Peter Karl Hans Fischer - Collègien


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Peter Karl Hans Fischer - Collègien

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Âge du personnage : 14 ans

MessageSujet: Peter Karl Hans Fischer - Collègien   Jeu 18 Juin - 19:48

Fiche de personnage

Nom : Fischer

Prénoms : Peter Karl Hans

Âge : 14 ans (date de naissance : 5 Février 1927)

Nationalité : Allemand d’origine, naturalisé Français.

Métier : Collégien

Description physique : Bien qu’il ne souffre d’aucun retard de croissance, Peter n’est pas très grand pour son âge (151cm) pour 45 kilos, ce qui lui donne une silhouette assez svelte malgré sa petite taille. Il n’est donc pas grassouillet mais pas très musclé non plus (bien qu'il ait largement plus de masse musculaire que de masse graisseuse), néanmoins cela ne l’empêche pas d’être assez agile et endurant (il fait partie de l’équipe de foot de son collège). Quelque chose d’important à préciser : ses cheveux sont blonds comme les blés et longs, et avec des yeux bleus profond de sursoit. En revanche, même s’il est blanc de peau, on ne peut non plus dire qu’il soit totalement pâle. Son nez est légèrement retroussé et la forme de ses lèvres lui donne souvent une expression triste, ses yeux semblent aussi souvent perdus dans le vague.

Description mentale : Peter est un garçon assez timide (surtout avec les jeunes filles…), ceci lié au fait qu’il soit Allemand ne l’a pas aidé dans un premier temps à se faire des amis. Mais il est aujourd’hui parfaitement intégré à la bourgade et à plusieurs amis de son âge qui ne ratent jamais une occasion de le taquiner sur ses origines ou sa naïveté (il n’est pas simple d’esprit, loin de là, mais très idéaliste), il a appris à ne pas le prendre mal. Au collège, c’est un élève doué mais très très rêveur (chevaucher un dragon, son rêve d’enfance), il aussi apprécié par ses profs pour sa discipline et son attitude respectueuse bien qu’il à parfois du mal à tenir en place (et qu'il n'accorde par cette attitude à tout le monde). Sa mère lui dit souvent qu’il tient sa fougue de son père car lui comme Peter peut se montrer très tête brûlée. Ce trait de caractère contraste avec sa nature plutôt pacifiste et préfèrera toujours le dialogue ou la fuite plutôt que le combat. Malgré qu’il se considère comme Français, il garde (comme ses parents) un profond attachement à la culture Allemande, il n’est d’ailleurs pas rare qu’ils parlent en Allemand entre eux. Mais son caractère calme au premier abord cache une haine mortelle envers les nazis ainsi qu’une profonde rancœur envers la Wehrmacht en laquelle il voit surtout l’assassin de son père. Au mieux, un nazi ou gestapiste obtiendra une réponse très froide et détachée de la part du jeune garçon. Pour les membres de l’armée, il est capable de leur parler d’un ton neutre mais n’en attendez pas plus de lui.

Histoire :
  • 1927 : Naissance de Peter Fischer, fils de Walter Fischer et de Elizabeth Von Fritsch, mariage de Walter Fischer et de Elizabeth Von Fritsch
  • 1929 : krash de Wall street et fortes répercussions sur l’Allemagne, Walter perd son emploi et les Fischer sont deviennent encore plus pauvres qu’avant.
  • 1933 : Hitler devient chancelier, l’Allemagne devient un régime totalitaire mais au moins Walter retrouve du travail. Le parti politique socialiste des Fischer est interdit.
  • 1934 : Mort du maréchal, Hitler devient le chef suprême de l’état, un des frères de Walter ainsi que son père sont assassinés lors de la nuit des long couteaux. Walter retrouve du travail et les Fischer sortent peu à peu de la misère.
  • 1936 : victoire du front populaire en France, le 1er Décembre en Allemane, l’adhésion aux jeunesses hitlérienne devient obligatoire. Les Fischer décident de fuir en France pour protéger leur enfant de l’enrôlement dans le nazisme.
  • 1939 : Les Fischer sont parfaitement intégrés à Montreuil quand la guerre éclate. Walter décide de s’engager dans l’armée Française contre le Nazisme et part au front.
  • 1940 : Walter meurt au combat et Elizabeth se retrouve seule pour élever Peter. Tous deux accèdent à la nationalité Française en Mai (le fait qu’ils soient mari et fils d’un étranger mort au combat pour la France aide.) Walter aussi est naturalisé Français à titre posthume.
  • 1941 : Peter se lance dans de petit actes de résistance de collégien (ce que les autorités considèrent sans doute comme de la délinquance juvénile)


L’histoire de Peter commence un Samedi ensoleillé en fin d’après midi dans un petit appartement du quartier populaire de Stuttgart où sa mère met au monde son petit garçon entourée de son mari et des grands parents du nouveau né. Comme des milliers d’Allemands, ces derniers souffrent de la pauvreté due au diktat et s’entassent à trois dans un appartement de 25m² mais malgré cela on ne perd pas espoir, et contrairement à ces quelques allumés qui défilent dans les rues en brandissant des drapeaux à croix gammée, on croit à la démocratie et à un avenir meilleur grâce au socialisme. De toute manière qui s’en soucierait ? Ca fait un moment qu’on ne l’entend plus leur leader à ces enragés. Papa est ouvrier sidérurgiste et maman est couturière à domicile, on ne roule pas sur l’or mais au moins on mange convenablement et on peut payer le loyer. Mais c’est bien connu, les bonnes choses ne sont jamais éternelles.

Jeudi 24 Octobre 1929, à l’autre bout du monde s’effondre en un instant les cours de la bourse, dans un premier temps on n’est pas concernés, puis çà finit par se répandre, comme la gangrène, et le diktat n’arrange rien ! En quelques jours les prix augmentent et deviennent ahurissants : une brouette de marks ne suffit plus à acheter une livre de viande, la viande commence à manquer d’ailleurs, comme tout le reste et un jour même les emplois viennent à manquer. Papa perd don emploi et le maigre salaire de maman suffisant à peine à payer le loyer, on va faire la queue pendant des heures à la soupe populaire, comme des milliers de gens. Mais la vie continue, difficile, mais elle continue.

Comme on dit, un malheur n’arrive jamais seul, le chef des national-socialistes, Adolf Hitler se frotte les mains et commencent à faire des promesses, encore des promesses. Comme tous ceux avant lui en somme ! Personne n’y croit chez les Fischer et malgré son projet séduisant de redorer le blason de l’Allemagne, on garde la tête froide et on oublie pas toutes les autres promesses qu’il à faite annonciatrices de violence et de terreur. Mais ce n’est pas le cas de tout e monde puisque ces fous réussissent à avoir de plus en plus de sièges au Reichstag, c’est le 30 Janvier qu’Hitler devient Chancelier, signe d’une époque sombre à venir. Mais les Fischer sont optimiste et continuent de penser que leur parti, arrivé second peut rivaliser avec le national-socialisme.

C’est le 22 Juin que retentit le coup de tonnerre quand le SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands), le parti démocrate socialiste, le second parti et le seul osant encore s’opposer à la suprématie d’Hitler est supprimé. Peu à peu l’état se totalitarise. Pourquoi ne pas fuir ? Mais pour aller où ? Sans argent, la famille est condamnée à rester sur place. Mais ils continueront à s’opposer passivement au régime sans aller trop loin, de peur de représailles leur esprit à été profondément marqué par la nuit des longs couteaux, durant laquelle l’oncle et le grand-père paternel de Peter on perdu la vie en manifestant sous l’étendard démocrate-socialiste. C’est l’apothéose le 2 Août 1934 quand meurt le maréchal Hindenburg et que Hitler confisque définitivement les pouvoirs anéantissant les rêves de démocratie de dizaines de milliers d’Allemands, les Fischer y compris.

En fin de compte, il n’est peut-être pas si mauvais que çà Hitler ? C’est ce que se disent la plupart des gens en voyant qu’il à redressé l’Allemagne, même Fischer père est satisfait d’avoir retrouvé un travail mais il n’en oublie pas la nature abominable de leur dirigeant, ce qui les choquaient le plus était son idéologie à l’égard des juifs, tziganes et autres races, comme par exemple le comportement de ce dernier à l’égard de Jesse Owens lors des JO. Les Fischer continuent à encaisser et à se taire jusqu’en décembre sans céder au virus des nazis, même leurs voisins, anciens camarades de lutte de son père les regardent d’un sale œil, eux, qui ne veulent pas adhérer.

Peter à presque dix ans et demi à une semaine de noël et arrive en courant comme un fou dans l’appartement, n’ayant même pas prit le temps de lire ce qu’il y avait de marqué dessus, il croit qu’il vient de recevoir la lettre du père noël qu’il attendait depuis des années. Malheureusement il devient beaucoup moins joyeux en voyant la mine déconfite qu’affichent ses parents.


- Peter, fait tes bagages on s’en va !
La lettre ne venait pas vraiment du père noël, elle ordonnait l’enrôlement de Peter dans les jeunesses hitlériennes, la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase pour ses parents, toucher à leur fils, cela il en était hors de question. Ils n’eurent pas à se poser bien longtemps la question « où aller ? ». Non loin de là, dans ce Pays qu’on appelle la France, l’un des rares d’Europe à ne pas subir le joug d’une quelconque dictature. Et même un Pays dirigé par des socialistes, le paradis sur terre ! La promesse dune vraie vie libre en démocratie. Même s’ils ne parlent pas bien Français, Les Fischer arrivent à fuir le Pays et à disposer du droit ‘asile en France. Le père ne tarde pas à retrouver du travail et la vie reprend son cours, douce… Enfin…

Malgré la méfiance et les à priori de leurs voisins et des nouveaux camarades d’école de Peter, les Fischer sont très chaleureux et ouverts, la glace ne tarde pas à être rompue. Au bout de deux ans ils sont complètement intégrés à la commune, Peter à quelques amis et on ne le traite plus de «sale boche» dans la cour de récré, Walter est un travailleur apprécié par son patron et ses collègues (il à même réussit à se faire un place à la CGT de son entreprise) quant à Elizabeth , ses travaux de coutures sont aussi appréciés. Même s’ils regardent d’un sale œil les accords de Munich, ils croient encore à la paix, que leur ancien dirigeant ne serait pas assez fou pour se lancer dans une guerre à l’échelle Européenne. C’est le 23 Août, alors qu’ils entendent parler du pacte de non-agression germano-soviétique qu’ils sont enfin convaincus que la guerre n’aura pas lieu. La chute est d’autant plus dure…

Même si leur culture est double maintenant, les Fischer restent néanmoins attachés au pays qui les à accueillit, Walter décide donc de s’engager dans l’armée pour repousser la Wehrmacht. Il est bien entendu déchiré de devoir se battre contre le Pays qui la vu naître mais s’il en va de la vie de sa famille et de la liberté « je choisis le moindre mal ». Peter continue d’aller au collège où on recommence à le regarder de travers, les « sale boche » et « enfoiré de schleu » refond surface et ne sont pas dites pour plaisanter. Il se contente de baisser la tête et de ne rien répondre, lui-même honteux de son origine. Chaque soit quand il rentre il attend avec sa mère l’arrivée du dragon porte drapeau. L’attente est longue et après l’offensive Allemande par la Belgique, les lettres n’arrivent plus. Trois jours de silence avant qu’un major ne vienne toquer à la porte pour annoncer la mauvaise nouvelle. Elizabeth est effondrée et ne parlons même pas de l’état de Peter.

De peur d’être renvoyés en Allemagne ou pire si les Allemands gagnaient la guerre, un mois avant l’armistice, la mère et le fils se rendirent à la mairie pour accéder à la nationalité Française qu’ils obtinrent sans problème étant donné qu’ils résidaient depuis trois ans en France, qu’ils parlaient très bien Français et qu’en plus Walter était mort pour la patrie. Ils réussirent même à obtenir la nationalité Française à titre posthume pour lui. La vie reprit son cours, les Fischer vivant de la pension versée par l’armée et du maigre salaire de couturière de sa mère, au moins Peter avait quelque chose à répondre maintenant quand il se faisait traiter de « sale boche ».

Ce qui était inéluctable finit donc par arriver : les Allemands envahissent la France et l’armistice est signé le 22 Juin. Les Allemands envahissent la France tel des fourmis et dans ce contexte, mieux vaut faire profil bas pense Elizabeth. Peter n’est pas d’accord refuse de baisser les bras face à ces fascistes qui ont tué son père et qui veulent leur prendre jusqu’à leur liberté. Quelques uns de ses copains sont d’accord mais les «actes de résistance» ne vont pas bien loin, comme lancer des œufs sur la Kommandantur.

En Février 1941, Peter tombe par hasard sur un exemplaire de Action pour la France libre et tombe totalement sous le charme, bien décidé à faire un peu plus que de lancer des œufs sur la Kommandantur.



Relations :

Son père est mort, ses grands parents restés en Allemagne. Sa seule famille est sa mère et son chien Wolf (un berger Allemand bien entendu…). Il est fils unique et aime profondément sa mère et inversement. Elle voit souvent beaucoup de son père en lui : impulsif et super actif. Au collège il est plutôt mal vu à cause de ses origines Allemandes mais il à certains copains qui font abstraction de ce fait et qui l’apprécient beaucoup. Il n’a pas de meilleur ami à proprement parler, plutôt de très donc copains mais le terme d’ami et trop fort. Il est très timide et parfois solitaire ce qui ne l’aide pas beaucoup.


Dernière édition par Peter Fischer le Lun 19 Juil - 13:14, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Peter Karl Hans Fischer - Collègien   Jeu 18 Juin - 20:47

Texte personnel :
La porte de l’appartement s’entrouvrit lentement laissant pénétrer le jeune Peter dans son domicile. A quelques mètres de cette porte se trouvait sa mère affairée derrière une machine à coudre, elle fut alerté de la présence de son fils par le petit japement que laissa échapper le chien en voyant le cadet rentrer à la maison. Peter posa son sac à coté et s’accroupit en faisant un geste d’invitation à son compagnon à quatre pattes tout en lui parlant en Allemand.
- Wolf ! bon toutou, tu viens ?
Du reste il grommela des sons incompréhensibles alors qu’il caressait le ventre du chien qui s’était mit sur le dos. Après quelques secondes, il se releva et se dirigea vers sa mère
- Bonjour maman
Tout en agrémentant ces paroles d’un grand sourire.
- Ta journée c’est bien passée moi chéri ?
- Pas mal, pas mal. Et toi ?
- Monotone comme toujours.
Un silence s’ensuivit durant lequel Elizabeth continuait de passer son aiguille de haut en bas sur l’étoffe de tissu devant elle. Elle finit par remarque le morceau de papier que son fils tenait à la main.
- Qu’est-ce que c’est ?
Peter devint tout de suite un peu pâle et s’empressa de le mettre dans son dos.
- Ho c’est rien !
- Montre-moi ça.
Elle avait parlé en Allemand et son ton était soudain devenu sec et impératif. Peter essaya d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais elle se leva pour lui prendre le bras droit et le forcer à lui montrer ce u’il lui cachait. Il n’opposa pas une grande résistance et baissa la tête, sa mère déplia le papier qui s’avérait être un journal, et pas n’importe lequel. Un de ces journaux interdit. Elle le baissa lentement et le posa sur la table. Peter n’osait rien dire et fixait ses pieds les mains dans le dos, comme un enfant au coin.
- J’attends des explications…
- Ben heu… Je l’ai trouvé par terre, je l’ai ramassé et puis voilà !

Il avait dit ceci d’un air très gêné et sur un ton comique pour essayer de détendre l’atmosphère ce qui rata lamentablement.
- Mais enfin qu’est-ce qui t’arrive ? Tu commence par jeter des œufs, ensuite tu achète des journaux clandestins, ce sera quoi la prochaine étape ? Faire péter une bombe ?!!
Peter releva la tête mais ne répondit pas. Elle ne voudrait sans doute pas entendre sa réponse. Elle prit le journal et le balança dans le foyer, Peter réagit trop tard pour l’en empêcher. Elle tourna en rond quelques secondes avant de reprendre.
- Tu sais ce qu’ils font quand ils attrapent quelqu’un avec çà ? Tu sais ce qu’ils font ? REPONDS MOI !
- Oui je sais ! Tu t’attends à quoi ? Que je reste les bras croisés alors que ces salauds de nazis imposent leur loi ? Pendant que les assassins de papa se promènent impunément dans les rues. Mon père, ça te dit quelque chose ou tu l’as oublié ?!

La gifle qu’il reçut fut fulgurante et lui fit tourner la tête à droite. Peter se massa la joue tandis que des larmes coulaient des yeux de sa mère.
- Tu est tout ce qu’il me reste. Je refuse de te perdre tu comprend ? Je t’aime Peter, je veux que tu arrête, promet le moi.
Peter voulut protester mais il n’en trouva pas la force, pas face à ce regard larmoyant et implorant que lui lançait sa mère. Des joues coulèrent le long de ses joues à lui aussi. Il fit un pas en arrière en direction de la porte, en repensant à son père, tout ce pourquoi il s’était battu, ses assassins défilant triomphalement depuis plusieurs mois dans les rues de la ville.
- Tout ce qu’ils nous ont fait subir… Me soumettre… Je ne peux pas.
Il recula et posa sa main sur la porte.
- Pardonne-moi…
Il avait à peine la force de parler, sa voix totalement brouillée par le chagrin. Elizabeth se laissa glisser le long du mur, en larmes. Peter ouvrit la porte et s’enfuit, il courra aussi vite qu’il le put, ses larmes séchant au vent.
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