Franz Erlinger


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Franz Erlinger

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Allemand
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Âge du personnage : 34 ans

MessageSujet: Franz Erlinger   Lun 9 Mar - 23:15

Nom :  Erlinger

Prénom : Franz

Âge : 34 ans (né en 1907)

Nationalité : Allemand (anciennement américaine)

Métier : Chef d'entreprise

Description physique :

Plutôt grand (1m79) sans pour autant dépasser le commun des mortels d'une tête, athlétique sans être très large d'épaules, Franz est finalement assez peu remarquable niveau stature. Son physique même n'est pas spécialement germanique, entre ses cheveux d'un noir d'encre et ses yeux bleus très sombres. Sa façon même de se tenir fait un peu trop détendue pour être allemande, à moins qu'il y fasse attention et se raidisse volontairement (pour les réunions du Parti, par exemple, ou pour aller à des soirées avec un peu de gratin bien nationaliste).

Franz est bel homme et il le sait. Son physique est pour lui une des trois armes dont il dispose dans la vie, avec son bilinguisme et son goût pour les chiffres, aussi en prend-t-il grand soin. Il s'efforce d'avoir une pratique sportive, même lorsque son travail est très prenant (et, de toute façon, péterait un plomb s'il ne pouvait pas se défouler), ne fume que pour prouver qu'il a d'excellents goûts en matière de cigares et en soirée et ne boit que pour conclure ses affaires, et toujours avec modération. L'habit fait le moine, aussi tente-t-il autant que possible d'avoir l'air d'un authentique industriel respectable et pas d'un nouveau riche arriviste... ce qui, parfois, n'est pas une grande réussite, et il est rare qu'il trompe les vieux bourgeois.

Sa voix de ténor est toute aussi travaillée que le reste, avec un accent de Hambourg sous lequel pointe, lorsqu'il se laisse aller, les origines rhénanes de ses parents et deux trois mots de yiddish hérités de sa jeunesse à Chicago. Il parle anglais comme n'importe quel américain avec un accent de Chicago. Pour le français, par contre, il a dans la bouche un méchant mélange d'accent anglais et québécois qui fait toujours un peut tiquer les métropolitains.
 

Description mentale :

Portait n°1 : Franz Erlinger par sa femme.
Franz est un jeune homme brillant et séduisant. Il sait ce qu'il veut et fera tout ce qu'il peut pour l'obtenir, quitte à employer des moyens un peu inhabituels. Il a un charme fou, sait écouter et a un de l'instinct pour comprendre les gens. Il est aussi ambitieux, terriblement ambitieux, mais a un vrai sens moral et beaucoup de respect pour les gens humbles.

Portrait n°2 : Franz Erlinger par son mentor
Franz est une petite crevure, mais une crevure avec un excellent sens des affaires. C'est un opportuniste qui déteste son milieu social d'origine et méprise les perdants. Il est capable d'être très charmant ou absolument abjecte, d'une franchise désarmante avec ceux qu'il respecte (ou, au contraire, qu'il ne respecte pas assez) ou d'un hypocrisie qui frise la mythomanie (lorsqu'il a besoin de quelqu'un). Heureusement, il est aussi très loyal envers ceux à qui il doit quelque chose, c'est à dire à pas grand monde, mais cela explique pourquoi Buechner travaille encore avec lui.

Portrait n°3 : Franz Erlinger par ?
Franz est un homme en mal de sensations fortes, voire en mal de sensations tout court. Devenir riche est une aventure comme une autre, au final. Les maths ont été le premier challenge de sa vie, puis la bourse, puis l'industrie allemande. Il est capable d'une loyauté absolue, mais le prix à payer pour la mériter est absolument exorbitant. On peut douter de l'existence de quelconques sentiments affectueux à l'égard de tous ceux qui n'atteignent pas ce degré là. Méprise la stupidité et l'échec. Semble toujours ressentir une frustration qui, si elle ne trouve pas d’exutoire sportif ou intellectuel, se mue en violence. Serait capable d'être un excellent caméléon social si sa misanthropie ne le rendait pas si désagréable.  

Histoire :
Né aux Etats-Unis dans une famille d'immigrants allemands, originaires de Rhénanie, Franz fut élevé dans un milieu germanophone et commerçant. Son père gérait une petite brasserie avec son oncle, qu'ils avaient ouverts après de longues années d'économies. L'un et l'autre se plaisaient à rappeler à leurs enfants qu'ils étaient arrivés en Amérique dans un état de grande pauvreté ; l'un et l'autre croyaient au rêve américain et aux valeurs du travail.

Le jeune Franz croyait surtout aux moqueries sur son accent allemand et, très tôt, s'efforça de le bannir de son anglais pour affecter un accent plus bourgeois. Reprendre une brasserie de ville de province avec trois cousins ne l'intéressait pas plus que ça : il rêvait d'une grande ville, Chicago, par exemple. Heureusement pour lui, il était exceptionnellement doué en maths, suffisamment pour obtenir une bourse et fréquenter une highschool urbaine. A partir de ce temps là, il ne revit guère sa famille.

Son diplôme en poche, il passa deux ans à l'université de Chicago, dans un cursus scientifique axé quasi exclusivement sur les mathématiques, avant de quitter définitivement les bancs de l'école (sans autre diplôme en poche que ces deux années) : trader à ses heures perdues pour financer l'université, Franz, sous le nom de Francis Erling, s'était découvert un véritable talent pour cela. A quoi bon étudier encore et y déverser tout son argent alors qu'il pouvait immédiatement s'enrichir ?

Sa carrière boursière ne dura pas longtemps, mais elle fut très fructueuse puisqu'il vendit l'ensemble de son stock d'actions fin septembre 1929, un mois avant que les cours ne s'écroule définitivement. Ses activités de 1929 à 1933 sont alors mal connues, même si des rumeurs circulent sur une participation à des trafics d'alcool, alors interdits du fait de la prohibition ; toujours est-il que « Francis Erling » reprit le nom de Franz Erlinger et émigra en Allemagne à la fin de l'année 1933, armé de plusieurs dizaines de milliers de dollars probablement un peu douteux.

Il travailla pour divers magnats de l'industrie à Hambourg, principalement comme intermédiaire auprès de gros clients américains mais aussi français, langue qu'il aurait apprise lors de « voyages à Montréal » (et le Québec était, justement, un exportateur majeur d'alcool vers l'Amérique « sèche »), sans toutefois atteindre le bilinguisme dont il peut se vanter en anglais. Il prit officiellement la nationalité allemande en 1935 et prit sa carte au Parti en 1936. Il occupa brièvement un poste de trésorier dans une cellule locale en 1938 qu'il quitta pour se rendre en Angleterre début 1939 pour une mission commerciale organisée par les usines Benz. Il rentra en Août, quelques semaines avant l'attaque de la Pologne.

Théoriquement à peu près en âge d'être mobilisé, il fut dispensé du fait de ses activités « patriotiques » (il est, depuis les lois d'aryanisation de l'industrie passées en janvier 1938, propriétaire d'une fabrique d'uniformes à Hambourg).

Il se rend à Montreuil en 1941, après l'édition des lois sur l'aryannisation de l'industrie en zone occupée, avec toutes les autorisations qui vont bien pour racheter deux usines de textile à son compte et se charger, pour un de ses clients de Hambourg, de l'acquisition d'une fonderie, ce qui est fait début juin 1941.

Il est marié depuis mai 1938 à une riche héritière de dix ans son aînée, Ilse Dässen, mais celle-ci est internée en hôpital psychiatrique depuis 1940. Sa santé déclinante, et le fait qu'elle n'ai aucun parent  survivant depuis le décès de son père en 1937 laissent présager que Franz Erlinger deviendra bientôt un très, très bon parti...

Relations :
Sa famille, aux Etats-Unis. Il les a vu pour la dernière fois en 1932, à l'enterrement de son oncle, et n'a plus du tout de contact avec eux.
Isle Erlinger, née Dässen, sa femme. Née en 1897, elle est internée depuis 1940 pour une grave dépression. Isle et Franz n'ont pas d'enfants. Il ne parle jamais d'elle et ne supporte pas qu'on le fasse.
Herbert Buechner, le principal collaborateur de Franz. C'est un grand industriel qui possède plusieurs usines de sidérurgie dans la Sarre, en plus de posséder des intérêts sur la flotte marchande de Hambourg. C'est en quelque sorte son mentor en Allemagne, et Franz travaille encore en partie pour lui.


Texte personnel :

« Ecoutez, en toute honnêteté, je n'ai rien contre vous. Les affaires sont les affaires, vous feriez pareil à ma place, » exposa Erlinger, tranquillement, au quinquagénaire qui, dans un quart d'heure, ne serait plus le propriétaire de Tissages, Lévy & Fils. L'homme n'avait pas l'air bien d'accord, mais quelle importance ? Si ce n'était pas lui, un autre industriel allemand se serait jeté sur l'occasion... même si, il est vrai, l'entreprise aurait alors été évaluée légèrement plus chère. Mais enfin, ce n'était pas de la faute d'Erlinger s'il avait un ami là où il fallait pour truander les comptes.

« Justement pas, » rétorqua le juif. Cela ne l'empêcha pas de signer. De toute façon, il n'avait légalement pas le droit de conserver son entreprise. « Même en affaires, il y a de l'éthique à avoir, jeune homme, sinon on ne tient pas longtemps. »

Ne me donne pas de leçons, vieillard. Je n'ai pas hérité ma fortune, moi.

« Ce n'est pas de ma faute si vous êtes juif, que je sache. Si je puis vous donner un conseil, d'ailleurs, vous devriez quitter le pays tant que c'est encore possible. Je sens venir le temps où les juifs français iront curer le sol de Pologne pour faire pousser des patates. »

Ou pour produire des obus, au choix. Vu la pente que suivait l'Allemagne, et comme la guerre ne semblait pas prête de s'arrêter, il n'y aurait bientôt plus beaucoup d'ouvriers à part des Juifs et des Français...

« Ceci étant dit, je ne suis pas la pire enflure que vous auriez pu croiser. Vous voyez, je suis persuadé que le karma existe, et j'aimerai bien que le mien soit à zéro à la fin de cette de cette affaire. C'est pourquoi, en échange de votre aimable signature, je vous fournirais un transport pour la Suisse, un vol direct en Zeppelin vers Lisbonne et, de là, un billet vers le Québec. Je vous remettrais également une liste de contacts qui pourront vous trouver un emploi dans, disons, la comptabilité. »

Pas sûr que ce soit entièrement légal, comme travail, mais c'était mieux que le travail forcé en Pologne.

« Vous pourrez refaire votre vie avec votre famille. Montréal est bourré de Juifs avec barbe, bouclettes et kippa, ça devrait même être dépaysant comparé à Montreuil. Je ne vous dis pas de me remercier mais à mon avis, je vous sauve la vie. »

Sa compagnie contre sa vie. Bon échange, karma à zéro, point.

Erlinger n'aimait pas avoir de remords.
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MessageSujet: Re: Franz Erlinger   Lun 30 Mar - 23:32

Calendrier :

    Chapitre 2
  • 13 Juillet 1941 : Se partager un gâteau à la framboise
    Franz rencontre Elizabeth Deresko. Il lui propose de l'engager pour convoyer des marchandises de contrebande pendant son temps libre.

  • 15 Juillet 1941 : Lettre à Herbert Buechner
    Franz expose à son ami et patron la situation à l'usine Lafeyrat & Keller et les difficultés rencontrées, en particulier le manque d'ouvriers, encore retenus en Allemagne.

  • 18 Juillet 1941 : 50/50
    Franz rencontre Liliane Keller, dont la famille possède la moitié de Lafeyrat & Keller, l'usine sidérurgique de Montreuil.

  • 28 Juillet 1941 : Relocalisation sentimentale
    29 Juillet 1941 : Recherche jeune fille pour stage professionnel
    Franz engage Rachel Adam et Timothée Vivier pour prendre soin de son épouse, Ilse, atteinte de la maladie d'Alzheimer.
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