'Paul' Sylvain Nantois – Professeur de littérature


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'Paul' Sylvain Nantois – Professeur de littérature

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Âge du personnage : 44 ans

MessageSujet: 'Paul' Sylvain Nantois – Professeur de littérature   Jeu 25 Juin - 21:43



Nom
Nantois
Prénom
Officiellement, Apollinaire. Officieusement, Paul.
Age
44 ans
Nationalité
Française. Il est né dans un village lorrain, à deux pas de l’Alsace
Métier
Professeur de littérature à l’institution pour filles Ste-Marie des Anges
Religion
Catholique
Langues connues
  • Français
  • Allemand
  • A des notions d'anglais et d'espagnol
  • Comprend et écrit le latin et le grec

Description physique
Grand, mince, austère. C’est une description simple, brève, mais tout à fait appropriée. Haut d’un mètre quatre-vingt, pour 76 ou 77 kilos, Paul parvient généralement à imposer le respect à ses élèves, sans rencontrer de difficultés particulières. Ses épaules sont assez larges, mais sa carrure n’est pas spécialement impressionnante. En effet, comme tout intellectuel qui se respecte, il entretient davantage son esprit que son corps. Ses mains et ses yeux indiquent également qu’il n’accomplit pas de travaux manuels. Les premières, longues et fines, ne sont pas sillonnées de crevasses, et ni déformées par les cals. Au contraire, ses yeux noisette ont été abîmés par de longues heures de lecture et, dans une moindre mesure, par les années. Paul porte donc des lunettes, qui lui donnent un air à la fois sérieux et sévère. A vrai dire, il conserve cet air quand il retire ses binocles. Ses rides naissantes, au coin des lèvres, et sur le front, l’éclat de son regard et son menton décidé, marqué d’une fossette, contribuent à le faire paraître peu avenant. Au demeurant, c’est un homme plutôt séduisant, mais pas exceptionnel. Ses cheveux sont bruns, et toujours peignés avec soin. Enfin, on peut signaler qu’il a une longue cicatrice sur le flanc droit, héritée de la Première Guerre Mondiale, ainsi que plusieurs autres, plus petites, sur le bras droit.

Description mentale
Paul est plutôt gentil, mais rechigne à le montrer. De manière générale, il n’aime pas exprimer ce qu’il ressent, en particulier devant les personnes qu’il ne connaît pas ou peu. Il est très fier, et fait son possible pour n’offrir aucun angle d’attaque à ses interlocuteurs. Il semble perpétuellement sur le qui-vive, comme s’il craignait une agression physique ou verbale. S’il baisse la garde devant vous, c’est qu’il vous aime bien. Obtenir sa confiance n’est pas aisé, mais lorsque c’est chose faite, c’est un ami loyal, qui fera toujours son possible pour vous aider. Il aime être seul avec ses livres, particulièrement Hugo, Baudelaire et Voltaire, mais apprécie également le temps passé près de sa famille et ses amis. Courageux mais pas téméraire, il évite les ennuis dans la mesure du possible. C’est pourquoi il accepte le régime de Vichy sans trop broncher, même s’il espère secrètement que les choses changeront bientôt, avec ou sans son aide. Il déteste son prénom, et seules les personnes dont il est proche le connaissent et l'utilisent. C’est un grand amateur de whisky, mais depuis le début de la guerre, il économise l’alcool qu’il lui reste.

Histoire
1897 : Naissance de Paul Nantois
1901 : Naissance de Clémentine Nantois
1904 : Naissance de France Nantois
1906 : Naissance de Camille Nantois
1913 : France est tuée par un berger allemand
1914 : Début de la guerre. Paul part sur le front
1918 : Paul est blessé à la hanche et retourne chez lui. Fin de la guerre.
1926 : Paul devient professeur
1931 : Paul commence à enseigner à l’institution Ste-Marie des Anges
1936 : Camille commence à enseigner à l’institution Ste-Marie des Anges

Apollinaire, Sylvain Nantois est le premier enfant d’une famille qui en comptera quatre. Né à la campagne, d’un père médecin et d’une mère couturière, issue d’une famille plutôt aisée, il n’a manqué de rien pendant son enfance, et a rapidement montré un grand intérêt pour les plantes, puis pour les étoiles, et enfin pour les livres. Il s’entendait à merveille avec ses trois sœurs et les emmenait souvent se balader à travers bois, un roman ou un recueil de poèmes calé sous le bras.

Il avait 16 ans quand ses rapports avec Clémentine se dégradèrent. Sa sœur, à peine âgée de 12 ans, estimait qu’elle n’avait plus besoin d’ange-gardien, et passait plus de temps à bouder qu’à jouer avec les autres membres de sa fratrie. Elle ne suivait plus France, Camille et Apollinaire dans leurs escapades, et elle était à la maison le jour où les trois jeunes Nantois croisèrent la route d’un chien enragé. Apollinaire bouquinait au pied d’un arbre, non loin de ses sœurs, qui cueillaient des fleurs pour se fabriquer des couronnes, quand la bête surgit. Il s’agissait d’un gros berger allemand, que les Nantois connaissaient bien. Mais le chien, complètement rongé par la maladie, ne les reconnaissait pas, et il bondit sur France quand la petite fille tenta de s’enfuir. Le temps qu’Apollinaire réagisse, le chien avait changé de cible et se précipitait sur Camille. Le frère aîné s’interposa, une branche à la main, et frappa l’animal sur la truffe. La bête grogna, folle de rage, mais abandonna finalement le combat, pour s’attaquer à nouveau à France, qu’il traîna sur plusieurs mètres. Quand le berger allemand abandonna enfin les lieux, sous une pluie de pierres, et une grêle de coups, Camille était saine et sauve, et Apollinaire avait été mordu plusieurs fois au bras. France, quant à elle, perdait son sang par de très nombreuses blessures, et elle mourut avant l’arrivée des secours.

Apollinaire se sentait coupable de ce qui était arrivé, et il supportait de moins en moins l’ambiance à la maison. Quand la guerre fut déclarée, en 1914, il s’engagea sans hésiter. Moralement, ces années-là furent très difficiles. Il écrivait d'ailleurs peu de choses à sa famille, et continuait à leur envoyer des lettres uniquement pour qu'ils sachent qu'il était en vie. Le coeur n'y était pas. Physiquement, il s’en tira plutôt bien les trois premières années, mais fut blessé à la hanche en 1918 et resta alité plusieurs semaines. Les batailles se terminèrent avant qu’il puisse retourner sur le front, et il reprit ses études peu de temps plus tard. Il parlait peu de ses années passées au front, et continuait à esquiver toute conversation concernant sa soeur France, mais il évoquait volontiers une fouile d'autres sujets. Il retournait régulièrement dans la maison familiale, en particulier pour voir Camille, et partageait le reste de son temps entre ses leçons et ses amis. Il passait, en particulier, de longues heures, avec un ami rencontré dans les tranchées, Alexandre. Ils étaient très proches, et ce fut presque naturellement que leur amitié se mua en sentiments plus profonds. Ils restèrent ensemble cinq mois, puis Apollinaire prit peur, et rompit les ponts.

Quand il devint professeur, il partit au Nord, où il resta plusieurs années. Il s’était juré de ne plus penser à son aventure homosexuelle, et d’éviter toute histoire allant dans ce sens ; mais deux après son déménagement, un grand blond lui fit des avances, et il céda sans trop se faire prier. Cette histoire dura un peu plus d’un an, puis les deux hommes se séparèrent d’un commun accord. Apollinaire eut deux autres amants par la suite, puis se fit muter à Montreuil, pour se rapprocher de son village natal, et de Camille. Il intégra l’Institut pour filles Ste-Marie des Anges, où sa sœur le rejoignit en 1936.

Prologue

Presque 10 ans après avoir rompu avec Elain, son dernier amant en date, Paul a de nouveau une liaison avec un homme, suite à une soirée un peu trop arrosée dans un bar. Un Allemand, en l'occurence. Un peu contrarié au départ, le Français a décidé de passer outre, jusqu'au jour où il a croisé son amant en uniforme, et découvert qu'il n'était pas secrétaire, comme il le pensait, mais membre de la Gestapo de Montreuil. Et plus précisément, dirigeant de la Gestapo de Montreuil. Paul est furieux, mais se dit qu'il a de la chance dans son malheur, puisque sa soeur ne s'est encore rendu compte de rien...

Relations
Son père, Henri Nantois, était médecin. Il est décédé.
Sa mère, Sylvie Nantois, est couturière. Elle vit aujourd’hui dans un petit village lorrain.
Sa sœur, Clémentine Weinsberg, est mariée avec un Allemand, et mère de 3 enfants. Paul et elle ne se parlent plus depuis des années. Ils n’ont jamais été très proches, et Clémentine ne lui a pas pardonné le mort de France.
Sa sœur, Camille Nantois, est institutrice, dans la même institution que lui. Ils sont très complices, mais Paul s’est bien gardé de lui parler de ses préférences amoureuses.

Son amant, Heinz Siedler, est le dirigeant de la Gestapo de Montreuil. Paul n'a appris le métier et le rang de son compagnon qu'après une relation d'un mois, et l'a très mal digéré.

Texte personnel
Paul n’appréciait pas beaucoup les bars, mais il aimait encore moins déprimer seul chez lui. D’ordinaire, quand il n’avait pas le moral, il rendait visite Camille. Sauf que cette fois, la raison de sa mélancolie était justement sa soeur, et plus précisément une dispute assez violente avec elle. Ce n’était pas la première fois, ni la dernière, qu’ils se fâchaient ainsi, et ils seraient certainement réconciliés le lendemain soir. Mais Paul se sentait tout de même seul, seul et triste, et ne voulait déranger aucun de ses amis. Il avait tenté de se changer les idées avec un recueil de poèmes, sans grand succès. Tant et si bien qu’il avait fini par abandonner ses livres et sa bouteille de whisky déjà bien entamée – si entamée qu’il n’avait pas osé se servir plus d’un demi-verre – pour aller prendre l’air. Ses pas l’avaient guidé jusqu’à un bar sans grande prétention, et, sans réfléchir, il était entré.

Il avait bu un nombre assez honnête de verres quand son voisin, lui-même plutôt gris, lui tomba pratiquement dessus. Paul se raidit aussitôt, et adressa une œillade méfiante à l’agresseur. Il était plutôt bel homme, et ne semblait pas animé de mauvaises intentions. Paul se détendit aussitôt, et le dévisagea plus franchement. Il était célibataire depuis de très longues années, mais également trop prudent pour faire des avances aux hommes qu’il ne connaissait pas, même quand ils étaient à son goût. Il cilla, surpris, quand son voisin lui proposa son verre. Il marqua une hésitation, puis attrapa le verre et le termina. Sa raison, sérieusement embrumée par l’alcool, lui soufflait que ce geste ne voulait rien dire. Mais cette petite voix fut ignorée, et Paul considéra qu’il s’agissait d’avances, en bonne et due forme.

C’est pourquoi il n’était pas seul quand il quitta le bar. Il était escorté de son séduisant voisin, et tous deux prirent, tant bien que mal, le chemin du retour. Paul, moins amoché que son camarade, le guida jusque chez lui, et le fit entrer. Une fois qu’il eut claqué la porte derrière eux, un doute le saisit. Peut-être qu’il s’était trompé. Peut-être que cet homme...

Il posa ses lèvres au creux de son cou et cessa de réfléchir.
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