Pascal Chevrier [ Terminé ]


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Pascal Chevrier [ Terminé ]

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MessageSujet: Pascal Chevrier [ Terminé ]   Dim 22 Mar - 15:49

Fiche de personnage

Nom :Chevrier ( Vrai nom : Morvan)

Prénom :  Pascal ( Vrai prénom : Erwan)

Âge : 36 ans

Nationalité : Français

Métier : Trafiquant de produits en tous genre disponible sur le marché noir ( en particulier des armes, de l'alcool et du matériel pour Dragons ). Mais il est officiellement le propriétaire de la petite épicerie de Montreuil : Chez Chrevier.

Description physique : Étant d'origine bretonne, Pascal Chrevier ( de son vrai nom Erwan Morvan ) avait dû troquer sa vieille tunique traditionnelle à laquelle il tenait temps pour pouvoir s'adapter à un véritable changement d’identité, fin 1940 lorsqu'il quitta sa Bretagne natal pour Paris. Il avait du aussi cacher le mieux possible son accent breton, ce qui fut une tâche très difficile puisqu'il avait été élevé dans la plus pure tradition bretonne : que ce soit son langage, sa façon de s'habiller, de vivre ou d’appréhender les français.
1M79, les cheveux noirs, moustache à la mode, bien habillé et souvent avec une clope au bec ; Pascal restait l'archétype du français moyen. C'était aussi quelqu'un de très athlétique, fils de paysans et de maraichère, Pascal a ainsi découvert le travail rural à ses 11 ans en aidant tous les jours ses parents dans les champs. L'effort ne lui avait jamais fait peur et il pouvait passer la plupart de ses journées à faire pousser des légumes plutôt que d'aller jouer avec ses camarades de l'école.

Description mentale : Pascal est ce qu'on peut appeler un homme honnête. Toujours a renseigner ses clients sur la qualité et la provenance de ses produits. Ainsi, ce trait de caractère faisait de lui un homme dont on pouvait y placer sa confiance pleine et entière. Muet comme une tombe, il est aussi connu pour sa discrétion dont il faisait souvent preuve lorsque des '' représentants '' de la justice venaient le questionner sur ces affaires.
A chaque fois c'était la même rengaine : raconter ce qu'il faisait de ses journées et d'où venait sa marchandise et s'il était prêt à coopérer avec les agents de l' '' État Français". Mais cela finissait toujours par son habituel :'' Je ne suis qu'un humble épicier '' qui l'aidait  pratiquement à chaque coup de s'en sortir sans trop de casse. Menteur ? Seulement quand c'était nécessaire ! Minutieux et méticuleux étaient aussi des adjectifs qui le décrivaient parfaitement. Ces sorties nocturnes étaient toujours préparées à l'avance et il détestait les imprévus, être présent à l'heure convenue était comme une sorte de credo pour lui.
Pascal était aussi un homme qui n'avait rien à perdre : loin de sa famille et de sa terre natale, rien ne l’empêchait vraiment de continuer cette dangereuse entreprise qu'est le trafic illégal sur le marché noir. Et puis ce n'était pas seulement une façon de gagner de l'argent, c'était aussi une façon de pouvoir fournir ce qu'il fallait à des gens qui n'avaient jamais demandés la guerre et qui y étaient enfoncés jusqu'au coup sans pouvoir s'en sortir. Que ce soit soutien moral ou simple connaissance, le criminel restait quelqu'un de sympathique avec lequel une conversation cultivée que ce soit sur l'actualité ou d'autres sujets était tout à fait possible.

Histoire : Pascal Cheverier ( de son vrai nom Erwan ) est née à Quimper dans la famille paysanne des Morvan. Il eut une enfance heureuse sans trop de problèmes : il allait à l'école, savait lire et écrire le français comme le breton, avait un toit au-dessus de la tête et un bol de soupe tous les soirs. Comme le disait souvent ses parents :'' C'est simple, mais tout à fait convenable pour n'importe quelle personne. Ce que nous avons nous suffit ''. Il commença à travailler à ses 11 ans en aidant son père, il pouvait ainsi manquer bon nombre de journées d'école ce qui lui valait les réprimandes de son instituteur qui malgré tous arrivait à comprendre la situation. Ceux-ci étaient si rare, à cette époque ! Les enfants étaient punis s'ils se mettaient à parler breton en classe ou dans la cour. D'ailleurs, il s'était retrouvé plusieurs fois au coin pour avoir osé appeler un de ses amis dans la langue interdite.
La 1ère Guerre Mondiale leur passa sous le nez, sa famille n'en fut pas du tout concernée puisque son père boitait à longueur de journée, sa patte folle aurait été inutile en ses temps-là. Ils avaient eu néanmoins la malchance de voir leur cheval de trait réquisitionné par l'Armée ainsi qu'une bonne quantité de blé qu'ils produisaient.
Après que ce conflit mondial soit passé, Pascal resta à la ferme jusqu'à ses vingt-cinq ans  mais après tout ce temps passé à s'occuper de ses terres sans vraiment rien faire d'autre de sa vie, il décida de partir pour trouver un travail mieux payé à l'est où la demande dans les usines était très importante et où le coût de la vie lui permettrait peut-être d'avoir son propre appartement ou même sa propre maison. Bien sûr, quitter la masure familiale était une véritable épreuve, mais après avoir définitivement quitté la frontière bretonne, ses sentiments étaient bouleversés : une sorte de tristesse nostalgique mêlée de soulagement l'envahissait ainsi souvent pendant ses neufs années de travail intensif dans l'usine pour voiture Renault qui fut la seule usine qui l'accepta pour le travail à la chaine à 10 F la journée.
Les années 30 furent une période très difficile pour lui et pour la France, il réussit néanmoins à trouver un petit 2 pièces dans le Quartier du Marais à Paris pour pas trop chère et où le concierge était de toute façon trop gâteux pour se souvenir du loyer qu'il lui devait.
Pascal avait suivit les évènements en Allemagne avec peu d'intérêt, il était trop occupé à travailler et à tenter de survivre alors que Hitler accédait au pouvoir au même moment.
C'est en fin 39 qu'il devint trafiquant après sa rencontre avec son vieux '' Maitre du filoutage '' Jacques Ratier. C'était son collègue à l'usine  Renault : 57 ans, toujours de mauvaise humeur, trafiquant au marché noir depuis une vingtaine d'année et communiste de surcroit. Il lui appris tout ce qu'il savait pour gagner le plus d'argent sans se faire attraper par les gendarmes, mais la chose la plus précieuse que lui offrit le vieil homme était quelque chose de banal, mais néanmoins indispensable dans ce genre de '' métier '' : des contacts. Que ce soit en Provence, en Alsace-Lorraine, dans le Nord ou dans le Sud-ouest, pascal possédait tout un réseau de personnes prêtent à lui vendre ce qui lui fallait tant que cela rapportait gros au retour. '' Et bon dieu que ça marche ! '' se disait avec beaucoup d'optimisme Pascal Chevrier quand il revenait chez lui pour compter ses billets à la lueur d'une lampe.
Le trafic fut pour lui comme une libération dans son train-train quotidien, vendre des produits sous le manteau lui permit de découvrir son nouveau passe-temps : défier la loi. Ce sentiment d'être en dehors du système et de jouer avec sa vie était comme une drogue pour lui. Il déménagea de Paris avec son argent nouvellement '' gagné '' quand la guerre éclata, même un imbécile sait que quand un conflit est en cours, rester dans la capitale est une mauvaise idée. La guerre amène toujours son lot de problème : durcissement des lois, contrôles plus fréquent et soupçons d'espionnage et ça... Ce n'est pas bon pour les affaires.
La traversée de la France en guerre ne fut pas de tout repos, Pascal menait une vie de nomade : passant de maison en ruine à maison en ruine tout en cherchant de quoi se nourrir était son quotidien. Mais mener ce genre de vie ne lui permettait pas de continuer son travail de trafiquant efficacement, il devait s'établir quelque part pour repartir du bon pied dans les affaires !
Et cet endroit s'avéra être Montreuil...


Relations : Pascal Chevrier est un homme célibataire. Toute sa vie, il n'avait jamais vraiment eu le temps de se trouver une femme convenable, préférant son travail à une relation amoureuse. Il possède par contre une famille en Bretagne : sa mère, son père et son frère Yann qui avaient eu décidés de rester sur leurs terres malgré la guerre qui les menaçaient.
Ses parents étaient trop fiers pour les abandonner aux mains d'un profiteur trop zélé et son frère était le seul en état à pouvoir tenir la ferme. De toute façon, Pascal ne craignait rien pour eux, il n'avait rien de '' reprochable '' à leur encontre. Ils étaient tous chrétiens, d'origine française et ils s'occupaient trop de leurs champs pour s'attarder à aider d'autres personnes. Il continue toujours aujourd'hui d'avoir une correspondance avec eux, écrivant en breton et en signant d'un faux nom, il prenait ainsi toutes les précautions qu'il fallait pour éviter tous problèmes !


Dragon : /

Texte personnel :

La nuit était glaciale et Pascal patientait depuis diz minutes entre les arbres sombres de la forêt du Massif de Sardand. Son souffle chaud s'échappait en de fins petits nuages de fumées : il aurait dû apporter un manteau plus chaud pour cette rencontre !
Un ex-soldat français était venu à sa rencontre deux jours auparavant dans son épicerie pour lui commander du matériel. Comment avait-il su que c'était un soldat ? Simple : cela se voit. Quand un homme a fait la guerre, c'est quelque chose d'imprimé profondément dans son esprit, mais aussi sur son visage. Pascal en avait connu des gens comme ça. Quand les soldats bretons revenaient du combat en 19, il avait été mortifié par leurs pâleurs cadavériques et par leurs histoires horrifiantes sur leurs quotidien durant la guerre des tranchés. Et puis il avait l'air de s'y connaitre en armes à feu ! Il lui avait commandé un Lanchester Mark.I. Une arme très recherchée en ce moment...  Sûrement une personne voulant entrer dans la résistance ou quelque chose comme ça. Geste louable dans ses périodes de trouble mais pour Pascal, y entrer c'était comme signer son arrêt de mort ! Tolérance zéro pour les résistants disait l'État Français et les forces d'occupation et franchement, Pascal préférait ne pas s'occuper de leurs affaires et plutôt leur fournir ce qu'ils voulaient sans poser de questions concernant leurs combats.
Alors qu'il s'apprêtait à s'allumer une cigarette pour passer le temps, le trafiquant entendit des branches craquer dans son dos et des feuillages se secouer de façon non-naturelle. Son client ? Un gendarme ? Un boche ? La nuit était bien trop sombre pour qu'il puisse distinguer quoi que ce soit à travers les branchages. Heureusement qu'il s'était armé en conséquence ! On n'est jamais assez prudent et la concurrence était rude, il ne laisserait personne lui voler sa place dans la zone. Pascal souffla un :'' La nuit est fraiche ! ''
'' Mais le jour reste appréciable ! '' répondit l’inconnu qui s'avança d'un pas feutré vers lui. C'était un code qu'il utilisait depuis ses débuts en tant que trafiquant et il s'était toujours révélé fiable après tous ce temps. C'était même devenu comme une carte de visite pour lui. Son client marcha vers lui pour se dévoiler : un homme dans la quarantaine portant un imper sombre et une casquette d'ouvrier.
'' Vous avez de quoi payer ? '' Demanda Pascal tout en posant sa main sur la crosse de son revolver par précautions.
'' Et vous avez l'équipement ? ''
'' J'ai tout ce qu'il faut mon ami ! Votre commande comprenant cinq chargeurs et un kit pour l'entretien .'' Le criminel se retourna et attrapa une caisse très lourde en bois qu'il posa au pied de l'homme.
'' Combien je vous dois ? '' Rétorqua le soldat, il était clairement pressé et sa Pascal le comprenait parfaitement.
'' Cela dépendra de ce que vous me proposez en tickets de rationnement ! ''
'' Voilà, prenez tous ! ''. Le soldat lui donna une enveloppe cacheter qui, une fois ouverte, était pleine de tickets pour du beurre, des œufs, du tabac et autres.
'' Camarade Robert, on doit partir ! La patrouille va bientôt revenir''. Cette voix venait de derrière le client et c'était un de ses compagnons qui venait de parler d'une voix craintive mais puissante. Une patrouille ? Mais pourtant Pascal avait minutieusement vérifié la trajet des patrouilles des frisés ! En effet, ils devaient vite conclurent leurs petites affaires et se tirer vite fait bien fait.
'' Ne t'inquiète pas, on va partir. Vous, aidez-moi ! ''
'' Alors, comme ça vous êtes un rouge ? ''
De telles soirées étaient fréquentes et à chaque fois, le criminel s'en sortait. Il était vrai que les Allemands n'étaient pas dupent et qu'il fallait changer souvent d'endroit pour '' commercer '' pour ainsi dire, mais jusque-là l'argent coulait à flot et rien ne l'empêcherait de développer son entreprise au-delà de la limite convenable !
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