Die schwarzen Menschen [22 Juin 1941]


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Die schwarzen Menschen [22 Juin 1941]

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MessageSujet: Die schwarzen Menschen [22 Juin 1941]   Sam 6 Nov - 21:31

Six prisonniers à l'arrière.

Cinq cigarettes.

Quatre interventions.

Trois heure du matin.

Deux numéros de pallier avant le bon.

Une clope entre les doigts.

Müller inspira. La fumée entra dans la bouche, la gorge, les poumons, monta au cerveau. Il regarda sa montre et compta : sa sixième cigarette en deux heures, la dixième en dix heures, la quinzième en vingt quatre. A ce prix là, peut être qu'il devrait faire comme le patron et taper dans les cachets chimiques pour les soirs de rafle.

Il ne les détestait pas parce qu'il en avait peur ou qu'il se sentait coupable. Müller n'était pas quelqu'un qui s'inquiétait outre mesure de ce qui pouvait arriver aux autres et les gendarmes qui les accompagnaient étaient bien armés, sans parler de son propre pistolet. Ca l'agaçait et le fatiguait, c'est tout, parce qu'il savait que ceux qu'ils capturaient finissaient dans les prisons françaises plutôt que dans les camps allemands.

Il tira encore sur sa cigarette. Les Français étaient les occupés, merde ! Pourquoi est-ce que la Gestapo les aidait à faire leur boulot et pas le contraire ?

"16 rue Wilson, Unterscharführer !" annonça Fritz Helmar d'une voix claire qui dû sûrement prévenir tous ceux qui dormaient la fenêtre ouverte, un pistolet mitrailleur en bandoulière.

Müller jeta sa cigarette et l'écrasa du talon. Deuxième étage, appartement 22, famille de trois, nom : Bauer. Il ouvrit la porte et elle n'était pas fermée -pas de serrure, en fait, comme dans beaucoup d'immeubles anciens des quartiers ouvriers-. Il y avait même une jolie plaque avec "gaz à tous les étages" écrit dessus.

Deux gendarmes les suivirent dans le hall de l'immeuble. Pas d'ascenseur.

"Après toi, Fritzie," dit-il en désignant les volées de marches.
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MessageSujet: Re: Die schwarzen Menschen [22 Juin 1941]   Dim 7 Nov - 12:40

Malgré la chaleur de la journée, Peter dormait encore très bien la fenêtre et volets fermés. Ce dernier ronronnait comme un chat ce qui n'était pas très représentatif du sommeil agité qu'il avait : Tentant vainement en rêve de semer des zblorgs, habitants de la planète squikz chevauchant des biches en plâtre tandis que sa mère s'était mis en tête de faire du saut à l'élastique depuis le haut du garde-manger. Un songe complètement débile et totalement inattendu donc, comme tout rêve en fait si on y réfléchît bien!

A deux mètres de là, derrière la cloison, Elizabeth Fisher ne dormait pas vraiment. elle s'était réveillée pour aller boire un verre d'eau qu'elle avait immédiatement lavé et avait du mal à retrouver le sommeil. En fait elle avait toujours du mal à retrouver le sommeil depuis qu'elle sentait son lit vide à côté d'elle. Presque deux ans maintenant que son mari n'était plus là, et un an et demi qu'on l'avait déclaré mort. Elle avait fait son deuil depuis longtemps même en étant pas certaine qu'il n'était pas mort, mais les récents évènement comme la remise en cause de leur nationalité ravivait les anciennes douleurs. Comment Vichy pouvait-il être pourri à ce point qu'il enfonçait une famille déjà si pauvre en leur retirant la maigre compensation financière qu'on lui avait accordée en l'échange de l'homme de la maison? Assister jour après jour au triomphe des idées de Malthus ne faisait que la déprimer davantage en plus de l'enfoncer. Elle était en train de penser à son fils, de réfléchir à quel avenir pour Peter qui n'était plus français et le seul homme de la maison, contraint à travailler à la chaîne dès la fin de l'année prochaine en dépit de ses facultés intellectuelles remarquées depuis bien longtemps par ses professeurs.

En fait, un seul était attentif à ce qui se passait dehors. Wolf avait d'abord ouvert une paupière, puis la deuxième avant de redresser la tête et les oreilles en étant tiré de son sommeil par ce qu'il reconnaissait comme le bruit de ces monstres d'acier dont les humains se servent pour voyager.
Sans doute n'était-ce rien mais après tout il y avait toujours une probabilité pour que la visite soit pour eux. Tant mieux dans ce cas! Wolf recevait toujours les couennes et les os après les repas à plusieurs! Il aimait bien çà Wolf même si c'était une vraie torture que de les voir s'empiffrer sans lui accorder un regard, d'autant qu'il ne fallait pas qu'il réclame sinon il se faisait engueuler. Dans tous les cas, il devait rester tranquille jusqu'à ce que les invités arrivent sinon il n'aurait pas de couenne! Maîtresse n'aimait pas qu'il aboie, ni le petit maître d'ailleurs! Surtout la nuit en fait alors si en plus c'était pour rien... Il pouvait dire adieu à la couenne pour un bon moment... En tout cas ils avaient de drôles d'attitudes ces humains! Rendre visite aux gens à une heure pareille, mais d'ailleurs, il n'y avait rien de préparé! Que faire?!! La maîtresse lui en voudrait de l'avoir réveillée si les invités n'étaient pas pour elle mais en même temps elle le féliciterait si cela s'avérait bien joué : plus de couennes pour lui! Néanmoins, après une rapide analyse de la situation, Wolf jugea le calcul trop hasardeux et le gardien de la famille se dressa donc sur ses deux pattes avant, position assise et les oreilles toutes dressés pour analyser la suite des évènements. Pourvu qu'il y ait de la couenne!
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