Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]


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Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]

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MessageSujet: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Mer 18 Fév - 2:26

[Ah ah ah je suis tellement rouillée.]

Heinz n'attendait pas le SS-Grenadier Trommel avec impatience.

Il n'avait rien contre l'homme. Rien de personnel, en tout cas, en dehors du fait que le dernier officier envoyé par la SS avait été un connard vicieux, son dernier volontaire (de la Wehrmacht, celui-là) un criminel psychopathe dont même l'armée ne voulait plus, que ses soldats étaient stupides, méchants ou incompétents (quand ils n'étaient pas tout cela en même temps). L'Hautpstürmführer n'avait donc aucune raison d'imaginer que sa dernière recrue puisse valoir mieux que les précédentes.

Pire que cela, la rencontre l'angoissait. L'officier ne cessait piétiner dans son bureau, trouvant n'importe quelle excuse pour aller d'une armoire à l'autre, s'asseoir au bureau, fouiller ces tiroirs, s'attaquer à une tâche puis à une autre, le tout sans jamais rien accomplir. Ses collègues de Berlin se seraient bien foutu de lui, mais il n'empêchait qu'Heinz n'avait que quatre hommes sous ses ordres. Son petit groupe ne se caractérisait pas par sa perfection, mais ils avaient leur petit équilibre qu'un rien pouvait renverser. Et si le nouveau se liguait avec Müller et ses petites affaires pourries ? S'il parvenait à influencer ses deux jeunots écervelés et à les transformer en fous de la gâchette ?

Ou pire : s'il devenait ami avec Pfeffel ?

Au bout d'un moment, Heinz décida qu'il ne servait à rien de se faire une crise d'asthme pour le cas d'un simple soldat. Il n'aurait qu'à le renvoyer en Allemagne avec un prétexte bidon.

Il ouvrit la porte du bureau. Le nouvel arrivant devait attendre depuis une bonne demi heure dans l'antichambre avec rien d'autre à faire que de regarder Constance, la secrétaire de Heinz, recopier des papiers à la machine. Rien d'anormal à ça. Comme tous les officiers, Heinz était toujours occupé (ou donnait l'illusion), il faudrait que Trommel s'y habitue.

"Entrez, grenadier."
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Mer 18 Fév - 3:32

Jeremia attendait depuis un bon moment dans l'antichambre de son nouvel officier. Il avait déjà pu prendre la mesure de la pièce un nombre incalculable de fois et n'osait pas déranger la secrétaire, qui avait mieux à faire pour la grandeur de l'Allemagne que de discuter avec lui. Il contemplait donc alternativement ses bottes, puis le mur, puis la secrétaire. Il pensait à sa famille, à sa vie et ne pouvait s'empêcher de pester intérieurement contre son administration qui l'avait envoyé dans ce trou. Comme si surveiller une bande de Français consanguins et alcoolique était une priorité pour le Reich et pour sa carrière. Mais comme d'habitude, il allait s'adapter. C'était là l'une de ses plus grandes forces, cette capacité de tirer le meilleur du pire.

Le jeune homme espérait que ses collègues seraient plutôt sympathiques et surtout lui foutraient la paix. Il espérait évidemment la même chose de son supérieur, mais celui-ci semblait du genre vieille école prussienne à en juger par sa capacité à être occupé aussi durablement alors qu'un subalterne attend. Cette attitude méprisante était typique des vieux officiers, ou du moins de la vieille école. Mais ces hommes étaient également connus pour leur sens de la justice et si le sieur Trommel était réglo avec son supérieur, celui-ci le serait sans doute aussi.

Le fil de ses pensées fut interrompu par l'arrivée son nouvel officier. Jeremia se leva, se plaça face à lui et se mit au garde-à-vous. Son uniforme était impeccable, son calot dépassait de sa poche, ses bottes étaient propres. Il exécuta un salut militaire avec la main droite comme le voulait le protocole et énonça fort distinctement un martial:

"Sieg Heil!"

Un bref silence, reprise de la position du garde-à-vous, bras tendus le long du corps, puis le jeune Grenadier enchaîna, poliment mais sans grande émotion:

"Guten Tag, Herr Hauptstürmführer. Es freut mich sehr sich zu treffen. [Bonjour, Hauptsürmfürher. Cela me fait très plaisir de vous rencontrer] "

Impassible, il attendit la réaction de son supérieur, bien droit.


Dernière édition par Jeremia Trommel le Jeu 19 Fév - 0:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Mer 18 Fév - 5:21

Trommel correspondait exactement à son dossier : le même âge que Heinz, les cheveux légèrement plus foncés, bonne carrure. Il y avait toujours quelque chose d'un peu déroutant quand on passait d'une photo en tons de gris aux multiples nuances de la réalité, mais pas de surprise.

Au moins avait-il l'air présentable. Mais était-il plus sain d'esprit que les "nouveaux" précédents ?

L'Hauptsturmführer rendit le salut nazi avec l'automatisme instinctif de quelqu'un qui claque ledit salut quarante fois par jour. Nul n'était besoin de se demander si le type en face était un authentique nazi, c'était le cas d'à peu près tous les gens qui bossaient dans leur branche.

Mais au moins il était poli. Peut être même vaguement sincèrement à propos de son... enthousiasme à l'idée de bosser avec lui. Ou alors c'était juste un lèche cul, au choix.

"Repos. Le sentiment est partagé,"
répondit l'officier, non sans une pointe de méfiante. Cette ville lui portait une poisse d'enfer, ce serait trop beau si Berlin lui refilait enfin quelqu'un d'humain.

Heinz lui même logeait à Sarnand, entouré pour moitié par de dangereux officiers de l'armée française et de l'autre par de valeureux officiers allemands (même si, pour le coup, il n'était pas certain que ces derniers représentent une menace moindre que les premiers). Il savait qu'il serait folie pour les habitants de s'attaquer à ses hommes et surtout à lui, mais un officier n'avait-il pas déjà été agressé à Montreuil ? Qu'il se soit mis dans la merde tout seul en fréquentant des établissements de jeu et le marché noir ne changeait rien à l'orgueil de ceux qui avaient osé porter la main sur l'occupant.

"Vous serez sous les ordres de l'Unterscharführer Heinrich Müller, lui même sous ceux de l'Oberscharführer Hans Pfeffel. En cas de problèmes particuliers je suis généralement joignable via Constance - notre secrétaire - ou à la base de Sarnand. Vous êtes autorisés à obéir aux ordres de l'Oberst Krüger, de la Wehrmacht, sauf ordre contraire de ma part, mais à aucun autre officier de la Wehrmacht qui se présenterait sans son ordre écrit. Est-ce bien clair ?"

Précision utile car le dernier officier de la Wehrmacht à s'être présenté au QG était encore plus cinglé que le plus fêlé des hommes qu'Heinz ai jamais eu sous son commandement.

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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Mer 18 Fév - 15:37

Le jeune gestapiste hésita un instant. Son supérieur ne lui avait pas donné l'ordre de se mettre au repos. Pourtant, le garde-à-vous ne semble plus de rigueur. Test? Jeremia décida donc vaillamment de se mettre au repos, mains jointes dans le dos. Il écoute les ordres et répond par un sonore:

Verstanden Herr Hauptpstürmführer!

Trommel laisse passer un peu de temps -quelques secondes- puis demande, très poliment:

Dürfen wir nicht in eurem Büro einzutreten? Es würde sicherer sein. Was denken Sie? [Ne devrions-nous pas entrer dans votre bureau? Ce serait plus sûr. Qu'en pensez-vous?]

Il attend la réponse, toujours au repos.
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Dim 22 Fév - 19:59

Si rébellion il y avait, elle ne se déroulait que dans la tête du soldat, car son supérieur lui avait bel et bien demandé de se mettre au repos. Peut être était-ce le stress qui lui avait manquer la remarque, comme ce même stress avait sans doute fait oublier à l'officier qu'il était encore planté dans l'embrasure de la porte. Un certain Freud y aurait vu l'acte manqué d'un homme sur la défensive, déterminé à protéger son intimité, mais... Heinz n'avait jamais lu Freud. C'était, après tout, un des auteurs que Goebbels avait fait brûler en place publique.

"Ah. Oui, vous avez raison. Ce sera plus confortable. Pour ce qui est de la sûreté, ne vous inquiétez pas, vous pouvez avoir toute confiance en Constance."


Et ce n'était pas comme si des badauds circulaient dans les couloirs. De tous les lieux "publics" de Montreuil, la maison Puisal était sans contestation possible le moins achalandé. L'Hauptsturmführer s'effaça néanmoins pour laisser passer l'autre. L'avantage du couloir, c'est que ça sous entendait que la rencontre allait être très courte. Le désavantage du bureau, c'est qu'en général, Heinz se sentait obligé de faire durer la sauce. Il referma la porte derrière Trommel tenaillé par l'impression de refermer la cage sur un lion.

"Vous étiez dans la police ?" demanda l'officier en regagnant son fauteuil. A priori, c'était ce qu'indiquait son dossier, mais bon, il fallait bien lancer la conversation puisqu'il n'avait rien à dire en dehors de ce qu'il avait déjà expliqué.
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Dim 22 Fév - 21:45

Trommel fut soulagé de pouvoir entrer. Oh, pas qu'il ait cru que l'embrasure était un lieu vraiment dangereux et ouvert à l'ennemi du Reich, mais plutôt parce qu'une rencontre officielle avec un gradé devait dans sa tête se dérouler dans un lieu officiel, comme un bureau.

Le jeune gestapiste en profite pour rapidement observer l'endroit avant de répondre à son supérieur, en restant debout pour lui signifier qu'il n'y en a pas pour des heures:

Danke für diese Einladung. Ja, ich war in der Polizei, genau. [Merci pour cette invitation. Oui, j'étais dans la police, exactement]

Après un bref silence, Jeremia reprend, un peu plus assuré:

So, ich weiss ihre Zeit ist sehr wertvoll. Dann gehe ich direkt an der Punkt. Während meine Zeit als Verkaüfer und Polizist habe ich ein paar Dinge gelernt... [Bien, je sais que votre temps est précieux. Je vais donc droit au but. Pendant mon temps en tant que vendeur et policier, j'ai appris quelques trucs...]

Il se râcle la gorge, l'air un peu hésitant et poursuit:

Dinge die nicht so legal sind, aber sehr hilfreich. Sehen Sie was ich meine?[Des trucs pas légaux, mais utiles. Vous voyez ce que je veux dire?]

Et le jeune homme d'attendre la réponse de son vis-à-vis. Pas tant qu'elle soit nécessaire en soi, mais plutôt pour voir ce que celui pense de tels talents.
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Ven 27 Fév - 3:23

Gott in Himmel, cet homme serait-il potentiellement... compétent ? Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Etait-il envoyé par Berlin pour l'espionner ? Pas pour le remplacer, ce n'était pas possible, son grade était beaucoup trop bas.

Ou alors Berlin lui envoyait simplement un homme compétent. Tout court. Sans arrière pensée. Ou pour relever le niveau. Pourtant, le SD de Montreuil se débrouillait plutôt pas mal. Pas "bien" non plus, mais certainement pas assez mal pour motiver l'envoie d'une béquille.

Un hasard. Sans aucun doute.

"Faites ce que vous voulez, tant que cela n'implique ni torture, ni meurtres."
Et après réflexion : "Ni viols. Cela va sans dire."

Après on allait encore les taxer de barbarie, sans parler des dégâts sur sa relation avec Paul. Non, Heinz comptait soigner l'image publique de son service. Il n'avait aucun espoir que qui que ce soit les prenne pour d'authentiques policiers, mais au moins pouvait-il essayer de ne pas passer pour un bourreau.

"Rassurez-moi, vous n'êtes pas passé de la police à la Gestapo justement pour tabasser les gens avec encore plus d'impunité qu'à l'Alex* ? Parce que ça ne se passe pas comme ça, ici. Le dernier que j'ai eu dans ce genre là n'est pas resté bien longtemps."


Heinz se garda bien de préciser que Kurz avait sans douté été récompensé par sa mutation à Paris et que l'Hauptsturmführer n'y était pour rien. Trommel, par contre, avec son rang de simple soldat, pouvait probablement finir au fin fond des monts du Hartz si son chef le décidait.



[*L'Alex : le QG de la police Berlinoise, situé sur l'Alexanderplatz]
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Ven 27 Fév - 3:35

Trommel écoute son supérieur d'une façon très attentive et peine à dissimuler sa surprise en l'entendant. Il n'aime pas l'opinion que son supérieur se forge à son sujet et après un silence où il rassemble ses pensées, lui répond, tentant tant bien que mal de maîtriser ses émotions:

Nein, ich habe keine Lust in der Gewalt. Ich komme zu diesem Mittel nur wenn allen anderen Mitteln sind erfolglos geblieben. Und es tut mir leid, weh zu tun. [Non, je ne prends pas plaisir dans la violence. Je n'en viens à ce moyen que quand tous les autres moyens sont restés sans succès. Et cela me désole de faire mal].

Le soldat laisse passer un instant, le temps que son supérieur assimile cette déclaration et puisse juger de la sincérité de celle-ci puis demande:

Sonst, haben Sie eine Mission für mich? [Sinon, avez-vous une mission pour moi?]

Le jeune homme semble impatient, soit de commencer son travail, soit de mettre fin à l'entretien, voire les deux...
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Ven 27 Fév - 4:36

"Oh. Bon et bien c'est parfait,"
répondit Heinz, légèrement embarrassé. Si Trommel était un type bien, à sa place aussi il se sentirait un peu... vexé par la suspicion. Il s'efforça de sourire et de paraitre amical pour rattraper le coup. "On devrait s'entendre dans ce cas. Ce n'est pas contre vous, vous vous rendrez juste compte que vos collègues sont majoritairement des brutes et votre prédécesseur était particulièrement gratiné."


Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui refiler ? L'arrestation des communistes était en cours mais en passe d'être réglée. Pareil pour les juifs. L'arrestation du colonel Marceau signait probablement la fin d'Edelweiss. Restait cette feuille de chou, Action Libre, qui circulait encore. Trommel n'avait aucune chance de les retrouver vu sa maigre connaissance de la ville.

"Vous parlez français ? Oui, c'est écrit dans votre dossier. Bon, je vous place sur le dossier Action Libre. Demandez à Constance de vous trouver des copies de ces torchons. Vous bosserez avec l'Unterscharführer Müller mais n'en attendez pas trop, il est aussi sur le marché noir et ça l'occupe beaucoup. Oh et si votre français ne suffit pas pour comprendre certains passages apportez les moi, je vous aiderai."

Il faillit ajouter je suis diplômé en littérature française, mais ça ne faisait pas très policier.

[Je te sens impatient d'y aller, du coup tu peux conclure !]
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MessageSujet: Re: Jamais deux (psychopathes) sans trois [26 Juin 1941]   Sam 28 Fév - 2:30

Jeremia écoute son supérieur lui donner ses ordres et répond simplement:

Jawohl mein Herr! Ich melde mich ab! [Affirmatif monsieur! Je m'annonce partant!]

Il effectue un salut, au garde-à-vous, puis après avoir reçu la permission de disposer, sort pour discuter avec Constance du dossier Action Libre et prendre connaissances de ces torchons. Cela allait l'occuper un bon moment sans doute...

[Je suis pas pressé, juste envie de voir la ville :) ]
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