Jeremia Trommel. Gestapiste


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Jeremia Trommel. Gestapiste

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Allemand
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Âge du personnage : 31 ans

MessageSujet: Jeremia Trommel. Gestapiste   Mar 17 Fév - 3:19

Nom : Trommel

Prénom : Jeremia

Âge : 31 ans

Nationalité : Allemand

Métier : Gestapiste “de base”

[Description physique : Jeremia est plutôt grand, entre 1m75 et 1m80 à l’oeil. Il porte en général son uniforme de gestapiste, à savoir un uniforme gris, semblable à celui des SS mais sans grade. Il se coiffe également de son calot, qui couvre ses cheveux bruns. Il n’a pas de pilosité faciale particulière. Ses yeux sont bruns et semblent refléter une certaine vivacité d’esprit. Son maintien est en général impeccable, propre sur lui, bien droit, attentif à montrer l’exemple, sans trop en faire pour autant. Il porte une alliance à l’annulaire de la main droite. Sa voix est plutôt douce, sans pour autant être suave. Cet Allemand dégage en général une impression de maîtrise, de calme, mais il arrive parfois qu’il semble plus agité, bougeant beaucoup les mains de manière nerveuse. Son arme de service – un Walter PPK – semble ne jamais le quitter, comme pour rappeler qu’il peut faire usage de violence si nécessaire, même s’il semble être un homme doux.

Description mentale : Bien que gestapiste, Jeremia est avant tout un jeune homme. Il est donc encore un peu hésitant parfois, malgré sa volonté d’afficher de l’assurance. On sent que son métier lui tient à cœur, même s’il cherche encore parfois ses marques. Malgré un air un peu austère avec le soin qu’il porte à son uniforme et à sa fonction, il est du genre liant, s’intéressant vraiment à son interlocuteur. Il n’a pas de vice particulier. Jeremia est plutôt tranquille et apprécie la lecture. C’est quelqu’un à la fois de solitaire et de très sociable. Il peut très bien vivre seul, mais entame la conversation dès que possible. On le sent parfois distant, comme si quelqu’un ou quelque chose lui manquait. Mais c’est une impression qui ne dure guère en général.

Jeremia prend son travail très à cœur et ne cache jamais son hostilité pour les résistants. Toutefois, il se refuse à les considérer comme perdus et pense qu’ils peuvent être raisonnés, qu’être résistant n’est pas une fatalité. Il n’est pas pour autant naïf et fera usage de la force s’il le faut. Il sait clairement où est son devoir et rien ne l’en détournera.

Même s’il n’en parle que rarement, Jeremia est croyant. Cela peut sembler surprenant chez un tel dévot de la cause allemande, surtout quand on sait que chasser les résistants religieux est une tâche importante pour la Gestapo. Néanmoins, cette contradiction apparente ne semble guère déranger Jeremia qui se rend au culte ou à la messe, selon les options proposées. Il est protestant, mais est fasciné par l’aspect communautaire des catholiques. Notre croyant ne sait pas trop quoi penser du rôle de Dieu dans cette guerre, il espère juste pour l’instant que tout ira pour le mieux.


Histoire : Notre héros a vu le jour et grandi à Halle, dans la Saxe. Fils d’une famille modeste, son père est ouvrier et sa mère travaille comme bonne dans une riche famille, il traîne dehors avec de mauvais garçons et flâne plutôt que de suivre à l’école. Il termine toutefois sa scolarité à l’âge de 15 ans. L’adolescent quitte alors ses parents pour exercer le métier de vendeur itinérant pour une grande firme. Le lien avec sa famille disparaît alors, par manque de contacts. Enfant unique, il s’épanouit dès lors en parfait solitaire.

Pendant toutes ses années de labeur, il parcourt l’Allemagne et apprend bien des choses. Finalement, à  l’âge de 26 ans, il se décide à changer de métier et passe le concours d’entrée de la police, avant de rapidement bifurquer sur la Gestapo. Là, il est d’abord employé pour traquer divers résistants politiques, avant d’être muté en France, à Montreuil en raison de sa maîtrise de la langue et parce qu’il est bien connu qu’il faut s’éloigner pour mieux revenir, ce qui dans un organisme tel que la Gestapo se traduit par le fait que pour faire avancer sa carrière, il faut accepter ce genre de postes.

Côté cœur, Jeremia est marié à Helena, avec qui il a eu une fille, Emilia. Ils se sont rencontré pendant qu’il était vendeur et se sont mariés une fois que Jeremia a changé de carrière. Leur fille est née peu après et est donc désormais âgée de 4 ans. La séparation n’est évidemment pas facile à vivre, mais Jeremia ne saurait abandonner son devoir et son pays.  Sa femme est évidemment très investie dans l’effort de guerre, travaillant dans une usine d’armement tandis que sa fille sera bientôt en âge de rejoindre les jeunesses hitlériennes.

Côté politique, Jeremia s’est encarté tardivement, pour entrer dans la police. Il croit toutefois à la grandeur de l’Allemagne très sincèrement, sans jamais pour autant en faire un dogme. Cela peut sembler choquant chez un gestapiste, mais certains y voient clairement une ruse pour mieux débusquer les déviants, pour se la jouer sympathique et inciter à la confidence.

Il n’a guère de souvenir de la Grande Guerre – il avait 4 ans au début du conflit – mais a bien ressenti le krach économique en tant que vendeur, vivant alors une période difficile. En tant que gestapiste, il n’a pas participé aux récents affrontements comme tous les membres des forces de police et cela ne lui a pas manqué. La violence n’est pas son fort sauf lorsqu’elle est nécessaire.

Jeremia parle plutôt bien français, une langue qu’il a apprise lors de ses voyages commerciaux. Il le parle évidemment avec un accent, mais reste parfaitement compréhensible. On le sent parfois soucieux d’être compris, mais en général, il s’exprime de manière fluide et vive.

Relations : Outre sa femme et sa fille, Jeremia n’a pas beaucoup d’amis, même si depuis qu’il est avec Helena, il peut compter sur l’une ou l’autre personne, notamment Klaus, le frère d’Helena. Les gens mettent toujours un peu de temps à le cerner, mais s’accordent ensuite pour dire qu’il est un homme intéressant et intéressé malgré ses quelques bizarreries. Comme il débarque à Montreuil, il ne connaît pas encore vraiment du monde.

Texte personnel :

Jeremia se leva comme tous les matins à 6h tapantes. Après une rapide mais fort bien faite toilette, il enfila son uniforme et descendit les escaliers doucement, pour ne pas réveiller les Dunand, chez qui il logeait depuis son arrivée à Montreuil. Il enfila son calot et sortit dans la rue, encore silencieuse à cette heure. D’un pas décidé, il se rendit au restaurant pour prendre son petit-déjeuner. La patronne le reconnut et le salua. Ils devisèrent un bref instant comme chaque matin, puis elle lui apporta son café – enfin son ersatz de café – ainsi que du pain et de la confiture. L’Allemand mangea en silence, pensif. Une fois rassasié, il se leva et se mit en route pour le QG de la Gestapo de Montreuil.

Le silence des rues le matin l’aidait à penser. Et ce matin-là lui revint en mémoire un poème français : « Demain dès l’aube… ». Jeremia ne put retenir un sourire en pensant à sa situation de marcheur solitaire, comme le héros du poème. Mais il se rappela également la fin de ce texte - le promeneur fleurissant la tombe de sa fille - et chassa rapidement cette pensée de son esprit. Sa famille était en sécurité, elle lui avait écrit il y a peu encore. Sur ces entrefaites, il arriva au QG, vérifia son uniforme – impeccable – et entra.
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