Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)


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Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)

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MessageSujet: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Mar 21 Avr - 18:57

PV -  Einrich Stahlaugen et qui veut ;)

Quelle chaleur ! Le soleil brillant d'après-midi était impitoyable, il n'avait pas bougé de place depuis une bonne semaine et sa, cela ne présage que l'arrivée d'un orage. '' Qu'importe, si ce colis n'arrive pas dans l'heure chez Gérard je suis cuit : il déteste recevoir en retard. ''. Gérard, c'était le commanditaire d'une magnifique pièce de bœuf qui lui avait tapé dans l’œil quand Pascal lui avait fait la présentation de la liste des '' produits '' qu'il '' vendait ''. Vendre des produits sous le manteau est certes dangereux, mais c'est aussi rentable et en particulier la viande qui manquait à tout le monde et que les Allemands adoraient réquisitionner pour la guerre qui se déroulait à l'Est avec les bolchéviques. En attendant, ici la guerre était fini et les Boches restaient définitivement des poids que Pascal devait porter tous les jours et qui le freinait dans son business. Pourquoi cela ne se passait pas comme toutes les autres guerres avec les Fritzs ? Les Français perdent, ils signent un traité pour dire qu'on a perdu et ils nous laissent tranquilles en repartant chez eux en attendant la prochaine guerre. C'est vrai qu'ils avaient leurs haines contre les Juifs mais ceux-ci étaient à Paris et pas ici '' Enfin pas en très grands nombres je crois '' se disait le criminel qui se dirigeait vers le centre-ville, son chapeau vissé sur sa tête, son sac à provision, contenant la pièce de bœuf soigneusement enveloppée dans du papier journal, dans la main droite et son attaché-caisse dans l'autre.

Le centre-ville de Montreuil était en ébullition comme tous les jours, il grouillait de personnes sortant ou entrant dans le marché qui se tenait au milieu de la place. On pouvait déjà sentir le parfum de nombreux produits qui parsemaient les étalages, cela lui donnait l'eau à la bouche vu qu'il n'avait pas mangé ce midi à cause du nombre fou de clients qui s'étaient tous décidés à venir en même temps acheter des choses dans son épicerie. Il ne s'était autorisé qu'un petit morceau de camembert et une lichette de rouge avant de partir pour le 18 avenue des éperviers, qui se trouvait à deux pas.
Mais alors que Pascal allait regarder sa montre pour savoir quelle heure il était, celui-ci s’arrêta net : un barrage avait été installé juste devant la rue qui menait à l'avenue qu'il recherchait. Deux soldats allemands gardaient l'entrée de la rue Courneuil et cela accompagnés d'un berger lui aussi allemand. '' Merde ! Bon calme-toi, tu n'as rien sur toi qui pourrait t’empêcher de passer, tu es un épicier et c'est normal d'avoir de la viande sur soi pour la livrer à un client. Aller, courage ! ''. Cette petite voix dans sa tête avait raison ! Pascal avait ses papiers en règles et sa viande pourrait venir de n'importe où. Il sortit son calepin en cuir contenant tout le nécessaire pour passer et marcha d'un pas décidé vers le barrage. Malgré la peur qu'il se fasse attraper, il avait la conviction que ça allait marcher.

Bonjour, je peux passer ?


Dernière édition par Pascal Chevrier le Mer 22 Avr - 11:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Mar 21 Avr - 20:06

Le soleil frappait durement sur le casque d'Einrich, assez pour qu'il n'ose même pas y poser sa main. Cela faisait des heures qu'il était posté à ce barrage et peu de gens avaient l'air de vouloir y passer, Einrich se disait que les gens qui habitaient le coin devaient forcement connaitre des chemins pour passer outre, mais ce n'était pas vraiment son problème. Soupirant alors, il trouvait que sa première mission dans sa nouvelle affectation était quelque peu ..... ennuyeuse.

Malgré quelque tentative à discuter avec le seul allemand proche de lui, Einrich se résolut à discuter avec le chien, qui avait l'air plus réceptif et qui, lui aussi, n'appréciait pas trop le soleil qui les frappait. S'essuyant alors le front, le soldat au côté D'Einrich le siffla, ce qui lui fit lever son regard, puis il lui indiqua du visage un homme qui s'approchait. Celui-ci avait plutôt bonne allure, avait une démarche plutôt assuré et portait un sac ainsi qu'un attaché-caisse. Regardant alors son camarade, il vit que celui-ci faisait mine d'avoir autre chose à faire pour ne pas avoir à contrôler l'homme qui venait. Lâchant alors un gros soupire il se répétait dans sa tête " Pourvus qu'il parle allemand, pourvu qu'il parle allemand, pourvu qu'il parle allemand."

Il entendit alors "Bonjour, je peux passer ?", serrant alors les dents, Einrich dit d'une voix presque inaudible " Verdammt". il avançait alors vers l'homme, le berger allemand se mit à aboyer, cherchant à se rapprocher de ce qui devait être pour lui un intrus sur son territoire.

Le regardant de haut en bas, la main sur la sangle de son fusil qu'il portait à l'épaule, Einrich dit alors à l'inconnue qui souhaitait passer

" Guten Tag. Ausweis Bitte ! Und wohin gehen Sie ?"

Einrich sentait que cela risquait d'être long et fouilla quelque peu dans sa mémoire comment demandait où il allait, les aboiements du chien ne l'aidait pas. Laissant alors tomber sa tentative de parler français, il croisa alors les doigts de sa main qui tenait la sangle de son fusil et espérait du fond du cœur qu'il ait compris ce qu'il venait de dire.
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Mar 21 Avr - 20:43

[HRP : Un peu court mais tu comprendras que dans ce cas-là je ne peux pas faire grand chose]

Quel accueil ! Le chien, le soldat avec un fusil et l'incompréhension d'une langue étrangère à la sienne. Le Boche au fusil s'avança de quelques mètres, faisant claquer ses bottes visiblement fraichement ciré sur les pavés de la place du marché. Il prit peur en voyant le chien qui l’accompagnait se diriger avec insistance vers lui, il avait sûrement reniflé le contenue de son sac et ça, c'était mauvais... Très mauvais. Le soldat se mit à parler dans la langue guttural de son pays qui laissa de marbre le trafiquant qui sur le coup ne savait pas trop quoi répondre. Tout ce qu'il avait comprit c'était Guten Tag et Ausweis ( les mots les plus communs, pratiquement indispensable pour tous français vivant sous le joug de l'occupant germanique).

'' Gu... Ten... Tag. Écoutez, je ne parle pas allemand. Je veux juste passer voir un client de l'autre côté de votre barrage. J'ai mes papiers... Euh Ausweis ! ''

Il posa ses affaires par terre et tendit son calepin de cuir qu'il désignait pour faire comprendre au soldat son attention de passer. Voyant que le chien était maintenant qu'à quelques centimètres du sac à provision et de peur d'être pris au dépourvus dans de longues confessions, il ce lança dans l'explication du pourquoi du comment pour la viande qu'il possédait de la façon la plus claire possible.

'' C'est du bœuf que j’amène à un client. Pas marché noir ! Compris ? Pas marché noir ! Nicht... Schwarz... ''

Enfin claire... De la façon la moins française aussi !
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Mar 21 Avr - 21:52

Einrich baissa alors la tête quand il entendit que l'inconnue continuait à parler en français. Pourquoi lui, pourquoi il devait s'occuper de cela pendant que son collègue se la coulait douce à l'ombre d'un bâtiment. Il se dit alors que ce devait être un bizutage pour son arriver. Se frottant alors le front cherchant un moyen de faire avancer les choses, il continuait à entendre le chien aboyer de toutes ses force. Il savait que les berger allemand était territoriaux , mais à ce point là, il devait y avoir quelque chose d'intéressant dans tous cela.

Einrich se mit à réfléchir aux paroles de l'homme et tentait de traduire tous cela. Il fronça alors le regard quand il crut entre le mot schwarz, pourquoi parlait-il de noir se disait-il. Regardant alors le chien, il lui dit sur un ton sec " Hans ! Sitzen ! Jetzt !", celui-ci s'assied alors, n'aboyant plus, mais trépignant sur place, quelques son étouffé arrivaient à peine à sortir de son museau.

Une fois chose fait, Einrich tourna à nouveau son regard vers l'homme qui le faisait aboyer. Prenant les papiers de l'homme, il les regarda attentivement. Ils avaient l'air d'être en règle. Les gardant alors dans une main il se mit aussi à fouiller son sac à pain cherchant un objet en particulier, puis sortant sa main de son dos avec ce qu'il voulait, il se mit à le lire, c'était un dictionnaire de poche, allemand-français. Cherchant alors le moins de mots possible pour être rapide, mais compréhensible, il leva ensuite son regard de son livre pour regarder l'homme et lui dit difficilement en désignant de la main ses deux objets

" Ouvrir ... vous .... s'il vous plait."

Einrich avait un peu de se retrouver dans cette situation, mais tentait plus que tous de garder une allure neutre.
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Mer 22 Avr - 11:03

Se retrouver comme ça devant un soldat allemand était toujours quelque chose de fascinant, mais en même temps effrayant. Leurs treillis d'un vert profond et leurs casques en acier qui couvraient leurs yeux étaient assez intimidant. Pascal avait toujours considéré l'uniforme français trop vieillot par rapport à la réalité militaire d'aujourd'hui, la réalité allemande en tout cas vu qu'ils contrôlaient la moitié de l’Europe.

L'Allemand ne comprenant visiblement pas ce qu'il disait, sortit un dictionnaire de son sac pour rechercher les mots qu'il voulait. Pascal se retenait de rire devant cette scène plutôt drôle, d'un soldat venant d'une armée étrangère tentant de parler la langue locale à l'aide d'un petit livre de poche. Les cloches de l'église de Montreuil sonnaient au loin pour annoncer 14H00. Le trafiquant devait absolument passer ce barrage coûte que coûte, s'il ne voulait pas perdre un de ses clients qui se faisaient de plus en plus rares ses temps-ci. Mais il était bloqué ici, à discuter avec un soldat. D'ailleurs, alors que Pascal retirait son chapeau pour essuyer les quelques gouttes de sueurs qui perlaient sur son front, le soldat se remit à parler : en français cette fois. Bien que la tournure de la phrase était mal dite, le criminel la comprit immédiatement : il devait ouvrir ses sacs. Ce n'était pas surprenant de la part d'un soldat allemand, mais le cœur de Pascal se mit une nouvelle fois à battre de façon effrénée mais celui-ci ne laissa rien transparaitre. Il obéi et ouvrit son attaché-caisse en premier. Cette petite valise ne contenait que des papiers administratifs, rien de bien mé... '' Oh non ! Le message que m'avait envoyé le client de l’autre fois pour la caisse de jambonneaux ! S'il sait lire le français, je suis dans une merde pas possible ! ''. Pascal avait complètement oublié cette lettre qu'il avait gardée dans son attaché-caisse depuis avant-hier et comme il était parti en vitesse il n'avait pas prit le soin de la brûler.
Pourtant, il resta ferme et campé sur ses positions, au lieu de paraitre horrifié par sa découverte, il ouvrit son sac à provision et présenta la pièce de bœuf au soldat.

'' Voilà pourquoi votre chien renifle mon sac, c'est juste que de la viande. Bon vous ne comprenez pas. Et votre collègue ? Il parle peut-être français. Eh, vous ! ''

Il fit un geste à l'adresse du second soldat qui se la coulait douce adossé à un mur. Celui-ci leva la tête, il fut comme tiré d'un lourd sommeil et regarda Pascal mais l'ignora. Quelle impolitesse...
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Jeu 23 Avr - 2:36

Einrich réussit enfin à se faire comprendre du français qui se trouvait devant lui. Regardant alors l'inconnue exécuter sa demande, il regardait alors attentivement ce qui apparaissait petit à petit devant ses yeux.

L'attaché-caisse enfin ouvert, Einrich prit une grande inspiration en voyant le nombre de papier qui s'y trouvait et qu'il allait devoir feuilleté minutieusement, jetant alors un coup d'oeil vers son collègue, il s'aperçut que celui-ci dormait adossé contre le mur ce qui le fit ce décidait de prendre la liberté de feuilleter rapidement la paperasse." Un tampon allemand dessus ? Pas besoin de lire. Un format administratif ? Pas besoin non plus. Beaucoup de chiffre avec le mot franc à côté ? Trop ennuyeux. Une lettre écrite main ? Une lettre écrite main ? Tien, c'est la seul de trouver pour le moment." pensait-il.

La lettre encore dans la main, il vit alors l'inconnue ouvrir son dernier sac, ce qui fit le bonheur des yeux et des papilles d'Einrich, une si belle pièce de viande, c'était donc cela qui avait rendu Hans fou. Einrich savait que son statut lui autorisait à perquisitionner ce qui l'intéressait et savait que beaucoup d'Allemands ne s'en privait pas trop. Cette idée le tentait bien et un sourire mesquin apparut sans contrainte sur son visage, puis avant de dire un mot il réfléchit, il venait juste d'arriver, ne connaissait pas trop les personnes local et se disait qu'il ne valait mieux ne pas commencer à ce les mettre trop à dos, surtout s'il avait des choses à leur demander plus tard.
Einrich allait passer outre tous ça, lui remettre la lettre qu'il tenait encore entre ses doigts et permettre à l'homme de passer, mais c'était bien avant d'entendre l'inconnue parler d'un ton plutôt impatient et en direction de son collègue. " Monsieur est donc pressé ? Monsieur n'a donc pas la patience de subir un contrôle ?" se disait-il

Quelque peu vexé, il se racla la gorge fortement pour attirer le regard de cet homme, puis se mit à lire la lettre, une mine plutôt énervé était visible sur son visage et les muscle de sa mâchoire se contractait par intermittence. Regardant attentivement chaque mot, il cherchait le moindre mot qu'il connaissait avant de se mettre à feuilleter son dictionnaire. Quelques mots sortaient de son esprit, n'ayant eu que peu de temps pour apprendre un peu de français, il s'était concentré sur ce qui lui paraissait le plus important, la nourriture, la musique,les femmes et les armes.

Après un premier regard sur cette lettre quelques mots en étaient sortis, cher , jambonneaux et rendez-vous. La viande était plutôt chère en ce moment et en voir autant indiquait sur une lettre et dans un sac intriguait le soldat. Levant un sourcil pour regarder cette inconnue qui semblait de plus en plus intéressant à ses yeux, il se mit donc à feuilleter rapidement son livre pour trouver les mots qui étaient adjacents à tous ceux qu'il connaissait déjà. Quelques secondes plus tard, un rire très légèrement audible sortait de sa bouche close, il venait de comprendre qu'il tenait là quelque chose et quelqu'un de très intéressant. Rangeant son dictionnaire lentement, il remit sa main sur la sangle de son fusil, pour indiquer que si l'inconnue tentait de fuir, il aurait une surprise. Baissant alors son bras qui tenait la lettre, il hésitait, une prise pareille lui vaudrait des félicitations et ferait surement en sorte qu'il ne se retrouve pas au front, mais d'un autre côté, quelqu'un qui pouvait autant se fournir devait avoir de bonne relation et éviter de mourir d'une balle dans le dos à cause d'une représailles lui plaisait aussi. Mais si la Gestapo l'attrapait à avoir volontairement ignoré cela, il risquait gros.

Plutôt hésitant, il regardait alors M chevrier dans les yeux avant de prendre une très grande inspiration et lui posait une simple question avec de simple mot, mais d'on la réponse le ferait savoir quoi faire, espérant ne pas s’être trompé dans la traduction approximatif de la lettre.

" Quel métier Herr Chevrier ?"
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Jeu 23 Avr - 20:05

Il avait compris le sens de la lettre. C'était une certitude pour Pascal ! Le sourire en coin et le léger rire de l'allemand le laissait perplexe sur les réactions prochaines des deux soldats. Allaient-ils le questionner plus longtemps ou simplement le laisser passer ? Pascal ne laissa passer aucune émotion excepté quelques petits toussotements qui étaient une caractéristique chez lui : s'il se mettait à tousser c'est qu'il mentait. Après plusieurs années d'entrainement, il avait bien tenté de faire disparaitre ce genre de défauts, mais il continuait à tousser malgré tous.
Le soldat lui demanda une nouvelle fois dans un nouveau massacre de la langue française de '' quel métier ''. Il voulait sûrement savoir où il travaillait.

'' Je suis épicier. Je détiens la boutique Chez Chevrier dans le Quartier nord. Bon... Moi, épicier, Chez Chevrier ! Bon donnez moi ça ! ''

Il attrapa le dictionnaire qu'avait l'allemand entre les mains et commença à le feuilleter. Ce geste pouvait paraitre risqué, voir suicidaire même, mais Pascal n'avait pas vraiment réfléchit. Il s'était contenter d'agir, comme d'habitude. D'ailleurs, ce trait de personnalité avait toujours été critiqué chez lui. Il passa violemment plusieurs pages pour finalement arriver à la lettre E et après quelques secondes de recherche trouva le mot : Lebensmittelhändler. Bon Dieu ! Il fallait qu'il tombe sur un mot incompréhensible et surtout très dur à prononcer pour un breton qui avait déjà eu auparavant du mal en apprenant le Français. Le trafiquant plaça sa main droite sur la poitrine pour se désigner et dit :

''Je. Suis . Leben... Smitel... Hendler ! Lebensmitelhendler ! Chez Chevrier !''

Il montra le dictionnaire en tapotant le mot plusieurs fois de son doigt. Allait-il cette fois le comprendre ? Le soleil tapait fort et il allait sûrement encore rester un bon bout de temps sur ce barrage. Pourquoi n'avait-il pas abandonner avant de se lancer dans ce bourbier !
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Ven 24 Avr - 2:03

Einrich regardait l'homme, cherchant à comprendre ce qu'il disait, puis pendant sa réflexion, il se vit se faire arracher des mains son dictionnaire, tant mieux se disait-il, tous ça allez pouvoir être plus compréhensible. Pendant que M chevrier cherchait dans le livre ce d'on il avait besoin, Einrich regardait le chien, toujours assis, toujours trépignant des pattes avant, son regard croisa alors celui du soldat, passant rapidement du sac où se trouvait la viande à lui on pouvait presque entendre sortir de sa gueule " allez, juste un tous petit bout de rien du tous, s'il te plait.".

L'homme finit par trouver son mot, Épicier, ce monsieur était donc épicier se disait-il. Toujours dans le doute, il se tourna vers son collègue, puis se mit à le siffler, celui-ci leva légèrement la tête,regardant ce qui se passait, puis Einrich lui dit d'un ton strict " Kommst du hier, schnell !". Celui-ci prit un temps, puis se mit à marcher dans sa direction avant de s'arrêter à son niveau, il regarda l'homme au chapeau de haut en bas, puis les deux soldats se mirent à discuter entre eux

" Was ?"

" Ein frage. Was verkauf ein Lebensmittelhändler im Moment?"
" Pfff. Gemüse, Milch, Kartoffel, Ein bisschen Fleisch. Warum ?"
" Um zu kennen."
" Alles ist gut ?"
" Ja, ja alles ist gut."



Le soldat se mit alors à soupirer largement, il avait été dérangé de sa sieste juste pour une question de savoir ce qui se vend en épicerie en ce moment. Repartant alors à l'ombre, Einrich fut à nouveau seul avec le sois disant épicier. Ayant de gros doute dans tous cela, mais voulant minimiser au mieux les problèmes qu'il pourrait avoir, quelque soi son choix. Il plongea alors à nouveau sa main dans son sac à pain et cette fois en sorti une carte, c'était une carte détaillée de la ville, qu'il gardait sur lui pour éviter de se perdre.

Il reprit ensuite des mains de l'épicier son dictionnaire en disant " Danke " et après avoir trouvé son mot, il déplia la carte et la lui tendit en disant

" Où est épicerie ?"
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Ven 24 Avr - 22:29

HRP : Court je sais, je ferrais mieux la prochaine fois !

Les deux '' collègues '' se mirent à parler ensemble dans la langue de Goethe. Quelle langue guttural ils possédaient ! Il est vrai que sa langue de naissance n'était pas une magnifique langue, mais la leur était définitivement laide. Ils étaient tous deux tournée. Peut-être une occasion pour filer ? Non, ce serait encore plus stupide que d'être venu ici. Son interlocuteur revint de sa courte conversation avec son frère d'arme tout en sortant une carte de son sac. Il la déplia et posa une nouvelle question dans un français discutable : où se trouvait son épicerie dans Montreuil.
Parfait, il allait maintenant pouvoir lui prouver qu'il était un véritable épicier. Pascal attrapa la carte qu'on lui tendait pour indiquer aussitôt après l'avoir déchiffré son commerce se trouvant dans le quartier ouvrier nord de Saint-Paul.

'' Elle se trouve juste ici ! Chez Chevrier ! Je serai ravit de vous y accueillir, mais en attendant je dois passer. ''

Le criminel tapota encore une fois la carte en montrant la localisation de sa boutique.
Soudain il entendit un bruit au loin, venant même d'au-dessus de lui. Soulevant sa tête, il aperçut dans le ciel une patrouille de dragon étrangement très bruyante volant en direction du sud. Français ou Allemand ? Il n'en savait rien, mais peu importait, il devait partir d'ici le plus vite possible en évitant au préalable de se faire arrêter par les Fritzs...
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Sam 25 Avr - 18:12

Einrich était content, encore une phrase de comprise. L'épicier lui montra alors du doigt où se trouvait son épicerie sur la carte, il prit alors le temps de regarder où cela se trouvait pendant que l'inconnue continuait à lui baragouiner des choses qu'il ne comprenait pas du tous.

D'un coup Einrich entendit un bruit qu'il n'aimait pas vraiment entendre, un vol de dragon. Ses mains se crispèrent sur la carte, attendant que le bruit soit loin, très loin de là. Une fois dans une sécurité mentale suffisante, il se décrispa avant de retourner la carte qu'il tenait. On pouvait y voir au dos des groupes de mots écrits à la main, le soldat y avait noté rapidement des infos sur les différents quartier de la ville que lui avait donné son supérieur, cherchant alors la note sur le quartier nord il vit alors la note " se méfier.", regardant alors à plusieurs reprises la note, puis l'épicier, il laissa un " Mmmmmmh mmmmh " sortir de sa bouche, rangeant alors sa carte, il se mit à réfléchir, un quartier à se méfier, un épicier dans un quartier à se méfier avec un sacré beau morceau de viande et une lettre pour une commande de jambonneaux assez importante ? Cela faisait beaucoup de coïncidence aux yeux d'Einrich, mais il hésitait encore du sort qu'il allait réserver à cet " épicier ".

Après un cours blanc, les bras croisé sur le torse, il se décida de poser une nouvelle question. La tête légèrement incliné un sourcil froncé et l'autre levé, il dit

" Vous aimez Gestapo ou FeldGendarmerie ?"
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Ven 1 Mai - 12:37

L'Allemand voulait maintenant savoir s'il aimait la Gestapo ou la gendarmerie. Quelle question étrange... Bien sûr que non il ne les aimait pas, police politique et police militaire ne font jamais bon ménage dans un pays occupé.
Pascal secoua sa tête de gauche à droite pour signifier son désaccord envers cette question. Allait-il courroucer le soldat ou s'en fichait-il ? Ça, il ne pouvait toujours pas le savoir. Depuis le début, celui-ci était resté imprévisible et insensible. '' Un bon soldat quoi '' se disait le trafiquant alors qu'il se tournait pour faire comme si de rien était, pour éviter qu'on le pense suspect.

''J'habite dans un pays contrôlé par l'armée allemande, bien sûr que cela ne me plait pas. Mais je fais avec et j’essaye de vivre normalement...  ''

Quelle tête de pioche ce Boche ! Il ne voulait rien entendre ( enfin plutôt rien comprendre ) de ce que disait Pascal. Décidément, son rendez-vous était visiblement annulé, car il allait rester ici plus longtemps qu'il ne pensait. Mais une possibilité pouvait le sortir de là : la corruption. Il avait déjà réussit de nombreuse fois auprès de français en le proposant des paquets de cigarettes ou des tickets de rationnement, mais jamais auprès d'un allemand et d'un soldat qui plus est. Mais la réussite d'une telle proposition était très compromise par le comportement de ce soldat. Il semblait jeune et fraichement arrivé de son pays natal. Le criminel en déduisit qu'il était trop dangereux de proposer quoi que ce soit au soldat. Maintenant en tout cas, peut-être fallait-il attendre une meilleure occasion pour lui '' offrir quelque chose ''.

Pascal consulta une nouvelle fois le dictionnaire de l'Allemand et tenta de formuler une phrase dans la langue de Goethe pour signifier qu'il était en retard.

'' Ich... Bin... Spät ! ''
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   Mer 6 Mai - 23:17

Einrich ne comprenait pas vraiment ce qu'il racontait, mais ses hochements de tête et son ton de voix était suffisant pour comprendre qu'il ne les aimait pas vraiment. Au moins, il était honnête se disait le soldat. Toujours les bras croisé, il analysa encore la situation dans sa tête, allait-il le laisser partir ou devenir ce qu'il avait toujours fuis durant son enfance. Hésitant alors il regardait autour de lui et vit que de plus en plus de monde s'accumulait devant le barrage, attendant de pouvoir passer, certain commençait même à s'impatienter. Regardant alors l'autre soldat, celui-ci était déjà occupé avec d'autres civils et ne pouvait donc pas réguler le reste.

Il vit alors l'épicier lui reprendre son dictionnaire, celui-ci lui dit alors qu'il était en retard. reprenant donc le dictionnaire, il leva alors les yeux au ciel avant de voir un mouvement de foule commencer à pousser la ligne d'attente, levant alors la main vers eux, il dit d'une voix sèche et énervé dans un français basique, que les gens se calment. Apres quelques minutes et la foule plus ou mois calmé, il revint alors devant l'épicier, il reprit là ou il en était, il prit alors une décision et levant alors son bras gauche il indiqua du pouce la direction derrière la barrière et lui dit

"C'est bon."

Il avait choisi de le laisser tranquille, si il avait été à sa place il aurait surement fait pareil, puis il lui tendit alors la lettre vers lui puis réfléchit et dit

" Bruler ...ça."
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MessageSujet: Re: Vos papiers... (Mardi 29/07/1941)   

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