Accorder ses violons [11 juillet 1941]


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Accorder ses violons [11 juillet 1941]

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MessageSujet: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Sam 28 Fév - 1:09

Sarnand interdit, Sainte-Marie interdit... en somme tous les lieux intéressants étaient interdits et Tim en avait plus qu'assez. Il n'était pas du genre à se débrouiller mal pourtant mais il semblait que depuis qu'il était là, rien n'allait bien. A part Hermeline mais bon, ça il n'était pas censé en parler et il était presque persuadé que cela serait interdit également.

Il s'était donc finalement décidé pour faire amende honorable et pour se retrouver, si possible, à nouveau admis un peu partout avec un sourire désabusé et un soupir navré. C'est donc un Timothée parfaitement bien habillé, lavé et coiffé, chose rare, qui arriva en ce début de mâtinée vers l'institution Sainte-Marie. Il avait un panier à la main et un sourire enjoué aux lèvres. Bon, il allait se faire mettre à la porte, c'était pratiquement certain, mais il pouvait aussi parvenir à ses fins. Tout allait dépendre de la présence ou de l'absence d'une certaine personne.

Il frappa à la porte de l'institution et offrit son plus beau sourire innocent et gentil à la personne qui se présenta. Et en plus, il trouva même le temps de prononcer toutes les voyelles ou presque.

"Bonjour, j'aimerais voir m'dame Keller pour lui parler de ses leçons de violon et pour lui apporter ce panier qu'elle a commandé. Elle est là ?"

Il était fier de lui, il avait réussi brillamment et il sourit de plus belle en attendant à la porte. Il ne tenta même pas de rentrer ou quoi que ce soit, ce qui était un net progrès par rapport à l'habitude. Mais bon, il avait la flemme de tenter d'escalader, il s'était déjà levé tôt pour être prêt et avoir le temps de terminer son travail chez Madame Manon avant de débarquer à l'improviste.
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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Jeu 5 Mar - 17:39

Liliane avait toujours eu en horreur les rencontres avec les parents de ses élèves. Premièrement parce la grande majorité de ces rendez-vous ne servait à rien, sinon à flatter leur égo, persuadés qu’ils étaient que leur chère progéniture était le centre du monde. Deuxièmement car bon nombre d’entre eux ne se gênaient pas pour la jauger ouvertement ou afficher leur éventuel mécontentement. Madame Garnier faisait partie de cette dernière catégorie. L’enseignante sentait peser sur elle un lourd regard désapprobateur dont elle peinait à s’accommoder. D’ordinaire elle se contentait d’ignorer les impolitesses en se cachant derrière un sourire crispé mais l’effort lui coutait aujourd’hui. Qu’est-ce qu’elle pouvait la gonfler avec ses histoires...

« Hm hm... Certainement oui... »
 

Son esprit partait lentement à la dérive, décrochant de la conversation pour s’attarder sur des questions essentielles telles que ce qu’elle allait mettre pour sa prochaine sortie, si elle avait assez arrosé ses plantes (avec cette chaleur il fallait faire attention !)...
L’irruption d’un membre du personnel de l’institution la sortit de sa torpeur. On voulait savoir si elle attendait bien Timothée Vivier. En réalité ? Non, mais l’occasion était trop belle de se débarrasser de l’insupportable madame Garnier. Elle s’excusa avec un sourire des plus faux et mit fin à l’entretien sans autre forme de procédé.

C’est avec un léger sourire aux lèvres qu’elle accueillit le jeune homme. Elle nota sa mise particulièrement soignée. Voilà qui changeait de ses habitudes, ce nouveau style allait-il durer ou était-il simplement exceptionnel ?

« Alors comme ça tu serais finalement intéressé par mes leçons ? »

Son regard tomba sur le panier qu’il portait à son bras.

« C’est pour moi ? »  

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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Jeu 5 Mar - 19:56

On alla lui chercher le professeur Keller et Timothée gratifia la personne en question d'un sourire radieux et resplendissant avant d'attendre tranquillement que le professeur arrive. Il lui fit également un sourire joyeux et la détailla sans se gêner, elle était habituée à lui depuis le temps donc il pouvait regarder ça n'engageait à rien. Il avait attendu qu'ils soient seuls pour pouvoir répondre.

"Ben en fait j'sais pas si j'veux ou pas. C'qui m'plairait c'est d'pouvoir rev'nir ici quand que j'veux. V'savez j'suis pas 'torisé à m'pointer quand qu'ça m'chante, et y parait qu'y'a un clebs qu'monte la garde l'nuit. Alors qu'franch'ment l'filles j'leur fait pas peur v'savez."

Il lui sourit avec impudence tout en regardant le panier et en hochant vivement la tête.

"Ouais j'vous ai apporté d'trucs qu'j'ai ramassé sur l'bord d'la route. Bon, c't'ait p'têt dans un champ mais chut faut pas l'dire."

Il découvrit le panier qui contenait des carottes, des poireaux, des pommes de terre et quelques pèches. Alors oui, il n'avait pas forcément demandé à récupérer tout ça mais ça ferait plaisir à Madame Keller qui était l'une des personnes à avoir les clefs de l'institution.

"Et pi pour l'violons, j'veux bien essayer, y parait qu'ça fait d'trucs pas mal quand on a l'doigts qu'bougent bien et moi j'ai l'doigts habiles v'savez. Et s'non, pour v'nir ici, j'pourrais faire d'trucs, j'sais pas moi, aider dans l'douches ou l'chambres."

Et à nouveau un grand sourire impudent pour Liliane. On ne pouvait pas dire que Tim perdait de vue son objectif principal dans la vie.
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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Dim 8 Mar - 5:29

« Il y a peut-être une bonne raison à ton bannissement de l’institution. »

Réponse du tac-au-tac, elle n’allait pas se laisser infléchir par juste un peu d’audace. Liliane n’était cependant pas totalement fermée à la suggestion, pour le moment elle voulait simplement se concentrer sur le panier qu’il lui avait apporté. Des fruits, des légumes, un petit plus fort appréciable en ces temps de rationnement. Si la française avait dû compter uniquement sur ce à quoi sa profession d’enseignante lui donnait droit, son niveau de vie n’aurait certainement pas été le même...  

Pas de doute, le garçon savait comment mettre toutes ses chances de son coté pour vendre sa requête, mais ça, elle le savait déjà depuis le temps. Liliane commenta avec un sourire insolent.

« Pas de fraise ? Je suis déçue »

Allez savoir pourquoi l’évocation de ce fruit pouvait provoquer de tels émois. Probablement une histoire que seul le professeur et Timothée pouvaient comprendre.

« Pour les leçons de violon je pense laisser tomber progressivement et éventuellement me prendre un vrai second travail d’appoint. Après si ça t’intéresse vraiment je veux bien t’apprendre... »

Elle haussa les épaules l’air de dire que c’était comme il le sentait avant de replonger dans ses pensées. Après un petit moment de réflexion Liliane finit par le jauger avec le plus grand sérieux. Il n’y avait nulle trace de légèreté dans sa voix lorsqu’elle reprit la parole :

« Pour en revenir à ta demande. Peux-tu me promettre que tu ne feras pas de grosses bêtises ? »

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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Dim 8 Mar - 10:54

Le jeune homme fit la moue quand il entendit qu'il y avait peut-être une bonne raison à son bannissement alors que franchement il n'y en avait aucune. D'accord il avait voulu passer du temps avec les jeunes filles de l'institution mais cela n'était pas une raison pour lui interdire complètement l'accès à ces lieux. Il savait quand il devait s'arrêter et il ferait attention.

"J'me suis juste pointé une nuit par l'toits, c'tait rien d'bien méchant et j'promets qu'j'ai rien fait d'mal."

Il regarda le panier à son tour pendant qu'elle se plaignait du manque de fraises et il haussa les épaules en répliquant.

"Z'aviez qu'à pas tout bouffer l'aut' jour !"

Bon, ce n'était pas vraiment la raison du manque du fruit rouge, mais plutôt le fait que Tim y était retourné plusieurs fois mais cela elle n'avait pas besoin de le savoir même si l'adolescent se doutait qu'elle en avait parfaitement conscience. Il l'écouta tranquillement pendant qu'elle parlait des leçons de violon qu'elle allait arrêter pour prendre un second travail et il lui sourit en répondant.

"Z'êtes prof d'français, l'mieux c's'rait d'aller donner d'cours aux all'mands. V'savez j'suis sur qu'à Sarnand ils voudraient bien d'vous. Z'êtes pas vilaine à r'garder, z'avez rien d'bien dang'reux en plus donc c'devrait pas vous poser d'blèmes. J'vous propos'rais bien d'plaider vot' cause mais j'suis pas en odeur d'saint'té là bas. Y parait qu'c'est pas un lieu pour l'sales gamins qu'y z'ont rien à y faire."

Et ça lui posait vraiment problème au final. Il allait devoir soudoyer quelques copains de chez sa patronne pour finalement avoir à nouveau le droit de monter et pouvoir regarder tout autour de lui et apprendre plein de trucs intéressants.

"Mais pour en rev'nir à not' affaire, ouais j'promets d'pas faire d'conn'ries ! Promis, juré, craché."

Et il cracha au sol avant de poser le panier aux pieds de Liliane et de croiser les mains dans son dos en faisant son plus beau sourire innocent. Celui qui marchait presque avec tous ceux qui ne le connaissaient pas.

"Alors c'quoi vot' idée ?" Il secoua la tête et se repris. "Madame Keller, en quoi puis-je vous être d'une quelconque utilité ?" Et le sourire encore plus resplendissant revint parce qu'il avait fait de gros efforts pour parler sans manger la moitié des mots.
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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Mar 10 Mar - 20:59

« Tu devrais faire attention avec les sorties nocturnes, vu le durcissement des mesures de contrôle tu pourrais avoir des ennuis... »

Venant de Liliane c’était un peu l’hôpital qui se foutait de la charité. Cependant, elle, contrairement à Timothée, ne se promenait pas n’importe où et elle veillait toujours à être accompagnée d’une personne en mesure de fournir les papiers nécessaires en cas de contrôle. Ces derniers temps elle profitait ainsi de la compagnie du Major von Warlau, cette vie nocturne active commençait d’ailleurs à se répercuter sur son état de fatigue. Il faudrait qu’elle mette le holà sur ces sorties avant que son travail n’en pâtisse (d’autant plus si elle envisageait de mettre les bouchées doubles à ce niveau).

Lorsqu’il évoqua Sarnand, elle ne put s’empêcher de rebondir

« Comme c’est saugrenu qu’une base militaire ait un accès restreint effectivement, pauvre de toi ! »

En vérité elle était même étonnée que le garçon n’ait pas eu de soucis plus tôt. Ceci dit, il était vrai que la débrouillardise était un trait très marqué de la personnalité de son interlocuteur, le salopiaud savait tromper son monde et obtenir ce qu’il voulait avec une facilité déconcertante.

« Mais oui, la possibilité de postuler là-bas m’a traversé l’esprit. Je pense qu’une expérience de ce genre pourrait être enrichissante... »

De l’hésitation perçait dans sa voix. Visiblement quelque chose faisait douter l’enseignante. Peut-être que cette décision représentait un pas qu’elle ne se sentait pas tout à fait prête à faire... reprenant contenance après cet instant d’égarement, elle enchaina :

« Pour le piston ne t’inquiète pas, j’essaierai de faire jouer des relations, on verra bien. Rien ne presse de toute façon. »

Trêve de digression, il était temps de revenir au sujet initial de leur conversation. Liliane ne put s’empêcher de lâcher un sourire amusé à la vue de son petit numéro.

« Economise ton énergie, ce n’est pas moi qu’il va falloir convaincre tu sais. »

Elle croisa les bras en le jaugeant. Cette entreprise allait immanquablement se solder par une catastrophe, cela ne faisait pas un pli... Tant pis, la bourgeoise avait décidé de lui laisser le bénéfice du doute.

« Il me semble que le concierge aurait bien besoin d’un peu d’aide. Je lui en toucherai un mot, après le reste ne dépendra que de toi, ça te va ? »

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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Jeu 12 Mar - 23:48

Le regard de l'adolescent se fit très amusé quand elle lui parla d'ennui à trainer le soir. Comme si Timothée allait se laisser prendre par les autorités. Il n'en avait absolument pas peur et il était tout à fait capable de se débrouiller seul. Mais il ne pouvait pas non plus lui sortir ça directement parce que c'était certain que les allemands n'apprécieraient pas qu'un gamin leur dise qu'ils ne parviendraient jamais à le coincer.

Aussi, il laissa filer et il écouta la suite. Cela le fit grimacer et grogner de dépit. Oui c'était normal qu'on ne puisse pas aller à Sarnand, mais c'était tout de même très très déplaisant. Il aurait aimé avoir la possibilité de se promener partout comme il le voulait.

"C'rien qu'des cons d'toute façon. J'fais d'commissions pour m'da... Madame Manon et j'ai même pas l'droit d'aller l'vrer d'trucs aux gars d'là bas parc'que j'dois pas fouiner. Mais j'fouine pas, j'm'instruis !"

Et c'était très instructif de visiter les bases militaires sécurisées, ça donnait une instruction différente d'un pensionnat pour jeunes filles mais ça donnait quand même une instruction intéressante.

Et quand elle avoua avoir réfléchit à l'idée et surtout ne pas avoir besoin de piston parce qu'elle en avait déjà, il lui fit un sourire encore plus éclatant qu'avant.

"T'sais j'sais causer all'mand ! T'peux m'présenter à tes copains pour que j'retourne l'bas sans causer d'blème. J'promets que j's'rais s'per gentil, un vrai p'tit ange."

Et il croisa les bras sans son dos en l'écoutant proposer déjà qu'il travaille avec le concierge. Mouais, c'était pas forcément ce qu'il avait en tête et son travail avec sa patronne l'occupait bien déjà mais en même temps ça lui donnait accès à quelque chose. Restait à savoir quoi.

"Ben c'dépend, y faudrait que j'fasse quoi ? J'suis pas bégueule mais je m'méfie d'concierges, s'vent ils veulent juste êt' peinards et fout' l'putain d'boulot sur l'zautres."

Oui, un vrai petit ange ...
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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Mar 17 Mar - 0:08

Pour s’instruire, oui, Liliane avait une idée du genre de chose qu’il en retirait, ce qui n’était pas pour la rassurer. A force de trop tirer sur la corde elle risquait de casser mais l’enseignante savait qu’elle ne parviendrait pas à faire entendre raison au garçon. Elle poussa un léger soupir, blasée. Ne se laissant pas pour autant démonter le professeur rétorqua en allemand :  

« Tu arrives aussi bien à manger les voyelles dans la langue de Goethe ? »

Le présenter à ses quelques contacts ? Hm, elle sentait très mal cette idée. De plus il lui demandait déjà de lui arranger le coup avec l’institution, ce qui n’était pas gagné d’avance vu sa réputation auprès du personnel. Elle lui répondit très calmement.

« Eh bien disons que « le petit ange » fera d’abord ses preuves à Sainte-Marie »

Sans grande surprise, la solution qu’elle lui proposa auprès du concierge ne sembla pas l’enthousiasmer spécialement. C’était prévisible, elle tenta de lui vendre l’offre malgré tout.

« Je ne sais pas moi, nettoyer les tableaux, remettre de l’ordre dans les salles de classe, ce genre de chose entre autre... »

Rien de particulièrement excitant dans tout cela. Obtenir une raison légitime pour trainer dans l’édifice, c’était là sa seule véritable motivation de toute façon. N’y tenant plus, elle finit par craquer et demander de but en blanc.  

« Pourquoi tiens-tu tant que cela à avoir accès à l’école ? », elle s’empressa de préciser, « en dehors de l'envie de chasser l’ennui, tu as une idée précise derrière la tête ? »
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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   Ven 20 Mar - 0:14

Tim observa Liliane alors qu'elle lui posait une question en allemand et il jeta un coup d'oeil autour d'eux pour vérifier qu'ils étaient bien seuls avant de répondre.

"Non ça c'est moins facile, je maîtrise moins mais j'fais des efforts."

Il fit un clin d'oeil au professeur avant de reprendre son attitude décontractée et détendue, comme si sa présence à Sainte Marie était tout à fait naturelle et qu'il n'avait strictement rien à se reprocher.

"C'est bien c'que j'me suis dit, qu'fallait êt' là avant qu'vous parliez à vos c'pains."

Et ça l'arrangeait dans un sens parce que Sarnand était tout de même particulièrement dangereux pour lui. Il risquait à tout moment de se faire renvoyer devant Siedler et ce dernier ne laisserait pas passer une seconde escapade non autorisée. Tandis qu'une virée dans une école de fille ça ne pouvait pas l'intéresser.

Timothée sourit un peu plus à Liliane quand elle parla du travail à faire.

"Si c'est qu'ça j'peux p'têt l'faire ouaip. Bon, j'bosse t'jours chez m'd... Madame Manon mais en même temps quand qu'j'ai l'temps j'me pointe et j'fais du rab ici. Ca colle pour moi."

Et la question suivante ne le fit pas perdre son sourire tandis que ses motifs devaient devenir apparents pour qu'il puisse espérer avoir une autorisation d'entrée dans la vénérable institution.

"Ben c'pas qu'j'ai b'soin d'bosser, c'plutôt qu'j'aurais envie d'voir Herm'line plus s'vent. Elle m'manque. Attention hein, j'suis pas amoureux, c'juste que v'là quoi, j'aime bien passer d'temps 'vec elle et si j'ai l'droit d'entrer ben j'pourrais l'faire. Et p'têt aussi apprendre des trucs 'vec les filles."

Il lui fit un sourire resplendissant de joie à cette phrase et attendit le verdict.
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MessageSujet: Re: Accorder ses violons [11 juillet 1941]   

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