Bis bald [17 juillet 1941]


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Bis bald [17 juillet 1941]

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Allemand
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MessageSujet: Bis bald [17 juillet 1941]   Dim 22 Fév - 23:02

Ce soir là, tout homme décidé à traquer de l'Allemand dans la grande maison de Liliane Keller y serait parvenu avec une facilité déroutante : il lui suffirait de suivre la piste de pièces d'uniformes abandonnées sur le parquet.

Le début de soirée avait été aussi innocent qu'une soirée dansante peut l'être dès lors que les deux blonds étaient impliqués. Hans-Rüdiger avait offert le champagne, comme d'habitude, et Liliane l'en avait remercié d'avance en se parant de la fameuse et très flatteuse robe rouge de leurs débuts. Ils avaient enchaîné plusieurs danses, un peu trop bu et partagé des commérages sur leur travail respectif. Depuis un peu plus d'un mois qu'ils se fréquentaient ils se découvraient à peu près aussi infâmes l'un que l'autre.

Infâmes, mais, de l'avis de Rudy, dix fois trop séduisants pour ne pas être l'envie du tout Montreuil.

L'officier avait décidé que Liliane était une grande dame. Il n'avait même pas tenté de lui proposer de coucher avec elle le premier soir alors qu'il l'avait raccompagnée avec la plus grande galanterie. Ni même le suivant. Elle ne le lui avait pas proposé et appréciait visiblement de se faire désirer, alors qu'il se refusait à passer pour un goujat ; qu'importe ! Von Warlau pouvait passer sa frustration sur ses subordonnés. On ne dirait pas de lui qu'il manquerait sa cible ou bâclerait la conclusion de l'affaire. L'empressement, c'était bon pour les nuls comme Peter Hessler.

Son départ pour l'Afrique changeait tout. Rudy ne savait pas combien de temps ils étaient censés rester là bas ni même si la Die Adler retournerait à Sarnand un jour. Dans ces conditions, il n'avait que deux choix : conclure, baiser la belle et l'oublier dans trois semaines, ou ne rien faire du tout et passer les trois semaines en question à songer à son inutile abstinence.

Heureusement pour lui, Liliane Keller avait été : 1) consentante (mais après tout, qui ne consentirait pas à passer une folle nuit à dévorer des heures de sommeil dont Rudy aurait besoin le lendemain ?), 2) une bombe au lit.

Il n'empêchait qu'il était deux heure du matin et que Rudy décollait dans six heures... et débutait l'harnachement de Majestas dans quatre.

"Il faut que j'y aille," marmonna-t-il. Il ne fallait pas qu'il s'endorme, sinon il lui serait impossible de se réveiller à l'heure. "La Die Adler quitte Sarnand demain... ce matin, je vais être en retard."

Il jeta un regard d'excuse à la sublime créature couchée près de lui. Il espérait qu'elle serait assez bonne joueuse pour le laisser se rhabiller avant de le foutre dehors : sa voiture l'attendait devant le porche, mais quand même, Rudy n'avait pas envie de franchir ses quelques mètres en tenue d'Adam, son uniforme dans les bras.

"J'ai un cadeau pour toi. Pour fêter mon départ."
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   Jeu 26 Fév - 20:03

Enfin. Enfin Liliane pouvait se dire que Hans-Rüdiger von Warlau n’était pas juste un petit frimeur n’ayant que de la gueule. Non pas qu’elle en ait douté plus que cela... les dernières semaines avaient été assez agréables, la jolie blonde appréciait la compagnie et la langue acérée de son courtisan, d’autant plus que cela lui permettait de continuer de sortir et de s’amuser, malgré la mise en application plus drastique du couvre-feu.  Le départ imminent pour l’Afrique de ce dernier avait un peu précipité les choses, elle aurait bien aimé le faire languir encore un peu... Mais à quoi bon si au final ils ne concluaient pas ? Si elle n’obtenait jamais la réponse à la question que devaient se poser - beaucoup, l’enseignante en était sûre - de femmes de Montreuil et de Sarnand : le Major von Warlau était-il un bon coup au lit ? A présent elle savait. Son expression réjouie en disait assez long sur le verdict...

Pourquoi fallait-il qu’il gâche tout en l’ouvrant ?

« Et je suppose que c’est le moment où je suis censée te traiter d’immonde goujat et jeter tes vêtements par la fenêtre... »

Elle fit une moue dégoutée.

« Quel ennui ce serait si j’étais de ce genre si prévisible... »

La blonde se roula sur le coté feignant de chercher une position plus confortable et un désintérêt royal, mais surtout afin de cacher sa mine légèrement renfrognée. Non mais, elle n’était pas de ces personnes qu’on abandonne au beau milieu de la nuit comme ça à moins qu’elle n’ait décidé ELLE de mettre dehors le malotru. Certes ses raisons étaient valables et alors ? Deux heures du matin, il était trop tard pour dormir mais qu’est-ce qui lui disait qu’elle en avait fini avec lui pour autant ? La française se sentait soudain portée par une fougue exaltée par une mauvaise foi indéniable : elle voulait plus, là, maintenant...  

La dernière déclaration de son partenaire interrompit ses ruminations et sa frustration croissante. Une lueur passa dans le regard de Liliane à la mention d’un cadeau et elle fut bien contente que son dos ostensiblement tourné l’empêche de noter son changement soudain d’humeur. Bien que se revendiquant tantôt femme forte et indépendante avec un crâne incroyable, la bourgeoise n’en restait pas moins frivole et friande de ce genre d’attention. Peser le pour et le contre entre continuer de bouder et mordre à l’hameçon ne lui prit guère longtemps.

A présent que sa curiosité était piquée elle voulait bien faire un effort pour se montrer plus gracieuse. Daignant à nouveau regarder son Hans-Rüdiger von Warlau, elle le gratifia d’un charmant sourire, supputant en même temps sur la nature du cadeau qu’il lui réservait. Il n’avait pas intérêt à la décevoir car aux yeux de la française la pertinence d’un tel choix en disait long sur la nature d’une personne et la façon dont elle percevait son destinataire. Or le blondinet avait mis la barre assez haut ce dernier mois, elle ne saurait donc souffrir nul échec de sa part...

En définitive, sortir avec Liliane pouvait tenir de l’infernal et mettre l’endurance mentale de tout partenaire potentiel à rude épreuve, à moins d’être fait du même bois qu’elle (ce qui devait probablement être le cas du pilote, ce sans quoi il l’aurait envoyée sur les roses depuis longtemps).  

« Ca tombe bien, j’avais prévu quelque chose pour ton départ aussi. »


Ce sur quoi elle sortit un petit paquet de forme rectangulaire de la commode à coté du lit. Il contenait un exemplaire de « La Guerre des Gaules », en édition bilingue, français mais aussi et surtout latin. Nul doute qu'il saisirait le clin d’œil.  
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   Jeu 5 Mar - 16:35

Ah ah ah. Pour un peu Rudy aurait presque cru qu'elle allait le faire. Mais non, Liliane était une grande dame, avec beaucoup trop de fierté pour commettre un acte de rageuse qu'elle attribuait volontiers à de petits sottes. Ce qui était bien avec la fierté, c'est que c'était une qualité qui rendait les gens plutôt prévisibles.

Il décida de laisser Liliane bouder un peu et entreprit de partir à la recherche de ses sous vêtements. Il s'agissait de la dernière pièce dont il s'était débarrassée, aussi ne devaient-ils pas être bien loin... ah, était-ce une chaussette ? Et sa copine ! Au moins ne serait-il pas pieds nu.

Il avait eu le temps de dégotter ça et de secouer un peu son pantalon (balancé sur un fauteuil) lorsque Liliane lui annonça qu'elle avait un cadeau. Il se retint de dire que ça ne pouvait certainement pas être aussi bien que sa propre offrande : il n'y avait pas de galanterie à affirmer en permanence sa propre supériorité, n'est-ce pas ? Et puis, Liliane avait de bons goûts, alors ce serait sûrement une bonne surprise.

Rudy adorait les surprises. Son côté gamin.

"Fais voir ?" demanda-t-il en boutonnant son pantalon, les bretelles encore pendantes sur les hanches.

L'emballage faisait un peu terne, genre papier kraft. Ca ne venait sans doute pas d'une boutique de luxe. Elle n'oserait pas lui offrir des chocolats, quand même ? Quand une femme offre des chocolats, ça veut dire qu'elle va en manger la moitié (voire plus), et puis c'était bizarre. Les hommes offrent des chocolats aux femmes, pas le contraire. Cela dit ça ne faisait pas de bruit quand il secouait. Trêve de patience ! Il déchira le papier.

"Mais c'est génial ! Je l'ai au château, évidemment, mais je ne l'avais pas dans ma bibliothèque personnelle." Bizarrement, il avait pourtant l'air aussi enthousiaste qu'un gosse. "Merci beaucoup ! Je pourrais le lire à Majestas, je suis sûr qu'il va adorer !"

Surtout les parties sur les massacres des Gaulois. Majestas adorait toutes les histoires de massacres. Quel malheur qu'il ne puisse entamer la lecture tout de suite ! Il s'y mettrait à la première escale. En plus, comme sa famille disposait déjà de quatre éditions dont une française (car toutes les traductions ne se valent pas), il pourrait annoter celle-ci à loisir, c'est à dire placer tout un tas de commentaires "spirituels" sur les malheureux vaincus, des "ah ah" ou juste souligner des répliques classes à ressortir lorsque Majestas viendrait piétiner le palais de Buckingham.

"Ton cadeau est dans ma veste. Il semblerait que je l'ai malencontreusement laissée en bas. Je reviens !"
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   Sam 7 Mar - 17:24

La jeune enseignante observa du coin de l’œil la réaction de l’allemand à son présent tandis qu’elle enfilait de son coté une nuisette en soie. L’édition qu’elle lui avait donné n’était clairement pas de première main, on voyait à l’état de la couverture et des pages que l’ouvrage avait servi mais la finalité n’était pas d’offrir une belle édition hors de prix. Il était probable que le jeune officier trouve à redire sur la qualité du cadeau, elle espérait toutefois qu’en poussant plus loin il remarquât ses ajouts personnels. Liliane s’était en effet amusée à lui laisser une poignée de commentaires de son cru en latin à déchiffrer. Des sortes de devoirs à la maison ? A en juger par la teneur des petits mots disséminés dans l’ouvrage c’était peu probable, un certain nombre n’auraient pas été lisibles à haute voix dans une langue compréhensible de tous.
 
Satisfaite par l’enthousiasme apparent du pilote elle décida d’abandonner toute mauvaise humeur. Bon, il faudrait probablement moins d’une demi semaine pour qu’il se lasse du jeu mais au moins on ne pourrait pas dire que Liliane Keller n’est qu’une infâme profiteuse incapable de retourner toute galanterie !

La bourgeoise lui répondit par un petit signe de la main lorsqu’il lui indiqua qu’il s’absentait juste le temps de récupérer sa veste. L’occasion de se refaire très rapidement une beauté pour réparer les dégâts que leurs ébats avaient provoqué sur sa mise en pli. L’espace d’un instant elle se demanda si l’allemand oserait en profiter pour s’éclipser en douce puis elle se rappela l’arrogance légendaire de Hans-Rüdiger. Un tel oiseau ne prendrait pas le risque de laisser une réputation de pleutre derrière lui. Question de fierté... ou pas. Mais les chaussures laissées en guise de caution lui laissaient à penser qu’il allait bel et bien revenir avec son cadeau.

Elle venait juste d’ouvrir une fenêtre pour aérer un peu au retour du blondinet.

« Cigarette ? »

La française feignait une attitude détachée de diva. Elle supposait que ce devait être le genre de délire qu’attendait le Flieger. Liliane se souvenait d’un amant insupportable qu’elle avait eu il y a quelques années de cela et qui lui demandait de jouer du violon pour lui afin qu’elle le laisse « entrer dans son univers sombre et tourmenté » pour reprendre ses paroles. Ah... si les femmes se faisaient parfois des films et démontraient un niveau de connerie atterrant, les hommes n’étaient pas en reste non plus...

Quoi qu’il en soit, malgré ses manières, elle brûlait de découvrir le cadeau qui lui était réservé. L’allemand noterait peut-être la tension de sa posture ou bien reconnaitrait encore son fameux regard « pas intéressée-intéressée ».
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   Dim 8 Mar - 20:32

Von Warlau revint quasiment entièrement habillé après avoir retrouvé sa chemise posée sur une reproduction de buste antique, en haut de l'escalier. De son avis ce cher Brutus avait l'air plus séduisant lorsqu'une pièce de vêtement dissimulait son gros nez crochu, mais bon, sa chemise risquait de froisser (et puis, s'il devait partir, il fallait s'y mettre avec un brin d'efficacité. Il fut presque déçu de découvrir que Liliane s'était, elle aussi, partiellement rhabillée en son absence ; presque puisque, justement, cela facilitait son départ.

Même si, en toute objectivité, cette nuisette lui faisait un décolleté digne des gorges du Rhin.

"Pourquoi pas ? Je ne fume pas, mais on va dire que c'est une occasion spéciale."


Il allait encore tousser comme un gros nul mais, comme à chaque fois, Rudy était irrésistiblement par l'image classieuse qui s'en dégageait. Liliane avait cet air de croqueuse d'homme hollywoodienne, de sensualité qui, du même connait, rendait sa clope aussi désirable qu'un morceau de chocolat. Tout ça était bien cliché, mais le Flieger ne s'en rendait pas compte, tant il se voyait lui même en sex symbol cinématographique à cet instant précis. Sa vie était une biopic dont tous les autres hommes devaient s'inspirer.

Comme prévu, la cigarette le fit tousser et le ramena sur terre, façon ado.

"Bon, au final, j'aime toujours pas," dit-il en écrasant la cigarette à peine entamée dans le cendrier. En plus, ça donnait un sale goût, terriblement tue l'amour. Heureusement que Liliane avait ouvert la fenêtre. Ca partirait plus vite.

"Mon cadeau, donc..." rappela-t-il, goguenard, en glissant sa main droite dans le bas de son dos. Faute de poche arrière, il avait glissé le précieux sésame dans sa ceinture. "Si tu avais été une autre femme, je pense que j'ai pris un truc classique. Bijou, parfum, ce genre de trucs. Mais je pense que tu trouveras ça beaucoup plus précieux."

Il lui adressa un nouveau sourire qu'il imaginait à tomber puis, avec un "tadam" victorieux, lui présenta une sorte de rectangle cartonné, plié en deux, à peu près grand comme sa main.

"Pour que tu puisses recommencer à hanter le lieu de perdition où nous nous sommes rencontrés, quelque soit l'heure !"
proclama-t-il en lui tendant un Ausweis valable (en théorie) à vie.
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   Sam 14 Mar - 3:40

Bingo, elle avait visé juste. Liliane relâcha doucement la fumée, savourant le moment présent. L’endroit où s’égarait le regard de son compagnon ne lui échappait pas et loin de s’en offusquer, elle en tirait même une certaine satisfaction. Un tel intérêt rendait tout bonnement honneur à son décolleté, l’indifférence, elle, aurait été un crime de lèse-majesté que la blonde n’aurait pu souffrir. Pas sûr que ce genre d’attention aurait été si bien accueillie de la part d’un laideron anonyme... Mais au diable la bonne foi, c’était leur dernière nuit, tous les caprices étaient permis.

La toux de l’allemand lui arracha un franc sourire. Non effectivement, la cigarette ce n’était pas son truc. L’image des gosses tirant leur première latte en douce après les heures de classe lui vint instantanément à l’esprit... Elle tâcha aussi rapidement de la chasser. C’était un de ces tableaux à vous gâcher une soirée plutôt réussie et à vous couper toute envie.

Allez, cesse de me faire languir avec ton cadeau.

A le voir aller chercher dans son dos comme ça le fameux présent devait être de taille petite. Ca excluait donc déjà pas mal d’hypothèses : pot de fleur, vêtement, animal empaillé (après la fameuse loterie de Montreuil tout était possible) etc. La déclaration suivante du pilote excluait les coutumiers parfums et bijoux. Se pourrait-il alors que...

« C’est fantastique ! »
   

La jeune femme était sincèrement ravie et surprise. L’idée lui avait déjà traversé l’esprit de lui quémander le précieux petit papier mais elle n’avait jamais trouvé d’occasion appropriée. Ce don inespéré d’un Ausweis dépourvu de toute date d’expiration arrangeait bien ses affaires et il était porteur d’un message des plus élégants : il lui donnait sa bénédiction pour aller se trouver un nouveau camarade de jeu. Pas de fausse promesse de retrouvailles futures ou de déclarations creuses, dans une semaine ils se seraient oubliés mais qu’importe la vie continuait !

« Je ferai honneur à ton présent »


Elle pressa la nuque du blondinet pour l’embrasser. 2h du matin, il restait encore le temps de s’amuser, non ?
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   Lun 16 Mar - 1:22

Rudy retint un sourire victorieux. A vaincre sans péril, on triomphait sans gloire, et sur ce coup là, il n'avait pas risqué grand chose : n'importe quel montrois ou montroise aurait sauté de joie à l'idée de pouvoir sortir n'importe quand, sans avoir à se cacher dans les ombres à chaque fois qu'un bruit annonçait l'approche d'une possible patrouille. Toujours est-il que la réaction de Liliane le confortait dans son petit orgueil. Il faudrait des semaines, peut être même des mois avant qu'elle ne mette la main sur quelqu'un qui pouvait, d'un claquement de doigts ou presque, lui obtenir de tels passe-droits.

En temps normal, cette gracieuse attitude ne l'aurait pas empêché d'accepter les passionnés baisers de sa belle. Mais à présent qu'il était partiellement habillé, et parce que l'heure avançait, ses pensées se tournaient de plus en plus vers son commandement du lendemain. D'un autre côté, il avait entendu de drôles de rumeurs concernant la propreté des femmes en Afrique du Nord, et même quelques histoires sur ce que les arabes étaient prêts à faire aux blancs qui tentaient de déshonorer leurs filles. Les bras de Liliane étaient peut être les derniers qu'il aurait l'occasion de fréquenter avant plusieurs semaines, si ce n'est des mois. La perspective avait de quoi déprimer le meilleur des hommes.

"Bon. Une demi-heure. Je ne peux vraiment pas rester plus longtemps."

Bah, il était jeune, il pouvait bien survivre à une nuit blanche. Il n'aurait qu'à lire des passages de la Guerre des Gaules à Majestas pour se garder éveillé, et peut être faire la sieste à la pause de midi.
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MessageSujet: Re: Bis bald [17 juillet 1941]   

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