représente l’aryen parfait et a sa carte au parti nazi (même si toutefois, il n’en parle jamais).

Bien qu'il n'aime pas vraiment la Gestapo - ou plutôt, dans le cas de Montreuil, la SD -, Pierre commerce avec l'Unterscharführer Heinrich Müller. On ne peut pas vraiment dire qu'il soit bon dans son boulot, malgré son fanatisme et son intelligence, et l'essentiel de ce qui résulte de ses enquêtes vient d'indicateurs. Vénal, joueur invétéré de cartes et fêtard, il fréquente le cabaret avec assiduité et, en échange de sa bienveillance, de services et de commandes, Accart règle ses dettes de jeu et lui donne des noms ou des lieux.
De taille moyenne, doté d'un visage assez chafouin et d'une voix plutôt aigüe, il a des aspects de comploteur. Accart a de bonnes relations avec lui, bien qu'elle n'ait pas les aspects amicaux de sa relation avec Regel.

Dragon :
Pas de dragon.

Texte personnel :
Dix-sept heures vingt. Il était en retard. Pierre savait que l’Hauptmann Regel détestait les gens en retard. Il n’espérait plus que le sarrois soit d’excellente humeur. Mais pour l’instant, Pierre était à la tête d’un convoi comportant Louis et une caisse en acier, lourde comme une vache morte. Bien que Louis fût fort, marcher avec la caisse était pénible. Il fallait dire qu’avec la guerre, Pierre comme lui n’avaient plus une Traction avant pour eux. Restriction nécessaire pour l’effort de guerre, disait le vieux Maréchal. Restriction de mes fesses, pensait Louis.

Louis fut pas fâché de voir enfin le Grand Café de la Place. L’hôtel avait quand même un certain niveau ; bon, ce n’était pas un cinq étoiles, mais l’établissement était tout à fait convenable pour un officier de la Wehrmacht. Il discuta quelques instants avec les sentinelles, et muni de son laissez-passer du Hauptmann Regel, Pierre et son second entrèrent dans l’hôtel, suivant un Gefreiter. Les deux étages furent pénibles à gravir (enfin, surtout pour Louis) et l’Allemand frappa à la porte. Louis prit une grande inspiration ; à vrai dire, il ne venait jamais en « visite officielle » chez Regel.

« Geben ! » dit l’Hauptmann de sa voix grave, le Gefreiter y réagissant quasiment instantanément en ouvrant la porte. En guise de remerciement, les deux Français inclinèrent légèrement la tête au soldat. Andreas regarda d’un œil les arrivants, et voyant les deux truands, se leva aussitôt pour les accueillir.
« Mes respects, Herr Hauptmann. » fit Accart en ôtant son chapeau. Louis posa la caisse sur la table de la chambre, mais se dispensa de parler ; après tout, son fort accent parisien avait toujours eu tendance à surprendre les Allemands.

Andreas avança jusqu’à la malle de fer et la regarda. Dans cette caisse, on trouvait quelques unes des meilleurs créations du génie humain avec le mensonge, le Panzerkampfwagen IV, l’imprimerie, l’électricité, le Luger et le chemin de fer. Après quelques secondes de flottement, Regel sorti une liasse de billets de Reichsmarks et la donna à Pierre. Une modeste récompense à l’égard de sa trouvaille, pour ainsi dire.

« Vous n’avez pas eu trop de problèmes pour trouver la marchandise ?
- Non, j’ai fais jouer quelques connaissances pour trouver la marchandise et la faire venir jusqu’à Montreuil. Ca s’est visiblement bien passé. »
L’Hauptmann fit un sourire de toutes ses dents blanches au trafiquant, et ouvrit la malle. Après tout, il y avait certes réservé pour une grande occasion, mais Diable !, il pourrait fêter l’arrivée de la cargaison par une petite dégustation. Andreas sortit une bouteille et lut :
« Château de Malle 1936. Pierre, amenez des verres afin qu’on goûte à cette merveille. »

Le truand prit trois verres fait du beau cristal montrois et l’officier versa le précieux liquide dans chacune des coupes. Il leva la sienne, suivi par ses deux compères, et ensemble, ils dirent :
« A votre santé ! »
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